lundi 6 juin 2011

"Un peu de tendresse, bordel de merde !"




Et parfois la simplicité des corps mises à nue, jeux de gamins et beauté d'Eden sur Terre. "Un peu de tendresse, bordel de merde !" de Dave Saint-Pierre (qui a failli y passer* - interview) ou l'élévation sur le fil du rasoir d'une image qui pourrait devenir kitsch ou vieillotte ou déjà-vue ou provocatrice, et qui pourtant surgit lumineuse dans son élégance. La nudité comme chant détaché des projections et des intentions. Oui, nous sommes sur un plateau de théâtre (quoique*), mais cette lucarne ouverte sur une possibilité fait rêver. Et s'évader.

samedi 4 juin 2011

Demain dimanche c'est rock'n roll. Filiamotsa Soufflant Rhodes !



Rendez-vous le dimanche 5 juin, demain demain donc, au Musique Action ! Soirée de clôture avec le 5tet Filiamotsa Soufflant Rhodes. Oui, oui, oui, le lendemain "tout le monde" travaille, mais mais mais... pourquoi travailler ? Et pour une fois qu'il y à de la réclame sur ce blog. Nous pouvons même aller jusqu'à faire des mots d'excuses pour vos boss ou vos maitresses d'école... bref. Aucune excuse.


trailer officiel
trailer punk
pour sur que ça se clique

Un peu fort.

 ça se clique et ça dure/tue les oreilles 7 minutes, seulement


(Fucking)PRAG nouvelle formule donc (Dominique Repecaud - guitare, aa - baryton & alto forcément, Anthony Laguerre - batterie). Le retour d'un trio* qui existait déjà en 2007 pour une intervention avec Pierre-Louis Guerard des Drain Pump Booster* mais qui, pour l'occasion du Musique Action n°27* s'est donné le plaisir de détendre l'atmosphère du bar.

Quel intérêt de jouer (si) fort ? Le physique ! Le corps ! Les veines en rupture et l'AVC au seuil ! La sensation d'une matière sonore faite pour vous prendre entièrement, sueur et érotisme des extrêmes. Et puis l'improvisation freerock rapide comme l'éclair, fébrile, impatiente, qui pousse à faire des choix instinctivement, sur le champs, une manière d'aborder le présent qui se construit en pirate, avec l'inconscience des premières fois et des intuitions pris au vol.
Le son se poursuit dans le "silence" comme dans l'éboulement, pression acoustique ou grands espaces. La même joie de sentir cette collision et cette vibration d'une élément partout présent mais qui parfois doit être pointé du doigt ou simplement savouré avec enthousiasme. Un instant de vie belle.


 re 7 minutes

re re 7 minutes, et dernier acte

vendredi 3 juin 2011

Les impressions rêvées.




Elles trainent comme des fantômes non identifiés, de curieuses élégances vaporeuses, transparentes et opalescentes. Elles viennent de si loin que l'on ne connait plus leur entière réalité, ourlets physiques embaumés de sensations à peine esquissées, comme affleurées. Elles sont belles ses impressions, tellement légères et si sincères, flottantes au milieu d'un océan des mémoires, et scintillantes, et papillonnantes, si vibrantes. On dirait bien que leur magie évadée opère sans trêve et sans relâche, une sensation, une perception qui se faufile dans les intuitions et les sentiments, fleurs voilées et vol miroités. Il y à autour des ces lunes ambrées, roussies par l'inoubliable envolée, un étrange et mystérieux présage, le mirage d'un reflet de ce songe, ce qui reste d'un nuage, et la traine d'un espoir. Plus de chanson* mais il subsiste en l'air ces esprits volants, vacillants, ces belles revenantes sans corps et sans motifs, pleines de vérité, un souffle coulant doucement dans les veines, remplissant les mirettes des intérieures abandonnés, une lumière, un émouvant courant d'air.
La danse des réalités apparentes, trompe l'œil et vrai irréel, donne au présent le temps de rêver. Naviguer entre les mondes projetés sans se soucier ni attendre ni même retenir. Les sensations cueillis au vol d'un écho si cher remplissent déjà les nuits.

Great Big Dick (sorry).



Un petit air de tout et surtout de Bobby et de Marcœur, le jeu des mots, le blues le folk, et les airs tarabiscotés, parfois. Accordéon et cuivres. Et puis au dernier moment, dans le tiroir à double fond d'une phrase, la surprise, comme un polar bien citronné. 
A l'aise Blaise ça tourne tout seul, mais d'abord un verre * avant de retrouver La limonade* ! Ah ! Et puis il y à Françoise* aussi, pastiche des célibataires "mal aimantés" et qui en ont soupé (paroles*) et des non-célibataires à vau-l'eau*. Enfin, du Boileau*.


