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mardi 29 novembre 2011

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzziiiiiiuuuuuuuuuwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwoooooooooooooooooooooooooooooo


La belle Éliane* et ses drones*, aux allures immenses et imperturbables. Passion de passionnée pour ces sons posés et reposés.
Certains y verront dar-dar un test auditif quand d'autres se laisseront aller à l'envoutement de ce mobile sonore dans l'immobile. Il faut, on doit, pour plonger dans cette émotion singulière, voler du temps et se laisser aller à l'apnée (au casque - ou dans le noir à volume 10, forcément, forcément). 

Ici, l'auditeur est un acteur de son état, il ne peut juste attendre de suivre ce qui va lui être raconté mais doit se préparer à être saisi. Et alors, de ci, de là, apparaissent milles détails fantastiques et innattendus. La musique des drones est un espace acoustique contemplatif qui révèle sans le crier sur tous les toits un paysage enveloppé d'une voute de curiosités. Voilà le temps de l'écoute étoilé.







c'est beau, encore ! encore ! encore !*

lundi 7 novembre 2011

Les effets simples en simple effet.

L'art des musiques simples ("play music anyone can play") et des clips aux effets sobres mais déconcertants, entre punk pop expérimentale DIY, shellacien parfois, arty et graphique par gout de l'image, qui mettent un air et une couleur dans un coin de journée, séductions diverses & directes et peut être non pérennes - aucune idée, le truc de Peter Kernel*, avec une voix lointaine qui fait penser à Melt Banana et aux espaces ouverts (an experiment*) de Constellation records. On passe, on découvre, on écoute... et puis la suite.



dimanche 6 novembre 2011

Et soudain...



  à 1:34. 

dring.

vendredi 4 novembre 2011

Tout ira bien, le vent nous portera.




en reprise de Noir Désir*

Je n’ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu’on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l’emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l’instantané de velours
Même s’il ne sert à rien

Le vent l’emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D’hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l’atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l’emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu’est-ce qu’on en retient?

Le vent l’emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J’emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

mercredi 2 novembre 2011

Les gens qui font du bruit.



 ça se cli brz ffffffffui que zzziiiiiii! ^$mmùm:ù^m

lundi 31 octobre 2011

Ben, Boum.

"Ça" s'écoute en mettant le hifi à bloc, pulsation cosmique oblige, sans chichis sans limite et puissance 10.
s La musique vraie, la rencontre, reste un événement simple et naturel, comme une catastrophe sidérale, carambolage interplanétaire et inouï. L'art du son libre touche finalement si finement à la nature des impressions qu'elle en devient une explication, un sentiment de compréhension, une émotion distillée de la réalité.
Sapristi ! On dirait bien un cataclysme ! Mais voilà simplement les planètes qui se télescopent, ou les amours déchus ou les désirs déçus, le maelström des énergies sans contrôle sinon ce hasard des collisions ou de la création - ou de l'Autre. 

C'est un tout. 
Envies et univers, le mélange détonnant des enchevêtrements de forces, l'énergie implacable et ce besoin vital vivace des avenirs étoilés - brisés. 
Il serait illusoire de croire au destin (The tree of life* le montre si bien), tout n'est qu'affaire d'aléa, mais le choix de sauter le pas, l'œil ouvert sur ce qui est, la pensée aiguisé excitée tournée par la beauté qui parfois surgit ou que l'on extrait du brouhaha donne à espérer une portée ou une raison - ou le cœur d'une ardeur.

Voir. Écouter. Aimer. Extraire un bout du monde qui se trame, en déchirer l'imprévu pour s'en gorger, comme d'un présent filant, comme d'un amour fuyant. Rapidement, délicatement et sans réserve avant que les forces telluriques et que les impossibilités ne séparent.

Lacrimosa*. Parfois.




samedi 15 octobre 2011

vendredi 14 octobre 2011

Ethiojazz et le regard qui se trémousse.







Le groove héliotrope des Héliocentrics électriques. Mulatu, Mulatu*, qu'as-tu fait ? Sur le dance floor traine des corps en sueur, transits de transe et de cette Ethiopie traversée de jazz et de balancements ultra-charnels.  

