jeudi 13 janvier 2011

L'ode aux bouts cabossés.



On n'y peut on n'y peut. Traces de passés et drôle de comptabilité, mais les bouts cabossés comme autant de marques des vies dissipées, et des malfaçons léguées. 

Au coin des entrevues, bing!, le plaisir de ces étranges cartes à explorer. 

Empreintes et dessins des corps abimés des corps uniques et des esprits chiffonnés. Mais c'est aussi une fête des découvertes, comme un long avenir joyeux de ce qui à été et de ce qui a provoqué. Cicatrices des passages et gondolages de naissance, tout un paysage, tout un attirail ouvert sur les singularités. La recherche des aimants parfaits ne pourrait se passer de  ces splendides et inimitables irrégularités. 
Les voici les voilà ces extravagances des corps et des âmes, sensuelles brisures et joies envolés, ces imperfections de circonstances ou depuis toujours, les défectuosités, les défauts aux allures d'imprimés, les discordances et tant d'autres déformations, accidents, anomalies, altérations et minuscules traces de vie, aux milles et une envies à fouiller.

Le temps n'est pas à fouiner, le temps n'est pas à fourrer son nez dans les complices originalités. Et pourtant ! Comment pourrait-on se souvenir de corps parfaits et d'êtres de pureté. L'ode est au bizarre, la fête est à l'étrange, aux incongruités particulières, électives différences, et le reste est encore à inventer.

Les voix ambrées.



Il y a des voix aux allures ambrées. Amples et déployées comme une nuit d'été, elles embrassent les corps et les espoirs. C'est une chaleur un mystère une profondeur une tentation de devant aux ailleurs, on dirait même une promesse, et on pencherait pour une invitation, mais ce n'est que, mais ce n'est que. Ces voix, ces inconnues, ces belles en vibration, poupées de son, qui se donnent et s'envolent. La voix des sensations qui se faufilent, à peine songées et déjà oubliées. Étrange. Leur simplicité ne se soucie pas d'exister ou de rester. Une apparition, une émotion, et puis s'en vont.

Qui donc s'emmitoufle derrière les tonalités et les nuances, qui donc se camoufle derrière les timbres et les élégances les modulations les intonations de ces chants aux histoires intimes et sous-jacentes,  ce ne peut être qu'une découverte, une mise en lumière et  un renversement des apparences. Une confession. Une belle rencontre. Et qu'importe les semblants.
La voix, pudique cache-sexe, qui révèle qui dévoile qui déshabille et les âmes et les esprits, et tout le reste. L'imagination fertile fébrile et l'impatience régalée. Au bout du compte, moins montrer en meilleure des saveurs, voilà les voix muleta et voici les sens en émois.

Les gens qui passent et la voix des jolis accrochages.


mardi 11 janvier 2011

La vie en double.




Le coup des images anaglyphes**, le coup des doubles vies, pour voir un coin de paradis. La même aux deux vues, et la réalité en deux points de vue. C'est pas banal, c'est un peu sorcier. L'ensorcellement de l'autre côté des vérités, mais que se passe t-il en coulisse, dans les underground d'une soi-disant certitude. Recomposer en composant, explorer et foncer, dans la vrai vie, dit-on, en doublant stéréoscopique ! Paradoxe des jours de ciel clair.





ca ce clique José si tu veux voir Joséphine.... tutitutituuu


lundi 10 janvier 2011

Belle illicite.




Quelle est donc cette musique qui se cache derrière les illicites. Entrée interdite pour les zones à risque, mais... s'y refuser serait passer à côté, de vents dorés et de belles envolées. La fille de l'air et sa musique débraillés, promesse de lendemains aux mains emmêlées, ce serait dommage d'y renoncer.

Quelle est donc cette interdite aux allures réservées, et de bleu enturbanné. Une école de pensée ou de la suite dans les idées, l'élégance inscrite et le fer déjà oublié. Y jeter le corps, rebelle et encore, le délit défait, car ce serait dommage de ne pas y gouter.

Les beautés simples.

