c'est cliquable, all right, all right....
mercredi 20 octobre 2010
Pompe vide.
Il n'y à plus rien, plus de carburant que du comburant, un problème à surgi. On fait quoi, on fait quoi, l'air malin, le sourire figé et l'avenir sans lendemains. La pompe est vide, plus d'énergie pour aller de l'avant - ou de l'arrière, c'est le statique qui domine, gare au rien. La Mustang et la Charger* au coin et tout le reste immobile. L'auto-immobile ce n'est pas rien, ce n'est plus rien. On redemande du drive, on crie au more drive, on veut du fuel, faut bien aller de A à B, ou X qu'importe, c'est le mouvement qui compte.
Mais voilà l'objet du désir trop pompé, et trop vidé, d'attente, et trop demandé, bien trop drogué, et c'est tout une absence qui envahit, tout un chut qui se faufile. Plus d'espaces parcourus, plus de mazout, plus de quoi faire la route, c'est le chemin inverse de toute l'histoire, et trop vite et trop fort et hop ça s'envole.
Le Nautilus - sombre et discret Ermite des veilles - va se trouver bien ennuyé, car même lui ne peut exister que dans le mouvement. Le silence n'existe pas. Tout comme l'immobile.
Drive / More drive !
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le temps qui passe
Grand angle.
"Filiamotsa+cuivres" en répétition-création (concert le 4 juin au Musique Action/CCAM*) à l'Autre Canal* donc. Un projet particulier puisque ce duo existe déjà, tourne déjà et à déjà une forte personnalité. L'ajout de "cuivres" (trombone et baryton) et d'un clavier (Fender, Glockenspiel et Mélodica) est un pari, délicat et excitant. Effectuer un agrandissement sonore en évitant de perdre le grain noise et rock, en évitant de jazzifier, en évitant de complexifier sans l'uppercut et en tentant la même idée hors des mémoires culturelles liées à chaque instruments. Ce sont souvent les aspect techniques et certains détails qui permettent d'obtenir ce type d'alliage (absence de vibrato jazz, riffs hypnotiques et nerveux, construction rythmique et harmonique efficace et simple plus que démonstrative, son de sax modifié - growl et hurlements, sonorisation des cuivres et pédales).
Finalement et paradoxalement, il faut y aller mollo sur le champignon au début et se réserver la princesse pour plus tard. D'abord soutenir l'architecture du Filiamotsa* d'origine en laissant les instruments tels qu'ils existaient auparavant (le violon saturé et les tensions du charley* seul par exemple, les loop fonction basse, les mélodie hachées ou les chants dans les cordages). Seulement ensuite, après avoir testé le terrain de jeu possible, là où cela tient, là où tout semble cohérent, ouvrir sur des ruptures, des chocs, des impolitesses acoustiques. Tenter les collages, les ailleurs sans rapport, les codes musicaux déformés et une élaboration complexe de voies parallèles. Comme un contrepoint qui connait son affaire et en joue.
Il existe beaucoup de version de cet agrandissement de l'esprit d'un groupe rock par la greffe de vents, et "Skin"* de Doctor Nerve** en est un bel exemple. "Un mec une porte"* comme autre, ou "Marteau matraque"* aussi why not.
ca se clique, ca se clique....
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le temps qui passe
mardi 19 octobre 2010
Grève !
Ce blog est en grève. Mais on laisse la bande son 24/24 pour passer le temps de ceux qui ne peuvent, de ceux qui aimeraient. I came to see you today, but you weren't at home so i decided to go to walk instead. Hope you have a lovely day....
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Ben mince, on a perdu le point g !
On en avait parlé, on était fière de l'avoir trouvée. "g", la fameuse, ce truc dont tout le monde parle mais qui se fait si souvent désirer. C'était une fête, une consécration pour les découvreurs, ces hommes de savoir à l'assaut de la preuve irréfutable, et un réconfort pour les Hommes tout court, banalement sur terre. La g existait et on l'avait trouvée. On parle évidemment de Gliese 581-g*, il faut être précis en ce domaine.
