samedi 8 décembre 2012

Traces de tournée (FMSR).









"La route est plus légère" en mambo du décalco.



Bonne nuit.




On le dit comme une pensée lointaine, comme un souhait comme un baiser, c'est une simple tendresse ou la certitude d'une nuit partagée, c'est une altitude une attitude, la distance d'un regard posé ou ce doux charme d'un lointain habité. Et dans la nuit ainsi commencée, brille une sérénité, un sourire apaisé et l'étoile qui va guider les songes et les Odyssées d'un abandon accompagné.


Looking at you.


vendredi 7 décembre 2012

Eléments de concert.










Protégeons nos Palaces.




Des jardins, des endroits, des envers, des lieux non-dits, des secrets des bluettes des regards des nudités des envies et des vies, des tranquillités des exils des silences des paradis qui se lovent et se pavanent confidentiels et extraordinaires dans les intérieurs veloutés. C'est un boudoir qui ne boude pas son plaisir des senteurs et des vestiges, des ivresses et des désirs. Une île (mais oui, cela existe, confidentielle et clandestine - belle et luxuriante de rires), un oasis où seul existe ce que la réalité ne peut enlacer - c'est une île aux merveilles alors, il faut vite y atterrir alors ! Un coin sympathique où tout est fastoche et ou coulent joyeux les choses délaissés préservées. Nulle tristesse dans cette cachette aux plaisirs sans fins. Des fantômes muses voguent en pères peinards, des ouistitis fusées (pensées-fissa à peines surgi que déjà disparues mais quand même sacrément balancées) se faufilent et donnent du pep's aux lubies, et il y à aussi cette idée cette permanence rétinienne ce truc cette chose ce bidule ce binz ce bazar on-ne sait-comment-le-définir qui s'agrippe s'accroche colle (un scotch Haddock ad hoc) qui baguenaude entre la vraie vie et la vraie vie, entre l'extérieur et l’intérieur, et qui se meut sans bruit mais qui mais oui qui vrille qui déglingue et déstabilise toute l’exactitude des sens.
Feedback ou effet larsen qui sait qui sait, mais pour de vrai, souvent, les jardins discrets chahutent les esprits des rêveurs aux yeux grands ouverts.


...



Hop ! A la Hopper !


jeudi 6 décembre 2012

Paris - Mains d'Œuvres. Filiamotsa Soufflants Rhodes.


YouTube Video


Tournée. Comme dans un film.



Et Filiamotsa Soufflants Rhodes* repart en tournée. Paris (Mains d'œuvres*) le 6 décembre, Caen (au Groargue Palace) le 7, Cherbourg (Le Réaume*) le 8 et le Havre (au Tétris*) le 9.

Tournée comme Tournée*. C'est à dire, tourner comme une tournée, mais encore, tourner comme : personne ne sait ce qui peut arriver. Et voilà l’intérêt, aussi. L'idée de ne pas savoir ce qui peut débouler et débarquer. Un plaisir raffiné des incongruité inattendues (et des solos, ces quêtes chouettes aux shoot d'audace).

Bien sur bien sur, il ne s'agit que de musique, bien sur bien sur il ne s'agit que de journées à se véhiculer, bien sur bien sur il n'y a pas ici de révolution à proprement parler, mais... mais il y là la lalalaaa la quintessence des libidos à lubies. Dans cette suspension entièrement rempli de présent et de simple existence.


Le vidéogramme n°24 : ah mais quand le La s'enfuit, on est bien embêté.

Le lien palimpseste.



mercredi 5 décembre 2012

Ne faire que passer.





Le vidéogramme n° 23 : parfois on peut même être surpris par soi-même. C'est fou.

M comme Mallarmé.