Ça ce clique.... bien sur


Excusez moi ma belle, je ne vous avait pas vu. Ça peut arriver quoi ! Et ce rire des belles heureuses de vivre. La soif au corps et les simples plaisirs. Un air frais et la balade au creux des sensations.
Flottantes, passagères et étourdissantes de rien, on ne dirait pas que le monde s'envole, mais ce qui le retient vient déjà de se détacher.
Les belles à l'air, en chemin, sur un coin de soleil ou sous un coin de lune, une brise légère, et l'univers qui bascule.

Et pourtant c'est l'hiver, et pourtant il y à comme un coin de ciel vert, mais quand même, on jurerait bien que ce n'est plus pareil, un tremblement, un bouleversement, un dérèglement le temps d'une chanson, le temps d'une vision, le temps des évanescences, filantes, fuyantes, d'une belle enivrante.



dimanche 9 janvier 2011

Les mots à plaisirs.



Boites embusquées gorgées de capiteux bienfaits. Les ouvrir c'est enfin en libérer les effets, illicites ententes de contrebande et intimités sous-jacentes, aux vents peu farouches.
Ça résiste aux arrondis mais ca chavire déjà dans les coins. Gare à toi Baby !Voici fiérots, les mots d'arrières pensées, de la dernière chance pour pseudo innocentes, les mots cachés, les mots-cachette, ceux à-qui-l'ont-donnerait-le-bon-dieu-sans-confessions et tout le reste tant qu'on y est, pour ne pas laisser, encore, de suite, là, les dessous et les frous-frous, les jupons et les derniers atours, oui, oui, ces mots roses, encore, ces mots rouges, toujours, ces mots de feu mâtinés de romantique simulacres, les voici en planque, au tournant, à l'affut, masqués de bonnes intentions, déguisés en jolis moutons, égayés de tendres violettes, parfumés de douces élégances, les voilà les voici, ces chenapans, ces polissons, ces intrus aux vertus, ces délits flagrants qui n'ont ont l'air de rien, communs comme tout un chacun, mais au fond, on le sait, on le sent et on adore, ses mots qui trompent, qui embobinent, qui tourneboulent, qui chatouille, les corps et les esprits laissés offerts à tout air, et on leur ouvre le cœur de tout cœur pour se laisser conter fleurette car on espère et on aspire bien finalement compter les pâquerettes des lits de prairies, des lit de chambrées, des coins de paradis.



Pornographe blog !

mais oui, ca ce clique, si la fréquentation ne fait point peur


Un peu, un peu. Ben quoi, bah oui, enfin des fois. Boaf. On n'y peut on n'y peut, c'est vrai quoi. Comment côtoyer l'art sans.... et les frissons de la scène sans.... ou l'écriture nocturne sans.... et encore, ce n'est pas sans.... que l'on se lance dans les chemins turlututu de l'esthétique et des circonvolutions artistiques. Ben tiens. Sans ambages et pour l'aubade pour le panache pour la provocation pour la saveur le gout de ça et les emportements le plaisir du mot la consommation sans réserve des réservés et le train de vie paillard et bien pour tout cela on n'y peut rien on n'y peut rien il faut se jeter se farcir se satisfaire se complaire patauger barboter se lover se vautrer dans un blog pornographe. 

Spécial dédicace !

samedi 8 janvier 2011

Kertesz ou l'art de tous les jours...


Rien à voir.



Rien à voir, rien à voir, juste l'à côté. Mais oui voilà, il reste des à côté.

Stage Soupe Cie* improvisation marionnettes et musique* (7, 8 et 9 janvier) à Paris, et Pince de Crabe* des Fruits du hasard* à Saverne* les 11 et 12 janvier.

Un stage pour essayer de ressentir ce lien particulier qui existe entre le geste sonore et le regard, entre le geste marionnettique et l'ouïe, entre la volonté et la réalité qui propose elle aussi un espace, des idées ou une multitude de bruits.
Il n'y à pas là ou ailleurs d'histoire à raconter, mais plutôt tenter de dégager l'émotion qui peut exister entre deux manipulateurs d'illusions. L'un l'objet animé l'autre le son. Un ballet lié par l'écoute et l'improvisation, et au gré, et au gré. Il s'agit de révéler, simplement mais passionnément ce qui sommeil aux alentours.







Rien à voir. L'essentiel est dans ce mystère curieux et spontané qui fait exister tout un monde à partir de "rien". Au delà de la marionnette, par delà la musique, existe des étendues de merveilles faites de sensations, d'étranges, d'élégances inattendues. Il faut aller les trouver et passer un peu de temps ensemble, histoire de sentir l'envers du décor et la réalité négligé.



