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jeudi 26 avril 2012

Ciel ! Mon lit.




Entrailles (Cie Azimuts*) où l'électroacoustique de pleine nature. Encore une autre manière d'imaginer le son et cette sempiternelle question du caractère figé,  rapporté et artificiel des bandes-son. 

Comment arriver à y instiller l'illusion du vivant, le mouvement, le sentiment d'un lien avec ce qui est "ici et maintenant" ? Comment utiliser un espace sonore (l'extérieur) qui ne comporte que très peu de silence - et même si celui ci n'existe pas, on s'en éloigne encore plus fortement dans ce contexte. Comment dé-réaliser l'ambiance naturelle sans s'y substituer trop plastiquement ? Comment penser le temps des choses sonores dans un espace aussi actif ? Comment jouer la distance au centre des sens ? Comment penser l'acousmatique* (dis le nous Pythagore, dis le nous !) avec les contraintes techniques -  électriques ? Comment percevoir le volume d'ensemble d'une occupation anarchique d'un lieu par le public ? Comment être au plus proche du rythme d'un spectacle sans pétrifier les mobilités du hasard ? Comment faire s'embrasser l'acoustique belle demoiselle et l'amplifié bel Apollon ? Comment bouleverser la "rue" sans... perdre la boule !

Alors voilà. l'air pur de la campagne est un pari. Une situation qu'il faut troubler avec délicatesse mais aussi avec audace.


Rendez vous à Bar-le-Duc au festival Renaissances* les 6 et 7 juillet et à "Chalon dans la Rue"* et dans le IN fin juillet pour le résultat.




 


samedi 15 octobre 2011

"Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie."


Les horizons électriques de l’ère (de l'air ! de l'air !) MMXI n'ont pas la saveur ontologique d'un être de chair et de son. Poupée numérique.

Entre Max/Msp, Cubase 6, Live, Mac Book Pro, cette carte son 44.1, 48, 88.2, 96, le dongle - angoissante sentinelle, ce jack/xlr male/femelle ou l'inverse ou le vice dans le reste, le Kaos Pad 3 et le Zoom STtruc et des Mackie et des Hard Disk ou floppy ou Flash ou Smart ou en loucedé on se fourgue une SD, et ce Monotron à 40e de chez Thomann de chez Dupont ou on ne sait d'où, ce statique dynamique à 48v à rien ou à fantôme/ghost ou par bus interposé, ou à l'arrêt voilà une sacrée Morley, optique, IR, sans Boss avec Roland et Robert (Moog) en oubliant la Crackle Box mais pas le diapason 440, 441, hz, et tutti, et ainsi, et urbi et orbi et cetera... et cetera ? 

Et cetera desunt ! Et les autres choses manquent !

Hear my prayer*, okay, okay, mais juste pour dire, sans en faire un foin du diable, quand même, sans médire, mais quand même, que la musique, même habillée en Technicolor©, en paillette, en ultra-fluo, en bits et en beats ou encore déballée par la fée électricité, la musique, la musique, la musique nom de nom, celle qui réside qui résiste dans le son, celle qui surgit d'une émotion, celle qui s’élève en métaphysique, en indéfinissable, en permanence, en suspension, cette belle inadvertance, cette inconscience et ce son ce son drôle d'inouï, vivant, belle existence, l'invraisemblable, ce cœur de sentiment, cet aliment de survivance, Bombard sans bombarde, vade mecum de naufragé terrestre, cette si belle chose donc, ne se mettra jamais ainsi en boite de conserve.


"Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?"




 

Info Info Info !






Et voilà le cours des choses pour Entrailles, de la Cie azimuts*

mercredi 12 octobre 2011

Billet "prO-féE-Ss-i-o-nN-eLLeu" !

Cie Azimuts*


Ce n'est qu'une info (sans doute un clin d'œil de bonne humeur aussi), mais l'équipe "musique!" (Gabriel Fabing&aa) se remet à la bande son d'Entrailles* - deuxième session.

Le projet sortira en juin 2012. 

Composer pour la pleine nature est un curieux aller-retour entre le studio et la multidiffusion pour grands espaces. 
Passer du Technicolor© de salon aux prairies à colorier de jaune, de rouge, de violet (ou de je-ne-sais-quoi qui pourrait emmener, trimballer, emporter, faire pleurer ou chanter aussi pourquoi pas), est un pari de haute volée. Pas gagné. A traficoter. Belle épopée !

