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dimanche 26 février 2012

Sous l'œil des grandes oreilles.




Après le zéro absolu* voici venu le temps des sons acoustiques de l'infiniment plus petit. -60db soit bien en dessous du seuil d'audition de l'oreille humaine. Les sons invisibles sont enfin à notre portée ! Ou comment redessiner le monde qui nous entoure et peut être changer de dimension et de loi physique. 
La découverte issue de la recherche est ici, et prouve bien qu'arrivé à 0, on peut encore creuser. Le monde des ultra-perceptions comme terra incognita, à sa manière. Ou la nouvelle Amérique ! 

Bien sur il s'agit d'un son du déplacement, mais tout son en soi est un mouvement, un frisson de molécule, une vague qui change tout le décor, et ce qui va avec. L'émotion acoustique est un espace en permanent devenir.

Sous les draps de l'immobile frissonne le plaisir des sens et ses mobiles.




samedi 18 février 2012

L'expérience sonore du moment : le son binaural.


Enfiler un casque (nécessaire pour l'effet) et se laisser aller les yeux fermés. Pour cet exemple on se croirait dans un Walt Disney (l'Anglais, le grain de la voix cinématographique, le jeu caricatural) quelque part dans San Fransisco, mais... la sensation, l'impression et le déplacement surprenant du son.

Les effets artefacts donnent une autre histoire aux perceptions, comme quoi le son est une distance, un lieu un volume un espace.
Et une radio*, aussi.

L'effet binaural* à été découvert en1839, okokok, et le voilà au top du top du top des illusions acoustiques. Paradoxe. Une imposture d'un trompe-oreille pour rétablir une justesse plus réelle.

Mais que faire de cette piperie ? Les effets 3D, les mapping*  visuels, les vérins hydrauliques d'un parc d'attraction, l'Odorama, les tours de passe passe, bien que surprenants, ne donnent pas vraiment à sentir le sens des sens.
Il y à là un aspect plastique, une analyse en formica des sensations. Intéressant en tant que science découverte mais pauvre en tant que tel. Il restera toujours à explorer les conséquences, à inventer les nouvelles manières de se poser les questions et de faire ressentir ce qui fait l'existence, ce qui permet de percevoir le monde que l'on souhaite dévoiler - ou celui dans lequel on voudrait tant se perdre.

Chaque sens est un décryptage de stimulations, chaque sentiment une histoire lié, alors sans aucun doute faut-il encore se passionner pour les métamorphoses sensorielles et tenter d'en donner une appréciation singulière et personnelle. Partager son monde c'est partager sa manière d'en être le jouet, l'acteur et le voyeur. C'est essayer de comprendre comment chacun y apporte une intelligence. Et la poésie et la métaphysique.

Et le plaisir des sens aux aguets. Ouvrir, grandir. Participer à ce qui se fait. Et le son et le son. Plus précisément. Ce bel événement. Cette dentelle qui renverse et bouleverse. L'esprit du lieu, son corps et son volume, ses caractéristiques et ses tremblements, sa douceur. Partout, ailleurs, dans un filet de voix, aussi.
Les illusions pour faire ressentir font partie d'un jeu de dupes pour grands enfants. Magies et chausses-trappes pour de rire ! Et le spectaculaire joyeux de cette course-poursuite aux grandes sensations.

Comme le dit la jeune femme de la dernière vidéo... hummm, un café. On s'y croirait.