jeudi 17 novembre 2011

Sun Train.








Sur-émotions.

Mais j'avais mangé du poète,
Je marchais un peu sur la tête,
Et cett' rue je l'ai traversée
Comm' l'avenue des Champs-Élysées
- Brassens -



Ce sont des idées, des sensations et des surimpressions. Cela traverse parfois le temps qu'il fait ou la nuit qui tombe, un moment d'un lointain présent aussi. C'est un souvenir ou juste une envie, mais oui. Drôle d'événement quand même lorsque les couleurs d'une journée s'emmêlent dans les teintes d'une pensée. Comme quoi tout n'est pas que cette réalité. Il existe aussi, comme chez Alice, un pays secret qui flotte par devant les regards. 

Et voilà, au fil des trottoirs tous ces mondes singuliers qui regardent et charment d'une invention ce qui resterait sinon bien dérisoire. Des Terres de Cocagne* ou de prairies caressées, des endroits sans repères mais donnant au voyage le bel air d'une promesse.
On les voit on les voit ! En croisant ces yeux lumineux de ces passants volants. On les perçoit, on les vouvoie ces territoires dont on ne connaitra jamais ni la géographie ni la carte, ni même leur vérité. 
Oui, ils sont là, baignés d'envies et de plaisirs, ballotés par la marche d'une simple journée, transporté au coin de l'esprit, préservés, gardés, protégés et cultivés. Ce sont des lieux sans noms des lieux imaginés où l'on se dit que tout y est l'été.

Et c'est là que se retrouvent tous ceux qui espèrent voir au travers.

Parfois...















bah.













Ombres et fausse lune... juste projetée.





mercredi 16 novembre 2011

Des idées.




Démarrer un nouveau projet est une affaire qui reste exceptionnelle, comme un vent de fraicheur. Le temps de remettre les compteurs à zéro et de se lancer dans l'idée que le monde qui va surgir sera neuf et inventif. Au fond, un désir nouveau, une relance de la libido des utopies dans les réalités.

Rendez-vous les 10, 11, 12 et 13 décembre 2011 à la Scène Nationale de Vandœuvre*.


Desideria est un projet de Marielle Durupt et de la Compagnie La Torpille* (avec Sandrine Gironde - metteur en scène, Marielle Durupt - comédienne, Ousseni Sako - danseur, Michel Deltruc et aa - musiciens, Olivier Irthum - scénographe, Jerome Lehéricher - lumières, textes d'Ovide adaptés par Florence M'Baye)




mardi 15 novembre 2011

Les procurations émotives.

Paris Photo - photo de photo d'Aline Aumont



Sans y être, nous voici là, au milieu des avis et des envies, par le truchement, par le prisme, le double regard, et la suite dans les idées de quelques uns. Des petits reporters de l'extra quotidien. 

Qui ne connait le blog "amateur d'art" de Marc Lenot dit "Lunettes rouges"* ? Ou encore le Facebook de Thierry Coduys* ou Bien culturel*, Le journal de papageno*, ou l'extraordinaire Ubuweb* ?

Alors, par procuration et plaisirs entremêlés, c'est un immense musée vivant et lumineux que l'on visite.

Simple et complexe.



L’étagère à demains. En fouinant on devrait pouvoir décrypter ce qui se prépare, assembler les réalités entreposés et découvrir ce qui va se construire. Mais voilà. Qu'importe. L'avenir comme une publicité ne réclame pas d'autres certitudes que ce qui est présenté. Tout est là. Déjà. Suffit de se dire, suffit de savoir, que le présent est tout entier disponible. Et l'avenir, présentoir à possibles enchantés restera en magasin jusque demain.

lundi 14 novembre 2011

Fleurs et scène.




Son et ombre.




Qui sait ce qui est là.