Il y à toujours un équilibre à trouver entre les projections, les envies, les idées et la réalité d'un terrain qui réagit différemment et qui produit son propre univers sonore. L'art du son est un art de la situation, un élément à embrasser dans le lieu d'où il surgit et où il s'épanouit. 
C'est une greffe. Entre le son d'artifice et le son du coin. Entre le son fabriqué (cette intention) et ce qui fait déjà vivre le silence qui n'existe toujours pas. Décidément.

Pour Entrailles il s'agit peut être de s'infiltrer en douceur, introduire la matière sonore en évitant de coller une nappe "cinématographique". 
Prendre de la hauteur sans trop prendre de distance. Partir de l'herbe qui frise pour créer des extensions, des illusions, des troubles et finalement faire décoller par l'oreille une imagination que l'on ne peut guider ni prévoir. 
Lorsque la règle du jeu est bien comprise, il est sans aucun doute possible de mâtiner les sensations  auditives d'éléments électroniques, avec finesse, avec légèreté, avec cette transparence et ce trouble surnaturel que l'on aimait tant dans Mantra* de Stockhausen par exemple.

Aspirer  à.
Provoquer une possibilité. Ouvrir un espace, un endroit, où le temps n'apparaîtrait que pour cela, pour laisser s'envoler un peu de ce qui est derrière et de ce qui est devant, pour se laisser aller au présent, simplement. Comme un jardin suspendu.

Reste la réalisation elle même. 
Et finalement, la composition d'une bande-son "réussie" tient autant des idées de départ que de toutes les articulations, trouvailles et autres bidouillages permettant de les coller au réel. Au milieu des champs et sous les arbres, tout ceci prend des proportions infernales. Une diffusion en pleine nature ne réagit jamais de manière identique selon les conditions ou selon l'affluence et la répartition du public. 
C'est un casse tête pour qui veut donner une unité aux sources sonores tout en les rendant acousmatiques, étranges, non directionnelles, fines, et pour créer une émotion qui ne fait que soulever l'esprit du lieu.

Alors voilà le pari et la roborative occupation des nuits. Rendez-vous en 2012, tout aura changé, vraiment.


mardi 12 avril 2011

Bonhomme de chemin....

oui oui oui ca se clique....


Pour "Entrailles" le projet 2012 de la Cie Azimuts* les journées ne se ressemblent pas, elles grandissent, elle bourgeonnent, elles s'envolent. Lits à s'envoyer en l'air et cocons roulants, vasques translucides, acousmatique everywhere et séismes émotionnels. La création en cours suit la suite, épisodes après épisodes. Patience...

vendredi 11 mars 2011

Entrailles et panorama.

clique, n'aie point peur....


Entrailles le projet 2012 de la Cie Azimuts*** (blog spécifique* avec storyboard, presse et tout le tralala), se paie le grand tour de manège avec une maquette architecturale aux sons nocturnes. C'est du bon air puisque au grand air, un spectacle de rue posé dans un champ, l'art comme un ilot, comme ça, lumineux de ci de là et crépusculaire partout ailleurs. 
Il va falloir y faufiler sa carcasse et son esprit vagabond en parcourant les méandres d'un chemin parsemé d'objets sonores, d'interventions étranges, de corps mouvants, de sons terrestres et multifacettes ou de structures aux allures de cocons translucides et palpitants. 

Et que sait-on encore. Tout ne sera pas montré dans ce chant des songes intimes. Il est des émotions que l'on ne peut que ressentir par le tressaillement d'une peau ou la vibration d'un touché qui foule des matières indéfinissables et inhabituelles. Il y aura un peu de train fantôme dans ces peurs et ses sensations traversées mais une poésie des non-dits aussi,  ceux filant entre les intérieurs suggérés et les vérités à peine dévoilés. Patience.



jeudi 3 février 2011

Autres lieux autres mœurs.

