jeudi 21 avril 2011

Un œil sur la chose.




Et sur. Et sur. Et sur ce petit fantôme qui passe devant la pupille, rappelant aux bons souvenirs ce qui a été, traversant l'azur et laissant comme la trace délicate d'une rayure de fée qui ce serait ensuite bien cachée. 
Le nuage au gout d'anciennes merveilles virevolte comme un avion sans aile au milieu des mémoires imprimés et des espoirs transparents. Le proche embrasse le loin, baiser binoculaire d'une envie et d'un souvenir embobelinés et toujours présents.


mercredi 20 avril 2011

Free philo...

... récrée des mercredi sol-air

ti ti ti ta ta ta ti ti ti.

· · · — — — · · ·
save our souls, save our souls !






 Cap'tain we're sinking !

 . - / .--. .- .-. ..-. --- .. ... / .-.. . / -... .- - . .- ..- / -.-. --- ..- .-.. . --..-- / - .. - .- -. .. -.-. / -.. . ... / -. ..- .. - ... / .-. . -- .--. .-.. .. . ... / -.. . / .-. ...- . ... / .--. .- .-. .- -.. --- -..- .- ..- -..- .-.-.- / ... .- ..- ...- . --.. / .-.. . ... / -- . ... --..-- / ... .- ..- ...- . .-. / ... --- -. / -- . --..-- / .-.. . ... / ... --- .. .-. ... / ... .- -. ... / .-.. ..- -. . ... --..-- / ..-. .-. --- .. -.. ... / .--. --- .-.. .- .. .-. . ... / ... .- -. ... / .-.. .----. ..-.. - --- .. .-.. . .-.-.- / -. --- .-. -.. / --- ..- / ... ..- -.. --..-- / .-.. . ... / -... --- ..- ... ... --- .-.. . ... / ... .----. .- ..-. ..-. --- .-.. . -. - / . - / .-.. .- / .-. --- -. -.. . / -.. . ... / ...- .. --. .. . ... / --.- ..- .. / -. . / ...- --- .. . -. - / --.- ..- . / -.-. . / -. --- .. .-. / .- ..- / -.. . ...- .- -. - / -.. .----. ..- -. / . ... .--. .-. .. - / --.- ..- .. / ... . / -.. ..-.. .--. .-. .- ...- . .-.-.- / .- ..- / ..-. .. .-.. / -.. . ... / .- -... ... . -. -.-. . ... / -. --- -.-. - ..- .-. -. . ... --..-- / .-.. . ... / .. -- -... .-. --- --. .-.. .. --- / -.. . ... / .. -- .- --. .. -. .- .. .-. . ... / .-.. .. -... ..-.. .-. ..-.. ... / - .. ... ... . -. - / ..- -. . / ...- --- ..- - . / ..- - --- .--. .. --.- ..- . / --- ..- / - .-. .- .. -. . -. - / .. -.-. .. / . - / .-.. .--.- / .-.. . ... / ..-. .. .-.. .- -. - . ... / -.. .----. . ... .--. --- .. .-. ... / . - / -.. . / .--. .... .- -. - .- ... -- . ... .-.-.- / .-.. . / -... .- - . .- ..- / -.-. --- ..- .-.. . --..-- / .-.. .----. . ... --.- ..- .. ..-. / ... .----. . ... --.- ..- .. ...- . / . - / ...- .. .-. . / -.. . / -... --- .-. -.. / .- ..- / -... --- ..- - / -.. ..- / -- --- -. -.. . / .--.- / .--. . .. -. . / . -. - .-. . / .- .--. . .-. -.-.. ..- .-.-.- / .-.. . ... / .-. . -. -.-. --- -. - .-. . ... / ..-.. - .-. .- -. --. . ... / .- ..- / -.-. ..- .-. / -.. . ... / -. ..- .. - ... / ... --- -- -. .- -- -... ..- .-.. . ... / -.. ..-.. ..-. .. . -. - / .-.. .- / .-.. --- .. / -.. . / .-.. .- / --. .-. .- ...- .. - ..-.. / .-.. .- .. ... ... .- -. - --..-- / -.-. . / -. .----. . ... - / --.- ..- .----. ..- -. / .- ..- / .-. . ...- --- .. .-. --..-- / .- .-. -.-. .... .. -- .-..- -.. . / -.. .- -. ... / ..- -. / .--. . - .. - / -.-. --- .. -. / -.. .----. .. -.-. . -... . .-. --. / . -. -.-. ..-.. .--. .... .- .-.. .. --.- ..- . .-.-.- / -... .. . -. - - / .-.. . / .-. ..-.. ...- . .. .-.. --..-- / -- .- .. ... / .-.. . / -... .- - . .- ..- / -.-. --- ..- .-.. . --..-- / .. ...- .-. . / -.. . / -- .- -. --.- ..- . / . - / -.. . ... / -.. ..-.. -.. .- .-.. . ... / .- ..- -..- / .- -... ... . -. -.-. . ... .-.-.- / .-.. .----. .- ..- .-. --- .-. . / .--. --- .. -. - . / ... --- -. / -. . --.. / ... ..- .-. / .-.. .- / -. ..- .. - / --.- ..- .. / ..-. ..- .. - --..-- / .-.. . / -... .- - . .- ..- / -.-. --- ..- .-.. . --..-- / -- .- .. ... / -.-. .----. ..-.. - .- .. - / .-.. .----. .- ..- - .-. . / -. ..- .. - .-.-.- / .- ..- / .--. .-. . -- .. . .-. / .-. .- -.-- --- -. / -.. . / ... --- .-.. . .. .-.. --..-- / -.-. .-.. .- --.- ..- . - - . / .--- --- -.-- . ..- ... . --..-- / -.-. .----. . ... - / .-.. . / - . -- .--. ... / -.. . ... / . ... .--. --- .. .-. ... / .-. ...- ..-.. ... .-.-.-    traduction ici.


