samedi 9 novembre 2013

Et puis.

après le Body Building* (last but not least), après minuit



Il reste dans l'air du temps un peu de ce parfum de l'émotion à peine passé. Un zest de sensation, le  tempo de la nuit indéfinie finalement qui fait durer le plaisir unique et intime des regards cambrés à peine croisés.
Juste après, et oui, comme un geste qui continue ou un soupir qui vient mourir au bord des confidences. C'est incompréhensible, perdu dans le vague des pensées et de l'after beat, que reste t-il sinon ce fantôme fantasme sensible, ce beau rien fragile qui occupe l'esprit. 
Et puis peut être n'est ce que cela, ce qui titille, la mémoire vive, l'infinie minuscule qui s'infiltre et fait sursauter, mutine. Encoreencoreencore.


vendredi 8 novembre 2013

L'envers.

Body Building



C'est la coulisse, l'autre côté, le pile de la face, le derrière l'étonnant derrière. On ne le voit pas mais tout se fait là, en loucedé en canaille en filoutage. Et c'est si souvent une magie que de voir ces objets prêts à transporter à surprendre ou à bluffer. C'est chargé en embuscade. On sait déjà qu'il va se passer quelque chose, ouiouioui, un polar d'émotions à venir, l'attrape-cœur dans la souricière et les idées en suspend.

Au théâtre, tout se passe derrière, siège des ébahissements. En musique, ce sont les amplis de devant qui buzzent et montrent leurs déshabillés de lampes chaudes en attente. Tout est devant, sur le qui-vive, tout est là. 

Finalement ce ne sont pas les même magies qui se préparent. 
Celles, pour les uns, des illusions et des expéditions visuelles de contrebande, des "mises" (préparation d'accessoires), des camouflages de futurs événements et des positions marquées sur le plateau comme une Carte du Tendre aux codes indéchiffrables. Et celles, pour les autres, peut-être plus simples, des énergies qui vont soudainement se déployer avec ce que l'on connait. La musique sort de ça, c'est sur !

Mais au fond, il reste le mystère. Quoi. Quoiquoiquoi mais quoi donc a bien pu être préparé ? Quel est donc ce coup de sensations qui va débouler ? Quelle entourloupe quelle combine mutine ? Et c'est là que se mêlent tous les intérêts.


Un peu de Daïdo Moriyama ?


c'est qui c'est lui
(et son fabuleux site)















Les yeux plus gros que le ventre...

jeudi 7 novembre 2013

La minute avant...

veritable vraie photo en coulisse de Body Building au CDN de Nancy 1 minute avant d'y aller, mais oui
ça rentre ça rentre ça bruisse ça discute ça bouscule léger léger léger 
voilà celle du 5 novembre


Ce n'est pas sérieux (nononon), mais il faut quand même le dire. Cette minute là, celle d'avant l'heure qui suit et qui va pas compter pour du beurre même si ce n'est que cela, et bien cette minute est une minute vraiment spécial. Rien n'est joué ouiok mais il se passe déjà quelque chose, une intensité hors norme qui va propulser les idées et les corps dans le Monde enchanté. C'est un sas, terrifiant parfois, enthousiaste rarement banal, où la solitude entourée se manifeste comme un unique présent.
Pendant que les spectateurs entrent tranquillement, le corps et le cœur léger, ici pour vivre une expédition, là pour suivre une aventure, s'envoler peut être, se transformer qui sait, pendant que ce beau monde s'installe et déplie les fauteuils rouges, prêts à tout, derrière, en coulisse, un drame individuel se noue, quelques instants, pas longtemps, intensément... il va bien falloir y aller.


la minute d'avant du mercredi 6 novembre

la minute d'avant du jeudi 7 novembre

Joie.

mercredi 6 novembre 2013

Parfum d'elles (qui volète).




Dansons un slow mou et fébrile Un slow bourré comme une queue de pelle Dansons un slow doux érotique Au beau milieu du cimetière Sous la pluie mon Johnny Mon amant mon chéri Dansons un slow mou et fragile Un slow bourré comme une baleine Dansons un slow flou érotique Au beau milieu du cimetière Sur ce rythme lent nos pas s’emmêlent Ils ne savent plus où toucher terre Je sens les morts qui matent on tombe ils nous rattrapent Avec le diable au corps on s’retrouve dans l’décor Dansons un slow mou et fébrile Un slow transpirant de désir C’est lent un slow c’est envoûtant Tout comme les morts qu’y a la-d’dans Sous la pluie mon Johnny Mon amant mon chéri Dansons un slow jusqu’à demain Un slow serré gêné osé volé lové Au beau milieu des macchabées Allez Bijou !


