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lundi 5 décembre 2011

Le nouveau site.

de la Cie Azimuts - Marine Drouard*
ça se clique, certes

mercredi 12 octobre 2011

Billet "prO-féE-Ss-i-o-nN-eLLeu" !

Cie Azimuts*


Ce n'est qu'une info (sans doute un clin d'œil de bonne humeur aussi), mais l'équipe "musique!" (Gabriel Fabing&aa) se remet à la bande son d'Entrailles* - deuxième session.

Le projet sortira en juin 2012. 

Composer pour la pleine nature est un curieux aller-retour entre le studio et la multidiffusion pour grands espaces. 
Passer du Technicolor© de salon aux prairies à colorier de jaune, de rouge, de violet (ou de je-ne-sais-quoi qui pourrait emmener, trimballer, emporter, faire pleurer ou chanter aussi pourquoi pas), est un pari de haute volée. Pas gagné. A traficoter. Belle épopée !

Il y à toujours un équilibre à trouver entre les projections, les envies, les idées et la réalité d'un terrain qui réagit différemment et qui produit son propre univers sonore. L'art du son est un art de la situation, un élément à embrasser dans le lieu d'où il surgit et où il s'épanouit. 
C'est une greffe. Entre le son d'artifice et le son du coin. Entre le son fabriqué (cette intention) et ce qui fait déjà vivre le silence qui n'existe toujours pas. Décidément.

Pour Entrailles il s'agit peut être de s'infiltrer en douceur, introduire la matière sonore en évitant de coller une nappe "cinématographique". 
Prendre de la hauteur sans trop prendre de distance. Partir de l'herbe qui frise pour créer des extensions, des illusions, des troubles et finalement faire décoller par l'oreille une imagination que l'on ne peut guider ni prévoir. 
Lorsque la règle du jeu est bien comprise, il est sans aucun doute possible de mâtiner les sensations  auditives d'éléments électroniques, avec finesse, avec légèreté, avec cette transparence et ce trouble surnaturel que l'on aimait tant dans Mantra* de Stockhausen par exemple.

Aspirer  à.
Provoquer une possibilité. Ouvrir un espace, un endroit, où le temps n'apparaîtrait que pour cela, pour laisser s'envoler un peu de ce qui est derrière et de ce qui est devant, pour se laisser aller au présent, simplement. Comme un jardin suspendu.

Reste la réalisation elle même. 
Et finalement, la composition d'une bande-son "réussie" tient autant des idées de départ que de toutes les articulations, trouvailles et autres bidouillages permettant de les coller au réel. Au milieu des champs et sous les arbres, tout ceci prend des proportions infernales. Une diffusion en pleine nature ne réagit jamais de manière identique selon les conditions ou selon l'affluence et la répartition du public. 
C'est un casse tête pour qui veut donner une unité aux sources sonores tout en les rendant acousmatiques, étranges, non directionnelles, fines, et pour créer une émotion qui ne fait que soulever l'esprit du lieu.

Alors voilà le pari et la roborative occupation des nuits. Rendez-vous en 2012, tout aura changé, vraiment.


vendredi 24 juin 2011

Branks, Tchèques for free (and money for nothing)



radio nationale






Les branks à Ostrava invités par l'Alliance Française* et la collaboration Région Lorraine et la Région de là bas.... tout un programme phonétique. Brankzs ? For free !

mardi 14 juin 2011

Rien à dire.



Le problème quand on à rien à dire, c'est que l'on à rien écrire, non plus. Alors, on parle de la pluie et du beau temps, et, des Branks (Cie azimuts*) en République Tchèque à Ostrava* du 19 au 23 juin. Ben oui, ben voilà.

mardi 12 avril 2011

Bonhomme de chemin....

oui oui oui ca se clique....


Pour "Entrailles" le projet 2012 de la Cie Azimuts* les journées ne se ressemblent pas, elles grandissent, elle bourgeonnent, elles s'envolent. Lits à s'envoyer en l'air et cocons roulants, vasques translucides, acousmatique everywhere et séismes émotionnels. La création en cours suit la suite, épisodes après épisodes. Patience...

vendredi 11 mars 2011

Entrailles et panorama.

clique, n'aie point peur....