Le confort moderne.


vendredi 7 janvier 2011

Les chansons qui aident à vivre.



Des bouées de sauvetage en mer des tristesses passagères - ou sempiternelles. Ce sont elles, ces petits bouts de temps consommés, des airs de rien, ses caresses aux ailes amantes qui transforment l'apnée en petite mort. Juste le temps de se refaire, à peine le temps de remonter et les voilà ancrées aux souvenirs des moments affectés.
Des chansons pour sauter (le pont, le 7ème, le pas, qu'importe qu'importe), des chansons pour oser, pour voler, pour oublier, se délester, ressembler, s'éduquer, s'encanailler ou simplement vibrer - la chansonnette des passages passagers passagères, la mélodie des hôtels bien particuliers, gant retourné et sombre bouic aux allées.

Chacun y trouve son S.O.S. puisque c'est de l'âme qu'il s'agit. Souvent. La balade des esprits désolés rempli le temps qui fuit, une douceur déchirée, un purgatoire à pensée.
Et Love Lies de Captain Beefheart. Ce morceau de secours, en chanson triste, un abandon, une décision, un amour qui n'a plus de lieu. Et encore cette histoire. I wish I hadn’t a told you all of those love lies*. Et encore les mensonges pour savourer, peut être, les innocences, les illusions, qu'importe les imaginations si l'on à pour soi un temps un moment le présent des amours heureux. Et puis s'en vont.
La couleur des cuivres aux larmes dorées et les chaleureuses mélancolies d'une sonorité retirée. Chanson triste on le dit, et pourtant cette envolée, cette ambiance de boudoir aux sentiments qui chantonne, un voile de désolation aux splendides séductions. C'est le paradoxe des chansons de rescousse, une empathie des sensations à la complicité anesthésique.


jeudi 6 janvier 2011

Claquettes & frutti.



Une p'tit claquette sur un fond de variet', 
si c'est pas d'la joie, si c'est pas l'bonheur. 

On dirait pas, mais, ça rempli les mirettes,
et tout l'tralala
on n'vous parle pas d'tout l'reste. 
Quand ça caquette, c'est simple, ca cause direct,
comme une p'tite languette, ou une jolie bisette
si c'est pas d'la joie, si c'est pas l'bonheur...

Allez ! Encore un peu d'claquette, hauts d'forme et belles jambettes, 
des noires ou des rouges, la savate, on s'en fout, 
on est pas des lopettes on est pas des pipelettes
si y'a pas d'joie, y'à pas l'bonheur. 

Tic tac et tic et retac,  et one et two, tacatac,
ooooooook, ca roule, ca tourne, ça bidouille
ma doucette, ma gonzesse, ma nénette,
balance tes hanches et lance tes sens, pour, ça... ah, pour ça, 
si c'est pas d'la joie, si c'est pas l'bonheur... 

On est pas Fred Astair*, on est pas Ginger*,
on est pas non plus des flèches, 
mais nous, c'qui nous inspire, c'qui nous fait vivre,
ma bonn' dame, mon p'tit gars,
et vous tous, les lascars d'là bas, de l'autre côté de l'écran,
c'est la joie et c'est l'bonheur !



Post coïtum omne animale triste est.

L'homme et la femme de Pierre Bonnard - 1900 - sur le blog Amateur d'art* 
  « A l’instant où on dit qu’on est heureux, on ne l’est plus. »


Les étreintes restreintes et l'Art au/du finish, juste après, et las, hélas. Comme les corps à la détente, à l'inexistence en attente, un bout de rien sur pause, après coup, et un minuscule espace de tout. Contra(c)ditions. Et Gervex bien sur*.

Finalement, quêtes et recherches ne trouvent pas leur solution dans la résolution mais dans la perspective. Ouvrir aux lendemains, tenter les saillies inventives, les audaces électives c'est faire le pari sur ce qui reste à vivre.  Les entre-deux entre deux se donnent des airs de métaphysique et de solitude. Une réunion charnelle pour des âmes en peine. Divine comédie*



L’Enfer - Chant IX   *

O voi ch'avete li 'intelletti sani,
mirate la dottrina che s'asconde
sotto il velame de li versi strani.

