jeudi 14 juillet 2011

Etranges paysages. Ah !

L'été ne manque pas d'air.

Et voilà que parfois on déniche au détour d'un label (Constellation Records* - qui diffuse vraiment beaucoup de belles choses et entre autre les Godspeed You! Black Emperor*) un saxophoniste qui s'attache à une technique alternative pour creuser le tuyau d'Adolphe Antoine-Joseph Sax.

Colin Stetson (site*) intéresse par son parcours (avec Tom Waits ou David Byrne des Talking Heads*) mais surtout par la conviction a priori de cette recherche des espaces acoustiques et de la mécanique des fluides propre à cet instrument.
Le sax bass (un solo de onze minutes, belle merveille et extra, ici ou dans sa cave*) qu'il utilise est décidément une vraie mine à son. Tout s'y trimballe et la spéléologie sonore y revêt une dimension hors-norme et aventureuse.

Mais c'est aussi le temps des polémiques (chouette !), car détesté par les uns (les amoureux de recherches sonores comme les ignorants des sons alternatifs), inconnu par pas mal, et adoré par les autres (l’inattendue et l’improbable surprise au coin d'une première partie d'Arcade Fire*), les saxophonistes qui tentent autre chose entrent dans le maelström des gouts et des envies.

Et des connaissances, car finalement tout se joue aussi par rapport aux strates d'évolutions acoustiques et culturelles que chaque milieu ou champ d’expression à construit.
Dans les territoires des musiques improvisées on a pu ainsi voir évoluer les minimalistes (le silence si précieux et déjà rempli d'histoires) comme les passionnés de sons freerock ou encore les tenant d'un lien avec le freejazz ou le contemporain, les électro-acousticiens de l'infiniment petit révélé, les électroniciens de synthèse (que de pommes que de Mac) ou les vintages furieusement analogiques, les récupérateurs/détonateurs d'objets ou les installateurs du génie de l'aléatoire, les musiciens "canal historique" comme les électrons libres.

Voilà donc un nouvel arrivant, carrément plus pop c'est vrai et moins enclin aux libertés de l'improvisation, c'est aussi vrai, mais proposant quand même une passerelle avec l'extraordinaire des sons inouïs pour beaucoup.

Difficile alors de choisir et d'écarter d'une revers de main sans prendre en compte l'écosystème auquel chaque musicien se confronte.

Il fait beau !











enfin une polémique sur Facebook






Ce fut Klaxoons - ou quand le moteur fait boum.











Un projet* de la Cie Blah blah blah* (Claire Girot & Gabriel Fabing) réunissant au milieu d'une dizaine de moteurs à explosion, klaxons, phares, essuies-glaces, auto-radios, clignotants, une batterie, une chanteuse, un baryton (oui, celui des Fruits du hasard* !) et un banc de 23 klaxons retraités en direct. 
C'était au festival Hop Hop Hop de Metz*. Une musique totalement improvisée qui tente le pari des mélanges sonores (ultra) aux mélanges visuels (plein phares). Bah oui.








mercredi 13 juillet 2011

Juste en passant.





Ce que c'est bien les (pré) vacances, vraiment...





Deux ou trois mouvements.




L'extravagant quotidien en pente douce, l'été. Peu de mouvement si ce n'est quelques trouvailles appelées à simplement se déposer, et ne pas forcément rester (les très beaux sons de la Winter Family* par exemple, où les histoires d'amour ne sont pas si simple que l'on croit* - et aussi Mike Westbrook**).

Il ne faut pas brusquer, à peine débusquer les deux ou trois hirondelles qui donnent envie de voler. Le temps est à l'affaire, un temps élastique qui se donne des airs léger et subtil. D'un coup pendu à l'atmosphère de soleil.
Est-ce à croire que les moments d'apnée et de pensée ne relèvent pas des mois héliotropes ? Peut être.









Ciel ! Une abstraction !


mardi 12 juillet 2011

Blog vacances....


 ... ou le passeport détente. L'esprit vague à l'eau n'est plus le même quand plus rien ne presse. La vie sans deadline, sans contraintes ni limites de temps, sans urgences ni obligations dans la seconde prend une drôle de tournure, rempli de rien, ou de ce vent imaginé, les pieds sur le sable d'une île louée de beauté. Les journées en père peinard.