Ethiojazz* et électronique, cordes lascives et rugueuses c'est possible, avec ces fleurs brisées* qui se laissent enrober par ces sons venus de terre. On pense à Getatchew Mekurya bien sur - avec les supers punk The Ex** - mais aussi à Mahmoud Ahmed* et Tlahoun Gèssèssè* et à cette histoire incroyable de ce pays (de Lucy) et de cette musique (in the sky).

Et pendant ce temps, les esprits fleuris, les anatomies coquines et les regards remplis se trémoussent aux caresses savantes et anciennes de l'ethio-jazz à Nancy...


et le tube*, pour le plaisir...


mardi 11 octobre 2011

OUIOUI.

Oui, oui, on la connait bien, oui, oui on sait bien, oui, c'est un chant parmi d'autres et que oui, oui, bien sur, pour sur, et bien tiens, c'est déjà vu déjà entendu déjà fouillé retourné refourgué, oui, oui, mais quand même, mais ah mais voilà, encore une fois, c'est comme ça, on se passe la vidéo (ah, les 6 vues de Citylights*), la capture, la chanson, de main à main, de bouche en oreille, de souffle au cœur, en se murmurant tiens écoute çà, et oui et oui, oh oui, c'est venu, là, de quelqu'un qui aimait bien, aussi, une autre voix qui refile cette voix pour ici, sans le savoir, oui, oui, en y mettant un peu de soi, alors oui, c'est brut et enregistré dehors, banal, l'air de rien, sur un trottoir des quotidiens*, à Paris, on dirait*, oui, oui ça devait être cela, et qu'importe si ce n'est pas ça, oui, oui, moi j't'offrirais des perles de pluie, oui, oui, c'est empreint d'amour et de simple sentiment et oui ben oui, on en reparle quand ça passe quand ça vient quand ça part, et que ça revient, oui, bien sur, oui mais oui, ça fait du bien, parfois, très souvent, de se laisser embarquer par ce je-ne-sais-quoi qui traine au fond des chansons*...



dimanche 9 octobre 2011

L'intonation juste et l'émotion lente.





 La Monte Young - The Well-Tuned Piano* (les cinq heures...*)



Cela s'écoute avec langueur avec lenteur - dans le noir. C'est comme une apnée par comma* où le jeu du "dé-accordage" (l'intonation juste*) rempli l'espace acoustique de fragments sonores inespérés sous les latitudes tempérées.

Le bel inouï est encore possible, celui que l'on ne connait pas ou celui que l'on cherche.



mercredi 5 octobre 2011

Où est la félicité ?




 
C'était juste une expérience de coin de spectacle (un alliage de guitare acoustique, d'un saxophone baryton - tube alors déchiré - et d'une voix de passionné, de Bashung). Et puis voilà que ces mots que l'on a entendu en toute simplicité prennent la mémoire d'un moment qui est passé - beauté, sans se retourner.

Parfois, au gré des rencontres et de ses lumières qui hantent ensuite les souvenirs d'un instant, le cours des choses prend une drôle de couleur, hors du commun
Le présent est ainsi fait de ce que l'on a ressenti si profondément auparavant. Joyeusement coloré des tristesses ou des félicités d'avant et de ces autres jours, au delà des choix et des envies, le quotidien on dirait, se mue en un beau paradis de fantômes dansants et de fées volantes, une fantasmagorie des plaisirs ancrés qui ont formés l'avenir en occupant entièrement ce qui à été.
La nuit on ment* c'est vrai, mais en pensant si ardemment aux histoires de lune d'eau et d'air qui se sont faufilées entre les vérités que peut être tout ceci n'est qu'un grand baiser d'une vie enivrée. Ambrée.


lundi 3 octobre 2011

Paysages électriques. La lumière d'une fée.