Cap'tain, we've better sing !


mardi 19 avril 2011

Et tout finit par un globe d'azur.



Elle fait chanter
Les lignes de son corps
Sur un fond qu'elle invente.

Elle est un besoin
Qu'a le mystère
De se manifester.

Elle possède
Ce qui fait qu'on regarde
Couler l'eau du ruisseau
Sans jamais se lasser.

Quand elle agit
Elle se rêve.


L'île explosive.

(An 535 1 2 3 ou 1883 1 2 3 4 5 6 7)




A chaque catastrophe sa stupéfaction, l'événement sommeillait sous l'île, cocotte minute à ultra bang, de mémoire d'homme on avait jamais entendu cela. De mémoire d'homme on avait jamais vécu cela.

L'îlot exquis se donnait alors simplement de sa verdure et des ses plages au sable de soie, rien au delà si ce n'est cet horizon bleu des Indonésies du Pacifique. Certains y voyait le sûtra de leur envies, d'autres la java de leurs nuits. C'était bien sympa. Avant 1883 et après 416 (ou 535) le coin était peinard, le spot pour l'abandon des esprits et les corps alanguis aurait pu convenir aux flirts légers comme aux amoureux d'Eden.
L'île mystérieuse de Jules Verne était si loin, et ici, l'air ne faisait que caresser des rayons verts*, naturels.


Puis, le 27 aout 1883*, le boum. Le big One*, celui que l'on entendit à 4500 km de là, le son dépassant les 180 db à 160 km de l'île, qui elle, disparut, l'explosion pulvérisant ses 8 km de terres à 80 km de hauteur.
Fin du bal, l'endroit s'envoie en l'air, Martine rentre à la maison. La planète Terre s'en souvient voyant son atmosphère perdre 0,25°et ses couchers de soleil changer de couleur (le rouge sang provoqué par les poussières garnissant le globe terrien donnèrent des idées à Munch qui peignit "Le Cri"*). Dans les parages, le fracas rendit sourd toute une population et au loin ce sont les nuages noctulescents* qui transformèrent les cieux en beautés inouïes. Sans parler de l'anneau de Bishop* qui donna aux lunes de cette époque la féérie et le flou Hamiltonien* des merveilles. Le poète y trouvait son compte mais du côté de Merak* c'est une vague de 46 mètres qui déferla. Même la Manche à 18000 km de là se mit à osciller. Le reste des patelins proches furent emportés par les nuées ardentes. 1883, de mémoire d'homme, on avait jamais vu cela.


Mais... je commanderai aux îles d'exister*, cette belle phrase de Césaire pourrait devenir le leitmotiv pugnace des avenirs suivants, car derechef la nature assoiffée remit en place et les inventions et les créations et les lendemains chantants et la fertilité des envies.
Le temps de voir l'ilot neuf se rhabiller de beaux et nouveaux rivages, ici et là, des fleurs inattendues se mirent à grandir et des espoirs à sautiller.
L'île renaissante ravissante retrouvait son bonhomme de chemin, et les alentours affolés du manque pendant un instant se virent regarder avec émerveillement les bienfaits d'une si jolie création. De loin, mais si proche.

L'île, la si belle île, élégante et flambant neuve, entourée de berges re-ourlées comme des lèvres de Reine, aux cocotiers comme autant d'ailes, aux allures de fée verte, ce si magnifique rayon de coucher de soleil*, alcool fort des mirettes éprises, aux hauteurs de philosophie et aux désirs métaphysiques, le bon coin des argonautes  et de tous les explorateurs en mal de Sirène.
L'oasis (non pas celui ci* ! Quoique...) à regarder au bout du bout de la lorgnette, précieuse cachette remplie de trésors à déballer, que l'on tient à l'œil des pensées.


Par un étrange et heureux effet on se mit à croire à Sumatra que de mémoire d'homme on ne l'avait jamais vu aussi belle, le présent et le souvenir ambrés embrassés comme un éternel jardin aux merveilles.


lundi 18 avril 2011

Les rêves échappés.

En rêve on se rencontre,
On s'aime, on se complète.
On ne va pas plus loin
Que dans l'autre et dans soi. 
Eugène Guillevic


Un matin des réveils voilà la présence de nuisette envolée dans les premiers rayons du soleil. Ces rêves qui ont occupés toute la nuit, journée hypothétique, se sont carapatés entre la réalité et la couette aux étoiles épinglées. Il ont pourtant étés vécus comme des épopées, des aventures sans foi ni lois, traversant les impossibles et les inouïs, sans toi ni soi, défiant les pesanteurs et les gravités, jouant à la peur et au bonheur, à saute mouton ou à la maison des magies noires.

Ces songes en ont vus de toutes les couleurs et dans toutes les dimensions, kama-sutra des inventions somnambules et jeu de l'oie sans queue ni tête. L'interprétation n'y pourra rien si l'on ne s'en souvient, et quand bien même. Justement, ce matin de soleil, les visions bien-aimées s'en retournent aux contrées impénétrables en quittant le lit défait.

Se rappeler des histoires noctambules n'est pas gagné d'avance, une course contre la montre pour conserver un peu du parfum de ces fantaisies nocturnes en train de s'évaporer. Et parfois, malgré les tactiques à dormir debout ou les pièges à illusions, impossible de se remémorer cette rosée d'une nuit affolée. Il ne reste alors que la trace en creux de cette absence grandissante, un gout dans l'encéphale comme un mot qui vient à manquer sur le bout de la langue. On peut encore le sentir vibrer ce rêve, et le subir s'effilocher sans pouvoir le détailler, ni le retenir. Il a donné le la de la journée mais redevient secret. A jamais d'éphémère.

Qui sait ce qu'il s'est passé cette nuit. Peut être, la poésie ambrée sans frontière ni distance d'un être aimé, ou les corps embrasés de phantasmes interlopes et de croyances nyctalopes, ou tout simplement l'image d'un monde réinventé, celui d'un banc public occupé par le plaisir de regarder les fleurs pousser, ou d'une balade dans les canyons d'une Lune inconnue, non visitée et voguant au delà de toutes les possibilités. C'est selon.

