vendredi 12 novembre 2010

Simples passants.


incompréhensible chemin des architectures
c'est quoi le sauvage sur le coin de mur



un temps fini, passer de l'autre côté
les idées les pensées les espérés
fané ou délaissé
pour ne pas oublier
conserver
quoique ce soit quoique ce soit



elles se tenaient là, observant le pavé battu, 
de drôle de femmes, de drôles d'airs,
personne ne prêtait vraiment garde à cette garde.


Obsessions et/du détail.



L'obsession est le détail, l'aimante pair qui fait l'affaire. En art comme ailleurs, en amourette comme d'ailleurs. L'obsession ou le fuel des poursuites. Le détail ou le point de départ (Arman et ses séries* ne viennent pas d'ailleurs d'ailleurs, ces poubelles* non plus de plus).
Un détail, un anodin du coin, une dramatique babiole, un rien qui brille qui lance l'inauguration des idées et l'aurore nerveuse des obsessions et des lendemains qui se lèvent. L'érectile comme réplique aux vétilles ; l'échevelé poursuite des questions lancée. Le monde d'un coup d'un seul se résume, contracté à cette affaire, à ce big-bang personnel, un hardcore de pensées, un effondrement gravitationnel, le centre d'intérêt comme puits sans fond. L'oubliette aux obsessions.

Cette histoire de détail qui obsède, qui hante qui tourne les têtes, fait partie des avancées et des envies à inventer. Fouiner les équilibres ou les constructions possibles, aller voir si cela tient ici ou si cela lâche là, tenter d'y voir clair et de faire rendre l'âme aux objets, sonores, ou autres, ou autres. Il se peut même que cette fascination du détail, cette obsession d'une singularité, d'un unique point d'eau des imagination fertilisées, soit tout l'enjeu des regards de l'art. 
Happé par le désir concentré, dévoré par l'étoile d'un ciel qui rutile, un rien, ε dans les mains, l'art comme simple réponse, une recherche des universalités, une balade enflammée, la route des sous-bois, et les fraises sauvages, et les fraises sauvages.
Pas d'autre voie que de se précipiter, se jeter et rien d'autre dans la pair amante, obsession du détail, ce bout de chemin survolté à engloutir et le tendre ballet de sentiments à épuiser. L'art, aimer, l'art, explorer, n'est que ceci finalement, une quête des liens et des géographies qui assemblent les futilités vibrionnantes, de jolis lucioles d'idées - presque pénétrables. Une obsession de cartes en équilibre, un jeu de châteaux utopiques, dressés la nuit, ou ailleurs, ou ailleurs. 
Chercher à voir. Dénicher les raisons d'être, partir de rien, aller vers un quelconque, qu'importe, qu'importe car il n'y à pas de sens nécessaire et ce n'est à coup sûr pas une navigation vidée de mystère.

L'art a soif. L'art est dans le détail.

jeudi 11 novembre 2010

Et viva la revolucion !

Mon désert. Et autres, et autres.



Chacun ses traversées. Parfois lentes, parfois rapides. Et puis O! un saut, de l'autre côté. Unique manière de voir une réalité ? Passer outre ! Ce peut être en un clin d'œil ou ce peut être telle une longue marche, en tout cas pour demain ou, juste après l'heure. 
Mais... chacun ses traversées, parfois lentes, parfois rapides, et puis un saut de l'autre côté.




Une tentation, ou une situation. Pas banal ! Mais de l'autre côté, du miroir, et du regard. Une vitre d'écart et tout change et tout reste, et bien ça, ca change tout ! Une vitrine des expositions presque humaines,  alors... une duperie, une rêverie. 
C'est pour demain, c'est pour demain, criaient-ils, c'est pour un jour, c'est pour une nuit,  répondirent-elles, mais de l'autre côté du carreau, et du pare-brise. Un peu d'air frais.




On ne sait pas, on n'y arrive pas, à quoi, à lire et à relire. C'est pour plaisanter, bien sur, évidemment, ben voyons, un moment, une idée, juste en l'air, pour rire. Mais c'est extra, mais c'est quand même !, et ça se permet bien un demi-sourire, un ultra-fin type facétie, et de nuit ou de rien, pardon, Madame....

mercredi 10 novembre 2010

La lorgnette et le temps filé.


