Ben, ne donnent parfois pas grand chose !
mardi 13 novembre 2012
Dans les coulisses d'une création.
Arcanes et labyrinthes, tensions et inventions, détails et vision globale, le temps d'une création est souvent le temps d'une micro-vie avec ses débuts et ses fins.
Pourquoi ne pas y jeter un coup d'œil, pourquoi ne pas dévoiler - un peu - les ombres et lumières de la commande du CDN de Nancy à La Soupe Cie ; monter type reportage ! un Don Quichotte pour RING les 22, 23 et 24 novembre
lundi 12 novembre 2012
9 jours neufs à partir de rien, pour tout. Finalement, une création, c'est d'abord une deadline, un objectif, une durée. Le temps. Voilà le cadre et les contraintes bien avant les idées. C'est lui qui va déterminer l'écosystème dans lequel tout va s'imaginer, c'est lui qui va pousser à choisir à jeter comme à trouver et c'est lui, le temps, qui va donner le la des tonalités.
Au fait ?! Le décor est-il déjà monté ? Mystère.
Au fait ?! Le décor est-il déjà monté ? Mystère.
Banalement, concrètement, lundi 12 2012, c'est installation et essais sons et vidéo. Où vont se faire les décors animés et les espaces acoustiques, une question matériel avant la question dramaturgique, le contenant avant le contenu.
Et puis d'un coup d'un seul, tout déboule, fend la bise. C'est l'art de l'art de bouillir, funambule des équilibres et des métaphysiques à trouver, et défourailler les idées vite fait.
La "création" est un immense larsen, une mise en boucle des trouvailles centres-du-monde puis inutiles, jusqu'à trouver ce qui sonne.
"Tiens ! Et si on envoyait là un zef mystérieux, ah ouais, ok, essayons, bof. Bon ! ... alors si au contraire le baryton fait monter la mayonnaise avec un riff math-rock... math quoi ? math-ro... laisse béton, non, vraiment un riff du tonnerre (à trouver) puis on balance la guitare genre déchirée (enfin si t'es d'accord), là tu rentres en sandalettes, puis tu te jette sur... sur... sur... bon, on verra. Et la vidéo ? On a un truc qui marche ? Non. Ok. Ah ! Tu dis quoi ? Ouais ouais ouais, ok. Essayons. Hey, garde la pose, c'est excellent ! Mais ? Je me reposais, juste... ouais ouais ouais mais non, c'est excellent. Bon on reprend tout en partant de ça". Fin de la scène 5. Il en reste, 8. Et il reste 8 jours.
Suite demain, forcément.
Et puis d'un coup d'un seul, tout déboule, fend la bise. C'est l'art de l'art de bouillir, funambule des équilibres et des métaphysiques à trouver, et défourailler les idées vite fait.
La "création" est un immense larsen, une mise en boucle des trouvailles centres-du-monde puis inutiles, jusqu'à trouver ce qui sonne.
"Tiens ! Et si on envoyait là un zef mystérieux, ah ouais, ok, essayons, bof. Bon ! ... alors si au contraire le baryton fait monter la mayonnaise avec un riff math-rock... math quoi ? math-ro... laisse béton, non, vraiment un riff du tonnerre (à trouver) puis on balance la guitare genre déchirée (enfin si t'es d'accord), là tu rentres en sandalettes, puis tu te jette sur... sur... sur... bon, on verra. Et la vidéo ? On a un truc qui marche ? Non. Ok. Ah ! Tu dis quoi ? Ouais ouais ouais, ok. Essayons. Hey, garde la pose, c'est excellent ! Mais ? Je me reposais, juste... ouais ouais ouais mais non, c'est excellent. Bon on reprend tout en partant de ça". Fin de la scène 5. Il en reste, 8. Et il reste 8 jours.
Suite demain, forcément.
Libellés :
Don qui shot,
pour La Soupe Cie
lundi 12 novembre 2012
Et vive les nouveaux jouets.
Les musiciens non-traditionnels, malpropres de l'enseignement et ravi des sentiers, sont tous des enfants devant les trouvailles de chine et d'ailleurs. Yahuuuuuuuuuu. C'est quoi ce truc, oh la la, dis, ça fait bizzzzzzzzzzzzzzzz et shhhhhhhwaaaaaaaaaaaaa et ffffffuuuiiiiiiiiiiii et gggggrrrrroooooorrrrrrrrrrrr et tzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz et pof, ben ça. C'est géant c'est d'enfer ; ça le fait.
