dimanche 13 mars 2011

L'art du silence.



Est un art délicat de la retenue et du gout de la cerise

L'expérience du silence, pour se fondre dans les émotions emmagasinées, pour sentir le souffle des pensées parfumées qui se transforment au gré des réminiscences et des éclosions de ces présents agrafés, pour toucher de mémoire ce qui à été déshabillé de jour et qui s'élève petit à petit comme une sculpture vivante vibrante de souvenirs imprimés. 

Il y à quelque chose de l'ordre du sténopé à sensation. D'une capture lente et profonde de milliers de détails inaperçus et de beautés camouflées, se révèle au moment du silence, au moment de ce développement du sensible embrassé, dans ce cubicule privilégié, un paysage encore frissonnant, déjà saturé de sensations mêlées entre la vérité des réalités et le regard posé aux grands yeux ouverts, emballés.

C'est une expérience du bonheur, passager embarqué peut être, mais certainement aussi celle d'être au temps au monde avec finesse et délicatesse, entièrement et maintenant. Paradoxe...
Des instants vivants, grandissants, remplis d'art en soi se faufilant dans les interstices ouverts par ce temps laissé au temps. Le silence, ce silence, est une dimension du plaisir et du savoir-être, comburant des impressions, le voilà révélateur de présents encore animés des cadeaux d'avant et d'après.

Au loin, les vents zélés se promènent par ondées dans les champs courtisés. Des coquelicots flânent en bande, roulant de leurs chapeaux rouges au milieu des dorures du pré, c'est un moment qui passe, un instant qui perdure et donne à croire au temps qui reste, autant à exister. L'atmosphère se donne tiède et légère ...




En vérité il n'existe pas de "silence" (John Cage* et ce paradoxe lumineux "the sound experience wich i prefer to all others is the experience of silence") mais celui ci, notre silence, s'impose et se pose comme des existences transportées par les minutes qui passent et par les fleurs d'esprit qui lentement s'épanouissent.

samedi 12 mars 2011

La dorure des plaisirs.


Bah.

ouaip, ca se clique....


Bah. Quand on ne sait quoi dire, quand on est occupé ailleurs, quand on écoute des drones* ou d'autres supers* (+ documentary*) en même temps que le temps file à ne pas savoir quoi écrire, quand on est focalisé sur un autre message impatient à scribouiller pour ne pas être marron, quand il est 3h28 "am" comme ante meridiem* et là bien avant midi et que tout se pose et se repose, quand personne ne vous ennui de coup de fil, quand la nuit s'épaissit et que l'esprit s'éclaircit, quand la seule question est de savoir si "s'éclaircit" prend un "t" ou pas et que la question elle même, peut être, comporte la faute d'orthographe de la phrase qui pousse à la question, quand les minutes s'égrènent sans gravité car sans utilité si ce n'est d'écouter les alentours de la journée d'avant ou d'après, quand l'esprit batifole et se permet de ne pas compter, quand les fumetti étonnent détonnent en bouchent un coin**** mais ne détournent pas tant d'autres émotions douces comme des souvenirs baisers qui planent de nuit, quand on réécoute G* pour le plaisir de son point de vue ou que l'on plonge dans les insondables et les irrésolus* mais que la suite surprendra bien plus encore, quand décidément la lecture des 20000* passionne mais pas tant que les entres-lignes du Magazin des suicides* et que la fin d'un livre approche et que l'on retient et que l'on retient, quand l'être demande à la gravité d'être une poésie** sans réponse mais pour la beauté de la question, quand tout cela file et circule au gré des heures et des suspensions délicatement troublées, quand tout ceci ne suit plus le court des pensées... il ne reste plus qu'à jouer et cliquer sur la photo-écusson de billet.

vendredi 11 mars 2011

Entrailles et panorama.

clique, n'aie point peur....


Entrailles le projet 2012 de la Cie Azimuts*** (blog spécifique* avec storyboard, presse et tout le tralala), se paie le grand tour de manège avec une maquette architecturale aux sons nocturnes. C'est du bon air puisque au grand air, un spectacle de rue posé dans un champ, l'art comme un ilot, comme ça, lumineux de ci de là et crépusculaire partout ailleurs. 
Il va falloir y faufiler sa carcasse et son esprit vagabond en parcourant les méandres d'un chemin parsemé d'objets sonores, d'interventions étranges, de corps mouvants, de sons terrestres et multifacettes ou de structures aux allures de cocons translucides et palpitants. 