La photographie par sténopé* ou comment épingler le déroulement des choses. Donner du mouvement à une photographie en prenant le temps pour embarquer le temps. Une idée simple, une lorgnette minuscule* sur ce qui file et voilà l'idée marquée, les moments rassemblés. Des mois de pose* parfois pour sentir ce qui disparait en laissant les traces d'un passage. Une photo par sténopé* c'est tout un monde réunis. Une convocation sur un point précis, et voilà le réel qui bascule et voici la réalité sublimée. Parfois/Souvent une idée très simple peut changer la vision de tout un monde. 
La poésie d'une photographie chargée d'histoire. Nulle tristesse - peut être un peu de nostalgie d'un moyen technique marginalisé - et nulle comparaison entre duperies inventives (photos numériques/photos argentiques), mais le sentiment d'une prise de vue portée au delà du regard. Le temps qui passe capturé, un instantané collectif. Et le vivant d'une nature morte.
La beauté par sténopé se laisse surprendre par le résultat. L'aléatoire de ce que cela va donner décidé par l'accumulation de si petits moments. Une somme. Un ensemble de temps passé et de lumières stratifiés.

Une histoire étrangement fidèle au cœur des amourettes finalement, comme un écho, comme un reflet.


Drive drive drive.



C'est pourtant vieux (90), mais au croisement du noise, du punk et du math rock, "Drive like Jehu"* pose les sons granuleux d'un rock toujours en invention. Le reste est à venir.

Et le larsen. Le larsen comme élément ontologique de la musique. Le larsen, une entité sonore à part, un faux frère, honni par beaucoup et désiré par tant. On le retrouve dans le rock pourtant comme dans les débuts de conférences* (à 8:07, il traine et le voici tarte à la crème acoustique) mais aussi comme matière essentielle de composition ou d'improvisation électroacoustique. C'est une signature des musiques sauvages, un mustang sonore, une échappée libre. Il file, il se dérobe, on peut jouer avec, le tordre, lui faire rendre l'âme et le corps, aller le chercher, le fouiner, le décupler, le profaner, le dépecer, il reste en lui quoiqu'il en soit cette vibration unique, ces profondeurs, cette densité à faire dégorger. Le larsen est l'avenir de la musique et c'en est déjà, un passé. Tout comme le sample pour les temps modernes, le voici au rang des terra incognita à explorer.

Dix.



Ou 12 ou 16 ou 2, ça n'a pas vraiment d'importance. Mais pour sûr, les jours d'absences ne se comptent pas comme les jours de présences. C'est infaillible. Ce sont des jours de futurs ou d'anciennes présences, presque envolés, presque disparus, des jours habillés, des jours pensés, et légers, légers, légers. Finalement la réalité imaginée donne parfois des airs qui tournent les têtes. 

Billet mystérieux, message à double fond peut être (cacher pour mieux révéler le creux des reins d'une impression,  fantôme au sens ombrés). Et pourtant l'intérêt est d'imaginer, en quoi et pour quoi pas, un jour présence ne vaut pas un jour absence, puis dans les deux sens. Étonnant alors de s'apercevoir que l'absence peut générer parfois plus de présence que la présence. Paradoxe de réalités transformés par l'idée et les pensées-pilotes, charmantes accompagnatrices irraisonnées des jours longs - et lointains. 
Et puis voilà que ces fils en absence donnent aussi de l'idée d'envie. Idée de romance ou idée d'inventions. Idée des fois à venir ou idée des châteaux à bâtir. Ce billet sombre décidément dans le sibyllin. A ne plus rien y comprendre...

Mais alors puisque l'on y est, les jours d'absences comme comburant aux fertiles tentations (c'est le combustible), aux fébriles fictions de futurs présences, ne se drapent de hardiesse que pour inventer (c'est la combustion) - et le temps de son côté, le time is on my side*, pour l'instant, pour l'instant. 
Le temps encore. Sempiternel facteur des joies en présence qui roulent sur les jours d'absences. Un jeu des mots, un jeu de conjugaison des obsessions. Chacun son style.

Présence/absence, le beau dilemme, assurément. La balance des sentiments et à chacun son comburant pour aiguiser les sens et les inclinaisons. Ermite de pensées, évaporées, ou anonyme, car simplement rêvé, voilà une autre manière de voguer en absence sur une route aux parfums de rhum, d'ivresses et de libre pensées.

