vendredi 1 juin 2012

2.

photo de Jacky Joannes



Par deux. Par vaux. Par monts. Par attirance. Par tout. Par corps. Par cœur. Par foi. Par ci. Par là. Par delà. Par quoi. Par faire. Par devant ou par derrière, par dessus ou par dessous. Par mie. Par rapport. Par série. Particulier. Par envie. Par désir. Par tristesse. Par souvenir. Par demain. Par bonheur. Par pourquoi. Par imagination. Par pure invention. Par ça. Par dedans. Par dehors bien sur. Par souffle. Par pensée. Par intuition. Par cambré. Par ambré. Par dessus les nuages. Par souvenir. Par tentative. Par solitude. Par évocation. Par le lointain. Par enthousiasme. Par folie. Par la bouche. Par passion. Par évidence. Par doute. Par coup par coup. Par jeu. Par sensibilité. Par présent. Par poésie. Par ailleurs. Par pour. Par quoi. Par toi. Par nous. Par le noir. Par sens. Par raison. Par champs. Par habitude. Par hier. Par soif. Par volonté. Par extravagance. Par merveille. Par surprise. Par regard. Par langue. Par lent. Par audace. Par baiser. Par couleur. Par chaleur. Par inaccessible. Par l'étoile. Par marche. Par vide. Par déséquilibre. Par trouvaille. Par exploration. Par trou. Par truc. Par à tonnerre. Par terre. Par faim. Par savoir. Par touché. Par l'émotion. Par peau. Par simple. Par soleil. Par lubie. Par tâtonnement. Par empressement. Par impatience. Par conquête. Par allegro. Par presto. Par bon. Par temps. Par simplicité. Par intérieurs. Par rencontre. Par amour. Par sensation. Par inouïs. Par le tuyau. Par la lorgnette. Par échange. Par finesse. Par oubli, de tout. Par inimaginable. Par profondeur. Par écho. Par inconscience. Par irrespect. Par violence. Par caresse. Par galoche. Par oser. Par plaisir. Par trempette. Par le bout du nez. Par lunatique. Par rendez-vous. Par glissement. Par humidité. Par érotisme. Par rien. Par sourire. Par pudeur. Par lucidité. Par aveuglement. Par tant pis. Par tant mieux. Par vous. Par mademoiselle ou par monsieur. Par secret. Par encore. Par voir. Par extra. Par vol. Par anche. Par note. Par improvisation. Par son. Par soi. Par vibration. Par part. Par nager. Par sombrer. Par couler. Par naufrage. Par élévation. Par retrouvailles. Par tenir. Par sentir. Par se laisser aimer. Par les yeux. Par curiosité. Par voilà. par sonorité. Par mots. Par siffler. Par joie. Partons.



jeudi 31 mai 2012

Purement pratique.

ça se clique pour débarquer chez les zazous chez les planeurs de l'Est




Le problème c'est que ça vole. Quoi ? Mais le planeur voyons. Et alors ? Et alors qui ne serait tenté de ne pas se faire happer par les plaisirs à côté des plaisirs. Entre musique et aviation, entre son et 3ème dimension, les cœurs balancent, forcément, forcément. 

Rien de dramatique, juste la sempiternelle affaire des envies et des envies qui s'emmêlent. 
Bagatelle & badinerie, flirt & fleurette, étincelle & babiole, fantaisie & fanfreluche, bluette & désir, exotisme & extravagance, caprice & idylle, pelotage & soupirs, intrigue & manège, amour & amour, micmac & péripétie, bricole & béguin, toquade & passade, béguin & fièvre, coup de foudre & polissonnerie(s), marivaudage & cachotterie, couette & tente, ébats & lutinerie, récréation & récréation, luxure & délices, licence & morale du plaisir, tremblette & conquête, fana & kiff, galanterie & amusette, broutille & baguenauderie, dentelle & falbala, jupette & rêve, fioriture & à poil, coup de théâtre & rebondissement, brize & pastourelle... l'embarras des démangeaisons. 

Le monde large le monde à merveilles. Rien de préparé, ni recette ni mode d'emploi, pas de notice ni de documentation pour appréhender les télescopages du désir et l'immensité des fééries. 

Un lien peut être. Celui d'aimer, au jour J.



M'enfin !