Et que sait-on encore. Tout ne sera pas montré dans ce chant des songes intimes. Il est des émotions que l'on ne peut que ressentir par le tressaillement d'une peau ou la vibration d'un touché qui foule des matières indéfinissables et inhabituelles. Il y aura un peu de train fantôme dans ces peurs et ses sensations traversées mais une poésie des non-dits aussi,  ceux filant entre les intérieurs suggérés et les vérités à peine dévoilés. Patience.



Les Oh! d'à côté.

découverte si clique....


Les découvertes de Facebook sont des découvertes appelées à l'être. Réseau de "connaissances" inconnues, il n'y à finalement que le lien des lubies et des babas qui donne à espérer être renversé. Mais voilà. Cela se passe bien ici. Dans ce semblant de communauté qui au final joue le jeu d'un savoir qui circule qui se donne qui fait grandir. Facebook ou autre réalité devient alors le synonyme détourné d'un champ d'émerveillements, remettant à l'avant plan les singularités d'expériences de chacun. 

Ce n'est qu'un médium, et même si oui en tant que tel il comporte sa propre entité conséquente (le "medium is message"de Mc Luhan*) à critiquer et à analyser, par ailleurs le voilà pourvoyeur de révolutions intellectuelles à venir par la distribution généreuse des trouvailles et des passions de quelques uns.
Christina Kubisch* ici*** mais tant d'autres ensuite (0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 etc, etc...). Découvrir comme on déballe un cadeau donné à qui veut bien le saisir. On à beau dire, chaque fois, cela fait sacrément plaisir.

In the sky with diamonds.....



Et parfois tout décolle, et parfois tout s'envole, sans prévoir sans comprendre, des moments en l'air, des moments d'outre-terre. Et les esprits et les corps a-pesanteurs, en ultra-saveur, remplis de présent et soulevés de maintenant, défient le temps et se donnent et se donnent. Un état transporté, shooté aux ivresses des endomorphines.

jeudi 10 mars 2011

§'!"è§" ff)ç$ùù ll $ /.%¨09 àç!§ ...



Elle était une mystique, une jeune fille, et, autant que téméraire chaude. Reed et le rythme du sein collègues fou, elle pourrait être une princesse, nue et belle. S'il n'y a pas de vert. Très étrange, mais nous l'avons fait. Quoi de plus ... mais après tout, comment prédire. Chaque style, chaque idée tableau Libertine. Apparaître dans la rude beauté et son histoire unique est une preuve secrète.


traduit en chinois, danois, vitnamien puis français*... la vie réserve des surprises ! 

C'est un être énigmatique, une nana des étoiles lointaines, bien roulée, terriblement endiablée. Anches et seins au diapason des mirettes affolées, c'est une princesse peut être, nue et merveilleuse. Si ce n'est ce vert. C'est étrange, mais on s'y fait. Sans parler de... mais, après tout, comment pré-juger. Chacun son style, chacun sa panoplie aux idées libertines. Et dans cette allure perce la belle et unique histoire, d'une personne contre toute évidence non dévoilée. 

Scratch.

et oui, ça se clique... et en fr*


Décidément, le vinyle d'Emile Berliner* ne quitte personne. En monts et vallées  sensuelles comme il fut dit* aussi, voilà à force de montrer, de déballer de déshabiller et de tout ausculter qu'un mystère s'évanouit et qu'un autre apparait. Question d'échelle, mais le savoir ne s'arrête jamais. Les solutions amènent inévitablement à d'autres questions. 

Qu'importe alors le polychlorure de vinyle, c'est tout l'incroyable univers provoqué par l'invention qui transporte. L'imprimerie fut une découverte, mais la diffusion à grande échelle des savoirs et des idées bien plus encore. A chaque technique sa trouvaille, et l'immensité des conséquences. Du protocole de communication IP* à la société des réseaux, deux mondes. Celui de la recherche et celui des métamorphoses gigantesques d'une société qui passe d'un coup d'un seul dans le champ de l'information brute, débridée, permanente et presque totale. Mœurs et limites évoluant en conséquence. Et la vie privée au rebut.