Allez bijou!... mais oui. Entre les mateurs d'impossible pendant que se faufile les faiseurs de magie. C'est l'imagination qui rend les choses fertiles. L'improbable à vivre, comme un désir qui danse au dessus des tombes du réel. Inventer. Sursauter. Murmurer. Feux follets. Sous la pluie. Tout est possible.


Mates le mapping... et la danse.

mardi 5 novembre 2013

Le juste avant.

Body Building (vidéo one vidéo two) ce soir 5 novembre et 6,7 et 8 au CDN de Nancy



L'instant où rien n'est certain mais on sait on sait on sait, ça va se faire, ça bascule, on dirait même que tout tangue. C'est un destin fébrile fertile, un moment de destin alors quand on n'y croit pas, nageant dans les eaux contradictoires, remplies d'aléas et de certitudes. A poil à poil avant le pile poil !

C'est beau comme tout et pourtant ce n'est encore rien. C'est fantastique oooooohoui! mais rien ne s'est encore joué. C'est dans quelques minutes làlàlà que tout va arriver, mais c'est toujours en train de se fabriquer. Juste avant, juste avant! d'y aller, sur cette scène bourrée d'œillades qui poussent au crime. Ce n'est jamais pareil décidément, on a beau le savourer le désirer il reste toujours cette unique qui se présente et demande. Faut se la faire, sauter, ne pas penser, et on verra bien...

Le sens du noir.




C'est une émotion aux plaisirs intimes. Proximité de ce que l'on voit puisque rien entre soi et ça ne fait plus foi. Le sens du noir c'est l'art du spectacle, comme le silence qui dessine le son et les volumes. 
Aucun des deux ne semblent réels, silence & noir, mais chacun se signifie à sa manière, en absence bien présente. Il y a des noirs il y a des silences. Autant que d'inventeurs d'un soir, ces foires à imaginations - et à désordres fantasmés.

On dit "un beau noir", et on constate le "silence incroyable" qu'il peut y avoir, des fois, là, tout autour de soi. Stupéfaction partagée de ces riens qui font la loi. Qui font et qui défont.

Le noir, le silence, ça c'est le sens des sens.



Paf Bong Blam.

lundi 4 novembre 2013

Les photographies curieuses d'Irma Haselberger.












Par derrière.



C'est par derrière que les artistes rentrent, discretos, sans se faire trop remarquer. 

(Pour briller plus tard peut-être ou pour se servir du trampoline de la scène comme canon vers la Lune...)

En attendant, c'est par derrière que ça se fait, par la porte dérobée, celle qui sert aux ouvriers du spectacle, comédiens, musiciens, techniciens... Par une porte banal, sans loupiotes de fête ou falbala de nouba. Par une porte de service.

Mais c'est par là que l'on rentre dans le Graal, par ce sas sensas qui n'a l'air de rien... en sachant que chaque pas, ensuite, va mener à l'instant t (tataaaa), celui qui fait décoller, celui qui fait vibrer, celui qui donne faim jusqu'à plus soif, l'instant où vraiment plus rien ne compte sinon le Monde enchanté.


Bong !

dimanche 3 novembre 2013

Secours érotiques.








Tout ça pour ça.

Body Building au CDN de Nancy*


C'est l'art des contrastes ou les contrastes dans l'art. Technique et technologie tout autour d'un endroit qui va s'épanouir, fragile. Tout ça tout ça ! pour ce minuscule espace, isolé du monde, délicatement éclairé, comme choyé, ouvert à l'immensité des inventions et des chausses-trappes d'émotion.
Alors elles sont là les échelles et les mécaniques les gaffers et les "services", les clefs de 13 ou les projecteurs, à monter déballer imbriquer faire tenir ce territoire incroyable qui va parfois tout réunir, les regards, les corps, les envies, les espoirs, les suspens, et une drôle de magie.


US made.

photo : Stéphane André