mardi 20 mars 2012

"petits"




"Maman, pourquoi on est toujours dans le présent ? C'est quand le futur ?"
Rose - 5 ans.



lundi 19 mars 2012






   que dire




que dire      






que dire                                     





                    ?












Light my fire ! Now !


dimanche 18 mars 2012

Hop !

C'est dimanche !

gardons l'impression de voler !

Parfois, personne n est là.



Il n'y a pas d'échec en improvisation, simplement un rendez-vous manqué ou le fait peut être de ne pas avoir été suffisamment disponible au reste du monde, ce qu'y circule et ce qu'y s'y trame. De cela oui on peut passer à côté, en sifflotant, sans s'en rendre compte, comme un amour.
Rien de grave, le temps qui passe et ce qui disparait sans même s'en apercevoir, paradoxe, permet de s'occuper de ce que l'on à peine effleuré sur le côté.  Ce ne sera pas l'élévation ni l'immensité qui fait fleurir les extraordinaires, juste la superficie d'un continent à cet instant inaccessible. Et tant pis. C'est la loi des raretés qui ne s'offrent entièrement qu'avec discrétion et précaution.

L'improvisation est un point de Lagrange, un endroit qui permet et qui ouvre le geste et la poésie, une manière de dénicher et de faire entendre. 
Faire entendre. Le bruit dansant du coin, d'un lieu, d'un état, d'une réalité. Ce n'est pas de soi mais de la transition dont on est responsable à ce moment.
L'improvisation est un moyen de révéler les beautés qui existent déjà. Ce son modelé et dessiné par l'espace dans lequel il évolue, rebondi, s'échappe. Ce son lié à tellement peu et tellement grand lorsqu'il est relâché.

Et parfois, et bien il n'y à personne. 
Pas d'ouverture, d'écoute et de place pour que ces merveilles existent. 

Il faudra juste penser à revenir...





Train-train encore, train-train chaque jour.











C'était en 77.

samedi 17 mars 2012

Le style concert des saxophonistes. Oh "Blurt".

T'war ta gueule à la récrée !







Avec doigté et finesse. Et l'humour léger. Yé Yé Yé !



Femmes à lunettes,
Toujours en quête
D'une bluette.
Femmes à lunettes,
Nulles en mirettes
Bonnes en goguettes.

C'est connu de longue date,
Tellement c'est insolite.
On le dit
Pas tout le temps,
Arrêtez, pas si vite :
Y'a des fois où ça rate.
Femmes à lunettes.
Dire que les astigmates
Sont toutes un peu presbytes.
Pas si vite.
Oui et non, peut-être pas, faut le dire vite.
Simplement on constate.

Femmes à lunettes,
Extrêmement gaites
Comme nénettes.

C'est selon, c'est pas sûr.
C'est pas à cent pour cent.
On le dit,
Mais quand même, enfin bon, ça dépend.
Il faut voir les montures.

Femmes à lunettes,
Pas forcément roulures
Les faibles en mirettes.

Pas si vite,
Pas toujours, mais souvent, c'est très net,
C'est la folle aventure.

Femmes à lunettes,
Sous les lorgnettes,
Les cochonnettes.

Femmes à lunettes,
Légère fixette
Sur les noisettes.

C'est quasi général,
Les gros bras constrictors,
On le dit.
Les monsieurs, les matous, elles adorent
Ça les rend cannibales.

Femmes à lunettes,
Toutes dévergondées,
Rien que des créatures.

Pas si vite
Délicat, difficile, pas si sûr
Faut pas cataloguer.

On en a vu des bien roulées,
Yé yé yé,
Qui, malgré leurs doubles foyers,
Se laissent pousser les toiles d'araignées.
Faut pas cataloguer.
A côté d'ça, il y en a des,
Yé yé yé.
On connaît de sacrées fieffées
Qui ont dix sur dix des deux côtés.
Faut pas cataloguer.

Femmes à lunettes.
Cette historiette
N'est que sornette.

En gros, a priori,
Dans toute affaire de myopes
On le dit.
On suppose au départ une salope
On le suppute ainsi.

Femmes à lunettes…

Faudrait pas s'énerver.
Toutes ne pensent pas qu'à ça.
Pas si vite.
Si ça s'trouve, c'est pas vrai, ça s'peut pas.
Tout ça c'est inventé.

Femmes à lunettes,
Pourquoi donc sont-elles si réputées,
Yéyé ?

Femmes à lunettes,
On se fait peut-être des idées,
Yéyé.

Femmes à lunettes,
Pour bien faire faudrait les essayer,
Yéyé.

Femmes à lunettes,
Doit y avoir anguille sous rocher… 

Gotainer


Vous reprendrez bien un peu de saxophones ?

... avec le World Saxophone Quartet...



vendredi 16 mars 2012

Splash.




les demoiselles 
fuselées
bombettes
 aux belles gambettes
et 
l'air
à la mine 
de 
minette
qui font 
trempette 
et 
risette
dans l'eau 
javellisée
bleutée
troublée
ée
passent 
et 
repassent
...
en brasse
...
en brasse
...
en brasse
...
coulé
le looooong
des mirettes


éclaboussés



Quand un petit canon rencontre Jack...


 



... et bien on s'en donne à cœur joie...













Le coup des mains.

ça se clique... pour sur !

Joker.





Kagel ! Mauricio. Compositeur décalé (comme son métronome - qui rend l'âme bien vite à 4:21) et farceur. Le rire dans le bizarre, joker fou et inattendu qui apparait à 6:39. Qui l'eut cru ? La musique de Kagel est théâtrale, c'est une dramaturgie sans le dire. La surprise d'un cuistot des sons qui ne se lasse jamais de surprendre. 
Et à 8:37 tout se finit en suspend. Mais que c'est t-il donc passé pendant ce temps ? Un meurtre, une folie, un drame ? Tout l'art de l'imagination ouverte et de la narration abstraite*. Pas d'histoire sauf la sienne, celle que l'on veut bien se construire, et tant pis pour les hors-sujets et tant mieux pour les maldonnes.

MK a toujours tout mélangé, extrait de et citations, textes et sons concrets. C'est un libertaire constructif. Un démantibuleur d'attendus rempli d'humour et d'humeurs.

jeudi 15 mars 2012

Suite suite suite.






Variations.




Les milliers de minuscules idées.




C'est demain !




Nacaal et les espaces rock. Bagatelle post-punk où l'improvisation rejoint les rythmiques lourdes et les sons disloqués. Lascif ou obscène, Nacaal est une occupation du silence qui n'exclue ni le groove ni l'immensité des suspensions mais qui plonge aussi avec ferveur dans les noirceurs inouïes d'une poésie sonore exacerbée et déchirée.

Non mais sans rire, c'est rentre dedans comme l'amour mais doux comme les mots doux.








... et juste après... BLURT ! BLURT ! BLURT !








Puis Yvain Von Stebut.
Le tout au TOTEM* - Malzéville, demain, soir, le 16 mars 2012.