De ces périples époustouflants, il ne reste rien, si ce n'est l'idée chaude et imprimée que tout comme les cycles ensommeillés la réalité est aussi parfois habitée par des rêves stupéfiants que l'on aimerait préserver et garder.

Ils trottent comme une petite reine garnie de rubans....



//



Parallèles

On va, l’espace est grand,
On se côtoie,
On veut parler.
Mais ce qu’on se raconte
L’autre le sait déjà,
Car depuis l’origine
Effacée, oubliée,
C’est la même aventure.
En rêve on se rencontre,
On s’aime, on se complète.
On ne va plus loin
Que dans l’autre et dans soi.
Eugène Guillevic 




Chaque jour il faut danser, fut-ce seulement par la pensée.

Et demain....


dimanche 17 avril 2011

Les joies de Pina.

 
Cafe Müller
2 3 4 5

Barbe bleue
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Le sacre du printemps
2 3 4

Clins d'œil couleur.



irrésistibles endorphines, pep's des marathoniennes, 
les voici les voilà au câlin des rayons de soleil,
tels des bancs où se prélassent les yeux, amoureux
l'été flatteur emmène en goguette tout le paysage,
pour une balade au delà des quelques spleen.


 


samedi 16 avril 2011

∅





Jours tristes, et les tombereaux de noirs pesants qui engluent les mouvements en s'abattant, on dirait bien que le ciel se venge, nuages voodoo et mille aiguilles lentes, d'un coup la pesanteur s'épaissit et c'est incroyable le poids de l'air, pourtant léger, encore hier. Le statique électrique labourant les cœurs et les cerveaux, une pensée de vieux vinyle tourne en rond et le reste se met à genoux, et ce qui se traine, à l'abandon. Terrible aujourd'hui quand sur Terre occupe ce qui vient à manquer, et ce vide qui dégouline laissant les marques corrosives d'une douleur affalée sur la ligne des horizons flétris. Se faire enlacer par ce qui disparait ressemble au dernier baiser d'un délabrement aux regards désenchantés. L'une après l'autre, les étoiles d'un ciel vouté s'éteignent inexorablement et rendent aux profondeurs ce qui les maintenaient accrochées. Taraudé par des secondes haletantes et désespérées, le présent pantelant ne souffle plus devant mais se fige ici, glacé, comme terrassé de ne plus savoir donner ce qui le fait avancer, une île vient de couler, et la lumière de se tourner. Ici et là, quelques derniers espoirs s'engloutissent cruellement. L'intenable debout s'installe et prend ses aises, il se pavane dans le champ en ruine, pleurs et regards serrés, plus rien ne s'envole et tout s'étiole, le hasard fumant et hagard. Est-ce ainsi que flottent les espérances perdus dans l'océan des oublis et des peines désolées. Il faudrait dénicher les raisons qui mènent à l'irraison mais cela n'a pas d'importance, les vents mauvais soufflent les derniers feux ardents et au loin le ciel noir et assombri recouvre les terres d'un manteau si gris. Le vide à ce point la, que nenni, j'imaginais pas, pas ça aurait dit la chanson attristée qui titube dans les airs malheureux. Mais parfois la voilà, ombre froide et générale, une pluie de suie s'abat sur les journées autrefois si ensoleillées. ∅. Ensemble vide.
On n'y peut, le gout trop salé du passé en train de se figer se répand emportant avec lui et dans l'insondable effet les vestiges d'un souvenir adoré.






vendredi 15 avril 2011

Super ∞



Silence is sexy*. Un peu, beaucoup, énormément... et pas du tout. Le super des lointains ne se voit que pendant les proximités rassurées. Le temps de recharger les souvenirs pour les temps futurs des retirés à venir. Va et vient dans le flou des mirettes d'antérieurs comme un ameublement de lendemains Super 8. 
Puis, la trace du passé qui se forme jette ce voile des pellicules vieillottes, celles à regarder les soirs de nostalgies délavées. Le signe d'un souvenir sur-imprimé, ré-inventé sur la chimie d'une mémoire ré-elle.

Parfois, au bout d'un temps, on ne se rappel plus que du film des jours enregistrés. L'avez vous remarqué ? Préservé mais dentelle du reste oublié aux artifices si joliment dessinés. 
Se souviendra t-on après demain de ces jours heureux ou simplement arrivés comme d'un verger rempli de bouquets et de couleurs tremblantes à la chaleur du soleil d'été ?
Les coquelicots dodelinent dans le champs d'à côté, il manque une réalité à tout ce beau paysage traversé, mais au fond des tendresses, reliques encore si colorées, se trémousse un espoir tout frais, gorgé du futur d'un super ∞


Super/Pas de pot. En 1 tour de main.




jeudi 14 avril 2011

On n'y peut mais....

il faut oser, oser cliquer...


Pffff ... parfois c'est comme cela. Une partie, un bout de, ce n'est rien mais c'est beaucoup et presque tout. L'obsession diabolique chevillée au corps comme une luciole à incandescence. Il y à de l'incantatoire  effervescent dans le regard, du plaisir soufflé, le coup de bluff d'une belle paire piquée au cœur. 
Saperlipopette! de voir sans sa salopette et sous le decorum à froufrou les anges et les merveilles d'une sacrée fête. La passion des détails qui obnubilent et hypnotisent tarabustent et turlupinent les reptiliens de l'hypophyse. Bon sang, il s'agit là d'un génial fric-frac à émotions, car voilà les mirettes affolées et le cerveau dévalisé. Impossible de s'en défaire, ca file doux et beurre la tartine d'une journée à peine commencée.