Mais voilà que les Européens s'en mêlent et démontrent* - les coquins - que ce coin de l'espace n'est pas à propos. Il n'est point et c'est ainsi. La terre des hommes va pleurer de tout son être tellement cette nouvelle, il faut le dire, amoindrit les plaisirs de l'existence. Et c'est vrai, il faut parfois peu pour basculer au fond de la piscine, bleue, bleue marine - mais c'est un autre sujet.
Quoiqu'il en soit, les castrateurs des plaisirs de l'univers ont employé un instrument plus performant que les Cowboys US - grands naïfs bienheureux finalement ou tout simplement heureux de croire - pour aller cueillir cette sombre nouvelle.
La supposée g est loin, quelques 20 années-lumières... il à donc fallu y passer un peu de temps et accepter aussi un peu de patience (self-control, don't crack under pressure, etc, etc) pour la dénicher ; ou pas, puisqu'elle n'existe pas. Mais alors, aurait-on tout ce temps peinés autant pour que dalle ? Mince. Si g n'existe pas, que reste t-il à ce système solaire de la Balance (grosso modo elle devait se trimballer dans ce coin) pour s'envoyer en l'air ? On se comprends, un système solaire sans planète g n'a plus d'importance, puisque c'est l'habitable que l'on cherche derrière le g. C'est comme çà. g n'est qu'une étape, un point de passage, une transition, un préliminaire à de plus belles découvertes.
Du coup, c'est la guerre (froide)* au pays des astronomes de l'infiniment grand. Entre les Kecks* (non, non pas les cakes) des Américains et l'Harps* Européen, bien meilleur apparemment pour détecter les exo-planètes.
Bon, mais en attendant, on a perdu notre point g, et c'est bien dommage car ça donnait envie d'aller visiter ces contrées....
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lundi 18 octobre 2010
Nouveau, New, Neu !
Il était temps de retrouver le punk-rock, son énergie, ses excès, sa jeunesse et ce son, direct, fort, physique.
C'est fait avec "Filiamotsa+cuivres" qui démarre à l'Autre Canal* en prévision du concert de création (un projet soutenu par l'association Adenoïde Van Krollock*) à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy (partenaire tellement essentiel) le 4 juin, lors du Musique Action* 2011.
Soirée rock et expériences le 4 juin puisque Filiamotsa* (le duo) jouera également avec Steve Shelley de Sonic Youth*.... tout un excitant programme.
Le projet D'Émilie Weber et Anthony Laguerre s'adjoint Essawabi Youssef (trombone), Véronique Mougin (clavier) et celui-dont-on-ne-dit-pas-le-nom-ici (sax et voix).
Autre projet au décollage et autre ambiance. La Torpille* (blog*) de Marielle Durupt démarre une création appelé "Désideria" autour de la femme et de la mythologie. Un projet qui réunit Sandrine Gironde (mise en scène), Michel Deltruc (batterie et percussions), Marielle Durupt (danse et théâtre), celui-dont-on-ne-dit-pas-le-nom-ici donc (électroacoustique et sax) et Ousséni Sako (cie Salia ni seydou*).
A suivre....
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C'est beau comme l'Antique.
ca ce clique, oui, ca se clique....
La surprise de voir la planète Terre de l'espace fut un grand choc à l'époque, ses océans si vastes, ce bleu si ébouriffant et cette idée d'espace si réduit pour tous, ce même lieu qui de la haut ne présentait ni frontière ni pays. Un sentiment d'empathie et de fragilité frappant.
Et voici Globe Génie. Au plus prés, toute la planète. Au hasard, tous les coins où l'on peut aller ; et la même merveille, banal et extraordinaire. Un clic et nous voici en Antartique terre du pourquoi pas, un jet de random et on peut voir un bout de route de l'Arizona, ou du Wisconsin ou de l'Irlande ou de la Corse. Et c'est encore une fois le sentiment d'être sur la même terre....
