vendredi 17 janvier 2014

Demain c'est.

Tuscaloosa à Arlon - l'Entrepot* 20h30
- entre CAN et un rock allumé...



Tuscaloosa. Et être invité. Voilà bien le plaisir et les facilités de la musique, pour partager des moments où le son se cherche et s'infiltre dans les compositions. Mélanger, contaminer, bousculer ce qui est installé pour les déséquilibres créatifs que cela entraine. Le déséquilibre ! Tout est là. Tomber pour inventer comment se relever, et dans cette nécessité de garder les choses vivantes et incertaine, fugaces et surprenantes. Pour le reste... on verra bien.



Hey hey hey !





73 !

jeudi 16 janvier 2014

Des fois.




Tout est à vivre une fois. Surtout des fois. Pour l'unique et l'inestimable ou pour le fait d'y croire. Foi en une fois, même sans lois même sans quoi. Et l'étrange est parfois là, dans le temps des astres que l'on voit, qui passent et s'éloignent...
Mais qui sait si une fois ne se donne pas en soi comme une étoile qui brille encore tant de fois.



L'art ce fantastique à porté de tous.





Une envie une idée un minuscule trampoline de curiosité, et voilà l'immensité qui s'offre, là, comme ça. ça part de rien et ça se met vite en orbite, en métaphysique ludique. Le son manipulé, joué, retransformé, rejoué. Christian Marclay découpe colle et déforme le vinyle pour mieux en extraire les possibilité sans contraintes pré-établies. C'est sans fin et rempli de fins, c'est vivant et sur le fil du saphir, c'est un équilibre improvisé comme l'on invente sur le tas. Youpi !




mercredi 15 janvier 2014

Aquabloups.



A night under the sky (et ses libertés de pensées, uniques et étoilées).



C'était il y longtemps maintenant.




On a tous une histoire personnelle avec un musicien ou une musicienne, ou un air d'une époque ou d'une jeunesse ou d'un soirée colorée par des lampions d'une MJC Lillebonne (à l'époque d'emil13 et de ses Canards*). Il y avait une chaise, en bois, et pas de lumière de scène, pas grand chose en fait sinon l'écoute et le son lumineux de Lol Coxhill débarqué de GB.

Parfois, il y a des concerts sans rien qui restent par tout.



mardi 14 janvier 2014

C'est ce soir.

JAD ce soir 14 janvier à la MJC Lillebonne de Nancy, 20h30



JAD. Ou autre. Quoique ce soit quand c'est ce soir. Il y a les enjeux artistiques (okokok, les obsessions, les quêtes, les moments uniques, les avancées, les audaces, le doute) et il y a le saut dans le vide, attaché à ses envies. 

Voilà les ce soir qui arrivent, un jour, un soir. Ce n'est pas lié uniquement au spectacle vivant, mais à tous les tremblements, rendez-vous et trac des premières fois ou des encore une fois, là. 
Le plaisir des morphines des adrénalines, et des convocations au présent. Car au final c'est cela qui se passe. Une immersion complète dans le présent, la sensation des savoir vivre, et tout le reste qui s’efface et s'oublie.

La musique (ou autre ou autre tout autre) et son présent ne sont pas dessinés des mêmes émotions. Entre la lente élaboration confidentielle et la confrontation des regards et des esprits, ce sont deux facettes qui s'expriment.
Comme une rencontre, cette belle inconnue, le spectacle ce soir reste une aventure à part. Une entorse à la réalité balisée. C'est une focale une concentration des instants, le hasard brulant d'explorer l'étendue sans limites de ce qu'il peut bien se passer.

Et au delà de ce simple fait, si banal au fait, sommeil une grande possibilité...



A l'ancienne aujourd'hui si moderne.

la poésie archaïque de Gregory Barsamian



Peu de choses une illusion. Une mécanique (le truc du zootrope*, proto-cinéma d'un Géo Trouvetou) mais voilà l’irréel réel, le charme contemporain grâce à la simplicité et à la préhistoire des techniques remises au gout du jour

(Alors... oui, tout à été fait, mais pas par tout le monde, et ainsi reste t-il une infinité de singularité à découvrir et un espace sans limite à ré-inventer. La modernité est dans l'action d'une personnalité, dans la conviction folle et inconsciente d'une obsession qui ose.)

Peu de chose une illusion. Mais tout est là. Dans la sensation amoureuse joyeusement provoquée et ses conséquences poétiques qui en découlent.