C'est vieux c'est jeune c'est sans age, avec de surcroit l'élégance que peut y apporter entre autres Tod Dockstader**. Comme toutes les passions allumées pleins phares à plaisir, l'émotion électrique trouve de quoi s'épanouir dans le sonore et les anatomies. Unique. 

Au sein des vents qui grésillent ou des prairies qui frisent, l'électrique donne à chanter des cœurs et des corps. Le frisson fou d'une invention qui a tout changé - et fait chaviré bien des tournesols survoltés. Phototropique.

La fée électricité* en bouche un coin.

Recommandé pour le sourire comme du fond des ages (l'ambre jaune aux propriétés électrostatiques à crée le mot "électricité" du mot Grec êlektron (ήλεκτρον) qui la désigne, étrange, non ?), la voici sur le piédestal musical.
Le bonheur des trouvailles d'ingénieurs, musiciens et autres Géo Trouvetou à tenter le son par l'électron libre, s'écoute en hifi et trouve son chemin acousmatique à s'engloutir au centre des acoustiques zélées. Intrépide.


Alors oui. Les baisers de la fée sont à jamais un moment magique.









samedi 1 octobre 2011

mardi 27 septembre 2011

Le souvenir raffiné - histoire des fées. Et le silence.




The fairy queen (la reine des fées)* - "Hush, no more, be silent all"


"Hush, no more, be silent all, 
Sweet Repose has clos'd her Eyes. 
Soft as feather'd Snow does fall! 
Softly, softly, steal from hence. 
No noise disturb her sleeping sence."
 

"If Love's a Sweet Passion, why does it torment?
If a Bitter, oh tell me whence comes my content?
Since I suffer with pleasure, why should I complain,
Or grieve at my Fate, when I know 'tis in vain?
Yet so pleasing the Pain, so soft is the Dart,
That at once it both wounds me, and tickles my Heart. "
 




"O solitude"

dimanche 25 septembre 2011

L'élégance contemporaine.






C'est un bel équilibre, entre acoustique et numérique - et ce chaud et ce froid qui se mêlent. L'art et la manière de faire vibrer le silence et le temps que l'on dessine, par l'émotion d'une réalité un peu décalée, troublée. Ce n'est pas une confrontation, ni une lutte, et pas vraiment un dialogue, juste le sentiment d'occuper le présent sans se soucier. L'improvisation libre permet cela avec une justesse inouï, mais voilà que les éléments rythmiques et mélodiques y accostent avec élégance et sensibilité*. La beauté de l'autre est une beauté de la retenue, aussi.

mercredi 21 septembre 2011

Froide ambiance, corps électriques.






Et voilà la musique électronique, minimaliste, conceptuelle et froide qui met le feu aux poudres. Émotion étrange avec Carsten Nicolai/Alva Noto* qui découpe au laser les inouïs auditifs. 

Craquements, froissements, saturations renversées et clics manipulés, grésillements souffles* distorsions beat démantibulés triturés recyclés*, son de game-boy ou de computer "Commodore 64", entre électronique minimale* et installations sonores actuelles*, entre espaces acoustiques dénudés et tension électrique érotique, loin des conserves et des institutions, c'est vraiment un paysage numérique froid et ascétique d'où jaillit comme une sensation fascinante - et magnétique, le saisissement. Poétique*

Par delà les a priori, l'émotion sans limitation nait ainsi par hasard d'un médium au pouvoir d'habitude transe-anesthésiant (l'électronique de synthèse). Peut être est-ce du aux inventifs, aux rencontres** et à ce roboratif et excitant sentiment que rien n'est jamais établi, et que tout partout peut surgir - même des bits*...







ah ! et il est booké par Kongfuzi*, comme Filiamotsa. Et oui, et oui.


mercredi 20 juillet 2011

Huh ! Uh ! Ya ! Com'on !





Shake everything you've got baby !