On ne sait pas si c'est la technologie qui donne à voir ou si c'est le geste (post-moderne et pas tant novateur) qui redessine ce que lui vol le numérique. Mais il y à dans les images mobiles, parfois, un air de curiosité à prendre tel qu'il est. Un événement, une différence et surtout cette envie tout de même d'aller voir de l'autre côté, ou simplement à côté.
D'une manière ou d'une autre les passionnés du bit font avancer les questions entre le geste et la nature électronique, une exploration des matières, de leur contraintes et de leurs articulations possibles, la respiration et ce temps ontologique pour exister pour faire surgir ce qui est, la complexité et peut être, la volonté d'être au monde contemporain, celui d'aujourd'hui, avec ce qu'il propose d'inutilités techniques ou de révolutions de pensées et de perspectives.
Dans tous les cas, c'est une confrontation, une dialectique, une greffe à tenter, pour voir, pour éssayer.

Ce qu'il en restera ? Sans doute rien (ici, la création, l'esthétique, le son et l'esprit sont résolument dépendant - et prisonniers - du spectaculaire technique et de codes culturels), mais la question donne à chercher des solutions, à inventer, à dénicher ce qui fait tenir ou grandir dans les baroufs électroniques. En cela, c'est déjà la suite d'aujourd'hui, et c'est déjà un demain possible. Rendez-vous dans 10 ans...





compagnie Chunky Move*




Aucun demain.




Aucune idée aucune pensée aucun à venir ne peut venir troubler ce qui parfois s'installe et place le possible comme un vide, une sorte de suspension des états, et l'immédiateté transformé en immobilité.
Aucune couleur aucune envolée aucun espoir ne peut venir éclairer les noirceurs de journées abandonnées, flottantes le long de temps ravinés.
Aucun sourire, aucun transport aucune échappée ne peut venir détacher ces ferrailles d'entrailles qui soudainement viennent figer et le temps et ce qui pourrait surgir.
Aucun élan, aucun lendemain, aucun dessein dévoilé ne peut d'ors emballer et transformer, serrer et rassurer pour oublier ce qui vient de s'envoler, ce qui vient de s'abimer.

Les paysages se sont soudain arrêtés, on dirait même que ce ciel sans peine donne à se venger d'un soleil qui fut peut être trop parfait.

Parfois c'est comme cela, parfois c'est aussi cela - et ne peut venir et ne peut devenir.

dimanche 13 novembre 2011

Nancy - Paris / Paris - Nancy.





La jolie nuit.

c'est ARITA qui invite - au Totem, une minute avant de décoller


Belle nuit bonne nuit telle une fibule, cœur d'ambre que l'on voudrait sur ce cœur pur, comme une mémoire donnée, comme une promesse partagée. C'est sous le signe des sons qui vont se déployer, s'abimer, s'envoler, s'ouvrir au souffle d'un pays de fée qui sait ce que c'est que d'embrasser. Un temps si léger. De l'autre côté des réalités. 
Jouer parfois c'est volontairement se jeter, encore, encore, encore, fort et sans retenue vers cette île à émotion que l'on connait, pour en décrocher tous les mystères et les fruits enluminés.

Et la carte d'une intuition, carte du tendre des merveilles préservées, cachées. L'inébranlable certitude que rien ne se perd, même dans l'invisible, même dans le lointain - cette absence.


Strange feelings
Walking in my head, 
in front of my dreams, 
she seems like real,
she seems like here.

An angel,
tears apart, 
off my mind, 
all the worlds,
of tomorrow.

Strange feelings 
flowing in my eyes, 
hot and freezing, 
always here never near,
and flying away. 

Green beam over the moon, 
embracing the night, 
what is this king of magic, 
turning thoughts every where, 
without a hope, without a light ?

Strange feelings 
flowing in my eyes, 
hot and freezing, 
always here never near,
and  flying away.

My flesh is burning, 
day won't come now,
sun can't rise yet, 
but maybe in a century 
or maybe in a tomorrow, 
something will appear 
somewhere will come
to take the future
to take the lovers
over these clouds,
over these clouds. 