Reste les fonds. Les fonds écrits de l'affaire. Un coin de cale des jours d'absences.


mardi 9 novembre 2010

Blog x.



Et voilà. "Entrailles" à son blog. Le quotidien pour tous et le merveilleux pour chacun (sans imaginer que...*). La vie belle....

IN/OUT




Commencer un projet et en quitter un autre. La loi des indisponibilités dirimantes et le jeu des vases communicants. Quitter un groupe de musique et se jeter dans un projet danse et musique (Cie Sosana Marcelino* et blog*). La vie comme elle va. Par hasards, par rencontres, par télescopages de circonstances, pousser les découvertes et les enjeux différents, une manière d'élargir l'esprit, le regard et le sens de l'équilibre.

Danse et musique. Une architecture de l'espace, acoustique et physique, gestuel et sonore. C'est une exploration sans fin de cette carte des expressions. En improvisation ou en écriture, qu'importe puisque le lien entre geste et son à bien changé depuis longtemps. C'est une histoire d'espace commun, de matière à bouger ou à faire vibrer. Geste et son ne sont qu'une seul et même volonté d'ausculter le volume, en saisir les particularités et les résonances. Le geste du son et le son du geste, puis la danse, puis la musique et cet élément hors du commun qui rassemble et met en relation les uns et les autres au delà de ce qu'ils sont individuellement. C'est une vision ouverte, totale et libre. Cet espace est le carburant des inventions et des émotions. Ce n'est pas un tableau ni même une scène pour montrer, bien davantage, le voici partie prenante, le voici lieu vivant. Le pari est là. Chausser ce point d'équilibre, ce génie du lieu.

Le confiteor aux oubliettes !



Old school. C'est vrai, c'est vrai. Mais ce n'est pas rien, Charlie Parker, one two three (déjà free !) four  une ode aux musiciens sur-vitaminés, hommes es liberté, jazzmen gorgés d'envies et de souffle à combustion permanente, ce sont eux, les romantiques enflammés qui prennent la vie par tous les deux bouts, à bras le corps, et font bouger la quotidienne création du jazz en 1950. Écouter Charlie Parker c'est être surpris des angles (Martial Solal à aussi cette science joyeuse), le blues virevoltant, la chaleur incisive de notes qui déchirent à vitesse V, et toute l'étincelante invention, le coup de trafalgar sonore des expéditions mélodiques.

On aime retrouver la modernité flamboyante de l'époque, la provocation à la fureur de vivre, ou à la révolution, qu'importe le flacon. La musique, et le reste et le reste, est à vivre ainsi. Les mains dans la confiture et le Confiteor (soufflé par une belle de l'air rien) aux oubliettes.

"Allez-vous bientôt manger votre soupe, s... b... de marchand de nuages ?"*



lundi 8 novembre 2010

Un (gros) doigt de tactile ?



Musique tactile / musique sur corps. Et musique au travers des corps*. Voilà une avancée de plus dans l'exploration du son, cet objet physique, cette vibration intime. C'est Lynn Poke* et Julien Clauss* (interview, où l'on retrouve l'acousmatique et les réflexions en cours sur la spatialisation du phénomène sonore) qui pratiquent cela en hamac* ou sur matelas. Un dispositif électroacoustique écho des massages sonores de Thierry Madiot*.

Le son, expérience sensorielle, ce n'est finalement qu'un pléonasme, mais tout comme l'on oublie le sens du toucher ou de la vue par abondance de stimulus et codification des sensations (bien souvent la "musique" n'est perçue culturellement que comme une histoire narrative, mélodique et stylistique, l'Art des bruits* date pourtant de 1913 !), il s'agit par tout moyen de rapprocher le corps des éléments physiques dans lequel il évolue. 
C'est un jeu de vérité des situations. Redonner une idée des intérieurs et des extérieurs, des perceptions, des médiums, des vibrations et du sensible. Le son et la musique des émotions.
Simple et très naturel.




Vous prendrez bien encore un peu de vague à l'âme ?



La Soupe Cie* à Pantin - Pantin ! Ville marionnette*, "Entrailles"* de la Cie Azimuts* à Metz ou Moirans, "Pince de Crabe"* des Fruits du Hasard* en goguette - et le vague à l'âme des retour de résidences. S'il est un sentiment paradoxal c'est bien celui ci. Sentiment provoqué, un négatif de trop de belles couleurs. 