Vous tous, qui jouissez d'un esprit clair et sain,
réfléchissez quel est l'enseignement caché
sous le voile léger des vers mystérieux.


 L'objet invisible - Alberto Giacometti 1 2 3 4 5 6


C'est ainsi, c'est une idée, figer les instants par la création, arrêter un temps, opposer le mouvement aux pétrifications à perte de vue. L'art comme enjeu, comme quadrature du cercle*, comme transcendance, comme rébellion. 

Les sons alanguis aux tensions disparus ne partagent plus la même chose. Un état d'être  à renouveler, à vérifier, à explorer. L'art et la manière, l'art et l'envers. 

C'est ainsi, c'est une idée, aller chercher, les poursuivre, les démasquer, les réalités planqués, l'esprit et les mains baladeuses, l'enfer au cœur, le reste en feu. Trouver importe peu. Chercher chercher (et avancer d'un petit peu - 1:35*), laisser tomber, y retourner, c'est de l'amour, c'est un rapport, une physique, un déplacement des corps et des esprits, une vague à l'âme, et l'effroyable tumulte d'une déréliction. L'amour de l'amour et l'art en question.



 Auguste Rodin

To seek a kiss.

mais oui... cliques !


C'est une voix, c'est une complainte, un déraillement de pensée et le bel air le bel air qui s'envole. Le chant de Billy, les séductions de Lady et la nuit alentour aux beaux atours. Comment dire, comment le faire sentir, cet esprit volage volant, ce coin de paradis triste, l'amour en attente, le cœur à prendre, une belle histoire à peine ébauchée. Les commencements ont des charmes inexprimables et pour cette suspension de début de chanson c'est l'aventure qui se donne, une culbute, et un Pourquoi pas ? qui appareille pour le reste du monde. Quel bel horizon débauché...

Le décompte d'une folie et le conte d'un amour (possible et souterrain), une solitude attachante, désancrée, et la tendresse d'un rendez-vous attendu.
La solitude, une femme un homme* (because all i got is music), quoi de plus simple. Hop*.

mercredi 5 janvier 2011

ON&ON.



La vue en mode BANDE, hum, ca sent le CONNECT et les grands PANO. Dommage pour  la VIDEO, la vue même en mode REC, c'est pas d'veine, ce n'est que pour les lendemains, MEMORY à garder sur carte SMART alors, et le FULL, le stock, on verra bien dans un futur SEARCH. NEXT.
PAUSE, pas de panique ce n'est pas forcément un ERASE et ce n'est pas AUTO un RESET, END n'est joué, on peut encore par le MENU démarrer le SP en REPLAY.
LP LP LP,  tiens le bien ! dirait Étienne, faut en profiter...
Voilà BATT ! BATT ! qui clignote, ah, évidemment ça pose un problème, mais faut pas s'en faire, dans la vraie vie il y à toujours une RESERVE, un coin d'parapluie. WAIT !
NO FUNCTION. Quoi, mais pourquoi ? Ouh la, vaut mieux dar dar appuyer sur START et >> filer fissa en évitant << et STOP qui pourraient tout faire capoter, même définitivement tirer le rideau et mettre sous OFF. Ranger les ballons ? Alors là ERROR. Écrase le champignon et POWER car y à pas PHOTO. CLIC.

Le monde sera bientôt en boite corned beef.



Mannequins désarticulés, déboussolés, déboulonnés, arrangés dans des positions intimes et amoureuses, incongrues et crues, impudiques affranchis, et voilà une éruption de poésie violente, abrupte, un rentre dedans émotionnel par la simple mise en scène de bouts de plastiques. 
Mais le modelage du regard policé est là, une morale inévitable et prévisible qui pousse à ne pas se détacher de ce qui doit être face à ce qui peut être - quand bien même cela s'exprime par des pantins. Une dénonciation détournée et d'un coup d'un seul, par le simple jeu de l'évocation, du transfert de sensation, du souvenir manipulé,  de la provocation à l'émotion, les exhibitions artificiels des hommes et des femmes de plastoc prennent une allure d'épouvantail. 

