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jeudi 15 septembre 2011

Diorama sonore n°12 : les deux punks insolites.



"Le client" - Gabriel Fabing/aa


C'est arrivé un peu par hasard, encore, à mélanger quelques thérémines traficotés. D'une après-midi ensoleillée tout ceci s'est transformé en île aux Shadoks. L'un pompait les sons, l'autre tirait des rythmes, et ça y allait et ça y allait. Pour eux, tout ceci n'était pas un jeu, il en allait de la survie (de la musique, faut pas exagérer). Mais pour les auditeurs, qui scrutaient au microscope l'évolution de la petite planète sonore, c'était bien marrant. Car quand même, au milieu de ses abstractions acoustiques on pouvait se sentir au cœur d'un grand bac à sable. Du ludisme sérieux ou du sérieux ludique, qu'importe qu'importe puisque cela faisait rire. Évidemment... on ne pouvait continuer à faire de la musique "comme ça", parce que... parce que on ne pouvait pas. Pourtant, cette après-midi de mécano, sans complétement changer leur vie, leur apporta un grand bonheur d'enfant.






samedi 28 mai 2011

Diorama sonore n°11 : topinambours et trompettes.





Et hop, l'atelier de Marie Cambois se retrouve avec les consignes du ministère de la santé publique. Normal, ils pourront manger des frites tous les jours quand ils seront enfin adultes...

mardi 17 mai 2011

Diorama sonore n°10 : deux 3'33.

Deux fabrications sonores pour l'atelier de danse de Marie Cambois. On retrouve le tout à l'Autre Canal* le 9 juin 2011. Une vieille électronique pour retrouver les timbres de Parmegiani*...





dimanche 17 octobre 2010

diorama sonore n° 9 : drone perdu.







Qui de nos jours prend 47 minutes et 45 secondes  de sa vie précieuse pour écouter un drone ? Et pourtant, à faire à vivre à se souvenir cela reste une expérience. Eliane Radigue* bien sur pour la mémoire et pour les premiers pas sur cette Lune.

Celui ci en tout les cas à été fait en résidence "Entrailles", one shot. Un craquement de SH-101 et une rc-20 en overdub* bouclé (une boucleuse bouclé). C'est tout. Le reste est sans prévisions : parasites, buzz, larsens, accumulations, stratifications, désagrégation, et le lyrique du son qui décolle.... une merveille de hasard et d'imprévisions.

Il est lent, lent, lent, mais il grandit, grandit, grandit....

samedi 2 octobre 2010

Diorama sonore n°8. Le temps d'une frontière.














Évidement pas grand chose. A la marge. Avec les ratés d'un pied qui passe trop de l'autre côté. C'était un court instant (6 minutes) volé à la résidence Pince de Crabe* dans une loge, pour essayer une lisière, le son limitrophe. C'est un petit risque qui devient bien grand lorsque l'on y fait attention. On peut se raconter ainsi tout une vie et laisser filer les questions. Parfois cela prend justement tout une vie. Mais là ce ne sont que 6 minutes d'une fenêtre ouverte, pour tenter ce seuil et le tester, l'appréhender y voir les résistances et les richesses. Un positionnement aléatoire de doigt sur un clettage de saxophone sans possibilité d'en changer (il faut jouer le jeu) et une recherche de colonne d'air. Le reste est déjà là. Tout est déjà là. Le souffle comme simple révélateur, le photographe permanent d'une réalité toujours présente.

mercredi 8 septembre 2010

Diorama sonore n°7. Speciale dédicace.


Encore une/la cave. Encore du tuyau, encore du souffle, encore une affaire d'ivresse. Une spéciale dédicace aussi : à l'écoute de. Pas de lumière ici bas. Une résonance qui se balade dans une batterie défoncé et perdue, pas entière, dans un coin de ce donjon. Odeur de salpêtre et air vicié. Mais toujours, l'hébétude. Beurré au son.