Cela marche en deux temps. Un pied dedans puis un pied dehors.

On entre en résidence comme on entre dans les ordres, une apnée sociale et une réinvention des liens psychologiques, par la bande, la création mutualisé, les doutes et  les joies mêlées. 

Une résidence d'un mois ou deux ou trois c'est une véritable plongée de sous-marinier, le Vigilant, le Téméraire, le Tonnant et le Triomphant comme SNLE* de comparaison. Trente jours d'autarcie et d'exaltation incandescente des envies et des objectifs. Ce n'est jamais banal. Corps et esprit enfermés pour mieux libérer, le double jeu des contraintes. 
La résidence ou le temps de resserrer les pensées autour d'un même et mutuel besoin d'arriver. Et toucher cet élément projeté, atteindre le spectacle vivant, transformer le plomb des techniques en heure de mystères, ouvrir les horizons, avaler goulument l'air pur des cimes, imaginer... C'est une traversée, une profondeur fendue, un déplacement tendu des corps et des esprits emmêlés. Un priapisme émotionnel.

Et puis la quille. L'adrénaline et les endorphines (ces splendides hormones du plaisir) en sac à dos et le vague à l'âme qui pointe le bout de ses mélancoliques baisers. Point de nostalgie, mais la conscience soudaine que le reste du monde est parti devant. Il à bougé. Il s'est déplacé, aussi, vraiment. 

Il a presque filé !

Vous prendrez bien encore un peu de vague à l'âme ? Cela colle à la peau, décidément ce n'est jamais anodin une sortie de résidence. Il s'agit d'imaginer un sas. Une transition de sentiments pour un basculement de rythme. 
La sortie de résidence comme la sortie de la caverne* (de Platon*). Un aveuglement de sens mis à vif pendant les jours d'immersion et les illimités possibles du théâtre à l'ombre. La vraie vie est dehors, mais les vies rêvées provoquent à la plongée. Ce n'est pas triste, même pas secret, un peu alambiqué o.k. okay OK, mais voilà bien un trip agréable.

Il est temps de reprendre le cours des choses. Remettre les imaginaires au pas des banalités. Un plaisir de descente, un arrondi d'atterrissage, un bel air de reprise, et se délecter des plaisirs emmagasinés et des souvenirs emportés.

Et puis, qui sait ? Le monde à changé mais l'avenir aussi.



2D 3D 4D.



En 2D les choses sont simples. C'est là, c'est clair c'est devant c'est certain. Pas de maldone, on sait quand même bien où l'on va. 2D pour deux dimensions. Devant et pas plus loin. Manque la profondeur, forcément il manque la saveur, on ne peut pas vraiment toucher, on dirait une vitrine, non, une apparence, oui, une illusion, ce n'est que le papier glacé d'une réalité sans chair, et sans autres plaisirs que les on dit, sans autre espoirs que la couleur de ce que l'on croit voir - et pour tout dire, une drôle de duperie.




En 3D. C'est moins rien, c'est connu. Mais oui, voici la sculpture, le corps qui revient et les courbes de l'élégance qui se dessinent. 
L'ombre ! Une part suggérée, c'est sacrément plus profond dis donc, on pourrait presque s'y perdre tant on voudrait y choir. 
Certes, loin de la vraie vie, ce banal, ce quotidien tellement plus fringué de merveilleux, mais quand même, on semble bel et bien caresser un intérieur, et cette senteur proche des soifs et des promesses, l'abondance des points de vue. Une rencontre du 3ème type, c'est pas mal, pas mal, pas mal du tout, prometteur et déjà bien emballé comme situation. La 3D comme reflet des coins qui tournent des affaires qui roulent et de l'esprit qui y prend goût.



En 4D. BoUm BadABouM. Alors, wow, rien n'est pareil. Le temps a fait l'affaire. Chapitre 1 à +∞, ce n'est vraiment plus la même histoire. C'est plutôt très bien ! C'est plutôt pas contrôlé.
Ça se corse, ca fume encore de face à face et le son de cette fureur électrique, le souffle coupé par le piment. 
La 4D, ce n'est effectivement pas pour les fillettes. On déballe le fond des ventres, cartes sur table et le reste à l'abandon. Les loques des alentours pour seul décor. Qu'importe ce qui importe, des vertiges de trains qui s'emballent, qui sifflent qui hurlent à tout blind, fous de flous et joyeux endiablés. Une sensation de dehors les normes, un coup des hors champs, les vastes et fastueux et luxuriants et opulents et inassouvis et licencieux et libres mondes parallèles. 