Pourtant le vinyle (le golden record comme ultime*) résiste, témoignant de la qualité de l'innovation en tant que telle. Si le CD est de moindre qualité du point de vue de la couleur du son et des basses ronflantes le voilà dans tous les rayons de par le pragmatisme et l'efficacité industrielle. 
Le vinyle ramène sa fraise*, au nom d'un temps, d'une révolution et des ses charmes, et de tout ce qu'il à fertilisé artistiquement et fait grandir. Finalement les grandes inventions ne meurent jamais, elles se faufilent au gré des nouvelles et des plus anciennes comme un fil, comme un savoir agrafé hors temps.


clique, pour savoir, clique...

mercredi 9 mars 2011

"Elle était belle, et l'on pouvait voir ses jambes blanches sous son jupon noir".

Arte se clique également, en fait, tout le monde se clique....

Délicieuses catastrophes.

oui oui, ca se cliques....


Il est des sensations délicieuses comme des délices éphémeres. Le temps de surprendre et de tout chambouler, et puis s'en vont. On peut le regretter ou simplement s'en amuser et en savourer les effets. Elles passent et viennent sous le balcon des idées transformer les quotidiens qui trépassent en adorable présent extasié. Finalement, ces catastrophes enchanteresses ne demandent rien si ce n'est que de les regarder pour en détailler l'immensité. Des opulences d'émotions inédites, des horizons à n'en plus finir ou des profusions de charmes et de ravissements, les voici accrochées comme des gri-gri de courte durée, juste pour une révolution de l'instant, uniquement pour ce moment éphémère déjà en train de disparaitre. Des cadeaux imprévus comme autant de Short Merveilles Services !*

Highway des sensations.



Highway des sensations, tout le monde tourne en rond pour plonger d'un coup étourdissant au cœur des amourettes chantonnées. Collines et vallées se donnent comme une fête, une danse des esprits dans les sillons de cire aux invisibles mélodies et aux charmes masqués de noir. On dirait un corps qui chante, de monts de sons et de creux caressés, à peine survolé mais déjà tressaillant sous l'effet de ce saphir qui déshabille. Au contact de leurs lèvres, les deux amants les deux objets se donnent une idée de la journée et des nuits et des imaginés. Une chanson triste à mourir ou un groove lascif à l'érotique, qu'importe ce qui se dit ce qui se lit, au fil de la mise à nue de la pointe et du contenu il est comme un grand présent-merveille qui se découvre dorénavant et s'exhibe. Alors... le temps épanoui s'étire s'allonge et se déroule, et profite du carrousel de ce court moment unique à la beauté réunie. Baigné des plaisirs ambrés et d'un joyeux à venir, il se love le long de ses arrondis, et des galbés de ce monde qui n'a de palpable que les lointaines évocations, car auprès des harmonies de cette Lune de nuit réside des mystères aux luxures encore infinies.


 vinyle au microscope

mardi 8 mars 2011

Abrute et vérité.



Du bout du fond de la nuit passe et repasse une pensée cannibale et débraillée. L'air vif d'un esprit, d'un Totem des jours passés comme des temps à venir, une furie une libre vérité qui se faufile et aiguise les appétits les souvenirs. Un aujourd'hui s'inscrit et prend d'assaut les restes de forteresses renversées par le vent et par les sens. C'est ici c'est au pied de ces chocs resplendissants et lumineux qui se tient que promet l'étrange la merveille déposée.

Diamants hors gala.

 

tout se clique, il faut en profiter...


On croit savoir, on croit connaitre et d'un coup d'un seul apparait une voix ou autre ou quoi qui détourne qui retourne. Diamanda Galas* au nom trompeur de strass revient des no wave comme des avant-gardes ou de Xenakis ou Zorn*. Le coin de rue des temps côtoyés est rempli de singularités mais il faut savoir les garder au coin des oreilles au coin des mirettes pour comprendre l'immense richesse des sans pareils révélés.
Qui connait un tel Gloomy Sunday* de Billy Holliday* ? Voilà les chansons pressées chargées de rendre leur âme leurs extraits les plus tenaces les plus secrets par l'alchimie d'un unique belvédère d'esprit fébrile et libre.


ça se clique, "My world is empty without you"

C'était en 2009. Un fond de Brutes Abattues.

ca se clique, puis Michtô-Nancy(4) puis 2009, forcément forcément....

lundi 7 mars 2011

En passant par une répétition, sur un air bien connu...