Face à la nature déshabillée et  mise à jour par les polichinelles, comment ne pas être fasciné, stupéfait par la complicité délétère qui nait. C'est le jeu. La réalité obscène se présente comme un miroir des situations humaines. Une pornographie des conformités, vulgaire et commune. 
Mais c'est à ce point que l'art apparait, violemment, rudement, durement, agressivement et de manière tranchante. L'uppercut ou l'art de faire comprendre, ressentir dans sa totalité, un regard, une idée, une expérience, un dévoilement. L'Homme à poil, disséqué, exploré, détaillé dans ses recoins, ses sombres inclinaisons, ses bassesses ou ses beautés vulgaires, donne à penser, à prendre de la hauteur. C'est un paradoxe des divulgations.

Cindy Shermann* (et***, et des vidéos***) donc, et le jeu des apparences, des correspondances et des secousses émotionnelles. 
Un coup d'œil coup de poing, critique et sans détour, des faux semblants de cette société du spectacle* si totalitaire. 
Cette mise en question de l'image apporte ainsi sa pierre au regard distancié et indépendant face aux finalités de domination des représentations stéréotypés et aux simulacres d'un système de pensée. 
Là la femme réduite à un érotisme (?) purement fonctionnel**, ici les clowns ambigus**, ailleurs les travestissements déconcertants** (dont Mme Santa Claus*) et à côté les images de modes transgressées*. Puis les broken dolls*, ces poupées brisées, démembrées aux allures de passé violemment oublié.

Finalement il n'y à d'indécent que ce que l'on ne veut pas voir en face de plein jour. Cette triste humanité capable de tous les pires mais aussi de toutes les beautés. Une société de plus en plus synthétique aussi, plastique, remodelée, déformée, aplatie de conventions esthétiques et de formatages idéologiques sur la beauté, la séduction, le comportement. Une monstruosité qui se détache, qui s'autonomise, qui prend le pas.

Manier la réalité par la mise à nue est une chirurgie de toutes les vérités (celles de chaque hommes et femmes, individus singuliers et uniques), sans esquives, sans retenues et en ouvrant grand les yeux.
Chacun s'y reflète, chacun s'y projète, si l'on veut bien laisser la porte ouverte à l'intelligence et à l'émotion.


 

mardi 4 janvier 2011

3 en 1 dans ta face.

Je me marre doucement, pour ne pas te réveiller en tête, bah oui forcément, une pole position de circonstance, de correspondance. La poésie des dessous sans dessus, en Deux, alors, pour ne rien dévoiler tout en chiffonnant la pudeur des sentiments juste avant les futurs rougissants outrages, et cette voix qui décroche soudain sur les hauts talons, eh oui. La Trois, la trois, à toi, cheval de Troie d'une parole noire et sexuelle, agressive et violente, presque amère, ca flambe ca transpire, ca respire c'est sans retenue et idéal pour les noctambules assoiffés d'égarements. Et le reste des mots abominables pour le plaisir des loustics.
Reggae et after beat en buvant les paroles des ironies cinglantes de nous les affreux qui faisons avec ce que l'on à. Et ouais. Finalement onetwothreefour! c'est progressif, ca monte lentement, ca arrive peinard, avant de tenter le diable, tout un programme, puis all night long, le reste à voir et le reste à voir, faut pas pousser mémé dans les orties - et puis que vient-elle faire là ?

Love on the beat* comme une chaude et glissante nuit de polar extatique mystique. Question de feeling, de sexual healing, comme dans la vraie vie, ca balance entre le X et le B A ba, cynisme égoïste et self control de ce titre mais l'infaillible électrique des corps qui s'expriment. L'abandon des pouvoirs à la physique, tout à la dérive et le bateau ivre qui se paie de charnels et vénériennes lubricités.
La simplicité ne paie pas de mine et pourtant tout est là tout est là. Le jeu des mots et l'émotion fluide qui passe et trépasse, et qui redémarre car,  Ornicar, faut  pas se gêner dans l'autre vie, tout est permis. Kiss !*


ca ce clique, tranquille....

 
ca ce touche, léger, léger....

ca ce déguste, au point sensible, ca ce clique...

Soleil croqué.



Un petit bout goûté, juste un morceau, pas grand chose, mais le soleil s'est fait croquer. L'émotion d'une éclipse comme la sensation d'une rencontre. Un télescopage pas banal, une danse accidentelle et radieuse, et pourquoi pas. L'éclipse du 4 janvier* au petit gout de réveil. Du matin, forcément aussi du matin.


