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samedi 5 octobre 2013

La méthode Maxwell.

Cie Les Fruits du hasard*
texte de Benoit Fourchard, mise en scène de Coco Bernardis



La méthode de la Méthode ? Aucune. C'est une histoire oui, mais aussi l'aventure. L'improvisation au présent du futur. Des sons qui filent entre les mots, des espaces mouvants qui glissent et se profilent et envahissent, on ne sait pas de quoi demain sera fait mais on se prélasse et on transat en première classe.








mardi 24 septembre 2013

Hey Max !

la Méthode Maxwell
mise en scène par Coco Bernardis
les 4 et 5 octobre à Nancy-Mon Désert*

Allongés dans des transats, bercés de semi-pénombre, l'esprit léger et baigné de sons étranges venant de partout, de dessous, de ce côté, là ou de derrière, voilà l'histoire de Maxwell qui se faufile et s'infiltre dans les oreilles. 
Pas banal cette situation quand même ! 
Une heure à planer sur Terre en se laissant balloter par le mot imprévisible et l'acoustique sacré loustic.
Mettre un texte en son ou transporter les corps, il faut choisir ! Or justement, au delà des anecdotes et des histoires, il existe un champ invisible irrigué par le sensible, un Monde fait d'abstractions et de réalités à déshabiller. 
Étendre le vrai c'est comme l'entendre, le déployer, lui donner la possibilité d'exprimer ses 1001 ressources cachées. Faire circuler les choses, tendre l'oreille et laisser résonner. Tant et tant de formidables appels à se laisser aller émerveillés.

Au fait, il s'agit d'une nouvelle (La Méthode Maxwell de Benoit Fourchard). Un drame inventé qui s'étire au milieu des transats peinards. Et tout le reste est improvisé... pour mieux embrasser la réalité.



dimanche 29 janvier 2012

Et donc appeler ce qui est déjà là.




Le son d'un spectacle, ce qui réside dans le lieu, ce type cette nature la couleur des résonances et l'esprit des localités. C'est l'improvisation (le vierge le vivace et le bel aujourd'hui...) bien sur qui permet de se mettre à poursuivre les coins et les recoins, ce qui fait s'élever décoller ressentir les bords et les échos, et cette perspective qui d'un coup d'un seul s'ouvre et transporte les matières et les corps en présence. 
C'est cela, oui, une unité, la volonté de donner une visibilité à la sensibilité embrassé, un son et un tremblement, une aventure commune.

La méthode Maxwell* des Fruits du hasard* est un spectacle qui permet cela de manière douce et ouverte. L'électrique des épopées que l'on décide d'entamer. Pour le plaisir la surprise et tout ce que l'on ne sait pas. Voilà la responsabilité. Partager la tentative, l'appel à survoler un temps l'endroit et l'envers d'un espace habité, s'occuper de tout occuper, remplir les oreilles de ce qui existe ici déjà tellement et un peu plus, au delà.
Auditeurs, auteurs, tous fabricant d’Odyssées, constructeurs bâtisseurs inventeurs d'un moment collectif, ce mouvement d'ensemble qui accepte qui veut qui ne désire que dessiner pour un court instant l’intérieur et les espoirs camouflés de chacun. Voilà. Générer un sentiment, une simple péripétie acoustique qui peut être touchera l'état formidable que l'on pourchasse et qui donnera une dimension aux quotidiens.

Et... le béguin pour les expéditions improvisés, amourette des "qui sait".


lundi 23 mai 2011

La méthode Maxwell - ISO 9001.



Et voilà la situation, plage acoustique improvisée d'aérophones et de diverses environnements sonores où s’insinue le texte de Benoit Fourchard, éclaté, éparpillé, désarticulé démantibulé et remis d'aplomb par Jeff Gondek, par ci par là, en multidiffusion.  
La méthode Maxwell* des Fruits du hasard* (Coco Bernardis qui met ici en jeu) respecte c'est sur la norme ISO 9001* avec "ses exigences organisationnelles requises pour l'existence d'un système de qualité". 
Qualité de l'air qui file, qui court et circule, cet état en suspension qui dépend du lieu, de ce qui s'y passe, s'y trame, de ce qu'il renferme, merveilles et singularités acoustiques, et de la possibilité de rendre visible l'invisible sensation de l'unique, de cet éphémère instant, collectif. 
Qualité de l'écoute, seul méthode pour percevoir et se laisser emporter par le présent. L'ici et maintenant incandescent pour peu que l'on veuille bien le laisser être. 
Qualité de disponibilité, ce comburant fondamental ouvrant la porte à l'inimaginable et à la surprise. Le hasard et "l'accident" comme piste, comme horizon comme appui, comme mondes inconnus et impatients à être déployés. Tout est déjà là mais on ne sait ce qui est encore là.  Chasse au trésor, et puis soudain cette élévation, une communion du présent.