Répétition Filiamotsa Soufflants & Rhodes* à la Scène Nationale de Vandœuvre*

dimanche 6 mars 2011

Ballet dans le bleu.




Comme un délicat et ardent baiser hors du temps, une étrange danse en l'air, embrassant sur l'aile et jouant les attirances à l'élégance des distances. Rien n'est gagné, il faut rester au plus culminant, mais c'est une chaleur, un transport, une incroyable brise vive qui maintient le bleu des inventions dans la haute atmosphère. Et l'un glisse et l'autre s'enivre, et l'un poursuit et l'autre séduit. La beauté n'est pas un don mais un mouvement. Rempli des envies et des expériences, des audaces et des sensibilités, voilà ce charme affolé qui submerge le ciel d'espoirs et de liesse. Une parade, un ballet des corps et des cœurs gourmands et cette délicatesse des regards en coin qui rempli l'azur et le reste. Courbes et déliés sont au diapason, des élévations, d'invisibles liens se donnent la main pour que deux planeurs amoureux langoureux s'en donnent à cœur joie au Bal des Martine d'un grand tapis bleu.

Musique heureusement étrange pour esprits heureusement éveillés.

"L'araignéléphant" est à cliquer...


68. Préliminaire au préliminaire renversé renversant mais déjà tout en effervescence et l'ORTF qui plonge son service des expérimentations dans une liberté et une inventivité hors limites. "Le service de la Recherche"**. A la même hauteur de vue que les programmes Appolo* ou Gemini pour des conquêtes de Lunes différentes mais tout aussi utopiques avant d'y mettre le pied.
Les deux Pierre en étaient des atomes vibrionnant, l'Henri* et le Schaeffer**, mais ici c'est Bernard (Parmegiani*) qui rafle la mise des ouïes émerveillées en produisant une bande-son hallucinatoire, psychédélique et ludique. Une abstraction réjouissante où les sons Mickey Mousing* se mêlent aux nappes électroacoustiques de synthétiseurs vintages et autres vieux appareils analogiques à filtres ébouriffants. 
68 annonce l'audace mais elle est déjà dans tous les esprits, s'infiltrant comme une envie irrésistible depuis les années 40. Son et image, une quête d'alchimie entre deux sens qui se volent la vedette.
Et voilà le monde des improbables de Piotr Kamler***** qui surgit, entre fariboles et paraboles, mélangeant les arts et les couleurs, les techniques et les trouvailles. Une création empirique, fébrile et sans retenue pour côtoyer les limites et les redessiner.

PDC sur TVL la TV du NET. Ok ?


clique, clique, clique....


Pince de Crabe* on air ! De passage à Lunéville, PDC se paie une virée en abime par l'image de l'image. "Lunéville Télévision" était là le 1er mars au théâtre de la Méridienne* pour provoquer à la baignade. Hop. Pistache pour tout le monde.

samedi 5 mars 2011

Au choix.

Sons et fantômes.

ose. clique. "Atmosphères" de Ligeti.


Le sombre, le tendu et l'énorme et menaçante beauté. Lentement gravement terriblement envahissante, la musique des tenues, vagues dissonantes noires et inquiétantes, déferle, et ce flux, et ce reflux tout en retenue, magnétique et fascinant. 

Ligeti lance l'orchestre* au centre de la Terre, au delà des cercles et des connaissances, et cela respire, et cela tremble, et cela vibre et emporte définitivement les esprits. Save Our Souls.

L'insulaire solaire.



C'est semble t-il une île, cachée camouflée, bien protégée, qui flotte au gré des souffles de plaisirs et au vent des grandes envies. Ça n'a rien à voir avec le Paradis, et l'Enfer n'est pas concerné, ce n'est juste qu'une échancrure flamboyante qui ne dit rien à personne mais qui promet, mais qui donne à rêver. On pourrait aussi indéfiniment l'écouter parler.
Ou ce n'est peut être simplement qu'une idée, décolleté tendrement lové, une pensée baiser qui survole les corps alanguis ou les esprits tant parfumés, ou bien encore, surement oui, l'imagination éveillée comme un Totem à futurs souvenirs de ce présent si intime si spontané et gorgé de réalité.