Permettez-vous que j'emprunte votre oreille ?
Histoire de vous raconter l'histoire de Mireille
Mireille est une mouche, comme toutes les mouches
Le soir, elle se couche, à l'aube elle se réveille

Un jour, elle atterrit dans la cellule d'une crapule
Raymond ?tait son nom, il tirait vingt ans de prison
Violeur, voleur, tueur, Raymond attend son heure
Abruti par l'ennui, la mouche le surprit

Raymond: Bonjour,la mouche ! Mireille: Bonjour, Raymond !
Soyons de bons amis, des amis pour de bon
La brute apprivoisée, passant toute sa journée
A jouer avec Mireille, pour bonne conduite est libérée

Qu'est-ce qu'on peut bien faire, quand on sort de prison
Dans une poche une mouche, dans l'autre quelques ronds ?
"Si je me faisais dompteur de puces, de cafards et d'abeilles
Je ne me ferais manager, la bête de scène serait Mireille"

"Voyons ce que ça donne, voyons si tu étonnes
Les clients de ce bistro, Mireille, va faire ton numéro"
"Tiens, une mouche ? Pardon", dit le garçon
Et d'un pouce farouche...


ok okay clique ok

New rock.

Fat32 dans la lignée des Chevreuil*, Duracell*, Oxes*, et cetera et cetera, du math rock* mélangeant sans retenue l’énergie directe aux complexités rythmiques, aux cisaillements, aux citations Tex Averyesques, aux acrobaties sonores, à la puissance et à la virtuosité lo-fi et punk. 
Le rock avance, undergroud par dessous par dessus ce qui se fait entendre en mainstream, tout une aventure sonore encore en court de révolutions, puisant dans le free, les musiques improvisées, Crimson, Henry Cow, Zappa, la technologie mais gardant en tête et à l'envers cette efficacité physique et volumineuse du "gros son". Oui ça joue fort, mais justement. Heureusement. La musique accepte tout et surtout de ne pas être tenu par autre chose que ce quelle demande ontologiquement. 
Au delà de la vitrine des mélodies ou des enchevêtrements rythmique résiste ce plaisir de se laisser embrasser par le corps sonore.


 si ça se clique ? oui

jeudi 2 juin 2011

Trottoirs.




Vra-oum-eu.



Ou le fait de penser à appuyer sur le champignon pour ne pas s'ennuyer. Statique classique. La fuite des cerveaux rend les pensées un peu fébriles et peu fertiles. Au loin d'un instant enrubanné de son éternité les couleurs ont changées, du bleu lumineux et de l'éclatant soleil, les voici tendrement ouatées, prises par le temps, préservées le long d'un souffle, monotone.





Fanées - mot à prendre dans sa tonalité Baudelerienne, avec la beauté sombre et fascinante des fleurs fanées*, l'extraordinaire diversité des couleurs denses et complexes qui surgissent, le rouge-noir et ses ombres qui suivent, parfois les ocres et les jaunes opiacés* aux origines indescriptibles, et cette fragilité de cendre, le sentiment paradoxal d'une rareté banal concentrant en elle tout un ailleurs désormais figé, la poésie des fleurs fanées est une des plus incroyable capture du temps - et fanées aussi de ces teintes aimées qui font les polaroids ou les films Super8 de nos passés.

Il n'y à pas d'Age d'Or (n'est ce pas Woody*) mais pourtant, en tête, reste agrippés des champs de pensées-tournesols héliotropes ou des suspensions aux shoots hypnotiques, et ces très beaux sourires, libérés.




L'oubli n'existe pas tant que le souvenir se forme au présent. Jour après jour c'est celui ci qui s'agglomère autour de ce qui se fait. Une sculpture de mémoires vivantes, fertiles et résonnantes. L'objet invisible*, ce qui traine, là, et qui s'accumule, ici, comme la présence active du vide.
Ce serait dommage de ne croire qu'au présent isolé, il existe accompagné de ses absences et de ses pensées. Comme la couleur inégalable d'une fleur fanée.

