mardi 23 avril 2013
lundi 22 avril 2013
dimanche 21 avril 2013
Pixel des montagnes.
photo Rémi Bombarde
Elle est pixelisée, oui, bon, certes, et voilà, mais quand même, la perspective, et le blanc et le blanc et le blanc.
Donc parfois, même flou même fou, on reste dans l'idée et la sensation. Nul besoin de précision pour évoquer, on peut aussi suggérer, ne pas tout dévoiler, hophophop.
C'est un peu comme...
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vol à voile
Lune et théatre (Rutebeuf).
Sont mes amours désenchantées
Que j’avais cru en sol, plantées,
En sol fertile.
Or elles étaient bien trop tendres
Souffle d’août les mit en cendres,
Les trop fragiles.
Mais moi demeuré solitaire
En ce siècle de grand’ misère
Et si hostile.
Ce sont mes amours en allées
Comme autant d’oiseaux envolés
De par les airs
Emportées par les hirondelles
Un jour d’automne me rappelle
Presque d’hiver,
N’ont laissé que triste mémoire
De leur passage en mon histoire
Et le désert.
Amours de mes primes années
Etiez-vous si peu racinées
Et si mal nées
Que churent vos feuilles et branches
Et vos rameaux et vos fleurs blanches
A tout jamais ?
Que valaient alors vos caresses
Et vos serments et vos promesses
Des jours de mai ?
Amours de mes années octante
Aux feux des quelles tant s’enchante
Ame esseulée
Comme neiges point éternelles
Avez fondu trop peu fidèles,
Si peu gelées
Seul ce jour d’hui, voila qu’adviens,
Triste et aveugle me souviens
Du temps allé.
Ce sont mes amours déplantées,
Qu’estoient si peu si mal entées
Par grand frimas
Elles étaient si infertiles
La peur des neiges temps futiles
Les abîma
Mais en mon cœur toujours leur place
Vide demeure et rien n’efface,
Sont toujours là…
Amours aux si belles figures
Que rides tant vous dénaturent,
Sourire vain,
Roses naissent, roses se fanent
Et temps qui passe vous condamnent
Triste demain
Vos lustres enfuis, vieilles gloires
Ne sont plus que vieilles histoires,
Passé lointain.
Que j’avais cru en sol, plantées,
En sol fertile.
Or elles étaient bien trop tendres
Souffle d’août les mit en cendres,
Les trop fragiles.
Mais moi demeuré solitaire
En ce siècle de grand’ misère
Et si hostile.
Ce sont mes amours en allées
Comme autant d’oiseaux envolés
De par les airs
Emportées par les hirondelles
Un jour d’automne me rappelle
Presque d’hiver,
N’ont laissé que triste mémoire
De leur passage en mon histoire
Et le désert.
Amours de mes primes années
Etiez-vous si peu racinées
Et si mal nées
Que churent vos feuilles et branches
Et vos rameaux et vos fleurs blanches
A tout jamais ?
Que valaient alors vos caresses
Et vos serments et vos promesses
Des jours de mai ?
Amours de mes années octante
Aux feux des quelles tant s’enchante
Ame esseulée
Comme neiges point éternelles
Avez fondu trop peu fidèles,
Si peu gelées
Seul ce jour d’hui, voila qu’adviens,
Triste et aveugle me souviens
Du temps allé.
Ce sont mes amours déplantées,
Qu’estoient si peu si mal entées
Par grand frimas
Elles étaient si infertiles
La peur des neiges temps futiles
Les abîma
Mais en mon cœur toujours leur place
Vide demeure et rien n’efface,
Sont toujours là…
Amours aux si belles figures
Que rides tant vous dénaturent,
Sourire vain,
Roses naissent, roses se fanent
Et temps qui passe vous condamnent
Triste demain
Vos lustres enfuis, vieilles gloires
Ne sont plus que vieilles histoires,
Passé lointain.
Rutebeuf
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poètes et poésies de jours et de nuits
Le Vol à Voile serait-il sexiste ?
affiche du WWGC 2013 - championnat féminin de Vol à Voile, qui se clique pour aller y voir de plus prés
Étrange. Le Vol-à-Voile est certes de facto un monde majoritairement masculin (le club de Nancy* par exemple est à 99% fait d'hommes à petit h). On le regrette énormément mais on se demande pourquoi.
Voilà un constat sociologique sans raisons sinon peut être les restes d'une époque qui faisait des activités sportives extrêmes (?) un monde de testostérone. Bien sur, la glisse (surf et cie) entre temps est passé par là, avec ce qu'il faut d'image glamour et de prêt-à-désirer aux clichés de séductions glacées. Mais il faut du temps. Bien du temps. Pour enfin constater le mixité normale, et le plaisir de partager une pratique pendant longtemps auto-discriminative (les attitudes sociales comme des attitudes culturelles ont peut être éloignés pendant longtemps les passionnées).