Au dessus de ce morceau de Terre le Ciel soupirant se laisse aller à embrasser les rives et les galets, il y à comme une extraordinaire nouveauté sur ces plages pourtant déjà contemplées. Le temps s'est arrêté.
Le chant des vagues à l'âme animée se faufile et traine une chevelure ambrée, on souhaiterait tellement décrocher le soupir de cette comète glissante mouvante si ce n'était que l'invisible et impalpable expiration des embruns de cette houle sans cesse irrésolue. Et délicieuse.

C'est sans aucun doute une île, entourée cerclée, bien planquée à l'abri des mondes tonitruants et indifféremment clinquants. Un havre reposé aux rideaux pourpres et ourlés, l'insulaire velouté qui ne se dévoile que les yeux fermés. Et puis, au loin des alentours, dans l'immensité des corps en jeu apparait un grand soleil, une immensité lumineuse, un horizon brulant emportant corps et cœurs bien aux delà des mers.

vendredi 4 mars 2011

...

Pop-up ! Wahou ! Super !




La vie pop-up et discoball ! Eau et gaz qui fuzzent à tous les étages et voilà le bOuMBaDAboUm des supers effets enluminés qui rempli les prunelles et les cervelles. Les cocktails multifacettes multifonctions multiextras multichaipu et aux dessus dessous sexy donnent des airs de fête - finalement, alcools et fruits* contemplés basculent enchantés dans l'espace d'une oasis irrésistible, l'art de la séduction grisante et du plaisir de vivre. 

Wahou ! Plage et soleil qui chaloupent comme des mirages joyeux au milieu des idées, qu'importe les passés futurs imaginés, le sable et le temps semblent ne plus couler qu'entre les doigts de pieds. Il est temps d'apprécier le simple présent des enchanteresses idées. "Bonjour !"... 
Dans l'air flotte une brise colorée, bise de parfum ambré et la vanille d'une pensée sucrée. On pourrait aussi imaginer les îles abordées et les cocotiers aux noix gorgées, mais ce n'est qu'un prétexte pour dessiner les joies et les félicités, ici, au coin des songes de nuits d'été, passe et repasse ce mélange de présent et d'éternité. Une alchimie des envies et des plaisirs, un désir sauvegardé, préservé, au creux des visions et des belles évasions.

Super ! Ben ouais.




Le cœur de la lumière.



Il est des rayons de soleil qui dessinent délicatement les esprits. Ce n'est pas tant, ce n'est pas grand chose, mais les délices et le plaisir recueillis mettent le monde au rang de sacré merveille. Tout ce beau paysage ne vit que par la lumière* et l'on pourrait parler du cœur des corps, remplis à la vue de la surprise lumineuse de coin de rue. L'inattendu aux simples richesses.

Et voilà l'ombre aérienne d'une fleur qui danse au fond des mirettes et des coups d'œil, et voilà le mouvement indolent séduisant des rousseurs mêlées aux charmes fragiles, et voilà cette chaleur qui transporte et enveloppe comme l'on pourrait vivre la tête en l'air, le laisser aller élégant.
Il n'y à peut être pas de Paradis mais des p'tits coins d'paradis*, micros climats des prétextes aux abris, et cela marche aussi sans pluies. Des espaces préservés, occupés par le désir de savourer et les bienfaits et les générosités d'une commissure d'instant. Des riens sans prévisions qui donnent le simple Gout de la cerise et ce temps de nouveau apprécié déployé et réjoui. Finalement le monde que l'on désire n'existe que par le regard et la lumière que l'on veut bien y laisser entrer.


Drones.

 
"Trilogie de la mort" - parties 2 3 et 4


C'est un état de musique, une apnée, un sentiment des profondeurs, rempli d'éléments mobiles dans l'immobile. Eliane Radigue**** fait vivre ses drones* comme une méditation où la pulsation se donne des airs à perte de vue. Il faut prendre le temps de laisser exister ses sensations d'étirements et de lent envahissement, une mise en profondeur des écoutes et des corps acoustiques.