Entrailles le projet 2012 de la Cie Azimuts*** (blog spécifique* avec storyboard, presse et tout le tralala), se paie le grand tour de manège avec une maquette architecturale aux sons nocturnes. C'est du bon air puisque au grand air, un spectacle de rue posé dans un champ, l'art comme un ilot, comme ça, lumineux de ci de là et crépusculaire partout ailleurs. 
Il va falloir y faufiler sa carcasse et son esprit vagabond en parcourant les méandres d'un chemin parsemé d'objets sonores, d'interventions étranges, de corps mouvants, de sons terrestres et multifacettes ou de structures aux allures de cocons translucides et palpitants. 

Et que sait-on encore. Tout ne sera pas montré dans ce chant des songes intimes. Il est des émotions que l'on ne peut que ressentir par le tressaillement d'une peau ou la vibration d'un touché qui foule des matières indéfinissables et inhabituelles. Il y aura un peu de train fantôme dans ces peurs et ses sensations traversées mais une poésie des non-dits aussi,  ceux filant entre les intérieurs suggérés et les vérités à peine dévoilés. Patience.



jeudi 3 février 2011

Autres lieux autres mœurs.

 
  mais oui, ca ce cliques. c'est même tout l'intérêt


Entrailles de la Cie Azimuts* suit son bonhomme de chemin avec moult constructions type Jouef et autres bricolages d'arbres et de mousses type plastoc. L'art en pleine nature est à la colle UHU. 
Diorama des imaginaires et petite échelle des grands espoirs pour le moment sans limites, c'est tout le ludisme des grandes aventures qui s'illuminent. Loin des espaces numériques et des 3D du futur, voilà la maquette de pacotille, comme un artisanat fantasque et fantastique. 
Le monde de petite taille, la réduction des idées à porté de vue pour bien les saisir, et le pays des merveilles qui s'anime.  Doué de ses contraintes et de ses propres lois d'existence, la tenu de la colle et la finesse des pliages devient tout un art de l'artifice au service du réel. Le comble. Finalement, la maquette pose des problèmes pour mieux poser les problèmes.

Le monde lilliputien n'est pas seulement le monde rêvé, le voici également monde de demain qui se voudrait monde d'après-demain. L'art est en fabrication riquiqui mon coco pour changer le grand cours des choses et tenter la contamination fleuri et les fantaisies de l'esprit.
On dirait que le soleil se lève sur les lendemains, à moins que ce ne soit cette lampe de salon qui donne des airs de liberté à la belle désirée.

Parfois, le mirage des envies change aussi la vie.

dimanche 31 octobre 2010

Hors-d'œuvre.

 


Musique des sphères* ou bien musique pour la sphère, du coin. L'espace acoustique comme lieu de visite comme endroit à faire jaillir. C'est tout le pari du son dans "Entrailles"* de la Cie Azimuts et en particulier lors des présentations des "Plateaux Lorrains"* qui auront lieux les 6 et 7 novembre au Saulcy* à Metz. 
L'habillage sonore de la salle à disposition n'est pas en soi le cœur sonore du spectacle mais l'occasion de faire ressentir les perspectives ouvertes. Multidiffusion, jeu sur les effets de proximité, sur les alliages de plans, sur les effets de lentilles (faire apparaitre les drones lointains en jouant sur les accoutumances proches), les déplacements d'objets acoustiques ou autre illusions d'immersion. 
Les Plateaux Lorrains ne sont pas un moment de représentation en avant-première ni même une démonstration de savoir-faire. Il s'agit bien plus de faire gouter aux possibles qui sont recherchés. Une maquette d'idées, de premiers choix esthétiques et techniques. Rien n'est certain à ce moment, mais on doit pouvoir déjà sentir les prémisses et les couleurs de la création à venir. 
Pour Entrailles il s'agit de montrer les singularités propres à ce spectacle de rue. Une scénographie qui est aussi une architecture du sonore et de la lumière, un son qui est autant un élément vivant qu'un ensemble d'angles et de recoins d'inouïs, un théâtre qui se parle et se danse simultanément, une vidéo qui se veut une impression.... tout un ensemble de directions pour tenter un spectacle de rue hors des champs connus.
Le paradoxe est de montrer ses envies et ses décisions dans une salle de 30 m2. L'art de rue confiné entre quatre murs, blancs. Mais, finalement, cette contrainte autorise justement d'emprunter des pistes alternatives pour donner à voir. La multitude de haut-parleurs dans une si petite pièce profitera du silence (tellement peu présent en pleine nature) pour fonctionner au moindre son, le texte dit ou en voix off ne se pose pas encore le soucis d'une possible sonorisation, la vidéo n'a pas d'autre support que le mur pour se dévoiler, l'imbrication des uns et des autres est simplement à imaginer. 
Les Plateaux ne sont pas un moment spectaculaire. Il n'y à rien à prouver ou à faire vivre comme étant fini. Le danger des étapes de travail, des work in progress ou autre visite en plein travail est de vouloir faire au mieux pour faire croire à ce que cela peut être une fois terminé. Or ça ne peut pas. Il est impossible d'accéder à une quelconque fluidité (qui fait le rythme de tout un spectacle) à une densité (nourri de la connaissance du global) ou à l'émotion (fait d'un long travail de justesses).  Et on ne peut pas compter sur la prospective individuelle de chaque spectateur (lambda ou professionnel) car comment peut-on imaginer ce que quelque chose peut donner sans avoir l'idée de l'inventer ? Les projets artistiques ne sont que l'aboutissement - au point le plus extrême des résistances de la réalité - d'une idée rêvée. Avec ses compromis, ses contraintes, ses échecs, son temps nécessaire de réalisation et ses changements de point de vue de dernière minute.

