mercredi 21 décembre 2011
mardi 20 décembre 2011
Desideria en nouvelle année.
En cours de fabrication aujourd'hui, Desideria (Cie La Torpille*) se retrouvera sur les planches de la Scène Nationale de Vandœuvre* du 10 au 13 janvier 2012.
L'occasion pour les musiciens de tenter un espace sonore tout en suspension, minimaliste et rempli d'air frais.
On y retrouvera des larsens transparents, des gongs aux harmoniques qui s'emmêlent, des éléments sonores translucides, bref, tout un ensemble de modes vibratoires inventés pour donner de l'illusion au réel.
Donner de l'illusion au réel. Voilà bien un projet acoustique.
Suspendre ce que l'on croit de terre ferme et infiltrer les réalités par des troubles et des mirages. Il y à de la magie noire parfois dans les élans phoniques, phénomènes et trompe-oreilles au service d'une perte des repères et d'un strip-tease des sens.
Si l'invention du monde quotidien n'était pas une utopie, que serait-elle ? Manipuler ce que l'on croit et jouer de l'apparence et des idées pour mieux apprécier la sensation des attraits. C'est une séduction. Une manière de donner une chance à ce qui n'existe pas pour longtemps.
Alors. Le spectacle vivant est un grand collisionneur de particules* ! Un endroit ou l'on peut s'amuser à créer ce qui ne va pas rester mais tout changer de ce que l'on croyait.
textes Ovide / traduction Florence M’Baye / mise en scène Sandrine Gironde / comédienne Marielle Durupt / chorégraphe danseur Ousseni Sako
compositeurs musiciens Michel Deltruc, Antoine Arlot / scénographie Olivier Irthum / création lumière Jérôme Lehéricher
regard chorégraphique Pascale Houbin / création costume Isabelle Baietti-Gonord / chargée de diffusion Nilly Mondrian
Né de la lecture de L’art d’aimer (livre III) et des Héroïdes, Desideria emprunte à Ovide des «lettres mortes» qui prennent la forme d’un triptyque.
Des voix de femmes parlent de leur amour et s’adressent avec douceur ou colère à l’homme éperdument aimé.
Ces trois voix, portées par la comédienne Marielle Durupt et le danseur Ousseni Sako, interrogent le désir, l’abandon, l’absence et le manque.
La Torpille nous montre ici combien ces paroles «obscures», sont encore aujourd’hui actuelles et vivantes. Combien elles ont la capacité de nous émouvoir et de nous questionner...
compositeurs musiciens Michel Deltruc, Antoine Arlot / scénographie Olivier Irthum / création lumière Jérôme Lehéricher
regard chorégraphique Pascale Houbin / création costume Isabelle Baietti-Gonord / chargée de diffusion Nilly Mondrian
Né de la lecture de L’art d’aimer (livre III) et des Héroïdes, Desideria emprunte à Ovide des «lettres mortes» qui prennent la forme d’un triptyque.
Des voix de femmes parlent de leur amour et s’adressent avec douceur ou colère à l’homme éperdument aimé.
Ces trois voix, portées par la comédienne Marielle Durupt et le danseur Ousseni Sako, interrogent le désir, l’abandon, l’absence et le manque.
La Torpille nous montre ici combien ces paroles «obscures», sont encore aujourd’hui actuelles et vivantes. Combien elles ont la capacité de nous émouvoir et de nous questionner...
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desideria
Rien de personnel. Quoique.
tant de tempête ouvre du temps
Il n'y à pas que de la nostalgie dans la contemplation des gris. Parfois ce n'est qu'un état qui se fixe et donne de l'espace et du temps aux imaginations, aux souvenirs et aux élucubrations à venir.
Se fondre dans les aléatoires ouvre des horizons sans limites.
Se fondre dans les aléatoires ouvre des horizons sans limites.
Et voilà qu'au milieu des rondeurs glissantes s'infiltre des pensées joyeuses. Les lendemains ne sont donc pas dans ce que l'on voit mais dans le mouvement qui donne à sentir, le bel air qui dodeline et ses à-côtés invisibles - belles extravagances.
Pourtant, entre les gouttelettes cristallines qui filent caressant le verre, matière à souvenirs et transparences provocantes (on pense à ce qui conserve, formite formidable, la couleur chaleureuse en sus) reste et s'accroche, comme un palimpseste déroutant, tout ce qui permet au temps qui passe de se laisser aller et de se rappeler.