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A fond dedans.
Comme dans la vraie vie, pas comme dans la vraie vie, à fond de train mais le derrière de la Mustang Fastback GT 390 (V8 390ci) qui ne fume pas encore. Gare à ses arrières ! Et le Jazz des polars, celui de Lalo Shifrin, qui colle aux trousses, gants noirs, lunettes noires, Muscle Cars et le ronflement du Stock-Car 429ci de remplacement pour l'occaz (avec des calles entre chaque pipe d’admission et chaque carburateur, normal, normal faut que ça tienne). L'envie d'une poursuite, à fond (et comment !), dans les rues de San Fransisco pourquoi pas, ding du trolley, plus tard les caisses qui s'écrasent sur les dos d'ânes, sono direct des moteurs et post-synchro caricaturale, un tableau de son et de visu.
Une vue de l'intérieur, une vue de pilote, une vue sur le derrière, le POV avant l'heure, le reflet des vitres et le rétro qui se fait menaçant, le fou des flous, ça tremble un peu, légère montée en puissance, vue pano et vue d'angle, ce n'est qu'un préliminaire, question de technique, ça se suit, ça se cherche, ça grandit, on s'y connait, on va jouer mais tout vibre déjà dans l'air. La musique monte d'un ton, on dirait que le déchainement de la grande scène approche. Les mains moites, le front humide et l'œil rivé.
Attacher sa ceinture et enfin appuyer sur le champignon pour que la musique des V8 ne soit plus que la musique du film. La poursuite à toute blind et les crissements de pneus de la Dodge Charger RT de 68, ce sont eux, les méchants, ils sont devant. Gare à ses arrières ! Et marche arrière, marche arrière, ça fume quand même, ça s'enflamme toujours, ce n'est que le début, d'accord, on en à encore pour un sacré bout de bobine.
Et ça groove nom d'une pipe, ça groove ça balance cette poursuite, comme dans la vrai vie, pas comme dans la vraie vie, et la tôle qui se froisse aux passages trop proches, gare à ses arrières, gare à ses arrières ! Puis les doubles lignes jaunes à l'Américaine, chevauchées comme un cheval sauvage, il est temps de décharger son gun, gare à ses arrières, gare à ses arrières !
Mais non, ça passe, de justesse, c'est du millimétré, c'est du réglé, de la haute voltige sur bitume, de la flambe de gangsters, du mythe à l'écriture, de la légende en film. Côte à côte, c'est pas gagné, ça se joue de peu, ça fricote un peu, au devant, en arrière, self-control, juste de quoi se toiser et s'évaluer avant le saut dans le final, la belle flamme, ce grand final, et le repos éternel.
Gare à ses arrières, gare à ses arrières !
Gare à ses arrières, gare à ses arrières !
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oh une vidéo
dimanche 17 octobre 2010
Où l'on reparle de morale et de censure.... et des infortunes de la vertu.
c'est cliquable, et oui, bien sur....
Morale, censure, l'érotisme assommé, le tableau* (et son pendant*) et son camouflage* et ... le nombril centre du monde. Encore. Si peu, si grand chose. Et Alain Robbe Grillet*.
Contrôler les mauvaises pensées et tenter de limiter les curiosités inventives semble bien revenir au galop.
Et l'Art, et la révolte, et l'insoumission et les codes inciviles.
Et la catharsis et le ludique.
Et l'élévation du réel, "grand théâtre".