Voilà pourquoi ces temps de présentation ne sont que des "hors-d'œuvres". Des mises en appétit, des échanges de questionnements, de problèmes posés et d'ambitions non encore altérées.




mercredi 8 septembre 2010

Entrailles.


Entrailles. Le nouveau projet (Mickael Monnin et Isabelle Raulet)) de la Cie Azimuts, autour de la Femme (texte d'Isabelle Raulet d'ailleurs), autour d'une vie qui s'écoule, autour de sentiments confidents. Un projet Art de la Rue puisque tout est autonome et... waterproof !


Théoriquement, de l'électroacoustique partout, une scénographie de HP déshabillés, des fibres optiques, des drones (voir Eliane Radigue*), des capteurs de mouvement, MAX-MSP, LIVE (Gabriel Fabing), des illusions psycho-acoustiques, des sensations d'infra-basses, des "rayons de sons" (voir Varése*), des mobiles sonores (Calder ?), de l'acousmatique, de l'immersion, du transport, du tantrisme sonore, du mirage (voir Turrell* et la NASA). A ce niveau de réflexion, tout est permis. Pas de limites.

Sans folie, pas de réalité.

Un projet d'intérieur dehors d'ailleurs. Les entrailles et le viscérale. La nature, aussi, d'une certaine manière. Greffée au son, à l'architecture des installations (Thierry Devaux*, Davide Galaire et Laurent Diwo), à la diffusion éparpillé du son. Une fragmentation de microscope lié au fourmillement des coins de verdure.


Et puis du corps, du corps et de la danse (Andréa - Cie La Smala), des voix multipliées, dispersées, retravaillées, des déambulations, des
Tout est en l'état. En tête et au brouillon. Jeté en pâture à l'avis, à la confrontation. C'est le projet, ce que l'on y voit sans contraintes et ce que l'on y désire. Ce moment ne porte pas de problèmes, que des idées, que des possibles. Deus ex machina pour ceux qui projètent le devenir sur feuille vierge.

Puis, ensuite, les grains de sable....




lundi 23 août 2010

Quel fanfarnaum.


Bien sur que c'est important. L'air de rien, il s'agit ni plus ni moins que de revivre les premiers émois ensembles. Les harmonies municipales, les harmonies de villes et villages, les fanfares du coin, c'est encore là que ça se passe. Pour celui qui à commencé sa vie artistiques avec elles c'est un moment émouvant que de les retrouver. Rejouer en harmonie, se soucier de musique ensemble, se remplir de la joie d'un coin d'aventure... et replonger avec bonheur dans des accordages à trois tons ! Un souffle d'enthousiasme qui rend heureux.
Plusieurs programmes nationaux avaient eu pour objectif de dynamiser ces fanfares, fleurs aux balcons des villages. Mais souvent ce qui marche le plus ce sont les rencontres locales, inimaginables et non programmables.
Celle des Branks organisé par Mickael Monnin par exemple (projet "Fanfarnaum" ouvrant la porte à la musique improvisé, à la direction spontanée, au corps musical, au dévergondage des conventions).
Inimaginable car pariant sur le télescopage de deux pratiques musicales apparemment inconciliables (en apparence seulement car au final la fanfare d'harmonie se révèle sans le savoir un creuset du free 2010 ! Encore cette histoire d'accordage à trois tons ?). Non programmable car ce n'est que la volonté de quelques uns, bénévoles assoiffés et convaincus, qui assure la renaissance de ces objets artistiques non identifiés et uniques.
Et puis, contre toute attente, ces OANI (et uniques), trouve le terreau fertile dans le village. Un lieu sans trop de grilles de lectures esthétiques qui finalement se met à jouer le jeu de la curiosité, de l'incongruité et de l'inventivité.