 


Eliane sur son ARP 2500* comme d'autres font du tricot, dans le salon. La construction nano-seconde après nano-seconde d'un château d'heures immensément longues et suspendues comme une frustration qui délicieusement s'épanouit. On pourrait y admirer une forme de mysticisme et d'intelligence dans ce bondage du son qui engloutit, une maitrise du temps nourrie par le déploiement d'un amour phonique et des savoirs intuitifs qui grandissent surement.
"Trilogie de la mort" n'est pas qu'une élévation Bouddhique*, il y réside une soif aimante et chaleureuse du phénomène acoustique. La certitude que le monde vibre et se transmet aussi dans cette étendue vivante qu'est l'océan des ondes. Il faut accepter de se noyer dans le grain sonore et la dynamique qui vol son temps, oser se lover dans la douceur diaphane de mélodies à peine esquissés pour partager un bel amour.  Cette musique du songe est une manière de souffleur de verre.

"Il y a une certaine musique que j'ai eu envie de faire*..."


 un drone se dilate.... il suffit de cliquer... et aussi**

Hello !



Whoolala, hello du walhalla en vol plané autour des habitats communs et du haut des appartements grand standing à terrasse no limit. Ça boum ? Ben quoi, ben tiens, juste un coucou des drôles de coucous qui passent au dessus de vos têtes. Vu de la vue d'en haut tout parait vraiment extra et le magasin des suicides vraiment impossible*, la boule bleue réserve trop de surprises. L'inattendu est au coin du continent alors vous parlez du coin de rue !

Allez hop, encore un tour de manège, c'est rapide et ca file doux dans l'éther des nuits qui se répètent, jour après jour. Noctambules bibendum mais au dessus des temps à vieillir. Paradoxe. Plus on va vite et moins ça fous le camp. Ben voilà. Question d'illusion, l'histoire des paradis artificiels, et qu'importe si on trinque l'ivresse des altitudes. 
De l'autre coté de la "nouvelle frontière" il existe un pays sans pesanteurs, une terre sans terre, un doux rêve aux confins hypnotiques complétement féériques. Le corps zéro g. Tout ça pour dire, tout ça pour dire...


jeudi 3 mars 2011

Oh ! Ah !



Toutes les vies sont possibles au théâtre. Et les trucs & astuces camouflées pour les rendre vraies, pour les faire vibrer. Lapin sorti du chapeau et abracadabra des mirettes, il suffit d'y croire et de penser à se laisser voler, et pourquoi ne pas se laisser aller. Oh ! Ah ! Tous sous la couette aux merveilles !

Vade mecum pour tous théâtres.


ca se clique, forcément, si on veut déballer le cadeau....


Personne n'y comprends jamais rien, entre Cour et Jardin, l'esprit balance et ne sait choisir. Fin des ostracismes par termes abscons ou sibyllins puisque dans ce site on se met à table. Tout se déballe et voilà l'inconnue qui se désape, du coup on va pouvoir se causer commac et monter des mnémotechniques de ouf ("Jesus Christ est dans la salle! Oui Monsieur"). La démocratisation passe par la connaissance ok okay OK, quoique lire un livre de médecine pourrait à lui seul rendre malade*.

mercredi 2 mars 2011

Variations libertines.



Les corps en émoi dansent au son des idées décolletées et enlevées. Ça file doux sous les paupières à demi fermées, et le reste en vitesse V légère. Le monde tout à coup se donne comme une bise souple et débridée, un joli brin de pensées ensoleillées, ou l'odeur d'un champ d'impudeurs à peine dévoilé. 
Libertines et dissipées, les mains au ballet des courbes et des déliés embrassent les terres et les mers comme si de rien n'était. Il ne doit plus y avoir beaucoup d'horizons infinis que ce qui est, un secret, simple vérité qui se profile entre les silhouettes et les parfums, beautés d'ambres éparpillées. Arrondis et cambrures balancent tant de luxure, on dirait vraiment une soirée remplie des gorgées d'été.

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage...

Leçon n°1

ouais, ouais, ouais, ca se cliques....

Fun flash & esprit fluo. Sur vieux parquet.



Fun à Lunéville qui flash Pince de Crabe* (moult photos*) à La Méridienne* pour deux jours.

Le vieux théâtre* à l'italienne* accueil et les sub-basses et les images synthétiques comme une rencontre du 3èmes type au creux des lambris dorés et des yeux du jeune public <10. Un vieux briscard de cent ans au rideau de fer* et aux élingues d'opérette (on ne dit pas "corde" au théâtre*, ni "bonne chance" d'ailleurs, même si les fiacres ne s'y arrêtent plus) qui s'effacent dans les pigeonniers, balcons érotiques un peu fanés.

