samedi 15 octobre 2011
Crépuscule, oh oui.
La belle lumière du crépuscule, qui pénètre les espaces, qui s'introduit et se faufile. Il y en à partout ! Il y en à partout ! De l'oranger, du violet et de ce drôle de bleu qui disparait juste après un dernier reflet, c'est mâtiné, c'est gratiné, c'est presque du Daudet... tout ce beau paysage ne vit que par la lumière*. Ouioui.
Le moment est suspendu, comme une fenêtre illuminée d'une rue, juste avant la lune, juste avant la nocturne - et qui change de douceur pour devenir le Whalhalla, ohlala, au fil de la nuit qui séduit, endormie.
On se dirait encore quelques minutes dans un tableau impressionniste, mais cela change si vite - eh ! Les couleurs s'évaporent !
Il faudrait presque réussir à capturer l'instant, le changement*. Qui sait ? Ni entièrement là mais tellement partout, ni disparu mais plus que quelques secondes. C'est un spectacle, c'est un mouvement, une belle disparition, la beauté d'un événement sans éternité.
Et déjà, de ces cheveux nuageux il ne reste que quelques ombres accrochées. Un souvenir, un fabuleux, comme un endroit traversé qui s'est un peu donné. Le pays des merveilles, peut être, celui des couleurs sans manières, du désir en l'air, et des yeux au fond des rêves.
On se dirait encore quelques minutes dans un tableau impressionniste, mais cela change si vite - eh ! Les couleurs s'évaporent !
Il faudrait presque réussir à capturer l'instant, le changement*. Qui sait ? Ni entièrement là mais tellement partout, ni disparu mais plus que quelques secondes. C'est un spectacle, c'est un mouvement, une belle disparition, la beauté d'un événement sans éternité.
Et déjà, de ces cheveux nuageux il ne reste que quelques ombres accrochées. Un souvenir, un fabuleux, comme un endroit traversé qui s'est un peu donné. Le pays des merveilles, peut être, celui des couleurs sans manières, du désir en l'air, et des yeux au fond des rêves.
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le temps qui passe
vendredi 14 octobre 2011
Occupons, occupons nous de Wall Street !
l'annonce que le lieu est tenu... ça vaut bien son pesant d'or !
YEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
YEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
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oh une vidéo
Les La pensées pensée fleurie fleuries.
boum
Elle(s) surgi(ssen)t un peu comme ça, et sans y prendre garde, l(a)es voici l(a)es voilà au coin de l'esprit. Quel feu d'artifice, on dirait bien qu'elle(s) se réserve(nt) pour les moments où l'on s'y attend le moins - un trait de lumière, à fleuret moucheté.
On l(es) apprécie(nt) alors à la volée, comme un souffle, et comme elle(s) jailli(ssen)t - traversé par ce bel instant, juste assez pour en garder la senteur et la saveur, un (des) court(s) moment(s).
Elle(s) sont remplie(s) de souvenirs et elle(s) sont aussi pleine(s) d'avenir(s), volage(s), tremblante(s) - et déjà fuyante(s). Bien joyeuses(x).
... délicieusement, délicatement, prudemment... il faut se laisser aller à perdre heureux tout son temps ... embrasser ce qui subsiste... et garder préserver serrer sauver envelopper effleurer... cette émotion qui est resté... comme un si beau conte de fée - fredonné.
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le temps qui passe
Ethiojazz et le regard qui se trémousse.
Le groove héliotrope des Héliocentrics électriques. Mulatu, Mulatu*, qu'as-tu fait ? Sur le dance floor traine des corps en sueur, transits de transe et de cette Ethiopie traversée de jazz et de balancements ultra-charnels.
Ethiojazz* et électronique, cordes lascives et rugueuses c'est possible, avec ces fleurs brisées* qui se laissent enrober par ces sons venus de terre. On pense à Getatchew Mekurya bien sur - avec les supers punk The Ex** - mais aussi à Mahmoud Ahmed* et Tlahoun Gèssèssè* et à cette histoire incroyable de ce pays (de Lucy) et de cette musique (in the sky).
Et pendant ce temps, les esprits fleuris, les anatomies coquines et les regards remplis se trémoussent aux caresses savantes et anciennes de l'ethio-jazz à Nancy...