Un renouveau tout simple donc. Mais sacrément inouï et irremplaçable.




impromptu vidéo clandestinement réalisé par Zongadude
de la fanfare de Montiers

jeudi 5 août 2010

Ah...et bien.


Les Branks étaient en mai au Fourneau à Brest (le fameux Centre National des Arts de la Rue) et les voilà sur TF1 (à 29:00) ! Ah... et bien. Faire le guignol sur un quai en usurpant le succès de Jeanne.... voilà une bonne occasion de se jouer des conventions.

Au fait, les Branks seront à Annecy le 8 août. La fête du Lac. Une entorse à la résidence "Pince de Crabe". Juste un samedi et sa cohorte d'heures de voiture. A notre époque c'est courant de courir plusieurs lièvres à la fois. Une gymnastique de l'esprit, mais pas seulement. Une oxygénation au service des idées. Confronter les états de jeu pour mieux irriguer l'imagination. Aiguiser le regard et la prise de hauteur.
Mais en contrepartie il est de plus en plus difficile de ne se consacrer férocement, uniquement, totalement qu'à un labeur. Le temps des groupes d'une vie, des immersions intégrales dans une aventure est bien révolue. Question économique, question idéologique, question artistique. L'intermittence n'y est pour rien (malgré ses exigences en terme de cachet annuels), il s'agit plutôt d'un morcellement de pistes où inventer. Art de la Rue, Musique Improvisée, Danse contemporaine, Marionnettes... tellement de circuits où pouvoir rouler à toute berzingue ! Tout bouge partout. Tout s'infiltre dans tout.
Alors voilà. C'est l'époque. 100% l'époque.

dimanche 4 juillet 2010

dry tooling


C'est drôle l'improvisation tout de même. Tiens ! Les Branks jouaient à "Rennaissances" * hier, et bien, comme à chaque fois, les acteurs de la prestation sont surpris par le résultat de leur propre improvisation (euh... bonne ou mauvaise ça ne change rien à la surprise).

Ben mince, c'est allé dans ce sens, ah çà, mais tout le monde s'est retrouvé sous les chaises d'une terrasse, quoi mais quoi le morceau A a démarré dans le morceaux B alors que non, non, on jouait un truc complétement inconnu, mais hey que faisais tu donc les yeux plantés dans le décolleté de, ah oh la dis donc c'était haut le 3ème étage pour jouer du sax non, et wow la cascade, roulé boulé avec l'instrument, et bien voilà, il est détruit le tuba ah ça, bah bon ben ok c'est pas terrible de piquer directos sur le bitume, très bien très bien dis la marche militaire en chantant Frère Jacques, si si , on à ri, et puis hey d'ailleurs hey, j'ai cru vomir en me jetant dans la poubelle de la boulangerie, etc, etc.

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser cette étonnement est la garantie d'une véritable foi en l'improvisation (au moins de dire cela ca permet de mieux avaler les couleuvres de l'échec !!!). Chasser la mémoire, se servir de son expérience pour abandonner les habitudes, les réflexes (question des niveaux d'action d'une maitrise, d'un savoir de l'improvisation) et se laisser porter par les propositions de la Rue. Pas évident du tout. Reproduire est plus aisée (même si cela amène directement à l'enlisement). Et puis cette mémoire, encore cette mémoire, à la fois outil de progrès et ennemie fatale de la spontanéité. La peur parfois, la spéculation, la projection souvent, l'attente, l'hésitation certainement (qui n'a déjà regretté de n'être pas allé embrasser la belle blonde de la mégaboum en 1984 ? Penser empêche parfois la belle folie ....), la sortie de scène, ce sentiment d'être à coté par manque de clairvoyance ou de concentration.... tous ceci contribue à travailler l'écoute, la complète disponibilité à ce qui peut arriver, une certaine forme de bienveillance, et, au final, un dévissage de l'intention. Être ici et maintenant.

Mais enfin, les premiers surpris. Par les initiatives des uns et des autres ou par les possibilités et les richesses de la découverte sur le tas. Finalement cette aventure commune est la somme des aventure individuelles plus ce supplément - le plus important au bout du compte - qui élève le groupe au dessus des individus. Ceci bat en brèche la théorie libérale des intérêts individuels formant le souhait collectif * , soit dit en passant. Car, ici, il s'agit bien d'une synergie, d'une mutualisation des moyens, d'une entraide, d'une compréhension que cette altitude d'invention n'est accessible que par la collaboration au service non pas de soi mais du tout, de l'ensemble.