Il y a encore des Jours de fête dans ces lieux qui se prolongent à vivre en faisant grincer les parquets d'antan et les lustres inimaginables au luxe clinquant. On allait au théâtre embourgeoisé comme on allait un dimanche de sortie, beaux habits et grande occasion des 31*. Ce n'est plus pareil, mais l'esprit encore y invite. 

Et voilà le théâtre des anciens qui se fait bousculer par les jeunots de nos jours heureux. La garde ubuesque des avant-gardes éclectiques ou des rétrogrades rangés débarquent au milieu du plateau des projos PAR16 et du gril* toujours en bois. Light my fire baby.





mardi 1 mars 2011

L'art du rendez-vous.

 mais clique donc, clique donc....


Juste après la pétarade* et la mise en orbite des corps et des esprits* now in space, tout une approche au tempo élégant du jeu des retenues, un ballet à neuf minutes maitrisé et lentement déroulé. 

L'art de la rencontre, une fichue pirouette pour présenter les dessus et les dessous histoire  - dans l'ordre - d'allécher et de donner à mater. On croirait lorgner sous la sacro-sainte jupe des filles, les belles caravelles, vaisseaux des grands espaces qui se soulèvent bien au dessus des nuages. L'impudeur provocante des rendez-vous programmés jettent des feux comme une parade, reluisent comme une roucoulade.

Et la voilà, la jolie la belle l'échevelée, qui donne de l'avant et qui balance de l'arrière, mignardise simple flip mais les mirettes déjà toutes emballées. La nef en fête au travers des lunettes joue avec les trompettes, ou... l'inverse*. L'ardent dardant des comètes.
Fille à l'air/fille en l'air on chaipu qui appel et qui reste accroché aux désirs d'un vieil ascenseur dont on a déjà parlé* et qui à tranquillement décollé.
Fée des loges d'éloges qui déloge les horloges. Le temps semble ainsi suspendu, non ? Une éternité de plaisir tenue par le fil des envies et les jours qui ne peuvent enfouir ce qui  forcément tient en vie. 
La drôlesse, de toutes les manières, multiplie et les cabrioles et les vices, même sans voir, même sans être vraiment là, entre terre et espace, par télépathie stratosphérique. Ah ça ! Une merveille de tour de pensée.

Et le vrai ment. Trompe esprit et l'œil hors champ. L'essentiel circule entre les lignes, entre les nuages d'une terre couverte et de l'espace sans couette, là où la belle la jolie navette narquoise se paie des pirouettes de joie et de coquetteries canailles coquines. Les larmes des oiseaux de mer auraient-elles à ce point modifiés le grand air ?

La force des imaginations fébriles fertiles, dis donc, donnent de sacrés paquets de vent électrisés aux pales des moulins à espoirs et à lendemains. L'art d'un rendez-vous est décidément une crénom de chouette fête.

A suivre. Nécessairement.


Au théâtre ce soir. Cette après-midi en fait.




Pince de Crabe* sera à Lunéville* les mardi 1er et mercredi 2 mars à 15h. Un tour de mer dans la ville-château, ce qui met le ciel dans lequel il flottait au milieu des fonds sans fonds. Les profondeurs se pensent donc autant dans l'immensité de l'espace que dans celle des mers, comme quoi il existe toujours ici ou là quelques châteaux-mystères irrésolus et captivants.
Ils surgissent curieusement tels des cartes divinatoires, sans prévenir sans crier, et gare, vous emmènent pour l'autre bout des terres. Miyazaki en avait fait son castel volant*, peut être pour lancer en l'air ces autres mères (et pourquoi pas 20 000 châteaux en Espagne), sources d'aventures et de voyages extrêmes et imaginaires - comme les larmes des oiseaux de mer. Et Pocco Rosso et Pocco Rosso*.


Le temps des châteaux fussent-il de carte ou d'image reste une envie de voler pour prendre le large et l'air. C'est le monde ambulant des rêves qui ne se soucie ni de la pierre ni du lest, un monde mobile qui s'amuse de virages sur l'aile et d'embruns au transport fantastique. Et vive l'île aux doux mirages.

Bref. Rendez-vous !