Sans exclusive, de Iannis Xenakis, Alvin Lucier, Suicide ou This Heat à Beyoncé Knowles (ou "B", qui surprend en utilisant* à 2:20 un Monotron*, objet analogique, comme quoi les hermétismes ne sont pas si hermétiques) en passant par... le funk ultra hot de Maceo.
Il y à parfois des magies qui survolent les simples affinités. Sans verser complètement dans le sax alto ultra charnel et lubrique, comment ne pas voir dans ce concert au top de la forme, bandé comme un arc, au fond d'une arène de boxeurs, la foule à blanc trempée des sueurs électriques de ce groove qui décape, les communions physiques élevées,  comment ne pas y voir donc, aussi, tout une énergie musicale sans pareil. 

Shake everything you've got baby ! Ca roule des hanches et les yeux doux qui s'allument comme autant d'invites à la luxure des oreilles. Et du reste.
La musique de ce type mêle aux gars et aux filles le meilleur des corps lâchés, un "truc" fait pour imprégner le désir d'un jour d'un peu de sel et de mémoire colorée pour les futurs gris. Uh !* Le funk de Maceo donne dans le religieux des sensations lascives, la note licencieuse issue du documentaire My first name is maceo Parker*, voilà l'année 94 avec ce concert en Allemagne (Children's world* avec le bel orgue Hammond - ou en Brass Band*) marque au fer rougeoyant les allures de cette musique fervente. Allez hop ! I need somebody !*

Et pour ceux qui comprennent vraiment rien de rien... la leçon de Fred Wesley (le trombone) ici. Huh !





Let's get it on


mardi 19 juillet 2011

Boupi doup.







Miel et sirupeuses mélodies, mais aussi le fender rhodes qui chauffe la pièce, ouuuuh, et voilà comment avec le plus simple appareil on peut transformer, baby, trois paroles de pas grand chose en soul au son ultra Motown* (histoire en vidéo*). Le reste est affaire de sexe (bien sur bien sur, le fameux Sexual Healing) car les musiques chaleureuses de ce label parlent surtout d'amour, et de physique en flamme.
Don't procrastinate ! Pas d'ambages ni d'emballages, c'est du direct dedans surtout lorsque l'on est - avec humour ? - "chaud comme un four" (i'm hot just like an oven).

L'art de chanter tralala en dodelinant les corps entrainés et en chantonnant des paroles que l'on découvre un jour en se disant ouh la wow !

Et tout ceci marche aussi au sax alto, et bien oui (surtout ici n'est ce pas sacré Maceo, ouais, surtout ici dans cette version sans dessous dessus, à retourner un macabé - il le dit d'ailleurs : shake everything you've got*) ou a capella* (et en ne laissant que la voix au mix* dans cette hallucinante version, right on baby ! ouh !).


Ooh, now let's get down tonight
Baby I'm hot just like an oven
I need some lovin'
And baby, I can't hold it much longer
It's getting stronger and stronger
And when I get that feeling
I want Sexual Healing Sexual Healing, oh baby
Makes me feel so fine Helps to relieve my mind
Sexual Healing baby, is good for me
Sexual Healing is something that's good for me
Whenever blue tear drops are falling
And my emotional stability is leaving me
There is something I can do
I can get on the telephone and call you up baby, and
Honey I know you'll be there to relieve me T
he love you give to me will free me
If you don't know the things you're dealing
I can tell you, darling, that it's Sexual Healing
Get up, Get up, Get up, Get up, let's make love tonight
Wake up, Wake up, Wake up, Wake up, 'cos you do it right
Baby I got sick this morning
A sea was storming inside of me
Baby I think I'm capsizing
The waves are rising and rising
And when I get that feeling
I want Sexual Healing
Sexual Healing is good for me
Makes me feel so fine, it's such a rush
Helps to relieve the mind, and it's good for us
Sexual Healing, baby, is good for me
Sexual Healing is something that's good for me
And it's good for me and it's good to me
My baby ohhh
Come take control, just grab a hold
Of my body and mind soon we'll be making it
Honey, oh we're feeling fine
You're my medicine open up and let me in
Darling, you're so great
I can't wait for you to operate
I can't wait for you to operate
When I get this feeling, I need Sexual Healing (ad lib)

(while ad libing, he sings something like:
darling please don't procrastinate
'cause I may have to masturbate)