Mais bref, mais bref, ce 3 juillet 2010, les deux sets de Bar-le-Duc ont permis de s'amuser de la Rue et du public, et de tenter de s'épater....






lundi 28 juin 2010

Branks à Sotteville...


Sotteville-lès-Rouen. Avec Chalons et Aurillac, c'est l'un des trois festivals important des Arts de la Rue. A cause de l'Atelier 231, à cause de Vivacité, festival de Rue.


Qui dit "festival" dit trajet (avec ses surprises et ses Highways pour l'éternité), dit autre spectacle (Jeanne Simone par exemple) - quand on peut les voir (d'où qu'un seul exemple), dit rencontres (avec ses t-shirt) incroyables, dit aussi l'Hôtel et ses évaluations, trajets, trajets, trajets, dit discussions sur cela et sur ceci, dit aventure de bande, dit merguez-frites à St Laurent-Blangy (le plan de plus le soir du 26, ben quoi, ben quoi), dit un peu beaucoup de fatigue(s), dit parler des projets en cours de chacun, groupes où amours, dit debriefings, débriefings, dit échauffements, dit recherche de photos le lendemain sur Google (ah?), accrochage avec le/les photographe(s) car souvent les 234 objectifs devant les spectacles sont présents pour vendre des photos aux Compagnies après (pas d'autorisation pour les prendre et en vente sans possibilité d'utilisation sinon - ah ! ah ! vous rêvez les mecs !), dit rentrer tard (3h30 comme d'habitude), dit un peu en manque d'adrénaline le jour d'après, dit tiens, et maintenant ?












dimanche 20 juin 2010

Ce fut "Les Branks" à Dombasle. le 20 juin.


Les Branks / L'improvisation. Ces risques et ses infinies ressources. Mais que tout cela est volatile.


Une gageure sans enjeu autre que la volonté de toucher avec ravissement cet état d'incroyable évidence d'un monde fait de musique. Musique en terme de manipulation de sons, musique en terme de déplacements, musique en terme d'intention de jeu, musique sans aucune volonté, son de l'abstraction, charmes des horizons acoustiques.


L'improvisation. Une manière d'être. Une clef pour embrasser.

"Soudain, elle tomba par hasard sur une petite table à trois pieds, tout en verre massif: il n'y avait rien dessus, à l'exception d'une minuscule clef d'or; première idée d'Alice: elle appartenait peut-être à l'une des portes de la salle; mais, hélas! de deux choses l'une: ou bien les serrures étaient trop béantes, ou la clef trop petite, toujours est-il qu'il n'y eut pas moyen d'ouvrir une seule porte. Cependant, entreprenant une deuxième tournée, Alice tomba sur une portière qu'elle n'avait pas encore remarquée; et derrière, une petite porte de quarante centimètres environ; elle essaya d'introduire la petite clef d'or dans la serrure, et à sa grande joie, elle s'ajustait !" - Alice au pays des merveilles.


Mais voilà. Parfois. Rien de tout ceci ne peut être révélé.
Alors oui, la forme, une partie du fond, les allures, les gestes et pourquoi pas de (bonnes) inventions viennent donner un sens spectaculaire à l'événement. Des "choses" se passent, un monde se dévoile, une féérie apparait. Finalement un emballement énergique avec sept girafes déjantées.... mais... pas cet état si indéfinissable de mots où l'on sait que tout est au monde et que le monde est là, ici, oui à cet endroit précis. Mais oui ! Lorsque cet instant révèle ses immenses ressources poétiques, ses perspectives, ses innombrables réalités. Tout coule, chaque geste semble appartenir à l'histoire en train de s'écrire, chaque son est comme greffé à ce nouveau monde.
Les Branks l'on connu, beaucoup l'on sentis déjà, on voit bien de quoi l'on parle (le fameux premier son d'un concert qui vous dit presque tout de la suite). Ce n'est pas inaccessible. C'est ce que l'on cherche en permanence. C'est à tout le monde. Il faut juste lever le voile.