Ah ! Découvrir les musiques cachées.

lundi 13 janvier 2014

Couleur, noir et blanc.



C'est quand ? C'est mardi 14, demain, là lala !


Où ? MJC Lillebonne à Nancy, après l'AG de la FLEX Cie (vers 20h30 - salle EG)

photo Stéphane André


dimanche 12 janvier 2014

Les joies de l'improvisation dépassent les esthétiques.


 


Il y en a qui n'aime pas et d'autres qui aiment beaucoupbeaucoup, mais il y a l'improvisation. Et au-delà des attractions et des gouts il reste ce mystère joyeux et enthousiaste d'une cathédrale de sons qui se construit sans savoir comment mais ici. 

L'improvisation. Cette folie si simple, irréductible à la recette, libre comme l'air, anarchiste, impalpable et partout, cette vivacité des lieux et des esprits, le temps présent et ses surprises, l'avenir qui change à chaque instant.

On se rappel le livre de Le Quan Ninh*, mais pas que. On se rappel les moments extra-lucides de musiques sans attaches et qui se vivent en public exclusif. Car au final c'est cela, l'improvisation. Une ode aux choses d'ici et maintenant, précieuses et uniques.



Belle comme la nuit.

en entier*

samedi 11 janvier 2014

Mieux vaut en rire.




De quoi ? Mais des attractions physiques, des renversements de libido incontrolables, des mateurs de légèretés et de courtes vêtues, des impromptues calibrées, des claquettes (aaaaah... les claquettes) qui claquent comme une dentelle* ultra-sonore, des parties surprises, des jambes fuselées sur une table (? - bizarre mais là c'est comme cela) lustrée, des gogo danseuses aux guiboles pas de traviole, et du barman qui n'en peux plus qui n'en peux plus - loup de Tex-Avery*, reminber ? - des gravitations de chair aux densités sol-air, des chaloupes chaloupées qui naviguent dans les mirettes et les tempêtes intérieurs signés de l'extérieur, des zieutages en loucedé discretos comme ça comme ça sur les rondeurs affirmées, des pin-up haut-perchées et tout en couleur technicolor, d'un traficotage de séductions qui emberlificotent les esprits shakés, des désirs inappropriés (faut pas faut pas faut pas regarder Jerry !) , des illusions hypnotiques ou des émotions reptiliennes qui assiègent le cervelet (ça meut), des wahouu - dis le loup à la Lune - circonstanciés ou des oulahoup qui soufflent l'épiderme, des charmes surexposés aux impressions brulées, des sensations Grand Huit qui déboulent à toute berzingue des courbes et des chemins de traverse, des indolences au sommet, Everest inutile et ardemment souhaité, des fantasmes ambulants qui baguenaudent et déambulent la nuit le jour, des œuvres cambrées (...) ou des simplicités déshabillées, brefbrefbref, Jerry... pas de panique, voyons, pas de panique !



Les plaisirs Anglais.

vendredi 10 janvier 2014

Maintenant.

une microscopique partie du présent dévoilé


Il est question de lumière. Pas forcément nostalgique* mais celle qui est à un instant précis. Comme le coup des peintures de Monet à ce moment à Rouen. Mais pas seulement, justement, sentir l’éphémère et minuscule point où tout se cristalise, une émotion particulière et qui s'évapore très vite. Par l'étude minutieuse ou par la sensation de ce qui se trame d'un coup d'un seul.
L'art de la lumière est l'art de la disponibilité à ses effets. Se laisser saisir par ce qu'elle fait surgir - et la photographie ne peut exister que par l'attrait de ses modifications.

Alors, par plaisir ou par curiosité, on voit le Monde alentour se transformer, s'élever, prendre une réalité différente et étrange, s'offrir habillée ou déguisée, sensiblement vivant. C'est cette mystérieuse alchimie des réalités - l'amour des choses - qu'il est joyeux d'embrasser. Pour le partager oui mais aussi pour pouvoir ainsi redessiner un Monde singulier, une création amoureuse de l'attention. Et l'invisible, bien sur bien sur bien sur.



Allo ?




Vive les incongrues ! Les situations les rencontres. Faut que ça décale, un rien, un bidule un truc pas net, et le quotidien devient d'un coup d'un seul plus facile. Ça se marre dans les bancals. C'est comme un jeu, un théâtre des absurdités, de celles qui font décoller. Faut que ça décale...


Ah la vache !

Surprise (2). Rien à voir ? Mais si.