Mais mais mais enfin, monsieur, vous faites pas parti du groupe ! Descendez descendez ! Corps et son mêlés c'est ça qui est chouette ! Punk ou Contemporain, plus l'auditeur est acteur du moment et mieux le son emballe les échauffés. Ça pogote ça slam ou ça body surf* ça chahute ça danse ça crie ça hurle ça vide les verres et l'adolescence pendant tout le concert (full*) !
Ça mon petit bonhomme c'est la roue libre et le tout mélangé dans la sueur et le db débridé. No limit ! Et l’excès joyeux qui va avec. L'art peut aussi se retrouver express dans une expression exprès expressive. Transe des pertes de contrôle décidées et le laisser aller des corps et des esprits. Mais au delà c'est enfin la joie qui s'en mêle, troublant le jeu des assis et bourré à la révolte ("Nous voulions jouer une musique qui heurtaient les riches qui ont oublié l'émotion") et aux libérations cathartiques. Nimp' et tellement bien.
Le Punk (ici avec du Reggae - 6:50, étonnant) donne à sautiller et à retrouver les sons physiques et engagés. C'est jeune c'est jeune, frais et enlevé ! Ce qu'il va en rester ? Aucune idée. Peut-être la tabula rasa contenue dans la mise à bas de tout ce qui à été, convenances et manières de faire d'hier. Il faut une rupture pour avancer. En 1945, la musique concrète* était une révolution esthétique et intellectuelle, une conception radicalement honnête du "son" et de son aspect autonome, sans contraintes sauf l'architecture abstraite et émotionnelle que l'on voulait bien lui donner ou lui faire révéler. Ici, au milieu des guitares saturés (extrêmement virtuoses et précises) et des voix déjantés au grain unique, le trop le plus l'enfer sur terre devient un paradis. Celui d'inventer et de vivre une expérience hors du commun. L’inouï, et qu'importe comment.

Plus tard, en 2012, ils sont encore là les Bad Brains*, avec du métal, encore du reggae, du noise, de dub... et aussi cette si belle chanson "i luv i jah" : .





mercredi 30 mai 2012

Bah.






En direct de l'ISS.

ça se clique pour sur !



Mais oui. De la station orbitale, camping car à gros boulons en balade au dessus des têtes farcis de grisailles. C'est beau la Terre vu du ciel, les vélivoles en savent un bout mais les cosmonautes (virtuels rêveurs ou réels scientifiques, tous deux aventuriers) encore plus. 

Lui, le type qui alimente son Flickr*, c'est André Kuipers*, un hollandais de l'ESA et sa galerie est fantastique de paradoxes : réalité pratique & expédition inimaginable. Voilà l’intérêt. Visiter les coulisses comme l'on visite l'envers du décor d'un théâtre ou la banalité des pratiquants d'un extraordinaire. Pendant ce temps (le notre, en bas), André, lui, il joue avec des smarties*...


Ahaaaa... okokok....

mardi 29 mai 2012

Les pensées jupettes.




Légères et flottantes, passagères, et tout en finesse - sauvagement discrète. Dentelles d'été et belles gambettes aux effets des fées filantes, les pensées jupettes volettent et remplissent l'air d'une drôle de bluette agréable et sincère. Une simple bagatelle, raffinée confidente, qui chauffe les atmosphères, le regard aimanté sur les naturels. Allez quoi. Rien de plus éternel que l'attirance immédiate des aromates de l'esprit en goguette. Jolies pensées jupettes qui se passent des contraintes et des matières, vous voilà en plein dans le mille, comme des marguerites, et sous le soleil, exactement.



Rien, rien, juste comme cela, histoire de garder la tête en l'air.


Ce que j'ai aimé un jour, que je l'aie gardé ou non, je l'aimerai toujours.
L'amour fou, d'André Breton



dimanche 27 mai 2012

A & B.




En quoi la distance est-elle source d'imagination ? En tout. Inaccessible ou l'envie, le passé ou le prochain jour, finalement c'est le lointain qui fait inventer ce qui est possible ou simplement à créer. Au delà du périmètre à pauvres mètres reste les étendues sauvages soufflées par l'inconnu. Et ce qui pousse à y aller, pour voir, pour explorer, pour frémir de nouveautés et d'impossibilités dénudées, ne se nourri que de ce profond et reculé point de vue. L'incroyable est encore à venir.


Hop ! Dimanche joyeux.

Hey.

Horacioooooooo !







Les joies de l’électroacoustique (ASH, la troisième non mais quelle expédition !).

Pour sa plasticité, son inouï, son moelleux, son acidité, sa capacité d'éveil, son imprévisible état, sa narration abstraite, son monde à part, son côté pochette-surprise, sa joie d'inventer et son plaisir agrippé, l'érotisme des nouveautés, sa liberté, son son crade ou tout au contraire tranchant de précision, l'indépendance esthétique bien sur, sa technologie et ses détournements, son aspect hybride, sa couleur si particulière, sa solitude, son aventure, son inconfort, son suspens, son acousmatique, son dispositif visuel, son espace, son temps modifié, sa générosité, son de-notre-temps, son son encore encore, son audace de friponne, sa séduction mystérieuse, sa volonté, et sa foi en l'avenir, et sa bizarrerie, et pour tout dire sa musicalité universelle.


samedi 26 mai 2012

Un truc à part.