Cheri sur super 8 !

oui oui on clique on peut on clique




mercredi 1 juin 2011

Se laisser aller.

plonge petit homme dans l'univers mystérieux, en cliquant
Lo spazio inverso de Savatore Sciarrino


Prendre son temps et se laisser emmener par les espaces acoustiques de Salvadore Sciarrino*. Les étrangetés aux reliefs marqués du Lo spazio inverso donne une idée de la violence d'un univers presque imperturbable, impassible. Mobilis in mobile. Deux plans qui s’effleurent dans une musique des sphères sans fins ni début. La musique comme écologie de l'écoute et du son.

Et voilà le silence qui circule en transparence (Un'immagine di Arpocrate 1234) dans un volume aux perspectives immenses. L'écho du "rien" comme la mer, illusion réelle, dans un coquillage. L'inconnu perceptible.
Le bonheur des musiques contemporaines est là. Dans cette liberté et dans la singularité de chaque regard. Il n'y à pas de présupposés harmoniques ou idéologiques, uniquement la mise en son de l'amour du son. Ce son qui se donne comme un élément physique, palpable - mais quelle est donc cette énigme métaphysique qu'il transporte - et qui se ressent aussi différemment qu'un baiser. Chacun son style.

Le charme de Sciarrino est dans l'élégance et la finesse de ses manipulations. Parfois un souffle humain traine au milieu de cordes diaphanes ou des ombres sonores. C'est là que tout prend chair, dans ce petit rien, cet interstice, cette incongruité acoustique d'un corps en creux rempli des étendues insensées d'une sensation. 
Cette délicatesse du traitement des instruments transforme la source en rareté. Voilà une embouchure de trombone qui claque, ou des variations microscopiques de cuivres, des cordes sympathiques, tout une translucidité du son le rendant acousmatique*, et vaporeux, mystérieux. C'est une manière autre de le traverser par l''invention d'une musique de la distance (Sui poemi concentrici 12345). 

Le son. Après les spectraux* (Grisey et Murail en tête), Sciarrino apporte une couche supplémentaire aux infinis possibilités d'en connaitre l’intérieur et l'identité.

Restons curieux !


le piano doppler de L'addio a Trachis

Vinyle noir !

 
ose clique


Cuivres déjantés, grosses guitares et chats noirs. Komintern* donc, en vinyle uniquement et déjà disparu. 71 (vidéo Pop2 à l'ancienne*) c'est loin mais quelle fraicheur par cette moiteur 2011. Contestation, free et dérision dans une musique sans brides. Rock progressif et cabaret extraverti. Politique ! Le son anarchiste en drapeau (et même si "le drapeau noir, c'est toujours un drapeau !"*).

L'alto rouge, à vif (dans le somptueux Musique pour un blockhaus*) et les mots revendicateurs, il semblerait bien que 2011 devrait se rappeler de 1971... 


NI DIEU NI MAITRE !


l'Hommage au maire de Tour (comme en d'autres lieux d'autres temps les Faubus Fables*), Père Pudeur.


Rimbaud, La Commune ! Ça se clique l'anarchiste !

mardi 31 mai 2011

Les petites choses d'un lundi.



7:57 de rien... et même un peu de vent vers la fin


Et tout le reste avec, et dans le mille et l'une des nuits et des jours qui débarquent. Que donc réserve la réserve des avenirs si ce n'est l'avenir à venir. Heureusement que l'on ne sait pas encore pour ceci ou pour cela, bien heureusement que l'on ne lit pas non plus au fond du cristal des sur-lendemains, car, finalement, oui, ce sont les surprises surprenantes qui donnent cette chouette saveur énigmatique ludique aux matins.
Qui pourrait prédire, qui pourrait dire. Et qu'importe ce qui surgit... mais c'est partout, mais c'est partout ! Olé !

Et d'ailleurs au fil des moments simili vides d'un lundi, les petites choses qui n'ont l'air de rien, qui ne valent pas tripette et qui peuvent même disparaitre sans laisser de traces se manifestent aux regards avides du temps repris pour doucement le remplir.
Perdre son temps c'est au moins en gagner un autre, celui des anodins et des anonymes, du vent qui file ou des hirondelles, jolies demoiselles. Dans ce monde aux minutes agrandies et aux riens pleins, on dirait bien que tout est là, aussi.

Tristes beautés.

bien sur que cela se clique, enfin


lundi 30 mai 2011

Lalala la laaaa....

ça se chantonne en se cliquant








Que dire, que dire, que dire....




Synesthésie des signes.



Fruit de nuit.

installation de Pierrick Sorin*

dimanche 29 mai 2011