Alors ça sent les vacances. L'audience de ce coin s’effondre et les billets prennent des airs de marronniers. Bientôt on va parler du beau temps. Bah.


Couleurs d'été à la boutonnière.


 



lundi 11 juillet 2011

Filiamotsa Soufflants Rhodes.





ce fut donc filiamotsa soufflants rhodes au musique action 2011. hop !


dimanche 10 juillet 2011

Blog routine.




Ça geht's (cf le lexique du parlé Lorrain*) ça guette, la routine la fraiche habitude qui s'infiltre l'air de rien. Est-ce seulement possible. Où donc toujours dégoter le jeu sans je, le point d'équilibre qui ne fait plus tourner en rond mais bien explorer les sentiments et les réflexions, et parfois comme une perle les trouvailles iconoclastes. Il ne faudrait pas se retrouver Gros-Jean comme devant !
Ni narcissisme de flaque d'eau, ni moulin intime moulinant à tous vents, ni bain moussant d'égo, ni doutes naufragés noirs sur cette plage blanche, il faut bien dénuder le Lagrange* des partages, l'envie qui lit les écritures complices, la douceur d'un songe épicé de ci de là et l'art tenté des sous-entendus infiltrés.
C'est un jeu des mots, une manière de tricoter la pensée, la varappe des esprits qui cherchent les altitudes, l'air frais et l'extra oxygène d'une raison arraisonnée quotidienne. Qui lit quoi qui se dit qui s'écrit ? La connivence des invisibles parties, chat et souris jouant des yeux et des doigts, d'un écran et d'un clavier, pour voir pour se dire pour se détourner quelques instants du ciel gris ou de la chouette vie.

Tout est là tout est là, et ce blog-île n'est que cela. Établir un endroit une oasis sans autre utilité qu'un bout de plaisir entremêlé, une lucarne à idées, le sténopé des jours qui filent, de A vers B, et consorts.

Pourtant parfois on aimerait connaitre - ou revoir - l'envers de cette fenêtre, pour voir, pour discuter, pour se laisser aller...




ps : pour les sacrés malins et jolies malignes qui ont vu l'onglet "You Tube - 70's Porn Music - Doctor ...", allez va, c'est par ici ! Pas de quoi fouetter un chat.

samedi 9 juillet 2011

Le X soooo... groove.







On va encore accuser cet endroit de devenir un lupanar à fantasmes. La feuille foulée des désirs masqués.
Pas du tout - ou alors oui!, mais avec... le grooooove. Et il suffit de se laisser agiter par le déhanchement du vinyle "Porno groove" sorti en 2009 et où l'on mêle allégrement comme une partie de notes en l'air les musique lubriques seventies de "Studio 69", "Insasiable"ou "Ride me like a wave" (beau programme) et "The story of Y". "Gus on the bus"* aussi, bien sur !




Les guitares cocodès qui jettent leurs cocottes*, les basses funky et lourdes qui dégoulinent le long des peaux allumées, le sax(oh!) too much pour se trémousser , la musique qui donne aux corps l'envie électrique de danser (et tellement plus si affinités électives). Nous voici vraiment plongé dans la moiteur des X-rated film américains et de la musique pour Adult content, une production Secret Stash Records** qui fait d'un coup dans le fin avec du lourd.




A l'époque, tout de même tout cela avait un autre style***** (wow ! ça groove ta mère*). Loin* des synthétiseurs actuels qui nous la jouent full orchestra tous seuls pour des raisons économiques et atones d'un manque de gout définitif.
Le plaisir enrobé du miel funk (et même free* !) sonne tellement mieux : au point finalement de pouvoir se passer fastoche des images à starlettes. A nous les Doctor Sex !*

Et pour que l'info soit complète, même Ron Jeremy - porn star improbable de l'époque* - avait bien senti le truc venir. D'où la création en 71 de Pornosonic* (inventeurs des Spiderpussy* et autre Prepare for take off). Sans parler de Inside Deep Note*.





1970. Voici donc venu le temps de l'île au "Porno Groove : The Sound of 70s Adult Films". Stupre auditif sans modération - puisque le volume n°2** est sorti entre temps. Oh oui ! Vive la musique !