Quelle soie aux baumes de temps
Où la Chimère s'exténue
Vaut la torse et native nue
Que, hors de ton miroir, tu tends !
Les trous de drapeaux méditants
S'exaltent dans notre avenue :
Moi, j'ai la chevelure nue
Pour enfouir mes yeux contents.
Non ! La bouche ne sera sûre
De rien goûter à sa morsure
S'il ne fait, ton princier amant,
Dans la considérable touffe
Expirer, comme un diamant,
Le cri des Gloires qu'il étouffe.





Pom.



mardi 4 décembre 2012

Acousmonium de pensées. Un bouquet camouflé.




Il y a parfois des émotions d'artifices aux effets d'artificiers. Des choses que l'on se dit avoir rêvés mais aux effets toujours d'actualité, sifflotant dans le cœur des réalités. L'électrique cambré tel un bel oasis de l'esprit. Un jardin voilé retiré, bienveillant, fertile et délicatement protégé des méfaits et des oublis - bande à part !
Se bercer soi-même en y humant ses étés est un parti pris du voyage, vogue sans galère. Mais ce n'est pas que. C'est aussi savoir cultiver ce que propose ses parfums d'esprit et ses alcôves de douceurs jonchées. Pour le simple plaisir, la dentelle vivace et le regard embué.

Ouioui. Sous les flocons des journées persiste et résiste une grande prairie d'iris printaniers et le son d'un ruisseau aux courbes exaltées.


Pub !


à Morsang-sur-Orge* aujourd'hui, le 4 décembre 2012

Juste en passant à côté d'un accordéon...

lundi 3 décembre 2012

La grande et belle et lumineuse nuit...




... qui se pose parfois sur les yeux déjà veloutés d'une très fin de journée. Comme une caresse discrète et légère, adorable et parfumée, à l'ombre de la lumière et des chahuts de trop de réel. 
C'est un espace à part qui vient de se soulever, à l'instant et pour un petit peu de temps seulement, soufflant simplement la beauté de la pensée qui virevolte jolie fée et donne à soupirer, émerveillé (émoustillé).


Goodbye darling.


Ombre ambre et art.




L'art est là. Heureusement. Pépites d'inventions et monde chamboulé. C'est un espoir donné à l'alter-réalité, une proposition de nouveauté. L'art est là, simplement. Comme une envie comme un secret, à extraire et faire vibrer. L'art est là, dans le détail ou l'impossibilité, dans ce qui est rêvé et dans ce qui est joué ; l'art et cette recherche d'un temps aboli de la dimension assoiffé ou d'un désespoir sans cesse exploré. 


Et l'art est là, dans ce qui à été échangé, ce bel abandon de moments mélangés. Sans rapport avec la réalité mais tellement entiers qu'ils ont tant inventés.



Neige et biclou, le belle émotion toute simple.


dimanche 2 décembre 2012

"Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l'ai trouvée amère. − Et je l'ai injuriée."

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.
     Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère. Et je l'ai injuriée.
     Je me suis armé contre la justice.
     Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié!
     Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
     J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
     Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
     Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
     La charité est cette clef. Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
     "Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."
     Ah ! j'en ai trop pris :  Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.

Arthur Rimbaud


À vol d'oiseau.





Et soudain.

existe aussi en entier ici pour le plaisir du raffut dans le noir

samedi 1 décembre 2012

Corps sonore.

Certaines expériences-expéditions se font dans le noir, épris de tout ce qui souffle et se produit, un  trip au corps et à l'esprit, plongé dans l'écoute et l'espace acoustique. C'est un événement que l'on désire affamé, un choix de se laisser emporter par l'émotion et la chaude sensation.

Accepter d'écouter, c'est vouloir se laisser embrasser et frôler et caresser par ce qui pourrait advenir de l'autre. Une disponibilité entière donnée aux atours des alentours. Vibrations et grande fascination.

Et finalement la nuit. Car en retranchant un sens on lui en donne un autre, celui d'une finesse d'écoute et d'absorption par l'oreille.

Le frisson aveugle et gigantesque du son. Un amour physique des imaginations invisibles.


Fernand Fonssagrives.











Ah Ted.

On dit rehearsal en Américain.