Up !

lundi 3 janvier 2011

Chercher dans les coins.



Trop d'image tue l'image. Comme assertion. Comme épigraphe. Alors finalement, revoici revenu le temps des regards sur regards, l'éclectisme en promotion et la propagation des hasards dénichés, le bouquet. 
Fouiner, chiner, brocanter, farfouiller, fureter et essayer de saisir sur un objet, une chose une image une idée, ce qui fait  encore danser. Qu'importe le flacon. Trouver la sensation et le sentiment planqué c'est déjà partager une vision, une allure et l'économie d'un point de vue. 
La dynamique des saisissements ou une accumulation de petits riens, un appartement  imaginaire abreuvé de trouvailles émotionnelles, l'esprit agrafé, la description par le collage, et, en creux, en sous-main, par derrière le coup d'œil, au delà des fréquences trop visibles, la rareté, la particularité, l'exception, rassemblés, misent en boite, épinglés comme autant de papillons idéaux.

Les quotidiens extravagants filent par ci par là, prototypes de merveilleux, peut être même les fragments d'un pays fabuleux. Un puzzle (comme la carte du ciel est à fourrager, encore) de belle-de-nuit*. Le blog ploqué comme un oreiller à douceurs.
Avec le temps, avec les curiosités, les électives érectiles, avec le transport flâneur, un paysage, à l'étrange irréalité, plus enfoui, moins défini, plus essentiel, moins assuré, plus candide, moins rationnel, plus fidèle, moins artificiel, flottant, transparent, vaporeux, agréablement pénétrable, sensible, vibrant, léger, commence à révéler ses atours, ses guirlandes de délices, ses ébats de régals ; l'estafette sentimentale bourrée de lubies.

Au fil des jours et au fil des tâtonnements, une beauté complexe et infréquenté se lève. Et on dirait bien que le charme s'élève. La surprise des surprises, encore, souvent, partout distribuée. C'est étonnant. Tout de même. Le monde ne semble pas le même. On aime. Et tout reste à inventer.

Sorry angel, sorry so* (et l'alto solo qui loupe une note, belle manquée, c'est elle le sait-elle). Chaque découverte écrite, fixé, collé ici, là ou sur de lointains écrans bleutés, est une part perdue, envolée d'un plaisir fugace effacé, entre-aperçu. Un à peine déjà filé comme un Dim, up puis down, ca tangue, et le peu qui reste se faufile encore entre les sonorités, entre les mots éclaboussés de délicieuses imaginées. Des calices à vices.

Il faut savoir retenir, et le temps et l'idée, sur l'écran sténopé à pensées. Attraper au vol, les derniers instants, agripper la petite mort d'une curiosité, s'y abandonner, s'y étaler, en boire et le fruit et la lie pour les quelques restes à tenir. Mais ce n'est que que. Rien de plus rien de mieux, une visite passagère pour des yeux consentants. Le blog comme rendez-vous derrière le muret, à l'abri, en secret, sans trop savoir sans trop vouloir mais entrainé, accolé, l'embrassade en bandoulière.

Plaidoyer pro domo des rencontres quotidiennement renouvelées. Comme une photo de nuit, et

                       d'un coup, bing, une pin-up, le truc l'idée, la fraicheur d'un émoi partagé, sensuel et sans suite, jusqu'au lendemain, jusque au prochain train qui luit, s'y fondre, se mettre au zénith, au diapason en synchronisation, tenter l'envers du décor et l'autre côté des virtualités effectives. Les dessous chics, tout qui se déballe, et l'onirique au rang des séduisantes perspectives. Ça chauffe. Le dévoilement des sens n'a pas de sens, le jeu des bienheureux dupes, sans fard et sans retenue, c'est là que ça danse man !
On dirait bien que les paradisiaques euphorisants hasards s'invitent à table. Enchanté. Transporté.

Nabab en son illusoire château de carte.

Le blog de Franck Hommage, le blog de Franck Hommage !

n'hésitez pas ma demoiselle à cliquer, pour voir....