Le besoin de surprise, le besoin des espaces. C'est aussi cela la curiosité des envies, le détachement créatif, le vol inventif, la perspectives enchantée. A 70 balais, Vaggione est une fée électricité, un Trouvetou des temps modernes et de maintenant.
Au delà des esthétiques c'est l'indépendance et l'obsession des pionniers qui donne à tout ceci une chaleur spectaculaire et fascinante. L’intérêt des hommes pour l’intérêt d'un homme. Le sens partagé de ce qui n'est pas connu car juste trouvé.

Et puis on écoute l'interview et l'on retrouve les simplicités passionnés qui se sont forgées depuis longtemps, depuis l'enfance, jusqu'à aujourd'hui.



jeudi 9 janvier 2014

L'invisible et son parfum.

Manara - Le parfum de l'invisible



Étrange, l'étrange. L'impalpable. Ce qui ne se voit pas ne se touche pas mais se sent, se perçoit, dans l'air, dans un geste un dessin un frémissement, et l'art. La beauté n'est décidément pas dans les apparences, plutôt bien camouflée dans les détails et les inconstants équilibres les histoires les souvenirs, les émotions qui se tissent ou s'entre-mêlent, les mots qui résonnent, ou la voix et les obsessions, là, ou quoique ce soit qui se faufile dans un tableau vivant.
En art comme en quotidien, ce qui fait chavirer et boire la tasse n'est pas le prévisible, le beau ou le préparé, mais bien l’inattendu, le Monde inventé, la lente et extraordinaire sédimentation des expériences et des envies, un regard.

Bien sur il faut le respirer entier, ce parfum impré-visible, s'y attarder comme une ivresse qui monte doucement et qui fait des merveilles. 

L'invisible est ici pour celui qui veut bien le reconnaitre et le laisser flotter.



Noise.

mercredi 8 janvier 2014

La générale d'un sacré spectacle qui touche au général (chez le particulier)




Un trip fantastique qu'il faut oser oser ! La musique de Glass et la mise en scène de Wilson, le temps pris, les images oniriques rêveuses fantasmagoriques. Einstein on the beach (en entier*), le spectacle mythique. Tout est dans l'invention hypnotique, le tour du Monde sur place et la sensation de voler. Bien sur bien sur bien sur, sur petit écran ce n'est pas sur que... mais il faut oser il faut oser !


35ème minute


Le coup de la voix (qui parfois a son effet)








(pessimiste) ce qui est précieux est rare (pessimiste)
ou
(optimiste) ce qui est rare est précieux (optimiste)







Charmante surprise.



mardi 7 janvier 2014

Les yeux grand fermés.

 Eyes Wide Shut - Stanley Kubrick



Entre deux eaux (troubles) entre rêve et réalité (troublée). Le rite et la (bellebonbenouiouhlala) nudité, les corps manipulés et les esprits tout retournés. La société secrète, la confidence qui traine, le jardin des envoutés (celui que l'on garde vivace). 
Image étrange d'un film étrange, mais pourtant il y a dans les sens ainsi présentés une vérité.
Derrière les masques et les corps couverts ou découverts, derrière les apparences trompeuses ou suggérées, les ésotérismes, les mises en scène, les liturgies inventées ou les diableries illustrées les allégories les détours du plaisir libre ou les coulisses des magies fantasmées, il y a un énigme. Celle des êtres et des désirs, le jeu parfois indéchiffrable des rapports (et des larsens induits) entre la chair et le mystère.
On dit ça on dit ça on dit rien, hein. Mais enfin, c'est tout l’intérêt des arts que de plonger, de mythifier et de dé-réaliser (sans réifier). D'inventer un Monde ou un espace sans foi ni lois - ou bien encore avec de nouvelles lois, pourquoi pas, comme un cantique du quantique*.
Après tout le sublime est insaisissable. Comme la beauté parfois des vers de Baudelaire, du corps de cette femme ou d'un simple geste. Et l'art et l'art et l'art...


Boum.

The nutty professor / Docteur jerry et mister love


Ah Jerry ! La vie serait trop triste si elle était telle quelle. A nous de la faire ! Sans rire, il faut en rire. Histoire de s'élever, mais oui, paradoxalement, histoire de s'élever. 
Bien sur il y a Stella, la bombe, mais voilà que tout le reste est là aussi, l'invention, la déconne créative, le cinéma, l'histoire et la plaisanterie à portée philosophique. C'est du lourd, de la finesse finaude, le comique au niveau des héros artistiques.