Ethiojazz* et électronique, cordes lascives et rugueuses c'est possible, avec ces fleurs brisées* qui se laissent enrober par ces sons venus de terre. On pense à Getatchew Mekurya bien sur - avec les supers punk The Ex** - mais aussi à Mahmoud Ahmed* et Tlahoun Gèssèssè* et à cette histoire incroyable de ce pays (de Lucy) et de cette musique (in the sky).
Et pendant ce temps, les esprits fleuris, les anatomies coquines et les regards remplis se trémoussent aux caresses savantes et anciennes de l'ethio-jazz à Nancy...
et le tube*, pour le plaisir...
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l'air d'un coin
mercredi 12 octobre 2011
La journée des têtes à l'envers.
photo d'un anonyme en planeur, toujours en vie
C'est mercredi, eh dis ! C'est donc la journée des récrées et des têtes à l'envers. L'esprit à l'air et les pensées aux drôles d'airs.
Le milieu de la semaine c'est sempiternel, c'est presque éternel, et pour tous, on s'en rappel comme la sacrée journée sans s'en faire.
Le midi des frites ou l'extra ciné juste après, faudrait voir à ne pas trop rien louper. Et looping pour bien se passionner.
Et les soleils couchants qui se mettent à se lever ! Mais où a t-on mis le reste, la raison et le terrestre? Bah bah bah, mercredi, c'est journée sans s'en faire.
¡ ǝʇʇǝnoɥɔ
¡ ǝʇʇǝnoɥɔ
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le temps qui passe
Billet "prO-féE-Ss-i-o-nN-eLLeu" !
Cie Azimuts*
Ce n'est qu'une info (sans doute un clin d'œil de bonne humeur aussi), mais l'équipe "musique!" (Gabriel Fabing&aa) se remet à la bande son d'Entrailles* -
deuxième session.
Le projet sortira en juin 2012.
Composer pour la pleine nature est un curieux aller-retour entre
le studio et la multidiffusion pour grands espaces.
Passer du Technicolor© de salon aux prairies à colorier de jaune, de rouge, de violet (ou de je-ne-sais-quoi qui pourrait emmener, trimballer, emporter, faire pleurer ou chanter aussi pourquoi pas), est un pari de haute volée. Pas gagné. A traficoter. Belle épopée !
Il y à toujours un équilibre à trouver entre les projections, les envies, les idées et la réalité d'un terrain qui réagit différemment et qui produit son propre univers sonore. L'art du son est un art de la situation, un élément à embrasser dans le lieu d'où il surgit et où il s'épanouit.
C'est une greffe. Entre le son d'artifice et le son du
coin. Entre le son fabriqué (cette intention) et ce qui fait déjà vivre le silence qui n'existe toujours pas. Décidément.
Pour Entrailles il s'agit peut être de s'infiltrer en douceur, introduire la matière sonore en évitant de coller une nappe "cinématographique".
Prendre de la
hauteur sans trop prendre de distance. Partir de l'herbe qui frise pour
créer des extensions, des illusions, des troubles et finalement faire
décoller par l'oreille une imagination que l'on ne peut guider ni prévoir.
Lorsque la règle du jeu est bien comprise, il est sans aucun doute possible de mâtiner les sensations auditives d'éléments électroniques, avec finesse, avec légèreté, avec cette transparence et ce trouble surnaturel que l'on aimait tant dans Mantra* de Stockhausen par exemple.
Aspirer à.
Provoquer une possibilité. Ouvrir un espace, un endroit, où le temps n'apparaîtrait que pour cela, pour laisser s'envoler un peu de ce qui est derrière et de ce qui est devant, pour se laisser aller au présent, simplement. Comme un jardin suspendu.
Reste la réalisation elle même.
Et finalement, la composition d'une bande-son "réussie" tient autant des idées de départ que de toutes les articulations, trouvailles et autres bidouillages permettant de les coller au réel. Au milieu des champs et sous les arbres, tout ceci prend des proportions infernales. Une diffusion en pleine nature ne réagit jamais de manière identique selon les conditions ou selon l'affluence et la répartition du public.
C'est un casse tête pour qui veut donner une unité aux sources sonores tout en les rendant acousmatiques, étranges, non directionnelles, fines, et pour créer une émotion qui ne fait que soulever l'esprit du lieu.