Strange feelings 
flowing in my eyes, 
hot and freezing, 
always here never near,
and flying away...

samedi 12 novembre 2011

Un air d'ailleurs.




Presqu'île, on dirait un coin d'été, un lieu pas tant éloigné - un peu de méditerranée, aussi - et pourquoi pas. Un tableau planqué, non achevé, et un peu délaissé. Ce sont des pays qui transportent de l'histoire, et des idées parfumés si légèrement dévoilées. Une terra incognita, belle lucarne que l'on survole, incognito, tremblant et délicatement transporté.

La haut, si haut, dans les atmosphères stratosphériques, le ciel se donne entier et sans limites.

Voilà. Ce sont ces endroits que l'on visite parfois en dormant entre la Lune et les couvertures nuageuses, tranquillement emporté par le plaisir de voler.
De nuit, vols et effractions de réalité, fric frac de pensées étoilés, au dessus des toits au dessus des toits, c'est un rêve qui s'offre, c'est une Terre de l'autre côté.

Le temps.... et ce qui a disparu.


La réalité intérieure est plus subtile que le cosmos.



L'endroit à venir.



L'art des balances. Une musique à part, pour voir, sans foire. C'est souvent là que l'on sait ce qui se passe en liberté. L'énergie de la scène n'est pas encore là, mais il existe déjà cette envie, et le télescopage entre ce qui est transporté et ce qui va (peut être) arriver. Des sons et des solos, des essais et des répétitions, qui viennent encore d'ailleurs, qui n'appartiennent pas tout à fait au lieu, à l'espace, au temps de ce coin qui va (peut être) vibrer. 

C'est comme cela. Un moment pour l'intimité, pas encore terminé, à peine commencé.

Alors la beauté, finalement, c'est de tenter de préserver cet état non fait, ce vol plané qui ne se soucie ni des enjeux ni des volontés, mais du plaisir ancré et profond de chercher. Trouver, ou simplement s'accrocher, à la musique, qui est déjà là, cette émotion qu'il faut débusquer pour s'éclairer. S'approcher.

Mais c'est aussi (peut être) pour cela que les lieux innattendus, ces endroits qui ne sont pas prévus, donnent un temps et une occasion à tant de merveilles à venir.



vendredi 11 novembre 2011

Le 11/11/11 à 11h11.




Avant gout. Ouais, dis hey, c'est un signe ! Un signe ? Wuaaaaaaa, mais les signes ne naissent pas comme ça, dans les choux dans les choux. Il faut un œil, une envie une mémoire. Hop, et les alentours qui se métamorphosent, en île, en avenir en rencontre, et en l'inattendue désirée. Blam. 
Puis ça part en vrille, et pas du tout comme prévu, c'est cuit carbonisé cramé pour tout ce qui était prévisible. Pourtant on croyait savoir ce qui nous attendait le long de ces lignes, et l'avant gout qui donne de l'envie, et voilà la beauté du signe.

Tout est affaire de regard, c'est sur & c'est certain, dans l'aléatoire, c'est l'histoire. Penser ce qui n'existe que par chance et voilà le sens de ce qui se voit. Un signe du vouloir.
Et parfois, cette magie des heureux hasard, qui correspondent, qui se donnent en bel adéquate.
L'incroyable aubaine qui marche le long des pensées grises du jour, cette odeur qui persiste, ce brin qui résiste. Coup de pot et jolies circonstances. Décidément, au milieu des champs planifiés, et mornes, il existe encore et terriblement, et joyeux, l'événement d'un surgissement auquel on croit.

Puis disparait. Et les journées bizarres.
Mais... qui sait. Le bel œil d'hier, vol d'un signe, viendra peut être encore un jour se poser sur un coin du présent.