Ooooh. Pour certains enthousiastes, le diable au corps ce n'est que ce grain de beauté alors que pour d'autres les roploplos des louloutes ils ne sauraient s'en passer, d'aucuns ne voient que les jolies gambettes ou les nez retroussés ou les pommettes tachetées, de rousseurs et de couleurs ou le simple parfum d'un émoi, d'une soirée, d'un café d'une manière de manger de déguster de siffloter de se déplacer de s'allonger d'embrasser de scruter de parler à coup d'expressions extras loufoques inédites ou truculentes, de suçoter de susurrer de tenir une main ou une épaule ou rien de tout ceci et rien de tout cela, juste se prélasser se laisser aller à chanter penser glouglouter et croquer, ou, ou les pupilles les arrondis les aiguilles les lacets les cils ou les écoutilles, les lunes... les petit doigts vernis, on ne sait on ne sait.
Qu'importe le style des bagatelles obsessionnelles, le voodoo des broutilles transforme les babioles en feux d'artifice.

Ah nom de dieu de bordel de merde. Ancré au fond des ciboulots échauffés, blancs de trop de faits, chancelants d'inextinguibles visions, la perfection du sein des saintes, la stupéfaction des souffles coupés et des corps renversés, voilà donc cette idée, ce truc cette chose ce, le, cet incompréhensible attrait qui envahit les esprits hébétés.
Plus d'age ou de passé, rien de l'avenir ou des lendemains, ce n'est que le présent d'un cadeau, à deux.

La tête en l'air.

 la fille qui file... long cheveux et traine de vitesse, le bras en avant, mais où sont ces jambes, déjà terminé


?


mercredi 13 avril 2011

Courriel pressé (comme un citron).



Un mail sautille de serveur en serveur, courriel pressé, il faut faire vite !

Il fut un age ou le loin comptait plus que le temps, certaines missives traversant Océans et Continents au péril d'une disparition rapide ou d'une arrivée 220* ou 117* ou quelques années trop tard. Les lettres d'antan étaient chargées d'histoires et de temps. Celui de l'écrire, oui oui, mais aussi celui de tant de chemins pour parvenir, une épopée parfois ou simplement une balade en vélo, jaune souvent. 
Le courrier fait cavaler tout le monde et les esprits qui attendent et les missionnés qui acheminent. Filles et garçons se donnent la main au fil des mots... courrez, courrez.

Dorénavant c'est le temps qui compte plus que le loin et notre message électronique* se dit que ca urge et qu'importe s'il à démarré sa course contre la montre depuis l'Australie ou tout simplement fait le tour du monde pour revenir de chez lui, dans le bureau d'à côté. 

C'est ainsi. Vite, vite, vite il faut aller vite scellé de son arobase* rondelette en goguette. Il ne fait plus pouloper personne cet e-mail et au contraire donne au temps de l'impatience plus que de l'attente. 

On ne le voit venir que pour la corbeille ou le classement sans suite, le voilà réduit à la nouvelle, l'idée sans papier. 
Le mail n'a pas de veines, ce n'est plus une malle au trésors secrets ou à l'avenir posé. Scoop ou canular, il n'est plus qu'un tuyau ce e-chose, une rumeur ou une news, sans saveurs sans couleurs et sans odeurs. Mais où sont donc passés nos missives complices, nos épitres amoureux ou en colère, nos bafouilles timides, nos tartines illisibles et les plis sympathiques à l'encre invisible, nos express par estafette, nos paquets postés, nos bizarreries inventées, nos cartes sonores bidouillées, nos babillardes, nos correspondances et même, pourquoi pas, nos pneumatiques, galoches écrites !

Et. La manuscrite qui s'est posée là, doucement, avec le style et le son d'une caresse, ce sang chaud qui défile couvrant l'esprit de silences fredonnant donnés à rester des années. Les lignes d'une pensée triste ou joyeuse seront pour toujours un geste hors du commun, un présent d'un temps éloigné qui se transporte tout proche amoureux de partager un moment plus qu'une idée. 
La beauté des ces courbes et des ses déliés dessous déballées, les plumes d'une personnalité, d'une histoire et d'une expédition entamée. Donner et prendre les minutes parcourues et laissées là comme autant de sémaphores à l'esprit débraillé. On pourrait presque toucher du bout des yeux et des lèvres ce qui anime encore entre les lignes les sous-entendus ou les mots à double fond qui se trimballent à poil au milieu de la page tremblante. C'est le plaisir. L'unique qui atterrit ici ou là dans des mains exclusives, et sans témoins. Pour le rien, qui fait tout. Le panache imprimé.

Parfois, aussi, si on y songe, les lettres caméléonnes se lisent comme le coin d'où elles se déshabillent. Sur le canapé, rouge surpris, sur une chaise en bois, chancelante, ou le coin d'une fenêtre sur cour ensoleillée, ou quoi, sous la couette à la lumière d'une lampe torche qui donne à ce qui se lit sur ce lit rempli d'un pli des allures de joyeux gamins, inconscients et heureux. 

Les lettres ne seront jamais plus belles que sur le papier transporté. Bagatelle écrite.



...

ca se clique... oui.


C'est tendre hein tu trouves pas
moi j'aime bien
être là comme ça près de toi
a respirer l'air doux et poudré du chocolat chaud
qui sort de ta bouche
un baiser serait bienvenu
mais il ne dirait rien de plus
que cette envie de s'embrasser on le sait
alors on retient l'électricité des corps en suspend
nos yeux intimidés d'être si grands ouverts
reprennent souffle sous nos paupières

Léger hein tu trouves pas
moi j'aime bien
être là comme ça près de toi
a regarder flotter nos envies
sans être à leurs mercis
c'est intelligent
j'en veux encore souvent
nos peaux se plaisent sans se toucher on le sait
alors on retient l'électricité des corps en suspend
tous ces sourires et ces silences
qui dansent sur les murs de ta chambre
c'est beau hein tu trouves pas
moi j'aime bien 



mardi 12 avril 2011

Bonhomme de chemin....

oui oui oui ca se clique....