Le blog* d'un peintre (et photographe et graveur et installateur et bricoleur et  dessinateur et gouacheur et écrivain et pourfendeur et œnologiseur et constructeur et développeur et tant et tant), le grand art  enfin à porté de main. Le voilà le voici, le pont le lien, le journal de bord, l'esquisse des merveilles à venir, le fond de pensée, le coin de table qui surgit.

Franck Hommage*, donc, ou l'art du vrai, une attention aux minuties et à cette densité des strates, visibles ou pas qu'importe. Tout est dans la matière, tout est dans la manière. Peintre comme l'on ressent et non comme l'on voit, sonder le corps, tenter l'apnée des profondeurs, et, la science des détails*, ces éclats d'ailleurs, ces fragments de pensée et d'expéditions, à venir en cours ou jamais plus jamais revues - volatiles pensées aux allures de fantômes discrets. On pourrait passer à côté.

Le corps, encore. Ce qui peut bien le tordre ou ce qui peut bien l'amener, à frémir,  à bouger à éprouver, l'esprit coulant et le reste à la dérive. Le corps et ses sursauts, le corps et ses questions.  Franck Hommage est un peintre des intérieurs, et pourquoi pas, un scaphandrier des intimités, pour voir, pour détailler, pour se jeter à corps perdu et pour déployer toute la complexité des desseins sur des apparences trompeuses. Une superficialité mise à l'épreuve des obscurités. Et de soi. Voilà l'image bousculée, gorgée d'un ailleurs à aller chercher, d'une possibilité à aller dénicher, d'une lumière à faire surgir. Le désir reste une Odyssée.

Facile d'avoir des idées, d'ailleurs ! Encore faut il les mettre en œuvre. Et tout est là. La mise en œuvre ou la lutte des essais, le baroud des techniques, l'acharnement des recherches. 
Quoi. Faire sortir cette agitation précieuse. Une palpitation. Oui. Désaper la réalité si visible, la rendre à sa vérité, celle qui sourde, qui se cogne aux tristes corsets d'un monde aseptisé. Il faut la voler. Et faire rendre corps et âme à ce qui empêche de trembler. Et des marottes, des lubies, un paquet d'obsessions. Rien à redire, tout à tenter.

Ah ! Et grand luxe, il est du coin.






dimanche 2 janvier 2011

La fille à la photo.

Françoise Huguier*, et ***


Un petit air de Nan Goldin* pour l'intrusion de l'intimité et d'une vision de lieux oubliés et remplis de vie*, Françoise Huguier* ou la photo de tous les jours, des séries sur la mode, les grosses* ou le cinéma et cette virée à Saint-Petersbourg dans les arrières cours des "appartements communautaires" (les kommunalki*). Un coup d'œil immergé aux couleurs fantomatiques. Une sorte de contraste entre ce qui reste et ce qui vit, bel air de cohabitations, de transitions, de traces. Et les lieux de passage accrochés.





No comment.

 
ca ce clique, jolie, ca ce clique... 
 la danse des âmes des morts Inuits en direct ici

Noter les rêves et dévoiler les envers.



La coulisse déboutonnée, voilà les rêves du dessous sans dessus et au grand air exposés. Federico Fellini les avait gardés par devers pendant un paquet d'années, ces rêves notés, ces carnets de 22 ans d'expéditions nocturnes ("Le livre de mes rêves"**). 
Les femmes mirobolantes, le sexe comme fantaisie joyeusement démesurée et la mort en loucdé qui pointe son nez. C'est tout l'univers de ces songes secrets, redessinés, recoloriés, bricolés. Une pornographie poétique, un bel érotisme étoilé. Et que vive la nuit impudique débraillée.

Et puis, dans le coin de l'esprit, cette pensée pour les débordements incontrôlés des vols noctambules. Il faudrait pouvoir se connecter, définitivement embarquer pour ramener cette folle vérité enchantée. Goya* en mémoire pour les terribles cauchemars, Dali* pour les impayables élucubrations (et la tentation bien sur*) et tant d'autres tant d'autres ; c'est surement par là bas que cela se passe, au gré des affabulations et des déroutes d'une nuit ivre.