Mais parfois... Mais quelques fois....Non. Ce sera un beau concert, ce sera un "bon set" Branks ou une "chouette pièce" de théâtre, ou une improvisation d'un bon moment... mais... pas cette beauté indécente, cette impudeur de l'instant, ce "truc" qui vous emporte. "Lift the bandstand" disait Steve Lacy en citant Thélonious Monk. Lift the bandstand. Faire décoller l'univers, faire sublimer la scène.
Pour les Branks, emmener tout un public et s'emmener soi même dans une épopée. Emmener la Rue au pays des merveilles. Lift the bandstand. Transformer le temps qui s'échappe en souvenirs, croire en l'avenir, se laisser porter par le désir.


Bah. Il faut chercher, encore et encore. Tenter, encore et encore. Explorer, toujours et toujours. Pas de vérité sans défaut(s). Ce Graal qui arrive parfois est ontologiquement bouturé à l'Improvisation et ses miracles, mais il faut savoir en verser le miel.

aa (pour Azimuts)



vendredi 11 juin 2010

Kiss kiss kiss le Fourneau


Ah ! le Fourneau. Une veille, un élan, un mouvement. Une idée pour demain et une fabrique d'instants.
C'est un engagement, un regard militant, une conviction et une douce audace. Le soucis permanent de relier les uns aux autres, un phare pour ceux qui le désirent, un accompagnement pour ceux qui le veulent. Un Centre National aussi, mais enveloppé de cette esprit d'exploration et de ce sens de l'épopée artistique et humaine. Question de marins, question de fraternité créative.

Les Branks ici se sentent en famille. De Girafe à Maçon d'Art c'est normal. La Rue comme épicentre, comme lieu à engager, comme outil à faire vibrer, comme pays des merveilles. C'est tout un art que de concevoir l'espace publique comme une île aux trésor. Et le Fourneau sait le faire. Provocation à la trouvaille, à la découverte, au truc qui renverse. Tranquillement. Surement.

Un espace, un endroit, un recoin, un village ouvert, une fenêtre, peut être même un paquebot sur le départ. Cette émotion de ce qui va se vivre, de ce qui va s'enclencher : la résidence d'un groupe d'artiste au Fourneau c'est la promesse d'une liesse, la joie d'une invention. Demain est un autre jour. Demain sera notre jour. Demain sera le jour.

Envoyez les flon flon ! C'est maintenant où jamais !
aa

Horizon 2012.




Et c'est parti pour la nouvelle création d'Azimuts. Horizon 2012 car il faut du temps pour murir, imaginer, tester, emballer, refaire, refaire, refaire. Mais c'est parti.



Électroacoustique, danse, parole, nature hybride, lumière, vibrations, mystère nocturne, grands espaces.... Zabotte et Mickael se lancent dans une perspective unique de greffe. L'art pointu se jette au vert. L'électricité circule dans les plantes. Le son se transmet dans le sol, la vue se trouble, les sens se perdent, il semble même que cet espace soit en mouvement.... une bio-invention.




"Entrailles".
C'est Zabotte. C'est Mickael. C'est l'histoire d'une vie, d'une femme, de beaucoup de femme, mais de cette femme. Ce sont ces épopées intimes qui changent le monde. Les moments exceptionnels et ce banal qui circule, ce quotidien qui transforme, cette aventure de l'intérieur qui bouleverse.
Mais pour tous, ce sera un moment de complicité, une sensation d'être, un temps d'empathie sensorielle. Une balade, un trajet, une immersion, et pourquoi pas, une baignade au clair de lune.


Oui, cela sera joyeux. Oui, cela sera inquiétant. Oui, cela sera une grande surprise visuelle et sonore. Oui mais pas seulement.
Au fond, il y aura cette question de soi, à soi, ce regard sur le temps qui passe, sur le temps qui dévore, sur le temps qui vous fait apprécier ce temps. Un histoire de femme, certes, mais une histoire de la femme, surtout. La vieillesse et les chamboulements, les joies et les émotions, les intimités et les exclamations.


Et puis le champ de l'invention.
Dispositifs électroacoustiques, lumières transportées de part en part, manipulées, déformées ; vibrations rutilantes, images travesties, mouvements de danse, impressions de textes, sens du vent, palpitations. Des interactions par capteurs, des transports amoureux, des diffusions de sol, caresse du vent, des retraitements in situ, douceur des sens, MAX/MSP et tendresse des nuits d'été.

Entrailles.


Mickael et Zabotte en parleront bientôt beaucoup. Mais voilà les prémices et prémisses, le printemps d'une grande perspective. L'horizon 2012. La suite. Demain.


Hop. Ce fut la première réunion musique - metteurs en scène. Ce fut le début du début. Des images volées. Des révélations. Il est fait pour ca ce blog, non ?
aa