Pour "Entrailles" le projet 2012 de la Cie Azimuts* les journées ne se ressemblent pas, elles grandissent, elle bourgeonnent, elles s'envolent. Lits à s'envoyer en l'air et cocons roulants, vasques translucides, acousmatique everywhere et séismes émotionnels. La création en cours suit la suite, épisodes après épisodes. Patience...

Allo... la Lune... Allo....



"Allo la Lune... allo la Lune... ici... la Terre..." Que fait cette belle en orbite exorbitée autour des lunettes étonnées, et émues, et préoccupées.

Oui, il faut 1 seconde pour l'aller et 1 seconde pour le retour, 300 000 km à la vitesse de la lumière, mais parfois on dirait l'éternité. 

Et silence radio pendant ces 2 secondes-lumière, pleines. Tout est en suspend quand on y songe (Nostalgie de la lumière, ce si beau film*) puisque tout est mouvement et que le trajet, compté, même minime, est existant et donne de la durée au temps en faisant circuler le présent. On ne voit ainsi de ces yeux que du passé, mais. 
Mais ce qui change réellement pendant ce laps de temps, est-ce celui qui attends la réponse ou celui qui ne sait pas encore ce qui est envoyé ? Celui qui peut ne plus être le même sans encore le montrer ou celui qui à donné ce qui pourrait déjà avoir changé. Les deux, aussi. 

Problème de calendrier et la synchronisation qui doit oublier les quelques secondes en goguette dans le nulle part des déplacements entre A et B pour saisir les phénomènes. Quelques secondes de lumière, ce n'est rien, mais.

2 secondes où la vie pourrait bien basculer, et on le sait, des millions d'étoiles ont déjà disparues tout en restant encore accrochées comme des vérités animées dans le ciel étoilé. Le réalité d'un savoir et la réalité du regard. C'est ainsi, un double foyer pour le temps qui met du temps à arriver.

Que fait la Lune pendant ce temps. La question agite avant la réponse et donne à la durée l'épaisseur d'une histoire, d'une imagination qui dessine d'autres réalités. 
Ne pas savoir c'est inventer et coller sur une vérité une autre vérité, celle qui plus tard donnera aux mots échangés une sensibilité, une question, une complicité à explorer. 

Accepter 2 secondes de lumière pour relier la Terre et la Lune laisse tout le temps d'apprécier.


lundi 11 avril 2011

Les mots vagabonds.




Comme une écriture beat brute et dépouillée, les mots se laissent caresser, parfois, par le spontané. Va-nu-pieds non-stop* des pensées, c'est l'endroit des déchirements et des envies mêlées, un télétype sans ponctuations et l'idée espérée que se posera ici, au bout du bout du rouleau, une vérité. 
Ce qui s'y jète ce qui s'y fête passe du désir à la peine, simple aumône de l'inconnu et des péripéties ardentes telles extraites du fatras* du pays de Fatrasie**, le pays des journées.

L'art des mots comme autant de poèmes auto-stoppés et dispersés, sur la route. Non-sens et absurdité, ainsi va la vie des fois tout en laissant sur le bord du chemin des espérances projetées. 
Mais "ça" avance. Quand même.  Le "ça" des clochards célestes, celui des quêtes et des poursuites, des recherches du temps perdu ou des temps à venir. Et on dirait aussi qu'au clair d'une philosophie imaginée, belles et si belles dialectiques inventives, on dirait bien que le chemin aux fossés remplis de manqués et de temps soustrait donne un signe d'avenir. C'est le propre des recherches électives que de ne se donner que dans l'avancée et non dans le trouvé. Une petite mort des jours après jours, tellement oui tellement quoi. Le saute-mouton des histoires en cours de fabrication.

Au loin là bas là haut brille une étoile. Une étoile mystérieuse qui attire et séduit sans se laisser décrocher. Ce n'est que le temps de marcher, parcourir le chemin qui s'insinue dans les corps et les cœurs, balisant cette épopée de jours et de nuits. 

Au loin là bas là haut file une étoile. Une étoile qui ne répond pas aux appels du voyageur buissonnier mais qui ne peut la quitter des yeux. Au creux des cahots, bercé par le crissement des pas sur le fil des événements, souriant, il se laisse aller secret à ce songe que là bas là haut au bout de ce rouleau réside toujours et entière la vérité d'une belle destinée.

Hello !



C'est lundi, c'est la fin du samedi c'est l'après dimanche et presque mardi ! 
Mais quoi, mais oui, ce n'est que cela mais voilà c'est surtout là. 
Levée de l'aurore et déboulé de journée, ca part au quart de tour et les lendemains ensoleillés pour les après demains au gout de framboise. 


Hop ! 07:00 !
Fait beau !
Bonne journée !


Arrête de causer...

et embrasse moi encore. ca se clique. ou*


Les mots, les mots, les mots, et        le baiser      -     silence

Parfois c'est là, souvent c'est çà, précieusement la voilà cette intuition d'un regard qui en dit long, d'une roucoulade qui vaut bien tous les desseins.  

Encore... la vie rêvée dans un plaisir partagé, ce petit bout de tout l'avenir dans un minuscule présent à l'émotion immense. 
Embrasse moi, dans un souffle, s'envole, embrasse moi, encore.... comme si plus rien ne coulait, se pose.
Silence... ce qui se passe au sein de de ce chut, illusion des vides et évidence que finalement tout est là, dans ce silence qui donne et qui embrasse l'émoi et les deux.

Quel est ce savoir féminin d'un plaisir qui envahit l'instant sans réfléchir et brille au cœur des yeux comme un soupir ? On le voit, on le sent on le sait, c'est cela qui donne à croire que tout ce qui existe est dans ce baiser. L'infini entier serti dans si peu de secondes et qui ne tient pas en l'air et qui pourtant emporte le temps et qui suspend le sublime, les sens au delà des réalités. 