... et bien sur l'art de la mise en abime d'une ultra playmate des 60's, jolie souris qui, en complice de Jerry (mais où est Tom alors ?) met en scène, dans les interstices d'une séance photo pour Playboy*, tout le comique des apparences ou des attraits bien profilés... et la vie est sacrément plus drôle et bien roulée ainsi !


 Stella Stevens


lundi 6 janvier 2014

Les pensées particulières sont rêveuses.





les pensées particulières sont rêveuses
cheval fou et décapotable au temps

les pensées singulières sont dénudées
tordues et déshabillées 
on oublie on oublie les étés
sauvages d'imagination 
cambrée

les pensées qui s'échappent et flattent 
claquent
claquent
claquent

les pensées d'ether se collent à l'envers
elles transpirent elles mènent à l'Empire
dessus et dessous 
des sens culbutés renversés
 





dimanche 5 janvier 2014

Cosmodrome.





Le lieux des départs d'un cosmonaute x. La nuit peut être, sous les sun-lights d'un soleil projeté, entre les comburants et les carburants, propergols à pensées enjouées. Light my fire, com'on baby et tout ce qui s'ensuit, le rêve qui s'envole et la réalité qui se décolle au dessus des limelights.

Bien sur, ce sont de belles guides qui brillent la-haut et donnent à oser, bien sur il n'y a plus l'air et ses lourdeurs et ses pâleurs dans cette atmosphère extra-terrestre, bien sur le plaisir occupe les corps baignés de méta-physiques imaginées et bien gaulées, en fusée, en voyage, dans la Lune, la tête en l'air et les pieds et les pieds et les pieds! en perditions volontaires.


La nuit la nuit la nuit, dansant dans des mirettes et des mirages, enfin touchés, les espaces ouverts offerts joyeux illuminés. Chauffe Marcel !



Vous reprendrez bien une becquée de Gilles ?




Ça chauffe ? Ah mais oui bon sang voilà les corps en pagaille, fantasmés, fantasmaglorifiés. La Femme drôlement ré-imaginée, un peu bousculée de pensées adverses qui pleuvent et, émeuvent. 

En tout les cas flagrants, le corps saisi, mise en scène, comme un jeu de désir provoqué, joli trouble en noir&blanc, instant aiguisé qui cisèle l'étrangère aux définitions sans sommaire. 
Il y a du fétichisme oui bien sur oui dans ces espaces soudain figés, mais aussi une évasion des regards, au-delà, vers ce fameux mystère animé ; et plus loin encore vers ce qui pose l'interrogation des êtres et des mirettes. Comment le dire comment le dire, le faire sentir.

Vous voici tous voyeurs patentés et pantelants devant les petits équilibres qui donnent de la folle perspective.

Gilles Berquet* donc, et ces illusions tranchantes. Par delà le réel d'une photographie ici ou des chaussures existe le reste tout le reste l'univers et bien encore.




















samedi 4 janvier 2014

Et le parfum qui flotte.


Selection.




Et ainsi les choses changent. D'un coup d'œil ou de baguette magique, et la réalité qui s'émancipe et va son propre chemin. Et ainsi peut-on aussi en musique en danse ou en peinture en photographie ou quoique ce soit redessiner le Monde pour lui en révéler les confidences singulières. Changer le Monde c'est peut être déjà le voir autrement, une intervention de transformation du regard et de la perspective. Une lente et profonde dérégulation des sens également qui conduit éméchée vers une forme non identifiée, poétique et inventive.



Vol vol vol !

les grands voyageurs
laissent dans le cœur des ardoises
les grands voyageurs
laissent les tuiles aux tuileries
cherchent des amuse-gueule
au buffet de la gare
trouvent des femmes seules
pour hommes affamés
à quatre pattes
à quatre pattes
intacts

les grands voyageurs
se posent sur le ventre
d'une âme sœur
ne respectent pas les consignes
ne font pas de cadeau
sinon des solitaires
à des égéries en souffrance

les grands voyageurs
vous donnent la migraine
avec des récits captivants
à quatre pattes
à quatre pattes
intacts

vendredi 3 janvier 2014

L'essentiel n'est pas dans ce que l'on voit.

Love Positions - livre transformé par Franck Hommage* (king de la pêche aux aphorismes) - 1969



Entre les lignes, ce qui se rajoute et détermine l'invisible, au delà de la simple image, sous les gestes et dans le frisson des imaginations, dernière aventure aux frontières sans limites.