L'aspect physique de La méthode Maxwell est dans l'équilibre, château de carte des sensations tenues en haleine et en l'air. Nul théâtre, nul concert, nul virtuosité technique mais le pari de rendre mobiles et articulés des mondes abstraits ou très narratifs, des espaces élargis ou la densité d'une présence, le corps et l'incroyable immensité d'une architecture spontanée qui provoque - parfois souvent pas toujours seulement ici - l'apparition d'une palpitation inconnue, révélée, vibrante, incroyable et fantastique et qui ne peut se résumer à la somme de ce qui se voit ou s'entend. 

Une beauté de tous pour tous que seul l'improvisation libre peut faire apparaitre.

Qu'importe alors l'histoire, ce qui se joue est dans l'impossible soudainement accessible. Le voici incroyablement vivant, l’inouï né d'une vérité nue des lieux et des esprits heureux, des moments inventifs, inimitables. Un festin.
Qu'importe le nom aussi, le moyen ou qui, car l'essentiel est déjà, il "suffit" de le découvrir avec curiosité, avec précaution aussi et se laisser aller à cet immense bonheur de savoir que partout et en chacun réside une incroyable poésie d'être.

mercredi 23 mars 2011

"La méthode Maxwell" au banc d'essai.



Méthode Maxwell (Compagnie Les fruits du hasard*) et méthode de travail. Un projet mêlant une narration de A à Z avec les matières sonores improvisées et multi-diffusées de saxophones, samples et autres étrangetés électroacoustiques ; la voix étant également fragmenté et parfois étendue.

Une heure de pari et d'alliage, une mécanique mécano des antagonismes apparents, la tentative d'initier une respiration entre deux manières d'inventer des imaginaires. 
Plonger dans l'abstraction de l'art des bruits - et de cette musique des sons ne répondant à aucun sentiment pré-conçu, à aucune écriture, à la liberté de l'instant et à l'éphémère mise en lumière du jamais plus jamais - et se laisser mener par cette histoire, raconté sans personnages et sans intentions autre que la force du texte à provoquer des images et des lectures qui n'appartiennent qu'à l'auditeur. Ne pas forcer la pensée et laisser aller, laisser errer.

Ces minuscules recherches autour des articulations et des possibles interactions entre le son et l'esprit, sens et sens, le mot et l'espace acoustique révèlent sans en avoir l'air une multitude de questions passionnantes. L'idée de jouer et de manipuler l'attention pour provoquer des plans d'écoute et de sensation un peu décalés ou focalisés sur des points déroutants reste un jeu réjouissant et rempli de promesses. Le processus en lui même ouvre les regards et les perceptions.
"La méthode Maxwell" sera une histoire gigogne emportant avec elle les horizons musicaux et les choix de chaque spectateur. Une immersion.

Suite au prochain numéro.

mercredi 1 décembre 2010

La méthode maxwell

... est un "nouveau projet" (des Fruits du hasard*), et comme tout nouveau projet il est difficile d'en cerner les fins et les intérieurs. 




En revanche pour les départs il y à déjà une idée. Et notamment cette question d'articulation entre un texte "narratif" (La méthode Maxwell, une nouvelle de Benoit Fourchard) et une musique vu comme espace acoustique. 
Une question d'équilibre, d'alliage à poser mais surtout de plans d'impressions différents. Impression et respiration. Car après tout, chacun de ces deux fomentateur d'émotion demande un temps ad hoc pour  exister et ne pas être qu'une simple évocation. Un écho aux problématiques liant la danse et la musique, le cinéma et la musique et finalement l'interdisciplinarité dans son ensemble. 
Il ne suffit pas de greffer les pratiques, de coller sous ou sur, de teinter de moderne, de contemporain, de numérique, de vidéo ou d'effets standardisés, de cacher la misère des idées et des savoirs, ni de tenter un "world art" en proposant comme seul territoire un temps unique aux mélodies, harmonies, sens littéraires ou images narratives et autres cultures disposés dans une boite de conception occidental, supposée étalon des arts. L'harmonie - comme exemple - qui gouverne actuellement ne date que de 200 ans. il reste donc de l'espace avant et après et même pendant si l'on veut bien expérimenter.