C'est ARITA qui invite.

photo Barouf Manzotto


Mais oui. Ça se passe demain, le 12 novembre au Totem*, et c'est une invitation délicieuse à partager Angel, See you soon et une surprise aux sentiments étranges, chanson soufflée par le bel hasard d'un autre regard. Un beau groupe au son électrique dans lequel fleurit une voix élégante et soyeuse, et, pour le coup, un peu de bois cuivré. 20h30. Juste avant Demi-Mondaine. Whop hop hop, et hop !

mercredi 9 novembre 2011

La pierre de soleil.




Il parait qu'il existe une pierre. Il parait qu'il existe une pierre, de soleil**, qui indique où est le soleil, et par conséquent, où est la direction, celle que l'on désire, celle que l'on poursuit, même sans ciel. Les Vikings peut être en connaissaient le secret, simple effet de polarisation de la lumière dont les perspectives sans limites ouvrent des horizons sans retenue. Naviguer dans le brouillard comme l'on se permet de marcher dans le noir, en se donnant une idée, en se promettant de se retrouver.

...


Plaisirs fous.


mardi 8 novembre 2011

Oui !







Elles sont là elles sont encore là, elles résistent en s'habillant de froid et de l'air qui claque, mais les voilà, encore, rouges et sucrées, sans peines et pleines.

Framboises. 

Barbotées à la maraude dans ce jardin d'en face, bel hasard enthousiaste.

Crues et discrètes, nues et merveilles. Ce sont les dernières mais quoi mais quoi, installées avant de disparaitre, mémoires des étés fous et des belles envolées, une empreinte du souffle chaud rempli de mystères. Simple et naturel.

Pfuiiiiiii.




Ça ne passera pas loin. "Ça" c'est l’astéroïde 2005 YU55 qui va frôler* le monde à 324 600 km ce 8 novembre. Aie aie aie, la fin des haricots ou finalement non, juste une frayeur pour se rappeler que le temps peut devenir court sur patte. Vaudrait mieux penser à vite faire ce que tout le monde désire, on ne sait jamais. Mais alors quel bazar si tout est permis par la seul certitude d'un avenir déjà cuit. Paradoxe des libertés soudainement autorisées.

Le caillou, géocroiseur noir sur noir, fait 400 mètres de large et 50 millions de tonnes, mais n'est plus dangereux et même plus dans le système Sentry*
Ouf ? Pourtant on le sait, le ciel nous tombera bien sur la tête un de ces jours. Et en 2029, par Toutatis, c'est Apophis qui viendra faire les yeux doux à la Terre à 40 000km seulement. C'est pas bézef. De quoi sentir le souffle du boulet...

Enfin, ce n'est pas encore une redite de 1908 (50 mètres de quelque chose - the thing ? - qui tombèrent en Sibérie - l'événement de la Toungousta*), pas encore, mais bientôt, et surement, oui. Ce jour là, la "fin du monde" rappellera l'étoile mystérieuse de Tintin ou les films catastrophes préférés. A voir.

L'éternité n'est vraiment pas pour aujourd'hui. Tout est encore possible (quand bien même le pire n'est pas certain), alors, peut être faut-il apprécier ce qu'il reste et qui est là, plutôt que de tenter des plans sur la comète.




lundi 7 novembre 2011

Lundi.





Comme d'habitude. Mais simple et bonjour. Début des sept jours et hop la couleur qui s'affiche pour donner envie. Rien à dire et tout à faire, c'est parti, comme un grand huit, comme une after de vacance - bizarre, c'est déjà la suite.


Les effets simples en simple effet.

L'art des musiques simples ("play music anyone can play") et des clips aux effets sobres mais déconcertants, entre punk pop expérimentale DIY, shellacien parfois, arty et graphique par gout de l'image, qui mettent un air et une couleur dans un coin de journée, séductions diverses & directes et peut être non pérennes - aucune idée, le truc de Peter Kernel*, avec une voix lointaine qui fait penser à Melt Banana et aux espaces ouverts (an experiment*) de Constellation records. On passe, on découvre, on écoute... et puis la suite.



dimanche 6 novembre 2011

No fly but the sky.