 
  mais oui, ca ce cliques. c'est même tout l'intérêt


Entrailles de la Cie Azimuts* suit son bonhomme de chemin avec moult constructions type Jouef et autres bricolages d'arbres et de mousses type plastoc. L'art en pleine nature est à la colle UHU. 
Diorama des imaginaires et petite échelle des grands espoirs pour le moment sans limites, c'est tout le ludisme des grandes aventures qui s'illuminent. Loin des espaces numériques et des 3D du futur, voilà la maquette de pacotille, comme un artisanat fantasque et fantastique. 
Le monde de petite taille, la réduction des idées à porté de vue pour bien les saisir, et le pays des merveilles qui s'anime.  Doué de ses contraintes et de ses propres lois d'existence, la tenu de la colle et la finesse des pliages devient tout un art de l'artifice au service du réel. Le comble. Finalement, la maquette pose des problèmes pour mieux poser les problèmes.

Le monde lilliputien n'est pas seulement le monde rêvé, le voici également monde de demain qui se voudrait monde d'après-demain. L'art est en fabrication riquiqui mon coco pour changer le grand cours des choses et tenter la contamination fleuri et les fantaisies de l'esprit.
On dirait que le soleil se lève sur les lendemains, à moins que ce ne soit cette lampe de salon qui donne des airs de liberté à la belle désirée.

Parfois, le mirage des envies change aussi la vie.

mardi 9 novembre 2010

Blog x.



Et voilà. "Entrailles" à son blog. Le quotidien pour tous et le merveilleux pour chacun (sans imaginer que...*). La vie belle....

dimanche 31 octobre 2010

Hors-d'œuvre.

 


Musique des sphères* ou bien musique pour la sphère, du coin. L'espace acoustique comme lieu de visite comme endroit à faire jaillir. C'est tout le pari du son dans "Entrailles"* de la Cie Azimuts et en particulier lors des présentations des "Plateaux Lorrains"* qui auront lieux les 6 et 7 novembre au Saulcy* à Metz. 
L'habillage sonore de la salle à disposition n'est pas en soi le cœur sonore du spectacle mais l'occasion de faire ressentir les perspectives ouvertes. Multidiffusion, jeu sur les effets de proximité, sur les alliages de plans, sur les effets de lentilles (faire apparaitre les drones lointains en jouant sur les accoutumances proches), les déplacements d'objets acoustiques ou autre illusions d'immersion. 
Les Plateaux Lorrains ne sont pas un moment de représentation en avant-première ni même une démonstration de savoir-faire. Il s'agit bien plus de faire gouter aux possibles qui sont recherchés. Une maquette d'idées, de premiers choix esthétiques et techniques. Rien n'est certain à ce moment, mais on doit pouvoir déjà sentir les prémisses et les couleurs de la création à venir. 
Pour Entrailles il s'agit de montrer les singularités propres à ce spectacle de rue. Une scénographie qui est aussi une architecture du sonore et de la lumière, un son qui est autant un élément vivant qu'un ensemble d'angles et de recoins d'inouïs, un théâtre qui se parle et se danse simultanément, une vidéo qui se veut une impression.... tout un ensemble de directions pour tenter un spectacle de rue hors des champs connus.
Le paradoxe est de montrer ses envies et ses décisions dans une salle de 30 m2. L'art de rue confiné entre quatre murs, blancs. Mais, finalement, cette contrainte autorise justement d'emprunter des pistes alternatives pour donner à voir. La multitude de haut-parleurs dans une si petite pièce profitera du silence (tellement peu présent en pleine nature) pour fonctionner au moindre son, le texte dit ou en voix off ne se pose pas encore le soucis d'une possible sonorisation, la vidéo n'a pas d'autre support que le mur pour se dévoiler, l'imbrication des uns et des autres est simplement à imaginer. 
Les Plateaux ne sont pas un moment spectaculaire. Il n'y à rien à prouver ou à faire vivre comme étant fini. Le danger des étapes de travail, des work in progress ou autre visite en plein travail est de vouloir faire au mieux pour faire croire à ce que cela peut être une fois terminé. Or ça ne peut pas. Il est impossible d'accéder à une quelconque fluidité (qui fait le rythme de tout un spectacle) à une densité (nourri de la connaissance du global) ou à l'émotion (fait d'un long travail de justesses).  Et on ne peut pas compter sur la prospective individuelle de chaque spectateur (lambda ou professionnel) car comment peut-on imaginer ce que quelque chose peut donner sans avoir l'idée de l'inventer ? Les projets artistiques ne sont que l'aboutissement - au point le plus extrême des résistances de la réalité - d'une idée rêvée. Avec ses compromis, ses contraintes, ses échecs, son temps nécessaire de réalisation et ses changements de point de vue de dernière minute.