Il existe des terrains d'entente et de combinaison propices (limpides et fertiles) aux effervescences artistiques  et c'est le cas des musiques improvisées mêlées à la poésie sonore (fantastique Jaap Blonk*) ou aux mots triturés et chamboulés (cette merveille de Phil Minton par exemple*) perçus comme des voix, des sons ou des abstraction de mots dans un univers pas forcément hors "note" ou hors harmonie.
Mais la question d'une expérimentation poussé entre un texte véritablement conçu comme une histoire et une musique spatialisé, oscillant entre matière sonore*, mélodie Lacyienne*, et au temps donné pour se développer et exister, est plus rarement osé. 

Il faut dire que cela comporte des handicaps à risques multipliés, car même si les acteurs de cette recherche sont convaincus, les codes employés (une histoire au sens dirigé, une musique accompagnatrice à l'imaginaire enfermé par la lecture donné) provoquent une écoute typé de la part de l'auditeur. 
Tel mélodie sera réduite à tel sentiment lié au texte, tel histoire méritera une attention plus soutenu que le paysage sonore qui défile derrière, forcement derrière, comme une tapisserie, un semblant de rythmique ou d'harmonie seduira plus facilement que des espaces inouïes, le texte qui raconte sera dépendant de la musique qui raconte, le narrateur comme le musicien ne pourront se laisser porter par l'unique tension de leur transmetteur (texte et instrument), une mise en scène sera indéniablement nécessaire pour combiner le visuel au sens, etc, etc... et le public à aussi pour finir une responsabilité dans l'évolution des perceptions. C'est un échange, une partie à plusieurs et un engagement.


 


Des difficultés donc, mais aussi un pari et une expérience passionnante. Essayer de mêler deux manières de créer un transport en respectant les uns et les autres et en télescopant les uns et les autres. 
L'auditeur ne sera pas tranquille, il devra accoutumer sa lecture  des événements comme l'œil s'accoutume aux distances. Passer de l'un à l'autre monde aux règles disjointes, devenir le point où tout se mélange, participer au lien et à l'architecture des raisons d'être. 

La méthode Maxwell n'est pas qu'une histoire, c'est aussi une expérience. Ouvrir le sens d'un texte aux abstractions du son et le son aux structures d'une histoire. Ouvrir, ouvrir, ouvrir les deux éléments à une perception plus large et moins codée, questionner les grilles de lectures d'un public aux idées forcément culturelles, imprimées, accumulées, en attente. C'est une douce et complice tentative de croche-pied.

Présentation de ce bidule à la Scène Nationale* de Vandœuvre-lès-Nancy, le 28 mars à 19h.


dimanche 1 août 2010

Du nouveau en nouvelle.






"La méthode Maxwell". Ça fait penser aux Maxell(s), mais non, pas du tout. Le nouveau petit (!) projet des FDH sera une nouvelle de Benoit Fourchard plongée rouge vive dans le son avec le regard extérieur "++" de Coco Bernardis.
Une histoire. 40 à 45 minutes de sons et de paroles. Très sobre dans la mise en scène et le décorum puisque l'idée est de n'asseoir ce feuilleton que sur l'environnement acoustique. Un pays sonore et, par infiltration, la nouvelle de B.F.

Mais quoi de neuf docteur ? Et bien, une proposition "spectaculaire" qui permettra de se plonger dans la musique comme plan de narration autonome. Inspirer des sensations abstraites et libre de paroles pour mieux imprégner la mémoire.
Laisser son temps à la dimension sonore, laisser se déployer le carburant aux imaginations de chacun. En effet, le temps musical n'est pas le temps littéraire, ni le temps théâtral. Tous répondent à des nécessités différentes. Le souffle d'une danse, le silence d'un texte ou l'hypnotique musique ne manipulent pas le temps de la même manière. L'enjeu se dévoile dans une double narration simultané. A chacun ses outils d'émotion et l'architecture de ses perceptions.

C'est un pari qui demande une confiance en la force autonome de chaque élément. Aucun n'est esclave, aucun n'est maitre, et les deux doivent se mettre en résonance. Mais une résonance au sens large, permettant les digressions hors champs, les envolées propre à chaque expression, laissant le champ libre aux fausses pistes des sens, à ce que l'on veut bien comprendre.
Le tout au service d'une histoire, dite, certes, mais aussi d'un périple acoustique et sensoriel. Vaste projet. Résidences en mars et avril.

Donc vraiment rien à voir avec les mythiques Maxell ! A suivre....