Porté par une aile gigantesque au vol discret. Une chance que de s'être posé là, sans savoir l'immense décollage, l'histoire invraisemblable qui ne pouvait pas s'inventer - juste se dévoiler, ainsi, par hasard. Belle journée, à l'aventure indélébile et sans équivalence.


Réclame.





Juste pour dire, oui comme cela, sans trop déranger (l’obsession du moment sans doute), dire quoi, mais dire alors, que, le Loris Binot 5tet joue. Quoâââââ !!? Ah ? Mais oui ! Il joue ce samedi 26 au Grattoir* de Gerardmer et dimanche demain 27 au Festival Oh! du collectif du même nom*. Oh ! Bah oui. Bah quoi. Hey ! Cela fait plaisir de retrouver la route n'est ce pas Kérouac ! 

Et puis bien sur bien sur l'occasion unique éphémère et précieuse de se jeter dans le vide des solo (apnées de bonne humeur) et des masses sonores portées collectivement. L'aventure ! Encore !

Artisanat local & temps momentané.


Vive le Japon !


vendredi 25 mai 2012

Bonjour bonjour !




La journée particulière est-elle disponible aux happy happy hap' ? Ouarf ! "Couché le chien !" Ouarf ! Ouarf ! C'est la bonne humeur qui trotte dans les têtes des flâneurs de jolis derrières (c'est juste parce que cela sonne bien, juré - quoique), la la laaaaa. Arrières-pensées d'une journée du mois de mai, à se balader l'esprit à poil l'esprit à l'air l'esprit au dessus des terres. Pom Pom Pom Pom... C'est la fête dans les boites à bafouilles qui pourraient peut être se laisser balloter aux sons venus des joyeux drilles heureux comme des cabots... hophophop ! Le pied léger sur le pavé, on croirait musarder le long des badauds affalés, allez allez allez ! Ouarf ! Ouarf !





 Ouarf ! Ouarf !







 Ouarf ! Ouarf !                      







                               Ouarf ! Ouarf !







jeudi 24 mai 2012

Oh oh...






Le suspens est dans le son ! Un craquement là, un pas ici, souffle... pendant que la rue suit son bonhomme de chemin fait de klaxons de moteurs et de cris. On pourrait regarder la scène les yeux fermés, il faut essayer, c'est une représentation sonore, un décor acoustique. Et le silence. Dense, rempli de tension, mais qui flotte au dessus du bruit ambiant - un silence dans le bruit, un habit d'angoisse. 
La bande-son est une sur-réalité de la pénombre, un prolongement des inquiétudes physiques (the dark side of the night) ou fantasmées (the dark side of the moon).
Parfois même une composition détachée (le souvenir de Bullit et son concert de crissements de pneus dès 3:08, extraordinaire à écouter - digne de Pierre Henry) qui pourrait vivre sa vie en racontant une autre histoire, abstraite, en elle-même provocatrice d'émotions et d'imaginations.

Au fil des vestiges cinématographiques revisités, c'est le temps et la distance de point de vue qui permet une lecture archéologique des sensations et des moyens utilisés. Un plaisir d’esthète et de passionné devant les inventions extra lucides. Soufflé de suspens orchestré.




"Attrape moi si tu peux !"





Ben ouais. C'était le jour du mur du son. Chuck mâchouillait son Hollywood chloro' et fallait y aller. C'est un peu comme la fille "wahou !" de la boum, si tu hésite tu es mort.
Le mur du son... c'était pas rien. Un mythe, une quête, un truc de héros, de pilote précis, ou de fou passionné.

Et voilà le retour de ceux qui croient en quelque chose, que ce soit dans un Bell X-1* ou sur une scène ou simplement dans le blanc des grands yeux d'une étoile lointaine.

Croire et poursuivre ce que l'on ne voit pourtant pas mais que l'on sent à porté de main, juste pour le toucher, juste pour se sentir entier - et devant. Il y à de l'enfantin à vouloir stopper la mer avec des murs de sable sur une plage, mais il y a pour le reste de la vie un espoir sans âge, celui de toujours trembler pour un baiser ou une envie d'aller voir, d'ouvrir une voie, de conquérir l'inutile, de vibrer sans limite et de tenter le diable. On verra bien. C'est tout vu. On aime !

Alors évidemment, dans l'affaire... ça tangue un peu. Yeager le dit ... y a du buffeting*, ça secoue les breloques et les cœurs, les Breitling ou les badins, le sens de l'essentiel et le désir. Mais quoi. Même un détail, même un pas, même une larme font parfois penser que l'immensité est en chacun.











Allez hop. Le film en entier. "A l'américaine !" dirait François le facteur !





mercredi 23 mai 2012

"Vous reprendrez bien encore un peu de PRAG, c'est si doux pour la gorge."





Musique Action 20 mai 2012 
Anthony Laguerre - Dominique Repecaud - Antoine Arlot