Et la pluie, et la pluie.
Et la pluie, et la pluie.
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le temps qui passe
lundi 19 décembre 2011
Mais... la beauté ?
Et si la beauté n'était que cet événement si simple qui débarque, inopiné. Un peu d'auparavant d'un coup d'un seul si grand que le monde entier se retrouve dans son reflet.
La beauté d'une rencontre parfois et la trace d'une intimité, ce bel inattendu dévoilé qui creuse les révolutions.
Rien de préparé ; voilà l’insoupçonné. Un détail éblouissant et le reste qui s'abandonne, au simple appareil.
Et si la beauté s'épanouissait alors dans la surprise, comme une belle invention joyeuse de ce que nul ne pouvait imaginer. Des attraits ensoleillés qui percent au grand jour l'arrière pensée, et l'emballement à embarquer pour ne profiter que des souffles et des envolées.
Mais rien de gardé, voilà le charme dérobé. Un trésor esquissé, et ce qui suit comme si de rien n'était.
Et si la beauté ne pouvait rester, comme un tremblement de plaisir qui parcourt les quelques secondes que le temps suspend. Juste assez pour se dire que ce fut presque inventé mais juste assez aussi pour se dire que rien d'autre ne pouvait à ce point émerveiller.
Peut être.
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le temps qui passe
dimanche 18 décembre 2011
Rien et si tout.
Ou l'expérience de la lenteur et l'art du détail de Myriam Gourfink*. Une confrontation sensorielle qui somme très violemment et le danseur et le spectateur et se présente sans compromis pour faire apparaitre cette incroyable sensation d'immensité.
Ces immobilités sans cesse mobiles sont un pari. Un appel à oser, une manière de provoquer et de tester, d'explorer.
Et voilà les contradictions réunies, intimité et totalité, lenteur et événements sans fins, fascination et épreuve, entrainant une remise en cause des techniques et la création d'une attention unique sur les appuis, le souffle, la concentration et les limites qui restent à découvrir.
Au delà de l'exploit, apparait dans toute sa dimension la richesse infinie d'une tenue de l'infime. Ces audaces corporelles demandent une préparation à l'apnée et une conviction hors norme. Une connaissance des failles et des puissances d'un corps poussé dans son retranchement et ses incroyables possibilités.
La lenteur est un saisissement du temps, une occupation entière du flux de chaque instant, une redéfinition des espaces et des forces en présence. Dans ce domaine de mouvement et de micro-gestes tout change, comme changent les lois classiques de la physique dans les niveaux quantiques.
Si en tant que spectateur on ne peut entièrement éprouver la conscience d'un corps dans ces états d'équilibres tendus, on peut simplement et ébaubis participer à cette expérience unique et hors du commun pour en vivre la force et la profondeur.
« À mon sens, un danseur devrait plus se soucier du corps qu'il est que du corps qu'il a,
car la danse est sans forme, elle est au-delà des contours du corps,
elle est juste là, tendue, comme une ligne entre deux points ».
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oh une vidéo
samedi 17 décembre 2011
Suite 3 des électros-nanas (mais pas nanard)
C'est qui c'est qui, mais c'est Bebe et Louis Barron*, compositeurs électroacoustiques. La révolution de la musique dans la science fiction. Tout est permis tout est permis* ! Planète Interdite* ou l'invention sans limites et la première bande-son totalement laserifiée par l'électronique.
Le film entier est ici, pas longtemps.