Car ses musiciens là ne s'intéressent qu'aux particularités. Sans code, ni loi, ni foi, leur désir leur envie leur appétit ne surgit que de la babiole qui fait bong ou bing, ou bien toc. De la casserole au logiciel high-tech de multidiffusion. Ça va oui mais oui des constructions artisanales de Frédéric Le Junter* (ces somptueux petits bateaux* ou encore*) aux traitements en temps réel par MAX/MSP ou Live en passant par les platines détournées de Christian Marclay ou Erik M et qui sait et qui sait.
Car encore Ornicar. Tout en chacun ! Une manière de libérer la liberté de créer comme on l'entend. A chaque l'organisation de la fabrique sonore, à chaque le chemin de pensée et la mécanique des mécanos acoustiques, et finalement, à chaque soi-même. Shake it baby !
Ce n'est ni révolutionnaire ni orgueilleux, ce n'est que personnel. Faire passer les idées et les astuces inventives au travers d'une carte acoustique exclusive. Et c'est pour cela qu'il y a de la curiosité roborative à découvrir ce que x ou y ont bien pu dénicher avec l'électricité.
"Ça alors ! Tu a osé brancher ça sur ça !" "Waaaaaa ! Mais oui ! Ce vieux synthé démantibulé sonne comme une usine" "Un ventilateur ? C'était un ventilateur ! On aurait dit les espaces immenses d'un désert". Et tutti.
Contre toute attente, ce type de musique ne s'apprend pas, elle s'expérimente. Il faut jouer comme un jeu, se jeter les yeux fermés sans savoir ce qui va arriver, baguenauder dans le bac à sable de tous les sons possibles que l'on rencontre au gré au gré. Le résultat n'est que le carnet sonore que x ou y ramène de son périple amoureux des sons et des collages. Une notion individuelle du temps et des espaces, le filtre d'une intention à bricoler le réel en le capturant en le détournant et en lui donnant les dimensions d'une imagination.
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le temps qui passe
"Durations of simultaneous and single sounds are extremely slow. All sounds are connected without pauses unless notated. Dynamics are exceptionally low, but audible."
comment ne pas s'y noyer, enchanté ?
à écouter de nuit de suite...
à écouter de nuit de suite...
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morton feldman
dimanche 11 novembre 2012
L'histoire. Max Mathews. Bicycle built for two - et un petit vélo dans la tête, fort heureusement.
qui ? mais Max !*
Recherches technologiques, recherches acoustiques, sonores et musicales et les contaminations populaires : "The implications of Mr. Mathews’s early research reached popular audiences through the 1968 film “2001: A Space Odyssey,” in which the HAL 9000 computer sings “Daisy Bell (A Bicycle Built for Two)” as its cognitive functions are dismantled.
The science fiction writer Arthur C. Clarke had visited Bell Laboratories in the early 1960s and listened as a vocoder, or voice recorder synthesizer, developed by John L. Kelly, sang “Daisy Bell” to a musical accompaniment programmed by Mr. Mathews. He incorporated the innovation into the novel on which the film was based."
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max matthews
Laisse béton.
La tête dans le guidon, les pieds dans le plat à fond les ballons et le reste on ne sait où ouhou, c'est un peu comme cela les jours ou ça file. Cœur&Corps au vent, t'as vu la dégaine de marlou, les idées décapotées c'est du joli, c'est sans contrôle c'est self service, whoooolé. Alors voilà le truc pas banal qui décoiffe, qui déchire, qui fait passer, et le reste des passagers qui courent après. hophophop. Heureusement ! On peut le dire, pour prendre un break, pour faire une pause, pour se laisser aller en combine de trombine,
laisse béton
laisse béton
laisse béton
lalalaaaa...
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le temps qui passe
Au chaud au milieu des sons.
Et pendant que les extérieurs soufflent leur pleurs (brrr, on dirait un film d'horreur), les intérieurs font sonner les bijoux sonores. Il faut aller chercher, trifouiller au fond des idées pour fabriquer les mondes inventés de toutes pièces. C'est une recomposition du réel en irréel bien réel, la transformation des éléments concrets en abstractions aux imaginations ouvertes. Une bande-son finalement n'est qu'un filtre (d'amours acoustiques sacré loustic). Une mécanique à baguenauder au delà de ce qui est. L'illusion enchantée.
Le Don qui shot (ici) se prépare et tout ce qui pourra servir à rendre perceptible la vision invisible d'une folie et d'une utopie baladeuse et bravache se pose tout d'abord dans les temps intimes et repliés à confectionner les espaces bruyants. Des temps comme auprès d'un feu de bois à tripatouiller et multi-diffuser, version algorithmique.