Alors voilà le pari et la roborative occupation des nuits. Rendez-vous en 2012, tout aura changé, vraiment.
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entrailles,
le temps qui passe,
pour Azimuts
mardi 11 octobre 2011
OUIOUI.
Oui, oui, on la connait bien, oui, oui on sait bien, oui, c'est un chant parmi d'autres et que oui, oui, bien sur, pour sur, et bien tiens, c'est déjà vu déjà entendu déjà fouillé retourné refourgué, oui, oui, mais quand même, mais ah mais voilà, encore une fois, c'est comme ça, on se passe la vidéo (ah, les 6 vues de Citylights*), la capture, la chanson, de main à main, de bouche en oreille, de souffle au cœur, en se murmurant tiens écoute çà, et oui et oui, oh oui, c'est venu, là, de quelqu'un qui aimait bien, aussi, une autre voix qui refile cette voix pour ici, sans le savoir, oui, oui, en y mettant un peu de soi, alors oui, c'est brut et enregistré dehors, banal, l'air de rien, sur un trottoir des quotidiens*, à Paris, on dirait*, oui, oui ça devait être cela, et qu'importe si ce n'est pas ça, oui, oui, moi j't'offrirais des perles de pluie, oui, oui, c'est empreint d'amour et de simple sentiment et oui ben oui, on en reparle quand ça passe quand ça vient quand ça part, et que ça revient, oui, bien sur, oui mais oui, ça fait du bien, parfois, très souvent, de se laisser embarquer par ce je-ne-sais-quoi qui traine au fond des chansons*...
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l'air d'un coin
La belle gibbeuse.
Comme pour la belle irréalité piquée dans la nuit, cette lune gibbeuse, moitié là, moitié ailleurs, une pensée un moment un instant peut suspendre soudain le cours des choses.
C'est la simplicité et la force étonnante des lueurs de mémoires qui se mêlent au regard la tête en l'air. Une sur-impression de jolies cachottières, jolies chimères.
C'est la simplicité et la force étonnante des lueurs de mémoires qui se mêlent au regard la tête en l'air. Une sur-impression de jolies cachottières, jolies chimères.
Rien à faire rien à faire, quand une lune fantôme traine dans le ciel et s'étire le temps d'un souvenir, il est agréable de se laisser aller ébloui devant ce vestige qui flotte alentours. Une beauté opalescente.
La belle gibbeuse, un peu là, un peu ailleurs, ne donne que l'illusion de disparaitre. C'est une face cachée qui donne le gout de ce qui à été. Entière.
Voilà le charme des souvenirs, que de se laisser imaginer juste à côté, légèrement masqués mais toujours vivaces et vivants, brulants secrètement sans en donner la lumière mais en dessinant par l'absence toute leurs présence.
La belle gibbeuse, un peu là, un peu ailleurs, ne donne que l'illusion de disparaitre. C'est une face cachée qui donne le gout de ce qui à été. Entière.
Voilà le charme des souvenirs, que de se laisser imaginer juste à côté, légèrement masqués mais toujours vivaces et vivants, brulants secrètement sans en donner la lumière mais en dessinant par l'absence toute leurs présence.
du coup, pourquoi ne se remettrions-nous pas une couche de triste beauté,
de silence et de finesse pour apprécier ce bel et doux épisode ?
de silence et de finesse pour apprécier ce bel et doux épisode ?
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le temps qui passe
lundi 10 octobre 2011
Punk is not dead, okay, okay. But.
Mais les horaires indus (et indus') poussent les corps à jouer autrement. C'est le propre du rock que de voir sa vie entière dans une seule heure de noise. 60 minutes concentrées à libérer une énergie adolescente et débridée (smells like teen spirit ?) pour enfin rapprocher le présent de ce qui se fait. L’inouï du brut.
Et ce n'est pas le seul endroit où cela se passe.
Le silence insoutenable de quelques compositions ou de quelques improvisations est tout autant une source de sublime et de tension. Mais cela arrive aussi là, dans ce son extrême, dans cette musique forte et en sueur qui parie sur les pressions acoustiques et les effets physiques**.
Et ce n'est pas le seul endroit où cela se passe.