Travail en cours ? Simple cave.

dimanche 5 septembre 2010

Diorama sonore n°6



C'était une cave comme bien d'autres. Volontairement sans lumière. Un endroit de remise en forme émotionnel. Histoire de plonger au fond du problème, là où le saxophone résiste puis révèle. Rien à travailler ici, juste une ou deux notes qui se faufilent dans le souffle. Des fantômes.
Dans ce lieu, ce sont des heures entières que l'on peut faire vivre ainsi, avec ses accidents d'air, ses histoires, ses sensations, ses ivresses. Pas d'enjeu, se laisser prendre par l'intérêt et la curiosité des phénomènes physiques et acoustiques.

Une radio peut être, mal réglée, et un peu de musique qui s'échappe. Mais tout est musique. Un lointain où l'on se sent bien, aspiré par l'infinité des découvertes possibles. Juste un tube, juste un saxophone, juste un souffle. Il fait noir mais les yeux se ferment.

samedi 14 août 2010

Diorama sonore n°5



C'était dans un hangar de 3000 m2. Un écho du tonnerre, changeant, mobile. Un "delay" de machine. La nature sonore réserve encore des surprises. C'est simple, mais écouter ses apparitions énigmatiques est décidément un ravissement.

Ou étonnant, forcément étonnant.

dimanche 4 juillet 2010

diorama n°3. Trois, pas deux, trois !













Un coin scintillant avec de curieuses annotations d'un passant, un pré-échauffement Branks, ce moment d'attente avant le set où tout le monde vaque et Coltrane, dans les "retours" d'une balance. Coltrane, toujours....

Coltrane. Cela faisait longtemps. Pourtant voilà bien un musicien qui a changé la vie. Plonger dans le noyau dur de soli de 20 minutes, une idée mystique, une quête de musique, une élaboration harmonique, une tension permanente, un free qui s'élève, qui raconte, qui trace un indicible chemin. Coltrane. Il aura vraiment été et le comburant et le carburant des révolutions individuelles. Esthétiques. Émotionnelles. Philosophiques. Musicales. Coltrane et ses déboires d'avant-gardes. Coltrane et l'obsession de plus en plus dense. Coltrane et ce son à pleurer.
En parler, en réécouter, d'un coup, après avoir tant vécu de modifications intellectuelles avec lui, ce sont les larmes de plaisir qui montent.

mardi 22 juin 2010

Diorama n°2 : RSA au Petit Salon


Le RSA (René Leborgne, Stan Duguet et Antoine Arlot) au "Petit Salon"*. Personne ne s'était dit "ça commence", alors ça à commencé sans personne. Comme une apparition de ce qui flottait déjà dans l'air. Un morceau de Carla Bley commence comme cela, par un accordage ("440" de l'album "Musique Mécanique"*), un morceau d'Edgar Varese aussi ("Tunning Up"*), mais ici, c'était simplement le fait que la musique soit partie d'elle même. Il ne faut pas se forcer à la quitter, se laisser happer, on verra bien. Et d'ailleurs l'arrêt à été tout aussi imposé par cette même musique. Voici pourquoi ce diorama est en deux parties (une de 16 minutes et une de 9). Il fallait bien ouvrir une autre porte pour voir ce qu'il y avait derrière. Beautés de l'improvisation. Emportés par le vent délicat du moment.




jeudi 17 juin 2010

Diorama n°1. Le monde en miniature.

Un diorama ? Oui. Une pastille sonore, une capture acoustique, une prise de son d'un instant. Sans enjeux. Sans prétention. Juste une couleur, un temps pris pour le son. Quel qu'il soit. Il y aura certainement du saxophone (et oui, et oui...) mais aussi des paysages sonores, des ambiances, des matières, des "silences", des bouts de répétition, des discussions ; on verra bien... au gré des jours.

Celui-ci * fait 2 minutes et 3 secondes. C'est le matin. Il fait pas vraiment beau et c'est une journée à Nancy. Dans une salle qui résonne beaucoup. Il y a du déplacement. C'est l'i-phone qui enregistre dans un coin.
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Diorama n°0 (pilote). Les 48h du sax.



Ce fut un week-end enfermé. Un moment verni pour chercher en toute tranquillité. C'était une commande. 30 minutes pour Delphine Bardot et Daniel Trento de La Soupe Cie. Le lieux ? Le local des Fruits du hasard. Parfait. Peinard.
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