ATCHOUM (en cachette) !
début de résidence du Don qui shot pour RING*
résultat les 22, 23 et 24 novembre, soon donc.
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le temps qui passe
samedi 10 novembre 2012
Face à tout, le vide.
S.O.S.
S.O.S.
Qui peut connaitre le vade mecum des créations phoniques. C'est une source Voodoo, un Walhalla qui ne se laisse pas facilement visiter, une fée d'escampette, un tour de magie aux canevas occultes.
Comment connaitre comment connaitre le moyen la méthode, le bouton rouge, le déclic (même Manara en rêvait) qui fait couler les idées et la suite.
Où trouver le bidule, la chose le truc, ce rien qui frétille et attend de se laisser déballer.
S.O.S.
C'est une sirène aux chants perdus dans les cartes inconnues - et qui ne se donne pas facilement la sacrée. Une anguille, une aiguille à trouver au fond du fond du fond des meules.
C'est pourtant simple d'inventer en chantonnant en pensant en rêvant lorsque l'on se balade le long des rues et des solitudes... S.O.S.
Mais voilà. Ça se défile, ça s'évapore, ça glisse et s'échappe et se barre sans en avoir abandonné la saveur le gout ni le corps ni le cœur - alors c'est comme un sentiment désirable qui nait puis qui disparait, on dirait.
S.O.S.
S.O.S.
Des fantômes de Mondes entiers à butiner, des endroits frais et féériques à embrasser, des senteurs saoulantes à fumer, des révolutions dans lesquelles s'embarquer, des océans de nouveautés, et ces ciels à sons et ces terres à modeler.
Quelle étrangeté irrésolue (et ce n'est pas la seule, et c'est peut être pour cela qu'elle reste cette étrangeté aux charmes alambiqués) que ces bouts d'idées et de trouvailles qu'il faut attraper toucher puis développer... pour enfin la siffler.
S.O.S.
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le temps qui passe
Salut les cocos/cocottes !
ouioui ça se clique
"Alors ! On m'oublie ? Ouioui ça roule cool sur Mars en ce moment - pendant que tout le monde vit ces petites affaires sur Terre. Chacun son truc, chacun ses perspectives. Bien sur, j'envoi quelques infos sur les explos en cours, mais l'essentiel est invisible aux yeux, hein ? Sacré Antoine de St Ex. Et oui. Je suis ailleurs, un peu dans la Lune quoi, tranquille sur la planète rouge. Relax. Allez, faut que j'aille tremper le bout de mes capteurs à sensation dans les cratères de ce globe bien galbé. Je vous bise."
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le temps qui passe
Adhérons à la vie emballée.
"il faut cliquer" dit le mateur matou
Bosses et cabosses, mais la douceur qui retape. Un coup de scotch, un peu d'adhésif un décalco et voilà que l'on y voit comme si de rien n'était. C'est magique quand même de s'apercevoir qu'un peu d'apparence peut tout entrainer. Colorer le moment et voilà que c'est l'intention qui compte. La volonté de voir autrement ce qui est par les jours et les explorations déchiré, abimé, rouillé, emmêlé. L'art du détail comme l'art de voir emportent les états. Bienheureux celles et ceux qui aiment ce qui colle aux esprits comme de joyeux flonflons, autocollants. Hop ! On emballe pour mieux déballer, c'est tout le truc des tours de passe-passe, lingerie d'idée et joies données. L'artifice parfois n'est que pour mieux savourer les secrets.
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le temps qui passe
vendredi 9 novembre 2012
L'avant est aussi dans le vent.
L'air du temps pas vraiment puisque l'on est à ce moment aujourd'hui. Mais pourtant, on dirait qu'il y a comme un goût d'avant. C'est étrange, c'est mystérieux et très inexplicable, rationnellement. Tant, alors comment ? La pierre et l'atmosphère transporteraient elles ensembles un parfum d'antan au milieu de notre temps. Ce serait fabuleux de comprendre ce qui est pour toujours vivant au cœur des cœurs, sans temps, au vent.
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le temps qui passe
Chercher, chercher, chercher, encore encore encore...
Et mais oui, chercher chercher chercher, ouaf ouaf, la truffe en l'air et l'air content. Dénicher le truc qui va se chanter avec les bricoles qui n'en ont pas l'air.
ouaf !
ouaf !
ouaf !
Bon sang, mais où ça se cache, c'est quand même pas sorcier tout ce tralala, on devrait pouvoir inventer comme ça dare-dare !
ouaf !
ouaf !
ouaf !
mais elle est où ?
mais elle est où ?
mais elle est où ?
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videoaa
jeudi 8 novembre 2012
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