Le silence insoutenable de quelques compositions ou de quelques improvisations est tout autant une source de sublime et de tension. Mais cela arrive aussi là, dans ce son extrême, dans cette musique forte et en sueur qui parie sur les pressions acoustiques et les effets physiques**.
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filia soufflants rhodes
dimanche 9 octobre 2011
L'intonation juste et l'émotion lente.
Cela s'écoute avec langueur avec lenteur - dans le noir. C'est comme une apnée par comma* où le jeu du "dé-accordage" (l'intonation juste*) rempli l'espace acoustique de fragments sonores inespérés sous les latitudes tempérées.
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l'air d'un coin
Clavier de voyage.
,
Déposer ici (volage) ce qui fait décoller - et voler. Un merveilleux affleurement (remémoré), et les mots à présent qui filent au dessus d'un vide à découper - et dessiner. C'est joyeux.
Les espaces sans limites (de ce voyage) ouverts au creux d'un clavier n'inventent que ce qui à été. Plus un peu d'avenir coloré - et l'envie.
?
Y a t-il un son des mots comme il existe le son d'un souffle ? Une identité, remplie d'amours et d'émotions. Ce regard. Sublime recherché, par ci par là, en ça, pour apprécier et le laisser se dissiper délicatement le long de paysages à peine survolés. Une grande et inépuisable épopée.
°
Les sensations dépliées, comme un drap de pensée, blanc et léger, et ce vent frais qui soulève les idées, et emmène le bout des journées.
!
Les espaces sans limites (de ce voyage) ouverts au creux d'un clavier n'inventent que ce qui à été. Plus un peu d'avenir coloré - et l'envie.
?
Y a t-il un son des mots comme il existe le son d'un souffle ? Une identité, remplie d'amours et d'émotions. Ce regard. Sublime recherché, par ci par là, en ça, pour apprécier et le laisser se dissiper délicatement le long de paysages à peine survolés. Une grande et inépuisable épopée.
°
Les sensations dépliées, comme un drap de pensée, blanc et léger, et ce vent frais qui soulève les idées, et emmène le bout des journées.
...
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le temps qui passe
samedi 8 octobre 2011
...
Une dentelle s'abolit...
Une dentelle s'abolit
Dans le doute du Jeu suprême
A n'entrouvrir comme un blasphème
Qu'absence éternelle de lit.Cet unanime blanc conflit
D'une guirlande avec la même,
Enfui contre la vitre blême
Flotte plus qu'il n'ensevelit.Mais, chez qui du rêve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicienTelle que vers quelque fenêtre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naître.
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui ...
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.
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poètes et poésies de jours et de nuits
Two o'clock around the clock.
C'est ce soir samedi 8 octobre à 2h30 du mat' à l'Estaminet de Vagney*. Filiamotsa Soufflants Rhode.
Jouer si tôt si tard fait partie des traditions de ce rock, jeunesse et non retenue des plaisirs. "She shook me all night long*". 8 ou 9 groupes à la suite pour une dose de vitamines, c'est ainsi c'est comme ça, là bas, l’excès est en libre accès.
Le gros son dansant en milieu de nuit donne à vivre un présent bien différent. Ile au cœur de ce samedi/dimanche comme une passerelle hors du commun. Mais pour dire vrai tout ceci est beaucoup plus simple. Boum.
Et voilà le plaisir, justement ! Une chevauchée directe sans préliminaires, installation, branchement, balance sur le tas et le morceau déjà qui s'engage. Un état d'esprit "punk" et frais qui redonne à l'instant et au son un enthousiasme et une joie de sauter - sans parachute. L'art du déséquilibre provocant, le fil du rasoir, sans garde-fou. Cette musique ne se joue pas elle se prend, à la volée, nourrie de l’effervescence et du trop, comme une soudaine soif.
Buzz et sons parasites s'en mêlent, c'est aussi une qualité lo-fi qui appartient à la nature de ce moment privilégié - l'érotique salace. Ce n'est pas le lisse mais le granuleux, le baveux, le transpirant et tout un envers/travers des façons de faire qui se jette au milieu de l'arène de jeu.
Vidéo amateur des exploits bientôt sans doute...