 
... et le top du sex groove free boum boum



vendredi 8 juillet 2011

La belle acousmatique aux yeux fermés.


compilation des installations extras et sonores de Zimoun (site)


Une pluie chaleureuse de printemps ou un grignotage en règle des derniers cartons du placard (par qui par quoi ?), la chevauchée folle d'insectes affamés ou le vol inespéré d'oiseaux de nuits... aucune idée, et tout ceci à la fois. La merveille des espaces sonores construits comme une musique aléatoire, château acousmatique et minimaliste. Tout est là. Dans le rien. Et le hasard de sons non prémédités, juste installés, qui d'un coup racontent une histoire que l'on veut bien s'inventer. Le sonore de situation donne de la provocation poétique, une douceur berçante et presque enfantine.

Les joyeux crépuscules.

jeudi 7 juillet 2011

Elles sont belles les virtuoses des airs.





 tchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii


pshuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii shwiiiiiiiiiouuuuuuuuuuuuuuuuu waaaaaaaaaahouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu 

  fuiiiiiiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu   






                  sssiiiiiiiii
wiiiiiiiiiiiiiiiiiouuuuuuuuuu
pffffffffffff





wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiissssssssshhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh



         ...                           elles sont acrobates, cosmonautes sur Terre, elles filent super vite et se poursuivent en tournant sur l'aile, elles connaissent du bout des ailes les grandes émotions des immelmann des boucles et des tonneaux des vrilles ou des renversements des humpty-dump et demi-huit cubains des cloches et des torque rolls des remontées sur le dos ou du "chapeau haut de forme avec quart de tonneau" mais aussi du free style et de l'improvisation bourrée de g, elle font penser à l'été et aux champs de blé et à la chaleur des corps chauffés, elle amènent le printemps mais signent les vacances, elles s'amusent en radada et poursuivent comme des folles la cible de leurs amours, elles sont les reines de la voltiges, les sorcières sans balai de juillet et d'aout, elles se ressemblent toutes en costard noir et blanc mais volent comme on embrasse chacun son style, elles prennent de la hauteur puis filent entre les lignes téléphoniques, ouvrent toutes les dimensions et font ce qu'elles veulent de ce bleu aux limites invisibles, les voilà en bande, joyeux luronnes, les voici comme la patrouille de France ! 
Elles, jolies facétieuses aux yeux noirs camouflés d'un loup, font penser à ce sentiment amoureux, l'art de voler et l'air de l'art qui rempli les corps et les esprit de surprises mouvementées. Ces belles rustiques ou de fenêtre croisent souvent les potos du clan des Martinet, et tout ce monde aérien se pique alors à jouer aux Sharks et aux Jets dans les rues de Nancy. La vie est belle quand on est une hirondelle...

Pop-Corn. C'est vraiment les vacances, là...

mercredi 6 juillet 2011

Hey !

You Talkin' me ?*

Et la musique, dansons !



ça se clique, ça se claque, c'est le 1 des 2 3 4 5 6 7 8 9 et 10 qui suivent de Straight, No Chaser


Non pas danser sur la musique mais dans/par/pour la musique, baigné par le son et l'énergie vivante vivace de ces moments uniques à savourer comme un zouave heureux.
Vite ! Le sax à filé (0:53) ! Reviens au piano Thelonious ! Voilà, les notes des mains à grosses bagouzes qui tombent comme les pierres d'un Machu Picchu illuminé. Cela vient d'ailleurs, d'avant, et c'est en avance sur le présent, mais comment ? L'histoire des inventions, de l'humanité et de la beauté n'est pas linéaire, bon sang que les révolutions d'avant et de demain sont à nous !
Be-Bop mais Monk, surtout, cette conception du temps, la manière de façonner la musique du silence, l'arte povera N/B géniale, foudroyant de lumière, et coup de tonnerre à tomber par terre, amoureux comme au premier baiser du fruit rouge d'une lanterne magique qui appel à l'émerveillement sans limites. Monk, sphère* des incroyables, un peu doux-dingue quand même, danseur de piano, hors époque, inventeur de drupéoles mélodiques, autant de thèmes fracassés et miroitants, d'éclats époustouflants, de frissons de plaisirs de voir friser ces sol# ou ces lab "out" où tout se passe (la musique est là !), où tout décolle.
Sacré fou va ! On comprend quedal quand tu cause (vidéo 3*), mais ces notes que tu balance sont des merveilles à accrocher pour les moments où le vague à l'âme gagne. Et c'est quoi ce chapeau, bon sang mais c'est quoi ce cirque, tiens pose ton manteau là, oui, et... ça démarre et ah la vache on voudrait s'y laisser modeler, embarqué ivre, et voilà.
Et si à 5:38 (vidéo 5*) le trompettiste nous gonfle, oui il nous gonfle, alors "stop man" !
Charlie Rouse, le seul vraiment qui à su se faufiler dans cette sculpture spontanée attends et sait en studio que c'est à la première ou à la deuxième prise uniquement que tout se joue, sinon tu te débrouille avec ça toute ta vie, c'est ton problème. Le reste n'est plus là, le présent de la musique à filé, et ce qui compte c'est maintenant, tout le temps. Sans redite.