Les Chants de Maldoror en cohorte car, Ornicar, on ne sait pas si les ruines des embrasements, ces beautés d'Antiques seront les romances réinventées.




Ah ! Le temps fait l'affaire. Radicalement. C'est çà mon petit bonhomme la 4D, une ordonnée à l'abscisse, et pfuitt la réalité visible enflammée par les réalités partagées. Comburant/Carburant réunis pour bruler, lumineux et lubrique ballet.

Le temps ce temps, joyau serti des rombières 1D 2D 3D et autres fantasmes non éprouvés. C'est lui, c'est cette 4ème dimension, ce temporel qui se tape et désape le spatial ; et les voici chevauchant le sauvage, l'aléatoire et les présents ontologiques. Rien demain, rien hier, tout à consumer, tout à balancer, on verra bien, on verra mieux.
La 4ème dimension et la relativité* qui réapparait. Le monde physique et ce temps qui caresse les corps. Retour du grand frisson. Et la joie des courbes géodésiques. Le bel arrondi.



Rendez vous H !

Hartley 2 - 2ème rendez-vous

Histoire de passionnés. Il se passe des choses au loin. "Deep Impact" est passé pas loin, 700 km, une poussière de kilomètre dans ces insondables sondés. Là gambade un caillou gris, transpercé de lumière ou de vents solaires ou de particules stellaires.
Le duo est loin (37 millions de km) et la mission - EPOXI c'est son nom - est partie il y à un bail aussi. Mais nous y voilà. Une rendez-vous, une émotion même pour un bout de roche, ou de poussières agglomérées, ou quoique ce soit puisque personne n'est vraiment certain lorsque c'est si éloigné. 

Mais voilà, Deep Impact, la sonde de la NASA* qui sonde l'insondable à rencontré la comète Hartley 2* (des détails ? Il y en à plein le projet*).
Rencontrer* (vidéo*) une comète. Un sacré pari, en attendant les pénétrations d'objets célestes qui ne sauraient tarder* puisque que déjà ce sera "Rosetta" qui s'en paiera un en 2014 (elle fouinera alors 27P/Churyumov-Gerasimenko en y posant en novembre Philae - le blog* de l'aventurière).



Se poser sur une comète. La belle affaire. Ce n'est pas donné à tout le monde, une exception dans le paysage des accointances. Suffit pas de regarder, faut aller chercher. Une Odyssée, une équipée sauvage, un lancé de dés toujours quand le risque 0 n'existe pas. Mais ça vaut le coup, assurément, forcément. Pour aller voir, et puis une curiosité de savoir, une poursuite des lubies ou des envies ou des desseins.

Tempel 1 - 1er rendez-vous

Robe noire.

 


La robe noire, d'un soir, sur une pleine lune luisante et camouflée, habillant (mais) comme on voudrait révéler, ou dévoiler, ou déshabiller. C'est l'histoire de nuits qui se donnent à penser, ou de celles, celles, qui se plaisent à danser, autour des envies ou des ennuis, ou bien, simplement, si doucement, le vague à l'âme flottant au dessus de ces peaux hypothétiques, depuis longtemps lustrées d'imaginations. 

La nuit, cette nuit, et sa robe noire esquissée. Une pleine lune, une vieille lune dissimulée, et les deux lunes, un synonyme (!), un mot de travers (?), rien à voir, ou si peu, ou si veux, l'arrière train d'une journée, la croupe nocturne et grisante d'un diurne et euphorique point de vue. Le spectacle des commencements attifé de charmes inexprimables. 
Fin de fin de journée pour débuter tout un réveil des enfouissements. Sentir la robe noire nipper et regarder les blancheurs laiteuses, et les nuits étoilés, et les discrètes, chalouper. C'est un chemin léger, léger, léger. Sans à-coups, juste ce qu'il faut de cabotinage, une feinte sur le temps qui passe, une caravane d'invention. Et les chiens qui aboient au loin, sans le son d'une réalité, on dirait un temps moderne, une trouée, un pas en avant, un pied de nez sur la constellation qui se balance.