ça se clique.... oh oui.


Le temps de folâtrer.




En père peinard. profiter des rien qui remplissent tant et de ce silence qui circule avec le temps. Faut laisser faire faut laisser faire ! Puis comme l'éclair, retourner l'air. Hop hop hop !

Le temps de courir.




Comme une mécanique de la pensée. Au delà des endorphines et d'un corps à l'effort, il y à cette pensée dopée qui s'installe et se met en activité. Étrangement, les musiciens connaissent aussi cet effet quand ils pratiquent les techniques rabâchées de l'instrument. 
Peut être comme Steve Lacy lorsqu'il tenait une note pendant des heures, histoire d'y aller, de voir ce qu'il se passe dans ce monde sonore, cette immensité des sensations et des environs. 
C'est un plaisir issu d'une nécessité, un plaisir collatéral, sans dommages. Juste cette échappée de l'esprit provoqué par la répétition des gestes et des sonorités. Une auto-hypnose qu'aurait affectionné ce sacré Coué*.

Et c'est là, à ce moment, que les envies se dessinent, que les créations et que les avenirs surgissent, en toute simplicité. Un espace de pensée s'ouvre et offre une libération des volontés. Comme le marathonien, le musicien de cave, le chercheur de son ou le bucheur de notes, s'envole soudain en dehors des efforts. Un service rendu par le corps à l'esprit, un tremplin à demains.

Ohé ohé, tout redevient léger léger léger, les fantômes de journée dansent légers légers légers, il y à comme un sourire de fête dans l'air qui imagine. Courir ou souffler promettent d'appareiller pour survoler les possibles colorés, affabulation de réalité, et bel émotion. Souffler ou courir, c'est un peu s'échapper, transpirer ce qui n'est plus nécessaire, s'emballer le cœur et l'instant du moment qui défile. La bas, au loin, on dirait bien que tout à déjà décollé.


Le temps de penser.




Ce n'est plus le même monde lorsque l'on a le temps de penser. Est-ce à croire que trop de vie fait fuir une forme de réalité ? Celle qui s'offre dans ces moments de vague et de liberté. Des moments ouverts aux possibles, à l'imagination et à cette distance qui fait planer. 
Penser rêver imaginer, s'occuper de ce qui s'enfuit comme du jardin fleuri. Voir au travers des envies, embrasser ce qui se désir et dessiner un univers sans limites - et un peu secret.

Penser comme une métaphysique la réalité et les environs transformés. Belle nécessité pour visiter le pays des merveilles, de l'autre côté.

Prendre la pensée et son temps compté brille d'une aventure qui se poursuit. Ré-oxygénation des esprits embrumés, et se laisser aller.

Et soudain...



  à 1:34. 

dring.

samedi 5 novembre 2011

Oaf. Vive la Lorraine et ses jolies mirabelles.






Tous dehors ! C'est la sortie !

par Romain Percolation*


Le voilà le voici ! Yahu ! Sortie prévue en février 2012 sur le label Vand'Oœuvre de la Scène Nationale de Vandœuvre*. Mais avant il y à l'étape de la souscription (l'enregistrement c'est une blague)... alors, pour 10e les 300 premiers souscripteurs auront ce skeud en version cartonné sérigraphié ! Wow ! C'est où ? c'est ici.

Que dire de plus ? Yeah.




Peut-on être amoureux ?






D'une chanson.                






Pour certains c'est Freddie* sur un nuage aux allures immortelles quand pour d'autres c'est Sophie* et son instantané de velours (que d'aucuns préfèrent en désirs noirs*), pour ceux-ci c'est Polly* (en White* ou en Red* - ah la la) et pour ceux-là Pascaline*, bien sur. Mais c'est encore et toujours un étrange effet, un mystère de plus de cette élan et de cet imprévisible événement.