Beau Monk, monte-en-l'air poétique, attendrissant farfelu de génie, homme du commun à l'ouvrage en train de révolutionner ce qui empêche d'inventer, et d'être entier, t'étais un type à part, et un grand soleil.

mardi 5 juillet 2011

Vol en l'air.



Le voici prêt à cajoler l'air qui court jupe en l'air. Fendre le cœur des courbes atmosphériques et lascives que l'on souhaite enjouées, planer comme l'on embrasse - doucement, tendrement, précieusement - et se poser telle une fleur sur les champs chauds et appelants. 
Il est prêt dans le pré oui, tendu et plein d'envie pour les hauts à sillonner, l'imagination des réalités invisibles et fertiles bombée comme une récompense impatiente et fébrile. Car l'inconnu désiré est là-haut, dans ce ciel si haut, dans ce ciel si beau, à déboutonner.

L'amoureux élancé n'est pas un simple oiseau ni juste un aérodyne de toile et de bois - on pourrait le croire - mais bien un meilleur truc que l'on sent émoustillé d'espoir et de la volonté pompette de s'envelopper des émotions d'une glisse ou d'un baiser ; l'adrénaline d'une montée gaie et ce bleu si bleu qui attire et qui déjà soupir d'aise, une île à peine découverte.

Planer ou rêver, à part le jour et la nuit, qui dit ? On le sent frissonner d’ailleurs d'ailleurs, la voilure effleurée, à peine touché et déjà emballé. Il ne reste plus qu'à danser.

Quarteron (bis repetita) de réalité.




lundi 4 juillet 2011

C'est les vacances, c'est super détendu...


et même la suite**
cela vaut bien de la kitchen music !


L'aléa danse.



Retour au lundi. Décidement. Encore ? Encore. Oui mais...



Et rien à déclarer ? Et rien à déclarer. Ah ! Circulez, circulons, la tangente de début de semaine, le lundi point A(h!) qui inéluctable déboule vers le point B(oum), bonbon week-end.
La vie or-ga-ni-sé, onetwothreefour! et hop en avant devant mais quoi mais bon. Ce n'est pas forcément un trantran ou un train-train*, mais que risque t-il d'arriver, que va t-il donc cette fois ci arriver, la question intéresse dès le matin des lundis qui s'amènent. Com'on !
Ce jour décidément est plein d'avenir quand le samedi/dimanche est rempli de dégustations...
Oui mais voilà, "lundi" pour un paquet, maintenant, c'est "vacances". Quuuoaaâaa ? Sans dessus dessous, sans dek' la semaine va prendre des allures de grand pré haut. C'est fou ça. Les rythmes qui prennent l'air et plus rien n'est pareil.

Que faire ? Si jeudi ressemble au samedi et dimanche au lundi, les semaines ne sont plus les matinées grasses ou aux aurores, il va falloir adopter le ton de l'été, vélo d'esprit léger, et le nez au soleil des journées sans liens. Bagatelle sous trêve.

Les mots vont parader, courtes jupettes à pensées sur jolies gambettes à découvertes, une manière de se laisser flâner au milieu des trottoirs inventés sans finalités ni apophtegmes. Un blog chauffé tranquilou par le vagabondage sur un temps élastique (détendu) qui joue à saute-mouton avec les impatiences.
Désirs & curiosités aux cocktails colorés vont se balader à la papa, cool Raoul cool, et voici donc les semaines et le futur emmêlés dans la suavité d'une ère en l'air.