C'est un beau moment, une merveille de sensation, un délicat parfum d'oraison passionnée. On voudrait tout capturer de cette totalité hors du commun, ne pas la laisser filer, y jeter sa vie et marquer à jamais la mémoire de cette éternité.


Embrasse moi... embrasse moi, encore      -     silence



dimanche 10 avril 2011

Le temps d'un Week End de deux journées...

ça se clique... vue de la Cupola. Ou*.


Salut les Terriens ! Fenêtre sur Terre comme sur le balcon* d'une cour retirée qui cherche au loin le déclic bikini* anatomique d'une vie belle à l'acrostiche exhibé. L'île. D'ici l'aphélie momentanée, tout n'est plus pareil, relativité des contraintes et théorie libre, rien à déclarer, RAS (pas d'événement remarquable).
Le temps d'une suspension de deux journées en rear window*... et la totalité espérée qui file doux le long de l'orbite elliptique, s'approche s'éloigne s'approche s'éloigne. "Hep taxi ! Suivez ce papillon."*.

La grâce d'un aérien baiser*, comme un doux souvenir. "Do you love life ?". Oui ! Oui.

D'en haut, de cette coulisse des mémoires isolées, oh que ce beau monde s'agite dans tous les sens, pour tourner en rond - point de vue sur le panorama des horizons d'en bas.
S'il l'on veut inventer quoique ce soit, va falloir décoller, prendre le vielle ascenseur des hauteurs et se mettre à rêver, trouver la piste aux étoiles mystérieuses et l'atterrissage désiré. Bleu ! Bleu ! Bleu !
Et rondelette la planète qui défile mimille sous la véranda spatiale des esprits cosmonautes, faits volants au dessus des atmosphères. "Atmosphère ! atmosphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?"*. L'hôtel du caractère à l'air se pavane le long des courants d'air, sacré dégaine d'un tas de ferraille à cœur ouvert, mais... c'est pour mieux s'évader ma jolie, prendre de la hauteur se lancer au dessus des amateurs ouvrir le ciel aux explorateurs. 
"Enfin dis donc ! On est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs..."*, hein ? Ben non. Ah ça non.
Mais voilà, pendant que le globe gobe le temps qui sautille au niveau des pâquerettes, le reste, déballé, à découvert parmi les stellaires temporaires, presque accrochés aux trèfles solitaires, balance du bonheur à qui mieux mieux sur les voutes éloignées. Il suffit de rejoindre les diamants de là bas à coup de regards transportés. Il était une fois...

L'apogée vire au périgée des aimés. Non ?

"Il y a autre chose....". Mais quoi ? La quête permanente des régions non encore déshabillées, esprit protégé de leurs côtés, et la vie dynamique qui ne se donne qu'au fil du temps, bien loin de la vitrine dynamite que l'on apprécie du premier coup d'œil. Mais quoi ? Mais ça. Mais là. Il suffit de regarder, du coin des lunettes plongeantes et des longues vues bien orientées. C'est un peu caché, comme un joli derrière, un envers, l'autre devanture, tout un bric-à-brac à sonder, à explorer, à détailler, en vrac. Mais c'est sans fin. Magnétique.

"A quoi aspirez vous ?" demande Pina Bausch*. Et voilà. Tout est là. Cherchez sa question dans la question, une solution métaphysique et vibrante, la partie ardente et essentielle de chaque seconde de vie. Et poser l'art comme la vie et la vie comme l'art, au centre des intérêts et cette joie et cette tristesse d'être, mais entier mais là.

"Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus !"*

Go ! Go ! Go !

samedi 9 avril 2011

Looping le temps d'un WE.


24 heure de suspension... whooolaaaaa....

jeudi 7 avril 2011

Les mots aéronefs.




Envoyés dans les airs et  libre comme un pollen, ils dodelinent entre les masses d'air et les courants d'air, à peine frôlés. Qui doit les attraper qui doit les décrypter ces mots remplis de chaleur et d'aérien temporaire leur donnera la rondeur d'une montgolfière pour la stratosphère. Les sensations de l'esprit ne se donnent pas, seulement, il faut aussi les embrasser et s'en emparer, s'y prélasser. Finalement de l'acteur ou du lecteur aucun ne peut à lui seul faire exister les mondes légers et aimés. Écrire et lire les mots ressemble à un ballet, un pas de deux, une ode en été, un truc une chose sans autre avenir que le présent réveillé et décidé à rester gravé après l'avoir refermé.

Et le souffle chaud d'un cerveau échancré qui d'un coup d'œil écureuil va tout faire s'envoler.

Les  écrits volants montent paisiblement vers les ciels entrebâillés et tentent d'essaimer le sentiment de cette pensée affleurée. Là haut, perchés au delà des sommets, plane des bouts de monde rêvés, prisés, pendant qu'au sol, barbotent encore, dernières tristesses, d'incessantes et las réalités. Mais les uns et les autres ne pourraient se passer des unes et des autres, et pendant un court moment, comme une grâce trouvée, flottent dans l'air figé,  entre Terre et Ciel enchainés, des aéronefs enluminés remplis d'espoirs et de complicités.


In situ.

mercredi 6 avril 2011

Les retrouvailles inouïes.



Et voilà que parfois, au détour d'une rencontre incroyable, réapparait les senteurs d'une époque pleine de fabuleuses curiosités. Petit-Bleu et Petit-Jaune en jeunesse comme une histoire emballée de temps où ne comptait que le présent d'une sensation et des simples découvertes. L'expédition incroyable, sur-place ouvert d'horizon rêveurs et joyeux, le cœur en fête et les mirettes colorées, page après page, se feuillette comme un monde où chaque impression est d'Ulysse. 
Le souvenir de ces instants noyés par le mouvement des vies emportées au gré des hasards ou des projets, résiste comme un parfum accroché au revers d'une boutonnière peut être surannée, mais indélébile. L'émotion de ce premier, comme les premiers, donne le la de bien des pensées. 
Bienheureuses et louées les maitresses d'école (et maitres) qui donnent aujourd'hui pour plus tard et pour toujours cette tendresse indestructible aux esprits encore ouverts.  