Afin de produire et composer notre musique, nous avions conçu toute
une série de circuits électroniques, inspirés par les recherches du
mathématicien Norbert Wiener sur la cybernétique. Ces circuits
produisaient une activité sonore infinie, amplifiée puis enregistrée sur
magnétophone, que l’on travaillait par la suite grâce à un patient
labeur de montage et de manipulation de la bande magnétique. Nous
travaillions alors en symbiose avec nos machines, nous ne faisions qu’un
avec ces circuits comme un quatuor à cordes faisant corps avec ses
instruments. Mais ce qui était fascinant, c’était que les sons générés
par ces circuits conçus à partir d’équations mathématiques, semblaient
posséder une vie propre. Nous n’avions aucun contrôle véritable sur leur
genèse. Nous utilisions de façon telle quelle, le déploiement, la
floraison de timbres et de sons obtenus par ce principe technique. Les
théories de l’information, le concept d’entropie, les motifs du hasard
et de la probabilité, étaient les seules règles avec lesquelles nous
pouvions jouer pour tenter d’en contrôler la forme. Les émotions qui
semblaient émerger de ces circuits, possédaient un caractère à la fois
charmeur et monstrueux, qui n’était pas sans évoquer l’idée du voyage
spatio-temporel. C’était quelque chose de très fort et de totalement
fascinant. Chaque circuit que nous avions construit possédaient ainsi sa
propre vie, son propre rendu, son propre caractère. Une fois que ces
sons étaient morts, qu’ils avaient disparu, nous étions incapables de
les reproduire à l’identique. Nous ne pouvions et ne voulions rien
contrôler d’ailleurs. Nous expérimentions avec une forme d’innocence et
d’émerveillement mêlés. Une fois les circuits construits, nous nous
asseyions et nous assistions, bouche bée, à leur naissance. Nous étions
dans un état particulièrement réceptif, éveillé, à l’image d’un enfant
faisant ses premiers pas dans le monde, les oreilles et les yeux grand
ouverts. Par la suite, grâce à son impact, cette bande originale a posé
les bases de nombreux autres films de science-fiction. Je me souviens
qu’une journaliste de Vogue avait évoqué à quel point cette musique
semblait correspondre au son de ses propres rêves. Elle avait sans doute
trouvé là, dans ces sons électroniques, comme beaucoup d’autres
spectateurs du film, une forme d’universalité.
Bebe Barron.
... et pour ce qui est du sens on ne peut qu'y voir l'analogie* avec Goya, non ?
Le sommeil de la raison engendre des monstres*
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oh une vidéo
Les électro-filles.
Ou la fabuleuse, extra, joyeuse et fascinante histoire des pionnières de l'électroacoustique.
Ici.
Et, à raison, Pauline Oliveros* (militante féministe et d'avant-garde passionnée) disait :
"and don’t call them ‘Lady’ composers"
Et, à raison, Pauline Oliveros* (militante féministe et d'avant-garde passionnée) disait :
"and don’t call them ‘Lady’ composers"
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le temps qui passe
Pré-mix.
Oui il s'agit bien de Filiamotsa Soufflant Rhodes (à commander ici - ben quoi ben quoi) et de ses aventures de sortie d'album.
Entre l'enregistrement une semaine d'octobre et l'écoute d'un "pré-mix" aujourd'hui, le son à changé. Physiquement oui (par le mixage et bientôt le mastering) mais aussi par le temps et les expériences passés et pas seulement.
L'écoute est une donnée active, simultanément nourrie de l'oubli et de ce qui s'est accumulé inconsciemment. Le pré-mix demande un regard de "professionnel", distancié et attentif pour détecter les imperfections d'équilibre entre les instruments, les couleurs choisies et l'orientation esthétique (tout peut basculer au mixage et donner une musique énormément différente), mais il n'échappe pas non plus, ce regard cette oreille, à la surprise d'une distance.
Et voilà alors les musiciens étonnés d'écouter ce que l'ensemble à bien pu donner comme paysage. En s'éloignant d'une écoute individuelle dirigée et finalisée c'est alors tout ce qui est défendu intuitivement et collectivement qui apparait.
Quelle est donc au final cet élément émotionnel qui traverse un groupe, une histoire, une envie commune ?
Filiamotsa Soufflant Rhodes, comme d'autres, ne peut être que la somme des individus (sale pensée libérale qui réduit tout geste à un intérêt rationnel), il s'agit d'élever, de gouter à ce que peut provoquer la réunion des appétits empathiques et créatifs. Une alchimie simple qui pourtant emporte avec force les choix de vie.
rendez vous au Hublot de Nancy le 24 février pour la sortie dansante !
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filia soufflants rhodes
vendredi 16 décembre 2011
En avant ! N'est ce pas "Doc" Emmett Brown ?
Si simples et parlantes, les photographies d'Irina Werning* qui laissent comme une trace de nostalgie joyeuse. Il y à de l'humour dans le passage d'une vie. De l'humour et une tristesse attendrissante qui finalement donne à tout ceci un gout de plaisanterie.
C'est un projet d'aujourd'hui, et pourtant, toutes ses photos venues de "Back to the future" restent traitées à l'ancienne, saturations, défauts et colorimétries comprises. Une sorte d'album de famille du passé passé, sans quotidien, sans vouloir attraper le présent mais bien la dynamique du temps. Une double farce aux choses qui s'enfuient.
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