Voilà pourquoi ces temps de présentation ne sont que des "hors-d'œuvres". Des mises en appétit, des échanges de questionnements, de problèmes posés et d'ambitions non encore altérées.




mercredi 13 octobre 2010

33 vs 5. Et tout le monde en l'air.



Alors que les 33 remontent, les 5 plongent dans "Entrailles" sans soucis, sans Fenix 2*, sans regrets pour la surface des choses. Et au fond de l'affaire, ce n'est que sons électroacoustiques, multidiffusion, baignades bleues électriques, sensations acoustiques, environnement sonore et tressaillement d'ondes. 
Tout le pari cependant tient dans les paris. Et par exemple cette question typique de résidence de recherche avant même celle de création : comment recomposer un espace sonore improvisé pour l'exporter dans une bande-son qui ne soit ni figée, ni morte, ni détachée de l'instant où tout se joue. Un casse tête. 



On pense à l'aléatoire dans la diffusion, on imagine des déplacements du son donnant l'impression de mouvement et de vie (les rayons de son chers à Varése), on suppute sur les jeux acoustiques des proximités et des lointains "drones" (où l'auditeur compose de lui-même ses champs sonores), on repense  à l'aspect physique visible du son (les éléments visuels induits par les vibrations de la membrane, où l'intégration  scénographique des haut-parleurs par exemple), on ose croire aux immersions psycho-acoustiques (des amphithéâtres d'acousmoniums !*), aux leurres, aux trompes-l'oreille, aux effets de sub-basses ou de voutes sonores.... avec un premier obstacle qui est la simple mise en place d'une diffusion liée à son mode de création. Ce n'est pas le tout d'inventer, dans une salle, un espace aux sons mobiles, équipé d'un ordinateur, d'une carte 16 sorties et de logiciels (détournés de leur finalité tout de même), encore faut-il, déjà, penser à l'exportation en extérieur et sans musiciens de tout ceci. L'enjeu du son de cette création est là. 



Et la recherche passe aussi par définir les modalités de composition (de l'improvisation à la fixation sur bandes, de la composition à la recomposition in situ, de l'empirisme directement sur le terrain ou de l'adaptation pas à pas selon les contraintes), comme celle du mode de travail (l'outil "Live" plus facile pour le direct mais compliqué pour la transposition en bande-son ou l'outil "Logic Pro" et "Cubase" plus facile en composition architectural du son mais complexe pour les improvisations). 
Les résidence ne sont finalement que cela. Tester, tenter, inventer des passerelles, des bidouilles, dénicher les trouvailles, poser les problèmes pour s'occuper des solutions, projeter en laissant tout les esprits ouverts, choisir et jeter, jeter, jeter. 
Tout est là. Trouver et jeter. Oser ne pas garder et être sur le fil en permanence, les pensées rivés sur l'idée, et en tête, vissée, la poursuite de ce qui n'est pas encore fait. Inventer des parcours, des moyens, des cheminements, transposer une singularité, une expérience, une volonté, une envie, une idée, combiner, sauter le pas. La création est là. Puisque soit disant tout à déjà été fait, alors il ne reste que ce que l'on est, là, de suite, pour tout réinventer. L'unique de chacun restera toujours une création neuve et merveilleuse.





Le Jura compte.