Et voilà l'art qui se faufile avec ludisme et finesse, au cœur des drôles de manières. Et voilà comment un guide se transforme en objet volant, ample et libre, ouvert à tous les vents et l'utopie aussi de ce qui existe par delà les apparences. Comme en peinture en musique en danse, ce sont les densités, les reliefs, le temps et les passages qui font exister la profonde et belle et inutile quête.
Les love positions ne se limitent pas aux imbrications, il y a cette chose indéfinissable, ce que l'on croit, un avenir à l'intuition présente et vivante, une idée fourée dans les détails et l'invention d'un autre temps. L'attitude d'une recherche dans les doutes et les questions, au gré des interrogations et des obsessions. L'art l'art l'art, cette minuscule et immense possibilité.


Une dentelle s'abolit
Dans le doute du Jeu suprême
A n'entrouvrir comme un blasphème
Qu'absence éternelle de lit.

Cet unanime blanc conflit
D'une guirlande avec la même,
Enfui contre la vitre blême
Flotte plus qu'il n'ensevelit.

Mais chez qui du rêve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicien

Telle que vers quelque fenêtre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naître.


Et puis et puis et puis le geste. Toujours. Ce geste qui donne aux allures de l'allure et au mouvement des sens sans pareils. La danse, des mots des envies des sons ou tout court qui sait, baignant les jours et les nuits éclairés par le désir de voir plus loin, de sentir ce qui se trame au dessus des réalités, la crudité des déshabillés, la nudité sans fard qui brille comme un phare ou une étoile ou un cœur cambré ou encore qui sait qui sait qui sait, l'autre côté.

L'épopée, la surprise, l'audace d'embrasser l'irréel ou ce l'on croit.



Aller ! Une dernière, pour rire, de tout.
"Rien n'est jamais perdu tant qu'il reste quelque chose à trouver" Pierre Dac.









jeudi 2 janvier 2014

Les sens volants !

Léonie a le torticolis
Léonie a descendu la nuit
Léonie monte sur son pony
Ici y'a moi, ici y'a moi
Elle n'est pas là

Du haut du mât
La vigie me crie terre
Elle révise deux ou trois mousquetaires
Vilenies tout ce que ton nous dit
Sur Léonie

Elle fait l'avion, elle fait l'avion
Décrit un cercle dans le ciel
Je fais des ronds, je fais des ronds
La patte dans une écuelle

J'ai fait une croix sur ses seins galbés
Rien n'y fait, rien n'y fait
L'amour est encore de son ressort

Elle fait l'avion, elle fait l'avion
Décrit un cercle dans je ciel
Je fais des ronds, je fais des ronds
La patte dans une écuelle

Je veux te dominer aux dominos
Je te veux nue sur l'avenue à chaud
Je veux te dominer aux dominos, dominos, dominos

J' m 'attends à tout et je m'endors
Le dernier couché baisse le store
La joie qui nous inonde n'est pas feinte
Vilenie tout ce que l'on nous dit

Je veux te dominer aux dominos
Je te veux nue sur l'avenue à chaud
Je veux te dominer aux dominos, dominos, dominos


La série des frigos (épisode n°11)



Que montre un frigo, un frigidaire, un réfrigérateur, sinon un intérieur intime et personnel, un monde à soi organisé à la va vite comme on le pense, comme c'est pratique. Plus que l'on n'imagine, car à -7 on peut voir, complice, la manière dont on vit et dont on se livre.
La série des frigos c'est cela, un coup d'œil à mettre au frais pour partager la chaleur des chez-soi impudiques.




Expo X.


 Biennale de Lyon - MAC*



Faut que ça chauffe, il faut que ça titille, les cerveaux les envies les esprits, que ça brule les mirettes et les doigts ! Les expos qui décoiffent qui déboitent dépotent et qui soufflent sur les braises et les fantasmes camouflés. Il faut du faux pour sentir le vrai, par foi, du bonheur déballé et transformé, du corps exposé retraité, de la pulsion infiltré et tout le tralala des codes du désir assoiffé, il faut du danger aussi un peu, de l'électricité rondement mené et de la courbe ultra gaulé - ou bien cauchemardeuse, il faut de l'élan de l’intérêt vital&vivant et du saturé, et de l'anatomie, à vue ! Il faut tout montrer pour mieux cacher, et et et, l'essentiel pour toucher, l'autre ciel, le nu sous la nudité.




 



mercredi 1 janvier 2014