Il n'y à pas de beauté plastique ou si peu ni de certitudes ni d'esthétique ni même une volonté d'attraper définitivement cet immense, mais simplement un truc une chose un bouleversement, d'on ne sait où, d'on ne sait quoi, qui remplit qui défait et qui illumine. Et on se retourne sans explications de ces apparitions ou de ces courts moments - et on sourit d'une si incroyable chance de ressentir ce qui fait surgir ce qui fait grandir et qu'importe le temps et qu'importe ce que peut bien nous dire le vent.

Petit lot, cette chanson qui chavire les têtes et balaie le temps qui file, embrasse l'avenir et se greffe à l'histoire soudainement insoupçonnée. 
Hors tout et là, dans ce commun démantibulé par une voix ou un esprit ou une mélodie qui se déshabille, qui renverse. 

Mais c'est quoi mais c'est quoi mais c'est quoi ? On aime ci on aime cela, celui-ci celui là, celle-ci ou celle là, du Jazz du Free du Contemporain du Punk du Noise de l'Improvisée du Silence du Brouhaha, et puis voilà, quand même, que survient l'étrange et l’inattendu sans aucune raison et sans aucun motif. Bon sang ! Le vade mecum s'est envolé !

On se surprend à désirer ce qui n'était pas prévu ce qui n'était pas dessiné, comme un conte de fée sans destinée, comme un heureux hasard sans météo dans cette journée finement réglée. Drôle de télescopage de deux réalités ! Des airs de rien, des sons sans raisons mais cette incroyable surprise sortie d'une pochette grise, tranquillement installée.

Sifflée dans la rue - marchant le long des murs absents, détaché, transporté - puis... égarée.


vendredi 4 novembre 2011

Nacaal, y a ka.



Alors oui oui, ça sature. La mort du 0 db, le naufrage des princesses. Mais voilà, le son et ses exigences, qui ne respectent rien, comme les douze salopards. Alors Nacaal à Musiques Volantes le 3 novembre 2011 à fait comme il l'entendait.
Tout impro et free rock mal barré. Mais derrière le rentre dedans, derrière l’excès et ses libertés, derrière l'engagement physique et le too much en tension réside résiste l'envie d'en découdre avec ce qui fait la "musique". Cette chose qui apparait à un moment donné et qui donne à entendre une forme d'universel. C'est ici ou pas, dans ce style ou dans d'autres, mais c'est bien cela qui est désiré. Totalement.

En improvisation (et c'est le cas ici, dans une forme free rock), l'imprévisible, le hasard, la présence, l'écoute, l’inouï - sans raisons, la relation, la circulation, l'élévation soudaine, le possible, l'espace le lieu, les autres et le tout, l'impertinence impudique des mises à nue, l'échec et la résistance, ouaf ouaf !, le sel le piment le corps et l’immédiateté, le temps qui passe qui s'installe qui s'infiltre qui donne à exister, l'accident, la chute, l'envie, le survol, l'espoir, l'ici l'ici l'ici, tous ceux la, tous ceux ci ouvrent les espaces métaphysiques d'une réalité exacte et vivace. C'est une incroyable nécessité à préserver et à faire vibrer.




Tout ira bien, le vent nous portera.




en reprise de Noir Désir*

Je n’ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu’on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l’emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l’instantané de velours
Même s’il ne sert à rien

Le vent l’emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D’hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l’atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l’emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu’est-ce qu’on en retient?

Le vent l’emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J’emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Se raconter bleuette.




Où il est question de croustillant. Un geste de rien, un geste de tous les jours. Mais voilà les Bleuets, comme les Coquelicots qui charment tant. Ils donnent à cette farine* le sceau des beautés et du vrai.
Là où il est, le blé pousse pour le plaisir et donne cette élégante baguette qui comte fleurette à celui qui y dépose sa bouche - en fleur. C'est un baiser.

Se raconter l'amourette, sensation sans limites et si fraiche, peut parfois se retrouver entièrement dans si peu. Une mémoire, un souvenir, une odeur ambrée ou une allure qui passe dans la rue.