"Entrailles", le nouveau spectacle de la Cie Azimuts* se met en branle (à "La vache qui rue"* - Moirans, dans le Jura) en bouleversant un peu toutes les habitudes. Et voilà que les résidences de recherches ne sont pas uniquement un réceptacle de compétence certaines mais un moment de tentatives, de ré-apprentissages, de déboulonnages des manières de faire. Multidiffusion, logiciels détournés, bricolages au fer à souder, mélanges des ohms ou des impédances - comment savoir, torsions sonores de haut-parleurs de voiture, casses tête des sorties, des bus, des imput, des aux, des formats, des synchros, des buzz, souffles, fréquences, répartitions, canaux, bounce.... bref, une résidence de recherche pour voir ce qui fonctionne et ce qui implose avec les outils du jour. Ah ben voilà.
Entrailles ce sera trois "espaces" en pleine nature (c'est tout de même un spectacle labellisé "art de la rue"), une déambulation prévue pour 200 personnes, ballotés dans l'histoire d'une vie de femme, bousculés par des comédiennes, des danseuses, des projections vidéos, des immersions sonores et on ne sait, et on ne sait encore. Car le son  (une bande-son nouveau type prévue pour 300 hp) comptera beaucoup. La scénographie (de Thierry Devaux*) sera d'ailleurs proche d'une architecture sonore. Élévations, enterrements, mise en forme, moulage, noyautage de haut-parleurs sonores, visuels, aquatiques, vitrifiés, vibrionnant, acteurs entièrement de l'endroit. Il s'agit d'un parcours psycho-acoustique, d'une féerie des illusions et des perspectives déformées.
En attendant l'heureux événement (2012), ce ne sont que tests, émerveillements devant le  ridicule grésillement d'un woofer et pleurs devant la petite fumée d'une enceinte brulée. La résidence de recherche fondamentale passe forcément par le kaput !



dimanche 10 octobre 2010

Entrailles en résidence. Première.



"Entrailles", le nouveau (imposant) projet de la Cie Azimuts sur les rails dans le Jura.  En résidence* à "La vache qui rue", lieu de fabrique. "Entrailles" on en reapralera, mais il y à de l'électroacoustique (aa et Gabriel Fabing), des textes (d'Isabelle Raulet), une mise en scène (de Mickael Monnin), de la danse (Andréa Vizitiu) et une scénographie, architecture sonore (de Thierry Devaux* aidé de David Galaire et Laurent Diwo).
Un projet "de rue", en extérieur donc, comportant trois espaces pour 200 personnes. Trois espaces d'immersion, de visite, de sensibilités. Les musiciens ne seront pas sur le "plateau" mais disperseront les couches de sons, éclats et autres drones* (exemple* d'Eliane Radigue*) dans un diffusion à facette. Haut-parleurs ouverts, plantés, déglingués, ré-habillés, reconstruits, détournés par l'eau, la lumière, les matières vibrantes et sonores. Une bande-son éclaté, dispersée, réactive aux mouvements, proche ou en profondeur.

ps : la bas, loin, le WIFI n'est point, peut être...on verra bien. Relax. Self control. Keep cool.




mercredi 22 septembre 2010

Les reunions tardives



2:41

S'il est bien un phénomène lié au monde du spectacle vivant, ce sont les réunions de la nuit. Nocturnes de réflexions, échanges noctambules (interlopes ?), contrebande d'idées et de projets, trafic de coup de théâtre, la nuit, la fin de soirée, la fatigue des journées est propice aux fantaisies de l'imagination - non bridé ou customisé comme une 49.9 de compétition de coin de scène local. C'est là que cela se passe. En loucedé, en cachotteries, et bougies de discrétion. Libre parole, esprit détachés, tout devient possible. Pour "Entrailles" (cf photo, grosse création* de Rue à immersion électroacoustique), pour "Les Branks"* (occupation improvisée de Rue). Que faire pour initier un spectacle bouillonnant, que faire pour garder un spectacle vivace. Chacun ses problématiques de circonstances et d'histoire. "Entrailles" en train de se construire - et le brouillon des choses à jeter à écrire, "Les Branks" en train de muer. En train de muer ? Oui, en route plusplus pour les insondables et inépuisables expériences incongrues de l'improvisation libre.
Via non ferrata
. Les Branks s'engagent encore davantage dans les steppes de l'inouïe et de l'inattendu. En questionnant leur pratique, leur influences*, leurs réflexes, leur difficultés.

Il faut lire à ce propos le fantastique livre* de Lê Quan Ninh* sur l'acte d'improviser* pour se rendre compte des immenses perspectives de cette pratique et de la révolution permanente qu'elle procure.
Brefs pensées nocturnes....


mercredi 8 septembre 2010

Entrailles.