Et d'ailleurs ! A propos de lundi joyeux, piqué sur un coin de tableau© : Comment appel t-on un citron en retard ?*


éssǝɹd uoɹʇıɔ un*
 ;-) et oui, et oui...

Les belles sessions ; et derrière, ce qui va rester, unique.






dimanche 3 juillet 2011

Quarteron de réalité.


 



Du vert chez les Tchèques !




BouMbADabOUm
Les Branks en République Tchèque et sur la télévision nationale,
hum, why not, histoire de s'la Tchéquer comme dirait...

samedi 2 juillet 2011

Stop or fly. Like Superman.

le sol de Tchéquie


Ou passer outre, hophophop griller un stop qui traine au sol ou en l'air ou nul part et partout. Franchir l'impossible, ouvrir les perspectives, c'est comme une prise de corps gogogo, une prise d'air ohohoh, les doigts dans la prise, pour voir, wouhaou. 
Et pourtant le rouge muleta devrait seoir solitaire à tout imaginaire des montes-en-l'air de la réalité brulée. Le stop attire les aimants amants de l'autre côté ahahah ça, comme une drôle d'ampoule à niquedouille. Enjamber le symbole ou le bruler le rôtir le fumer le dépasser le cramer le flamber ou le désirer et fricoter au seuil des eheheh bé.

Ou... décider que tout se joue dans les étoiles. Et bon ce billet n'a vraiment ni pieds ni queue ni tête !



le sol de Nancy

"Swedish Suicide Impulse" et la permanente question sur la relation improvisée entre son et geste.

extrait n°1 - 2:28

extrait n°2 - 2:49

extrait n°3 - 5:06


intégral - 19:32
marie cambois et aa

Tout neuf.


dernier morceau joué avec les aérodynes du ciel de Nancy au Petit Salon d'Emil13, le 28 juin



Nacaal tout nouveau, le duo tout impro tout impro tout impro qui mêle freejazz, freerock, noise, et basta.

Quand le X se mêle au joli... où le beau vice versat-il ?



Tom Galland (site*) et ses étranges compositions - paradoxales et troublantes. Un jeu sur les représentations et des sensations a priori qui n'auraient pas dues se télescoper. Et pourtant.
Chaud/froid et ces opposés difficiles à réunir qui se oh! posent là comme une unité invraisemblable. Ça frise, c'est sur ! Les yeux se plissent devant l'oxymore. Un jeu du chat et de la souris, que choisir de voir, de déceler, de privilégier ?
L'œil et l'esprit jouent la confrontation - pogo des sens indécents - pour donner une drôle d'émotion, confuse et indéchiffrable. Voilà l'enjeu... puis cette question permanente de la "beauté".




mollo sur le clic, c'est X

vendredi 1 juillet 2011

Au fond du tuyau résiste la beauté indéchiffrable - juste embrassable.

souffle et clique n°1 - cosmic love



Joe McPhee* venait de le prendre en main ce saxophone, lui le trompettiste de free des downtown et des underground. Il avait écouté John, l'unique Coltrane, et versait complètement dans les sons qui ouvraient les yeux, en grand. Alors comment, alors pourquoi, tout le monde le sait et personne n'y croit. On fait et on chante, au delà des techniques et des apprentissages, l'amour soufflé suffit avec la totalité, voilà la beauté qui s'infiltre et qui jaillit, une merveille d'émotion et de sensibilité, la justesse d'un corps et d'une pensée sonore. 
Ce fut gravé en 1970 dans un home studio de l'époque, dans l'appartement, chez soi chez lui, avec envie. L'air est chaud, on dirait même qu'une forme de cosmogonie se met en place soudainement. Rien que cela. Surtout cela. Simplement cela.

En 2008, tout ceci existe encore avec la tendresse et le sourire*, bien sur, comment faire sans. La musique est libre, le free est toujours debout, et ce saxophone qui libère la note, qui pousse au crime et à l'amour, au son qui vole et au plaisir qui coule. Pour Ornette Coleman et pour le monde entier*.



souffle et clic n°2 - cosmic love