Petit-Bleu et Petit-Jaune n'a sans doute pas changé la vie mais un jour après il a donné un immense plaisir en se réveillant au creux d'autres yeux. C'est ce sentiment merveilleux d'embrasser soudainement ce qui depuis l'enfance à germé et donné à croire. Une mémoire vaste et remplie, encore si colorée.

L'avenir forever !

mardi 5 avril 2011

Histoire d'O-euf.



Elle est croustillante elle est osée et plonge sa proue curieuse d'une drôle de manière cette mouillette flatteuse, plaisir lentement délicieux. L'humide œuf aux saveurs décalottés s'ouvre et se donne, appréciant souriant au passage le chaud et le moelleux. Il faut prendre le temps, aller et laisser venir, et retenir au cœur des mies des creux et des fentes cette chère odeur, et ce bonheur. Le jaune et le blanc mêlés d'indolentes couleurs, enrobent et habillent alors la chair de cette brindille, intrépide. On dirait une nuisette aux étoiles sans-gênes, une belle fête indiscrète sous la couette ronde et svelte.
Les mots seuls ne pourraient réussir à décrire les mondes élancés visités par cette Odyssée d'un bout de baguette et d'une jolie crudité, en coquille.
Enfin, emportant heureuse l'onctueux et la douceur, notre mouillette folâtre pavane encore un peu dans les airs allégés, tourneboule imbibée entre les doigts béats et trempés, esquisse affriolante un entre-chat charmant avant de filer épanouie et appétissante... dans le gosier.

No comment.

Aurore australe photographié le 29 mai 2010 depuis l'ISS


lundi 4 avril 2011

L'éternelle beauté d'un dilemme, vivant. Tellement d'actualité.

oui, oui cela se clique (analyse*) ou * ou * ou * ou * ou * ou * ou *


Être, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ? Mourir... dormir, rien de plus ... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! Peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action... » (Hamlet, Shakespeare).

Hotel des tournées.



Il y a* les singles les doubles et les chaines câblés, le golf et CNN, le savon offert et abandonné, il y a son "wifi gratuit" ou payant et hors de prix, ses draps blancs ou franchement délavés, les étoiles exagérées ou les attentions confortables qui siègent au mini-bar ou sur le coin de table sous la forme d'un stylo ou d'un "hello!", il y a le X offert pour VRP ou les chaines étrangères pour s'étonner qu'il existe un autre côté, du monde et des continents, la douche qui fuit ou l'italienne qui occupe toute la pièce, il y a les serviettes bien pliés, blanches ou orangées ou bien à voler, les housses bizarroïdes des Formule 1, B&B et Étap Hotel et les beaux emballages des gites familiaux aux charmes singuliers et aux lampes chinées parfois, il y a les ultra standardisés bien habillés et sans surprises - les Ibis ou les Campaniles, mais aussi les exceptionnels trouvés*.
Personne ne sait si un jour on connaitra le Novotel, l'Holiday Inn ou l'Hilton sans parler des étrangers, hôtels exotiques à leurs manières ou des incongruités glanées Chez Denise. Il y a les accueils de nuit de jour de veille ou les automatiques 24/24 7/7 à ticket jeton ou CB, le froid d'un parking de nuit après minuit ou la chaleur de halls remplis de canapés et de faux pianos à queue, alors ce n'est jamais pareil, même à la chaine, sans oublier toujours une clef ou une carte magnétique qui résiste, ou que l'on garde même après.
On peut le quitter sans se retourner le regretter le maudire l'aimer s'y lover s'en plaindre râler s'y abandonner, c'est une grande partie de la "tournée" la nuit des décalés, celle dont on parle ou dont on se souvient pour le meilleur, ou pour le pire.

Et puis et puis, il y a le petit déjeuner où beaucoup se joue, avant 10 heure "sinon plus rien". La bonne humeur du matin peut très bien y rester collée ou décoller*. Chacun son style, mais le doré du pain et le pur jus d'orange donnent le la d'un reste de journée. Sans parler du café.

Mais c'est ici, au coin des tables ensoleillées ou protégées que l'on sait si la nuit à été ou si rien n'a changé. Et quand même, auprès d'un micro nutella et de petits beurres sponsorisés résiste le plaisir unique d'une matinée.




dimanche 3 avril 2011

After fish first april.

Whohouho wohouha wholala.



Oh ! Oh !
Le coup du court-jus, les mirettes mélangées au coin d'un banc chauffé à blanc,
désirs et esprits enlacés dans les presqu'iles isolées,
on se croirait dans un Luna Parc exotique,
ca flâne ca flirt et ca s'extasie tranquille,
les amants d'étés publiques se bécotent ici mais,
faut pas pousser mémé dans le lupanar endiablé, quand même !

Trop bon, trop bon !
Wohouho wohouha whooolala...


Oh ! Oh !
Calmos relax ma biche pudique, sur ces radeaux suggestifs
ce n'est pas l'entourloupe des vieux singes mais il y a façon et façon,
et le paon qui drague l'effrontée, qui se laisse faire,
ca flambe ca frime ca galoche et ca s étire dans les lieux public,
bien que pudiques.

Trop bon, trop bon !
Wohouho wohouha whooolala...


Oh ! Oh !
La vie facile qui file et défile sur ce petit bout d'île, immobile.
Rien avant rien après, on dirait bien que le temps ne trouve plus de place,
sur ce petit banc unique qui transporte et emporte, sans limites.

Trop bon, trop bon !
Wohouho wohouha whooolala...

samedi 2 avril 2011

Tout prés de.

Les Docs du lit d'à côté.


 
C'était hier c'était l'autre jour, un matin sans aucun doute,
un mec un drôle de type à mis ses Docs dans son paddock,
les manières sans gêne, ça alors il manquait pas d'air !
Il était pas doc' mais quand même un peu toc,
accroché au baldaquin, chaussé comme sur des dock.
Alors là, SOS SOS !
il n'y à vraiment plus de bonnes manières,
même au plumard.