Jouer si tôt si tard fait partie des traditions de ce rock, jeunesse et non retenue des plaisirs. "She shook me all night long*". 8 ou 9 groupes à la suite pour une dose de vitamines, c'est ainsi c'est comme ça, là bas, l’excès est en libre accès.
Le gros son dansant en milieu de nuit donne à vivre un présent bien différent. Ile au cœur de ce samedi/dimanche comme une passerelle hors du commun. Mais pour dire vrai tout ceci est beaucoup plus simple. Boum.
Et voilà le plaisir, justement ! Une chevauchée directe sans préliminaires, installation, branchement, balance sur le tas et le morceau déjà qui s'engage. Un état d'esprit "punk" et frais qui redonne à l'instant et au son un enthousiasme et une joie de sauter - sans parachute. L'art du déséquilibre provocant, le fil du rasoir, sans garde-fou. Cette musique ne se joue pas elle se prend, à la volée, nourrie de l’effervescence et du trop, comme une soudaine soif.
Buzz et sons parasites s'en mêlent, c'est aussi une qualité lo-fi qui appartient à la nature de ce moment privilégié - l'érotique salace. Ce n'est pas le lisse mais le granuleux, le baveux, le transpirant et tout un envers/travers des façons de faire qui se jette au milieu de l'arène de jeu.
Vidéo amateur des exploits bientôt sans doute...
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Les incroyables.
Ce qui s'interdit n'est pas forcement l'interdit.
Feu rouge aux imaginations audacieuses et aux envies pas possibles alors ? Pfff. Allons allons. Il y à parfois des exceptions et les incroyables.
Ce serait dommage de réduire ce qui est possible à ce que l'on prévoit. Car, oui, qui sait ce qui peut débouler, là, comme ça ?
Et...
Et...
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le temps qui passe
vendredi 7 octobre 2011
Greffes.
Les natures numériques s'incrustent comme des coquillages dans les intérieurs - qui frissonne, qui bouge, qui s'installe ? Des verdures faites de faux espaces, comme un aperçu des extérieurs - et cette illusion des imaginations fertiles.
La télévision. L'au delà à porté de regard ou l'image plate comme profondeur des pensées. Drôle de robinetterie à espérances. Sans cœur ni foi, vide de sens, et occupé par le médium (Ah ! "Médium is massage" dixit McLuhan* - mais ici, rempli de cut-up puisque c'est un LP).
Bref. La télé. Triste tropique d'une vie rêvée.
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jeudi 6 octobre 2011
La belle impré-vue..
Elle ne le savait pas, elle ne s'en doutait pas, mais. Elle était surveillée. Elle était jolie, c'est sans aucun doute pour cela. La sécurité l'avait repéré - la conférencière qui ne se voyait pas observée par d'autres, que la salle ? Vue et vue mais ce n'est pas pareil. A visage découvert, les mateurs ne sont pas des voyeurs, peut être simplement des admirateurs, et certainement des amateurs. De beaux mots, d'idées et de pensées.
Derrière la caméra on devait s'en donner à cœur joie, l'air de rien sans que cela ne puisse se voir. Ah les saligauds ! Pendant ce temps, l'histoire universitaire du XVIIème ou du XVIème on ne sait plus trop se déroulait comme si de rien n'était ; alors que tout se tramait !
Au fond de la salle en fauteuils rouges, les cancres rigolaient sans pudeurs. De loin ils avaient l’impression d'être comme à la télé. Eux, ils se voyaient plus comme des spectateurs, de cirque. Ou de cinéma. C'est ça, on aurait pu croire être au cinéma.
Pour les penseurs du premiers rang, l'idée d'une société du spectacle affleura. Tout ce bazar pour ça ? Oui, penser était important, c'était même passionnant, mais. Mais, pourquoi ? On le sait bien maintenant, la beauté comme le malheur ne sont que des aléas de circonstance, alors pourquoi y mettre une compréhension logique. Du moins à l'origine ? Pour le reste, oui on pouvait bien continuer à inventer un monde à soi. Debord et la Société du spectacle se disaient-ils.
Au coin d'un siège, une personne pourtant s’émerveilla de ce moment. Personne ne saura pourquoi mais à cet instant, c'est sa vie qui changea. Pas à cause du savoir, ni de la beauté de la conférencière, non, mais parce qu’une coccinelle se baladait tranquillement, et que pendant quelques instant, il se dit que le monde était bien joli, suspendu là, sur le bout de sa chaussure.