Entrailles. Le nouveau projet (Mickael Monnin et Isabelle Raulet)) de la Cie Azimuts, autour de la Femme (texte d'Isabelle Raulet d'ailleurs), autour d'une vie qui s'écoule, autour de sentiments confidents. Un projet Art de la Rue puisque tout est autonome et... waterproof !


Théoriquement, de l'électroacoustique partout, une scénographie de HP déshabillés, des fibres optiques, des drones (voir Eliane Radigue*), des capteurs de mouvement, MAX-MSP, LIVE (Gabriel Fabing), des illusions psycho-acoustiques, des sensations d'infra-basses, des "rayons de sons" (voir Varése*), des mobiles sonores (Calder ?), de l'acousmatique, de l'immersion, du transport, du tantrisme sonore, du mirage (voir Turrell* et la NASA). A ce niveau de réflexion, tout est permis. Pas de limites.

Sans folie, pas de réalité.

Un projet d'intérieur dehors d'ailleurs. Les entrailles et le viscérale. La nature, aussi, d'une certaine manière. Greffée au son, à l'architecture des installations (Thierry Devaux*, Davide Galaire et Laurent Diwo), à la diffusion éparpillé du son. Une fragmentation de microscope lié au fourmillement des coins de verdure.


Et puis du corps, du corps et de la danse (Andréa - Cie La Smala), des voix multipliées, dispersées, retravaillées, des déambulations, des
Tout est en l'état. En tête et au brouillon. Jeté en pâture à l'avis, à la confrontation. C'est le projet, ce que l'on y voit sans contraintes et ce que l'on y désire. Ce moment ne porte pas de problèmes, que des idées, que des possibles. Deus ex machina pour ceux qui projètent le devenir sur feuille vierge.

Puis, ensuite, les grains de sable....




vendredi 11 juin 2010

Horizon 2012.




Et c'est parti pour la nouvelle création d'Azimuts. Horizon 2012 car il faut du temps pour murir, imaginer, tester, emballer, refaire, refaire, refaire. Mais c'est parti.



Électroacoustique, danse, parole, nature hybride, lumière, vibrations, mystère nocturne, grands espaces.... Zabotte et Mickael se lancent dans une perspective unique de greffe. L'art pointu se jette au vert. L'électricité circule dans les plantes. Le son se transmet dans le sol, la vue se trouble, les sens se perdent, il semble même que cet espace soit en mouvement.... une bio-invention.




"Entrailles".
C'est Zabotte. C'est Mickael. C'est l'histoire d'une vie, d'une femme, de beaucoup de femme, mais de cette femme. Ce sont ces épopées intimes qui changent le monde. Les moments exceptionnels et ce banal qui circule, ce quotidien qui transforme, cette aventure de l'intérieur qui bouleverse.
Mais pour tous, ce sera un moment de complicité, une sensation d'être, un temps d'empathie sensorielle. Une balade, un trajet, une immersion, et pourquoi pas, une baignade au clair de lune.


Oui, cela sera joyeux. Oui, cela sera inquiétant. Oui, cela sera une grande surprise visuelle et sonore. Oui mais pas seulement.
Au fond, il y aura cette question de soi, à soi, ce regard sur le temps qui passe, sur le temps qui dévore, sur le temps qui vous fait apprécier ce temps. Un histoire de femme, certes, mais une histoire de la femme, surtout. La vieillesse et les chamboulements, les joies et les émotions, les intimités et les exclamations.


Et puis le champ de l'invention.
Dispositifs électroacoustiques, lumières transportées de part en part, manipulées, déformées ; vibrations rutilantes, images travesties, mouvements de danse, impressions de textes, sens du vent, palpitations. Des interactions par capteurs, des transports amoureux, des diffusions de sol, caresse du vent, des retraitements in situ, douceur des sens, MAX/MSP et tendresse des nuits d'été.

Entrailles.


Mickael et Zabotte en parleront bientôt beaucoup. Mais voilà les prémices et prémisses, le printemps d'une grande perspective. L'horizon 2012. La suite. Demain.


Hop. Ce fut la première réunion musique - metteurs en scène. Ce fut le début du début. Des images volées. Des révélations. Il est fait pour ca ce blog, non ?
aa