Heureux et fier comme un Mousquetaire,
sa lubie sacrément bien équipée,
et les godillots aux pieds sur son lit déjà défait,
il a pris ses aises couché sur des ressorts déjà gémissants.
"Sacripant ! Vaurien ! Pirate de mes draps blancs !"
Dr Maboule ou Dr Marten's, feinte de filou cousue de fil jaune,
le chat botté de ces pompes siphonnées
pourrait bien tenter un coup de main malin à ce conte de fée.

Mais la vision du man aux tatanes orthopédiques a tout chamboulé,
car sourire aux lèvres, il a chantonné que tout ceci pouvait être une fête,
une surprise de va nu-pied et de voisin sans chaussettes.
Alors, au creux de son pageot fourré de deux croquenots,
tranquillement installée et pratiquement lovée aux extrémités,
collée par deux savates antidérapantes et exaltées,
elle s'est mis à s'envoler
et à flirter,
de la tête aux pieds.


Bloups...pas finiblupblup...juste 1er avrilplfuuuoups bloups.

vendredi 1 avril 2011

Fin.



Ce blog ferme. Et oui. Une aventure qui a duré un an et demi, le tout accompagné de 738 billets, curiosités, pensées et quelques mondes imaginaires. C'était une belle aventure. Qui se voulait respectueuse et simple.
Vous avez été 56 attentionnés (et 11088 visiteurs flâneurs) à le suivre jours après jours et à supporter ces élucubrations ou autres fantaisies. Je vous dis merci. Un grand merci. Pour ce plaisir.

Espace de découvertes, de tentatives et de partage, il à parfois aussi été une source de tristesse. Aujourd'hui il est temps de clore ce coin de fête, pour aller voir ailleurs, pour ne pas se laisser enfermer par les habitudes.

Peut être un jour tout ceci réapparaitra sous une autre forme, sous d'autres vents, ici ou ailleurs. Qui sait.

antoine arlot






je laisse les commentaires ouverts car après tout, vous lecteurs, avez bien été de sacrés acteurs !












Trop fan de...



De ceci de cela, parfois on y peut rien, fan d'un bout ou fan du tout, c'est un manège un sacré carrousel, enchantements et sortilèges, une histoire super perso des narcoses qui turlupinent ou d'une jolie poupée qui transperce d'aiguilles follement fines. 
Ce que l'on à dans la peau, au fond du cerveau ou au bout de la lorgnette, on n'y peut on n'y peut, c'est un envahissement de ribambelles, c'est fou cette débauche tyrannique du fan de ceci et du fan de cela, drôle de manière de caresser en y pensant, curieux mariole. 
Le brin de folie des jetés qui s'agrandit, l'obsession fidèle agrippée au cervelet comme un reptile des temps agités. Maboule de ceci et cinglé de cela, le cirque des drogués de ça. Totalement insensé.

Et d'ailleurs ca revient ! Et d'ailleurs, ici, c'est déjà reparti ! C'est sans limites !

Fan de ...  !

Et fan du ... ! 


Mais surtout... fan de ces...  !!

Et voilà la ritournelle des idées folles et impudiques qui se mettent à valser comme une danse fanatique. Et Gotainer, fieffé partenaire qui tourne les têtes à tue-tête en chantant ce qui plait aux groupies frénétiques, folles et trempées des mots de sirop sucrés aux jeux d'adultes narrés.
Fan de ceci et fan de cela, c'est le coup de Trafalgar BoUmBadABoum d'une surprise pour  les piqués, l'ivresse d'une fée verte, alcool d'homme et came de mordus, férus ferrés du truc pas prévu. Trop fort. Too much.
Plus que tous, dés le premier coup et au premier rang pour ne rien louper, les gourmands s'enflamment à n'en plus finir, le cerveau en feu et la soif d'un Haddock en manque d'old whisky. Bon sang, une fois pris, une fois épris, fan de ceci et fan de cela, on n'y peut, on n'y peut. Que dal.

T'es coincé, t'es foutu, cuit, carbonisé, jusqu'au bout de la nuit te voilà barjo aliéné, sans regrets c'est l'esprit qui bouillonne et ce bout de soleil qui fait valdinguer dans tous les coins, fée clochette à toute volée. 
Les foldingues courent après les uns et les unes tels des Huns complétement toqués, malades d'être si foufou de celui ci et de celui là, comme tel est pris. Le timbre du timbré, la chanson des fadas, bis repetita placent ou haec decies repetita placebit, sans rire, qu'importe le latin, que l'on paume en perdant la boule comme un dingo bien frappé bien tapé. Blam. Ça, c'est ouf !

Fan de ceci et fan de cela, mais surtout, fan de ces...

L'intuition (partie 1).



C'est un drôle de sentiment qui se faufile dans les coins parcourus par les langues. Mais pas seulement et pas que. Les mots ne pourraient suffire à en donner toutes les saveurs et toutes les odeurs. 
Un parfum ou un tremblement, une attitude ou un regard, comme un charme ou une brise qui file au creux des plis et des commissures. On pourrait y voir un magnétisme voodoo et peut être en quelque sorte un fait de sorcellerie s'il n'y avait cette douce et délicieuse attraction, une force, une séduction, cette chose impalpable et indéfinissable qui donne à penser que tout est à venir, que tout est en devenir. L'avenir inspiré.

Elle flotte en surface cette intuition, parcourant les pores les froissements et les replis, mais elle navigue en profondeur, sillonnant les espaces secrets et préservés, sans dévoiler les natures profondes tout en laissant apparaitre de temps en temps les bouts ardents de possibles sans limite. Et d'un coin si tranquille.

Belle élégante, virevoltante, voilà cette demoiselle aux cheveux ondulants qui appel en sirène, qui séduit en petite reine, l'intuition est remplie de vérité, mais pas encore donnée.