La beauté brut des sans retenues. On en rougirait si on ne savait en arrière-pensée que ces rêves et ces élucubrations érotiques extraverties ne font que donner un sourire aux convenances des réalités tristes. Le désir échappée, en roue libre, pour de grandes équipées en terre ardente, il serait dommage de s'en priver.
Et se noyer dans les scénarios affolants, et se lover dans les situations affriolantes, tremper dans les secondes vies aux dons lubriques et féériques, se payer des douches épatantes et des lieux rocambolesques, oser oser, s'enfoncer et replonger dans le noir merveilleux, les satins savoureux, lécher le temps illimité sans fins sans liens, caresser l'insensé, l'immodéré et en reprendre une louche, on sait jamais.
Rêver la nuit c'est luire de nuit, partager l'incroyable et l'inimaginable, ouvrir les frontières des interdits, sauter par dessus bord, lâcher les rennes et se baigner dans des illusions fougueusement pygocoles. 
Non, ce n'est pas qu'une histoire de fesses décachetées - splendides lunes reluisantes  (tout de même tous aiment quand même, troubler la face cachée*) - mais bien une liberté sans surveillance, la réalité émoustillée. L'air de ne pas y toucher, et puis...

Vive la vie rêvée, ca peut donner des idées - déshabillées.



Ah, vivement la suite....




Ce qui reste et tout le reste. Les chances et les veines de lendemains, les surprises et les étonnements d'après demains, c'est la suite, c'est pour la saveur des coups de théâtre, des péripéties et des jolies choses à venir. Des petits riens, des idées de derrière le fagot, des surprises qui emballent et qui retournent. Un tour de manège pour adultes dissipés.

Le grand avenir est dans la suite, tout ce qui s'attend tout ce qui surprend, les hasards qui balancent, les corps dansants chauffés à blanc aimants, et parmi les bonnes étoiles. Regarder devant, à l'instant, c'est déjà vivre un changement, profiter d'une propulsion et d'une imagination, d'une confiance. Voilà l'à présent qui danse. Mais oui, pourquoi pas. Penser comme on détourne les minutes qui passent et comme on arpente les filaments de fantasmes. Demain c'est tout le reste et ce qui reste, il ne faudrait pas s'en priver.
Il est grand temps d'ouvrir les secrets. Tous ces lendemains ensoleillés, mais encore, mais encore ! Qui sait, qui sait ce qui va arriver au tournant, dans le coin, par derrière, par le coté, camouflé caché dans l'ombre des réalités.

Soleye !*

samedi 1 janvier 2011

Photos de famille.

le coup du faux miroir....

Olaf Martens (ses photos sont là*), entre David La Chapelle* - ses portraits* ses installations* ses clins d'œil*, une vidéo* - et Helmut Newton* (les nus qui claquent* sur un air de Portishead*), ce qui en fait un pont, un style, une ironie audacieuse entre la mode, la pub et un art de la photographie picturale.
Mondaines, décadentes, détournées, incongrues, fantasmatique et voulues, contrairement aux photographes des situations et des circonstances, les images poussent ici et là à la peinture, à l'élaboration et à la mise en scène. Voilà une vision pop, saturée, excessive, provocante, jouant avec les codes de la mode et du fashion, ses séductions kitsch, ultra sucrées, acidulés et aux charmes légèrement pornochic* (terme rassemblant les tristes manipulations mercantiles des margoulins de la vente******). 

Pourtant tout ceci tient. Un équilibre entre l'agressivité publicitaire et le choc d'une absurdité. Et l'insolence. Une manière* de photo en trompe l'œil ludique, puisque la vérité se cache ici au delà des premières séductions visuels - même si les filles sont belles*
Ces photographies sont des installations plastiques, des pop-up* pour adultes consentants et gourmands de frissons* dégagés d'une mode encombrée, elle, de pièges à désirs.

Récupérer une récupération, détourner les finalités de la réclame* et des mondanités frivoles pour en extraire un sens de l'architecture et du regard, une profondeur, une réflexion, un jeu aussi, et des perspectives que l'on eut pu croire impossibles. Un pari impoli, impudent, impertinent qui permet de reprendre en main ce que les marchands ont escamoté. 
L'art est partout, l'art est à tous, et aller le chercher avec les dents ou avec la vulgarité, le sans-gêne ou l'élégance, c'est transformer le plomb des finalités réductrices en éveil à l'étrange, à l'autre monde, celui que l'on veut bien créer pour se balader, émerveillé.




  

01/01/11 - 00:01. Hop hop hop ! Voilà 2011...

Louise Brooks