Chacun ses lunes finalement, ces lubies agrippées aux sens décidément, collées la nuit profondément, cramponnées aux histoires de contre-jours avec des crocs d'impatiences et de convoitises. 
Une gourmandise pour les laisser aller, une robe de nuit qui luit, une robe de la nuit qui fuit, une robe nuit noire, tremblante, volante, très émouvante.

dimanche 7 novembre 2010

Écho en titre.




Un blog les jours et les jours couchés, et un blog sans rebonds par des jours et des jours occupés. Ca va revenir, ça va revenir. Dés le temps volé au temps pris, une ou deux minutes subtilisées par ci par là au bord des idées attrapés.

Trois jours dans le nez, ça va revenir ça va revenir. Trois petits tours et puis retour des mots retournés comme une terre aérée. Quand même ! Ce n'est pas la fin du monde une Terre au temps qui tourne.

samedi 6 novembre 2010

OlaChuck.



2 pieds 2 mesures. Entre répétitions et la scène folle des concerts c'est souvent le jeu des escarpolettes.
Contraintes des techniques // libération des corps et des esprits. Deux parallèles pour un même château de carte. La répétition comme projection et le concert comme évasion - finalement, voir loin devant. Les uns en pensant, les autres en volant.

Et les réalités résistantes, et les chausses-trappes, et les agendas des impossibilités, et les télescopages de personnalité, et les jours qui se présentent, détachés, ou... le tremplin des espoirs rattrapés.

2 pieds 2 mesures. Un "Check in Balance" pour le même lendemain, celui des altitudes, des hauteurs de vues, le survol joyeux des futurs présentés.

Express

vendredi 5 novembre 2010

Idées froissées et temps pressé.




L'art et l'hôtel. Sophie Calle en a fait une sociologie et une esthétique, pour le dormeur lambda c'est un coin simplement tranquille, une île, avec ses codes et ses habitudes de passage.
L'endroit que l'on jauge, 12m2 de sommeil formaté, la chambre que l'on compare aux chambres sans le vouloir vraiment, une nouvelle maison, un déménagement sentimental, pour une ou deux heure, pour une étape isolée de nuit ordinaire, un ailleurs dans l'ailleurs et une carte de cieux inexplorés.
On pourrait même y voir une certaine poésie du banal. Un espace qui ne vit que par cette occupation momentanée. Un hors lieu pour un hors temps.

Le guet d'existences en transport, anodin paysage pourtant mille fois renouvelé. Combien de vies se sont laissées aller ici ? De légers froissements de trajectoire aux belles aventures dans un lit à l'allure de marbre.

La chambre comme une amourette, un temps habitée, un autre visité, un temps passé. La chambre des artistes ou de tous ceux qui flottent en partie.

Plus simple la vie.







Mobile dans l'immobile.



Les musiques mobiles comme les corps mobiles. Pour ceux qui aiment élargir les lieux de transition, écouter Martial Solal, ou autre, ou autre, dans un train ressemble à une évasion du mobile.

Le train, ce lieu sans domicile fixe et la musique d'un pianiste qui survol les paysages transpercés. Des improvisations qui soulignent le mouvement par l'oreille et une transition sans autre mobile que la couleur d'une prairie qui file.
Le train comme paradoxe temporel et le train comme suspension intra-mobile.

Martial Solal, un jeune piano de 80 ans, et la facétie de la voie et des âges. Le voyage aussi. Un aéronef d'esprits dansants.
Rien à voir avec ce train - TGV Nancy/Paris numéro 2571 - ce mobile rapide, nef sur parallèles, qui emmène tout son monde par delà les impatiences en attente.

Il faut prendre ce temps et savourer l'espace unique de ces heures embrassés. La musique écoutée, et déplacée, par l'enchantement d'un moment mobile, n'est plus la même. Une étrangeté de circonstance.

Et voici Paris. A peine le temps de vivre deux amours, qu'ils se rejoignent, l'ici et l'ailleurs.


jeudi 4 novembre 2010

mercredi 3 novembre 2010

Frissons d'esprits.