Des détails sonores et ce parfum qui s'échappe pour venir à la rencontre d'une trace et d'un vestige. C'est un rappel aux précédents ou l'envie de se rouler dans la farine, histoire d'y croire, histoire de voir. Et qu'importe l’éphémère et qu'importe le temps, qui l'emportera, et que le vent emportera.




A la Shadock (grâce au Service de Recherche de l'ORTF)!




des idées, des fantaisies, des journées, des pensées ubuesques, des incongruités, du hasard de l'imprévisible, du pompage de survie (heureusement qu'il y a la cosmo-pompe*), du pompage de plaisir, du pompage sans raisons, des absurdités, des rigolades, des galéjades, des n'importe quoi




En avant ! Tout est devant !


jeudi 3 novembre 2011

Se protéger du risque de hasard ? Jamais !


Sapristi ! Le pays de la soif !



Face au désert des sans réponses on va quand même bien finir par trouver un dernier Saloon !? Tout à porté et rien dans les faits, dramaturgie des virtuels et des raisons.

Allo allo alloooo, la Lune ? Y à quelqu'un ? Qui sait qui dit comment elle s'étire comment elle prend pied cette absence dans le silence du pays de la soif. On croit savoir et voilà que lire et écrire ne suffisent pas à pouvoir.

"Quel est donc ce breuvage transparent et sans gout", demanda le Capitaine Haddock, "Mais ! De l'eau Capitaine !" "Aaaaah, on ne sait plus quoi inventer...". Le désert des sans réponses comme celui des Tartares est un vertige de l'attente.
Le pays de la soif, le pays de la soif ! Sans utopies et sans mirages la réalité serait bien triste, alors finalement c'est le regard qui change les alentours en pensées verdoyantes. L'oasis.

Des paysages en trompe-l'œil s'installent et les esprits gourmands se mettent à table.

L'immensité des imaginations libérées - grande illusion créative, magie des autres Mondes - prent place et transforme le désert des sans réponses en Château dans le ciel.



Rouge, rouge, vert, roule !





 

mercredi 2 novembre 2011

? ? ? ? ? ? ? ? ? ? (billet pour rien dire, ou tout)



Ben ouais. Mais ça change tout. Dessous/Dessus, où ça se joue. Ce que l'on voit n'est pas toujours ce que l'on croit, même si parfois, la moyenne, elle, reste acceptable (après tout, les pieds dans le four et la tête au frigo font encore 37,2 de global. Mais on se disperse, mais on s'éloigne, on s'égare on s'abuse on se berne).

Dessous ou dessus ? Alors quoi, faut choisir, faut s'arrêter. A quoi, à ce qui se voit ou à ce que l'on croit, partie de poker pour esprits curieux, décidément c'est plus compliqué que ça en à l'air, le choix, tout ça. La suite, n'en parlons pas.

Certes il y à le dessous tel que le voit Maruschka Detmers et le reste du monde dans Le diable au corps (à 11:38 - et oui... c'est X*, mais quoi ben quoi) mais ça n'a rien à voir ça n'a rien à voir ! Okay okay okay. C'était juste le gout du léger léger léger, pour se donner le sourire des plaisirs simplifiés, galipettes d'écureuils futés - et non non mais non ce billet n'est pas uniquement jeté pour ce lien dévergondé polisson et croustillant, faut pas croire faut pas croire - uniquement ce que l'on voit.

A moins qu'il ne s'agisse ici que d'une métaphore des choix de vie, avec ou sans, l'espoir le rêve et les envies ou de ce qu'il faut croire pour enfin bien voir. L'essentiel est invisible... etc, etc, on connait la suite mais  chacun son histoire, à faire, à changer à tenter.

Grande angoisse, mais sous les draps en tente.



Les gens qui font du bruit.



 ça se cli brz ffffffffui que zzziiiiiii! ^$mmùm:ù^m

mardi 1 novembre 2011