Quand même, il faut sacrément du temps pour rendre simple comme bonjour une conception philosophique du mélange des genres.
Car même aujourd'hui. Un championnat "féminin". Pourquoi ? En quoi le fait d'être homme ou femme change t-il la donne en Vol-à-Voile ?
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vol à voile
samedi 20 avril 2013
5... 4... 3... 2... 1... et petite mort électrique.
0%. Le dernier instant, qui existe encore. L'acmé avant l'extinction, le point culminant - paradoxalement à zéro, la petite mort comme fin (temporaire). C'est un truc à part, un moment unique qui ne demande qu'à se renouveler pour exister.
Que reste t-il à 0 ? Cette seconde supplémentaire qui compte plus que les 99% autres, et pourquoi donc désire t-on ce bout de rien, cet ultimatum à la vie.
Finalement c'est là. A cet endroit précisément que résiste les envies. Quand il ne reste plus grand chose, tout d'un coup je voudrais pas crever*.
Il faut donc profiter. De ces minuscules Mondes des derniers instants. Ces espaces sans limites où le désir culmine, où l'avenir se blotti. Un champs inutile ou les chants illuminent.
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le temps qui passe
Fin de résidence.
fin de la 1ere étape de création de REWIND*
C'est le bilan, le débriefing, la causerie des after, le fin du fin. La fin de résidence n'est qu'une étape, reste la suite, la fin de cette fin. Rien à dire si ce n'est l'état en l'état. Le reste va murir et voilà pourquoi au final on ne parle que du reste.
Mais chut. Rendez vous en 2014 !
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rewind
vendredi 19 avril 2013
Es-tu brune ou blonde ?
Sont-ils noirs ou bleus,
Tes yeux ?
Je n'en sais rien mais j'aime leur clarté profonde,
Mais j'adore le désordre de tes cheveux.
Es-tu douce ou dure ?
Est-il sensible ou moqueur,
Ton coeur ?
Je n'en sais rien mais je rends grâce à la nature
D'avoir fait de ton cœur mon maître et mon vainqueur.
Fidèle, infidèle ?
Qu'est-ce que ça fait,
Au fait
Puisque toujours dispose à couronner mon zèle
Ta beauté sert de gage à mon plus cher souhait.
Paul Verlaine
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jeudi 18 avril 2013
Les agendas blessés.
Les jours télescopés, désynchronisés. Chaos in possibilités, absences et autres présences, mélanges mal mixées, bon sang, mais c'est la réunion qui empêche les réunions, un drôle de brouillage des présents tant désirés.
Prévoir de loin et savoir l’après si loin, de si prés, à un cheveux prés. Où encore ! Tonnerre ! Jeter balancer au lendemain ce qui ne peut, ou si peu. On le sait. Mais comment cela se peut ? Damned !
Le temps échevelé, qui ne résiste que parce-qu’il se porte en tête comme un pin's au revers d'une pensée.
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mercredi 17 avril 2013
Pour le rien pour l'air.
pour le sentiment léger pour le zéro g pour l'atmosphère de ne pas s'en faire pour partir de terre pour tenter le solaire pour le bleu de mer pour le bien des chairs pour l'émotion et les ouistitis pour le sifflement le long du cockpit pour rire de tout pour ne pas pleurer des oublis pour voir l'horizon qui s'enfuit pour la rondeur des courbes de notre planète pour l'amour tout court pour faire comme un baiser pour l'aurore qui se lève et le crépuscule qui se lève aussi pour réunir la lune et le soleil pour plonger en monte-en-l'air pour voler le plaisir pour se goinfrer de sensations pour imaginer et se laisser rêver pour fendre l'oxygène pour jouer au cosmonaute pour séduire la gente féminine et pour quoi pas pour sillonner les paysages et les ciels sans mémoire pour la poésie invisible pour le petit ballon pour le pompom pour la féérie cachée pour retrouver les impossibilités pour ne pas rester tête en l'air pour le vocabulaire de St Ex pour savoir perdre pied pour se payer l'Icare pour fondre de bonheur pour glisser pour arrondir les angles et les arêtes pour escalader le sommet pour ouvrir les bras à n'en plus finir pour baigner au fond des prunelles pour continuer l'histoire pour rester curieux et découvrir ce qui ne se voit pas des yeux pour ne pas penser rester pour essayer quand même pour tout et ce petit détail pour l'ambre d'un regard pour le clignement des mirettes éblouies de lumière pour en connaitre un rayon pour jumper pour le joli mois de mai pour le coup de vent pour le zef pour le déshabillé des attitudes des altitudes pour l'x l'y et le z pour les grandes évasions pour voir d'en haut pour gamahucher les nuages pour ne rien emmener pour filer pour s'envoler tout simplement pour
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