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le temps qui passe
Body Audio.
extrait 8 min.
Ce fut Body Building* à Pompidou-Metz, donc. Évidemment, sans la vue sur la danse-manipulation des prothèses, on ne peut que se dépatouiller avec l'audio qui reste. Bien seul.
Mais quand même. L'idée est là, faite de tension, de mélange acoustique (baryton)/électroacoustique, d'improvisation et de mise en jeu d'un élément physique vibratoire adoré, le son.
C'est étrange après coup de s'apercevoir que l'improvisation sonore prend un sens à ce point théâtrale quand elle est en suspension avec une marionnette-danseuse qui suit son histoire.
photo David Siebert
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body building,
pour La Soupe Cie
La grande question d'une nuit parmi d'autres.
Voila.
Parfois.
Quand au sommet d'une nuit qui maintenant passé minuit, va bientôt redescendre, il semble que l'on ait parcouru mille humanités, on peut se demander si le lien mystérieux n'est pas cette insatiable curiosité de l'immensité.
Les beautés sans limites de l'invention - et ce gout joyeux et insondables de l’inouï. Tout de même.
Que de choses ! Que d'objets ! A dévoiler, déshabiller, habiter - écouter.
On pourrait y voir l'ogre chronophage, mais il réside dans cette impatience folle, cette soif de voir et de sentir, une quête enfantine de l'autre et de l'espoir qui résiste en chacun - le monde est en nous, le monde est à nous.
Cool.
Parfois.
Quand au sommet d'une nuit qui maintenant passé minuit, va bientôt redescendre, il semble que l'on ait parcouru mille humanités, on peut se demander si le lien mystérieux n'est pas cette insatiable curiosité de l'immensité.
Les beautés sans limites de l'invention - et ce gout joyeux et insondables de l’inouï. Tout de même.
Que de choses ! Que d'objets ! A dévoiler, déshabiller, habiter - écouter.
On pourrait y voir l'ogre chronophage, mais il réside dans cette impatience folle, cette soif de voir et de sentir, une quête enfantine de l'autre et de l'espoir qui résiste en chacun - le monde est en nous, le monde est à nous.
Cool.
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mercredi 5 octobre 2011
Parfois, se recentrer sur le rien, sur le non bruit, le non dit, sur le vide sans distractions - dit Claude*.
La force du silence comme révolution.
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le temps qui passe
Où est la félicité ?
C'était juste une expérience de coin de spectacle (un alliage de guitare acoustique, d'un saxophone baryton - tube alors déchiré - et d'une voix de passionné, de Bashung). Et puis voilà que ces mots que l'on a entendu en toute simplicité prennent la mémoire d'un moment qui est passé - beauté, sans se retourner.
Parfois, au gré des rencontres et de ses lumières qui hantent ensuite les souvenirs d'un instant, le cours des choses prend une drôle de couleur, hors du commun.
Le présent est ainsi fait de ce que l'on a ressenti si profondément auparavant. Joyeusement coloré des tristesses ou des félicités d'avant et de ces autres jours, au delà des choix et des envies, le quotidien on dirait, se mue en un beau paradis de fantômes dansants et de fées volantes, une fantasmagorie des plaisirs ancrés qui ont formés l'avenir en occupant entièrement ce qui à été.
La nuit on ment* c'est vrai, mais en pensant si ardemment aux histoires de lune d'eau et d'air qui se sont faufilées entre les vérités que peut être tout ceci n'est qu'un grand baiser d'une vie enivrée. Ambrée.
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l'air d'un coin
Oh boy !
"Body Building" la nouvelle création de La Soupe Cie* jouera (en petite forme) au Centre Pompidou Metz* le 6 octobre, 13h25.
Jouer dans un lieu fortement institutionnel à l'égo et l'image médiatique sur-dimensionnée n'est pas ce que l'on croit.
Avec moult a priori (qui sait qui sait) et un paquet d'informations de terrain sur les difficultés d'adaptation de cette structure au reste du monde, on peut déjà constater une grande crânerie.
La taille ne fait pas le plaisir, décidément.