Lubricité et poésie. Mais comment, mais comment. L'oxymore des lectures en chair, l'objet des désirs ou le noir sur blanc comme jolie fantaisie. Et pourtant. Un mariage de raison, finalement, une déambulation sifflante, et chantante*

Visiter Baudelaire alors, ses serpents qui dansent* ou ses bijoux qui flamboient*. L'attrait, chair nue, le collage en double sens et les emballements de vue. Ce n'est que l'idée d'une époque en déshabillé*, rendue aux sensations hallucinées et aux douces chaleurs roboratives, celle où poésie et lubricité se répondaient comme on se regarde, sans remords ni ambages. Et un château en Espagne. 
Nulle tristesse, rien d'évaporé, mais le sens d'une alerte aux sens et la vivacité des sempiternelles quêtes*

Et la périphrase*. La périphrase pour élever les pensées, décaler le réel et les appétits, l'art du charnel comme l'art de l'écrit, une manière de délier les langues et les esprits, et une voie aux airs d'ondulant parfum*

La douceur qui fascine et le plaisir qui tue*, curieuse casserole azurée qui fait revivre le tremblement des choses flanantes et des airs dissipés au coin d'imaginations volatils. Un rossignol d'illusion ? Peut être aussi une échappée, une envolée, et toujours les premiers pas fugaces sur les lunes. L'art de l'écrit comme alliage des poésies et des excentricités. L'esprit bordé de desseins colorés, fumantes espérances.

Poésie lascive, élégant fantôme des élucubrations ingénieuses, gambille de la chair fébrile et du vif esprit, art du récif.




Il faut être toujours ivre, tout est là : c'est l'unique question*.


mardi 2 novembre 2010

Soupe et Cie à tous les étages.




La Soupe Cie* débarque à Pantin, au Théâtre de la marionnette*. Pendant un mois. Tous les spectacles seront en jeu (Macao&Cosmage*, Sous le Jupon*, Au plaisir d'offrir*, Ce que je fais là assis par terre*, Orphée-Manipulations*, Humeurs* et Vanités*).

Mais pas seulement, puisque le 6 novembre avec l'événement "Pièces montées"*, La Soupe Cie s'occupera également d'engloutir le diner  par des interventions loufoques, décalées ou farfelues (entre le roi de la Danse Tente et la princesse du Dance Floor)..

C'est un mois aux petits oignons, un mois complet de spectacles dans tout Paris et parfois même pour toute la nuit (l'extase forcément, forcément l'extase).
Pour l'équipe de La Soupe Cie ce sont aussi de grandes retrouvailles joyeuses. Une histoire de paris artistiques mis en lumière. Une belle épopée, en vie, en cours, rassemblant les révolutions, les joies et les amourettes de cette troupe de marionnettistes.
Partager la fabrication de spectacles c'est aussi partager ce qui fait avancer. Une mutualisation des découvertes individuelles, des histoires personnelles et des quêtes artistiques. Tout compte fait une compagnie se construit comme un château de carte, en équilibre sur des envies, des espoirs et des tentatives. C'est une idée projeté aussi (par Y. Welschinger et E. Doménicone en l'espèce), mais accompagnée et nourrie de perspectives, de renouvellements esthétiques, de confrontations intellectuelles, de provocations et d'audaces qui se partagent.

Et puis, et puis, retrouver la saveur un peu fanée des musiques de spectacles déjà passés, avec "La femme poisson", le tout premier grand spectacle qui verra ses thèmes rejoués à la soirée "Pièces montés".
Quel curieux sentiment d'ailleurs de rejouer ces notes. Un souvenir dans les doigts et dans les esprits. Des airs presque oubliés qui se chantonnent parfois sous la douche, ou entremêlés dans d'autres compositions en cours.

Pour le musicien, les mélodies inscrites reviennent vite - mémoire digitale. Mais le curieux n'est pas tant là. Plutôt dans la sensation d'un temps qui à construit les futurs dans lesquels nous évoluons, des futurs composés.
Ce mois sera aussi un regard en arrière sur ce qui nous fait dorénavant. Et c'est aussi ceci  et cela que partage une compagnie.

Le passé de nos futurs et les histoires d'amours.


lundi 1 novembre 2010

Ah ? O.K.