Suite de cette histoire sans intérêt au billet du 8 octobre... ce sera l'occasion de jeter à l'extérieur un coup d'œil d'intérieur et d'enfoncer le clou ou qui sait, de s'excuser.
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le temps qui passe
Coule cool.
Peinard dans une baignoire à écouter chanter encore une fois* avec cet accent français* qui sied aux grandes pensées à penser en laissant filer un peu devant soi le fil non encore défait d'une histoire à imaginer. Le lit des idées.
Entre le bleu des espoirs et le jaune d'un ciel de fer traine ainsi cette baignoire, blanche, lisse, seule esquif pour traverser les champs de sirènes.
Hophophop ! Ça glisse le long de la nuit.
Entre le bleu des espoirs et le jaune d'un ciel de fer traine ainsi cette baignoire, blanche, lisse, seule esquif pour traverser les champs de sirènes.
Hophophop ! Ça glisse le long de la nuit.
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le temps qui passe
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
Paysages électriques. La lumière d'une fée.
C'est vieux c'est jeune c'est sans age, avec de surcroit l'élégance que peut y apporter entre autres Tod Dockstader**. Comme toutes les passions allumées pleins phares à plaisir, l'émotion électrique trouve de quoi s'épanouir dans le sonore et les anatomies. Unique.
Au sein des vents qui grésillent ou des prairies qui frisent, l'électrique donne à chanter des cœurs et des corps. Le frisson fou d'une
invention qui a tout changé - et fait chaviré bien des tournesols survoltés. Phototropique.
La fée électricité* en bouche un coin.
Recommandé pour le sourire comme du fond des ages (l'ambre jaune aux propriétés électrostatiques à crée le mot "électricité" du mot Grec êlektron (ήλεκτρον) qui la désigne, étrange, non ?), la voici sur le piédestal musical.
Recommandé pour le sourire comme du fond des ages (l'ambre jaune aux propriétés électrostatiques à crée le mot "électricité" du mot Grec êlektron (ήλεκτρον) qui la désigne, étrange, non ?), la voici sur le piédestal musical.
Le bonheur des trouvailles d'ingénieurs, musiciens et autres Géo Trouvetou à tenter le son par l'électron libre, s'écoute en hifi et trouve son chemin acousmatique à s'engloutir au centre des acoustiques zélées. Intrépide.
Alors oui. Les baisers de la fée sont à jamais un moment magique.
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l'air d'un coin
Grand ciel.
Malgré tout, malgré les aléas les hauts les bas et tout ce qui peut amener à dessaler, culbuter, s'abimer, se barbouiller, se vautrer, se retourner, s'enfoncer, sombrer, couler, tanguer et achopper, faire long feu et foirer, s'enliser, sécher ou faire chou blanc, rater, manquer, craquer ou boire un bouillon, s'écrouler, craquer et disparaitre, se cracher, péricliter, prendre un bide un four se planter, louper ou s'allonger, biser maman ou brouter l'herbe, se manger, se casser la binette, choir ou s'étaler, dévisser glisser, valdinguer et étaler sa viande, ramasser un gadin ou racler le parquet, mordre la poussière, dégringoler, se paner, s'aplatir se casser la figure, se foutre la gueule par terre, se gameller se gaufrer, se péter la gueule, se viander, valser...
... il restera toujours ce grand ciel, bleu et lumineux. Drôle de truc en l'air !
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dimanche 2 octobre 2011
samedi 1 octobre 2011
Trottoirs en l'air.
Quand certains foulent encore de leurs pieds la fonte, d'autres, bienheureux volants, se donnent des ailes en clochards célestes - autres trottoirs.
La tête en l'air et l'aventure quotidienne comme un parfum à suivre, une autre manière de dessiner les lendemains et de se laisser porter un brin, un jour.
Qui sont-elles ces belles étoiles qui vibrent et brillent ? Comme un trottoir des airs elles se laissent suivre et essaiment de leurs papillotements un charme de merveille. Flotter là haut et marcher sans trop s'en faire, cosmonaute plein d'espoirs aux souvenirs de lumière. Sur ces ruelles traine un peu d’hier ; et quelques désirs.
Il y à deux t à trottoir, comme une laisse entre le haut et le tard - dans un ciel qui reste encore et traine.
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le temps qui passe
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