Le coup d'œil, c'est comme le coup de foudre. Sans doute. En plein dans ta face au coin du bois. Pas prévu et arrangez vous avec ça. Encore faut-il croire au coup de foudre. Le tonnerre des amours ? Restons dubitatif. Mais l'emballement des corps et des esprits, okokok. A chaque coin de rue, de parc, de mur, de poubelle, de porche, de vitrine, d'attroupement, de paysage, d'horizon et de quotidien. Et finalement ce n'est que le regard que l'on porte sur les choses qui leur donne une histoire. L'envers de la marionnette où l'on fait vivre le regard de l'objet ? Peut être. A creuser. Rien d'exclusif, juste des constats de stupéfactions. Rien moins. Rien de plus. On fait avec. 
Si on regarde de ci et de là. Tout de même, voir d'une certaine manière, caresser des yeux ce que l'on aimerait voir unique, emporter sa version des environs et des envies, voilà une méthode comme une autre pour ressentir. L'empire du regard comme l'empire des sens. Sans restrictions, en voyeur, en chasseur de papillons, en bourlingueur de banalités soudainement éveillés. Donner à voir comme l'on perçoit, chacun sa couleur. Et après tout , s'il l'on détaille précisément ce coup, chacun son monde. Un regard pour un monde. Et chaque regard est un monde.

Et voilà l'amourette des yeux doux qui file le long des vertus bousculés.



Take it easy...




Et d'un coup les sérénités ! En .mp3 couché sur les Lunes. Ou en quoique ce soit d'autre. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? Pas sûr. Mais chacun ses ancres à repos, sa route du rhum des solitudes peinardes, ses paradis de recharge. Et la musique aussi pourquoi pas, qui se balade entre les oreilles, en stéréo ou mieux, bien mieux, grâce à Dove, en effet binaural* !

Take it easy. Prendre un peu le large, se retirer du marché des sociétés et apprécier le vent frais.

Il y à un peu de cela dans les aventures lointaines mais aussi dans les horizons intérieurs. Sans fuite et sans remord mais avec la délectation de sensibilités sempiternelles mais pourtant étrangement nouvelles. S'isoler pour mieux penser c'est prendre la route de soi, comprendre celle du rhum et partager les premiers pas sur la lune.

Take it easy, okay, okay, mais quand même... rester un Jet !


Jour de fantômes.




Le temps des fantômes donc. Ceux qui se trainent en arrière pensée ou ceux qui dansent en palimpseste des heures qui filent. Certains comme des empreintes et d'autre comme rêve à la vie, fantasmagorie du banal et des envies.

Jour de fantômes donc, détachés du train quotidien, en roue libre ... vagabondage, voltiges et vapeurs.

Mais les fantômes sont de vieux rossignols, sons d'ailleurs ou bruits de fond, une étrangeté qui séduit, par l'aérien et le hors-temps.
Nos fantômes complices, mais d'où viennent t-ils ? On les connait bien semble t-il. Accumulation de passés et de belles rencontres, ou d'oublis momentanés.

Le palpable au travers de la vieille connaissance. Nos vieux fantômes, peur du noir ou simples ratés de rencontres. Depuis l'enfance, mais pas que, mais pas que. Depuis hier aussi ou avant-hier.
Petits, grands, amis ou terribles, sous le venir, toujours présent.
Le corps de ces souvenirs transparents est un présent ontologique, définitivement inscrit, ciment des futurs assemblages de pensées, biologique. Et ces fantômes qui trainent, comme un écho, fabriques de nos existences, collés la nuit, flottant sur la parallèle, ces fantômes trimballés, arc-boutés, accrochés comme des poissons pilotes, ces fantômes dansants, ces fantômes qui nous accompagnent et qui n'hésitent pas à s'inviter, ces fantômes donc, font partie de la vie.

L'heure des fantômes...

Dans les tours.



Les jolies situations. 

Elles vous arrivent au coin d'un hasard, sans prévenir, sans crier gare, l'air de rien mine de crayon (expression à ne pas confondre avec avoir de la mine dans le crayon* évidemment, évidemment). Une situation à l'allure de berceuse, joliment ouatée et légèrement... analgésique. De quoi traverser une partie des gris quotidiens. Un beau moment sans lendemain, sans histoire et à vrai dire l'a-pesanteur d'un peu de plaisir de rien. 
Et à ce moment, tout le monde dans les tours, surchauffe au balcon des émois et semaine des quatre jeudis ! C'est pas banal quand même cette situation, alors chaque fois on se refait le coup du bouquet final. Les jolies situations vous prennent comme un survirage, au plaisir d'une glissade, entre les lugubres et les rabat-joies, peine-à-joie, sans fard à mine. 
Une belle glissade ? Un peu de temps à voler, un peu de rien transformé, le bel air qui reste dans les têtes et la beauté d'une lumineuse circonstance. 

Et puis s'évaporent.