La vraie vie transfigurée, remodelé ou simplement transportée en photo, en idée, en proposition elliptique, en théâtre, en son ou comme enfin une provocation du réel. C'est un jeu mais aussi un insensé et enthousiaste désir que de décoller l'avis de la vie. En manipulant le désir et l'eros ou en jouant le jeu des garnements et des désinvoltes, une fureur de vivre. Chacun son style. Mais le profond vibrant, cette idée de sa réalité, au delà des vues et des ouïes, par delà les conventions et les codes, contre la bienséance ou les forteresses de la pensée figée, voilà une bien belle offensive à mener.
On dirait que l'époque des joyeusetés veuille s'écrouler, il semblerait qu'une armada aimerait que tout tournasse rond ? Et bien dans ce cas.... féroce subversion et simple réalité.
Larry Clark
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le temps qui passe
60-70 et l'infini.
Il y à vraiment des musiques qui traversent le temps. Pour beaucoup c'est le cas de l'école de Canterbury*, des Wyatt*, Henry Cow**, Soft Machine***, Machine Mole*, Hatfield and the North*, Gong*, Nucleus*, et autre National Heath*.
Pop-Rock, Jazz-Rock, Improvisation, Free, Free-Rock, Rock-Progressif, Psychédélique... une variété forcément grande d'étiquetage pour se mettre à la hauteur des inventions sonores, des bidouilles électroniques, de la mélodie douce et des envolées free ou planantes, des instrumentariums inattendus (bassons, voix éthérés, flutes, fenders, orgues, synthétiseurs) et des constructions formels décalés de ces groupes.
Des musiques libres de tout canevas conventionnels, audacieuses dans les sonorités, une sorte de punk-pop, d'avant-garde populaire, de liberté de mélanges de genres, d'instruments, de styles, d'envies. Ces formations respirent le vol plané et la chanson, le rock la transe, le jazz, le sexe et la liberté de jouer ce que l'on entend plutôt que ce que l'on attend. Pour mémoire sui generis ce choc en entendant Nucleus* d'une porte d'un minuscule disquaire de Lisbonne, un sax free, un ténor, et une trompette en action-musique - ces deux là enrobés d'un groove au parfum de fièvres.
Les morceaux sur ce territoire durent entre 10 et 45 minutes, hors récupération d'une quelconque radio et se vivent comme des expériences en spectacle vivant. Le son est "vieux" mais l'esprit demeure fébrile et érotique. Voici donc la traversée universelle du temps, les choses qui restent et qui s'impriment, qui marquent encore de leurs folles licences. Ce sont des musiques pour la confidentialité, des musiques de la marge, de la bande, pour ceux qui préservent la différence, la singularité, l'histoire unique. "Instant Pussy" dirait l'un, "Unconvention" ou "War"* dirait l'autre. Qu'importe. Le son des ouistitis est là. Des olibrius qui gardent de l'humour, de la révolte, de l'amourette de pâquerette, de la naïveté sonore, de la soif d'inventer et de l'intégrité de pensée.
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l'air d'un coin
diorama sonore n° 9 : drone perdu.
Qui de nos jours prend 47 minutes et 45 secondes de sa vie précieuse pour écouter un drone ? Et pourtant, à faire à vivre à se souvenir cela reste une expérience. Eliane Radigue* bien sur pour la mémoire et pour les premiers pas sur cette Lune.
Celui ci en tout les cas à été fait en résidence "Entrailles", one shot. Un craquement de SH-101 et une rc-20 en overdub* bouclé (une boucleuse bouclé). C'est tout. Le reste est sans prévisions : parasites, buzz, larsens, accumulations, stratifications, désagrégation, et le lyrique du son qui décolle.... une merveille de hasard et d'imprévisions.
Il est lent, lent, lent, mais il grandit, grandit, grandit....
Il est lent, lent, lent, mais il grandit, grandit, grandit....
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diorama sonore
samedi 16 octobre 2010
1/1
24/24 sans pause sans répit et la visite des autoroutes des routes et des détours continue sans relâche et sans trêve. C'est le sort des vies de passage, des errements de transition, cette suspension. Artiste ou pas, le chemin en lui même devient un grand domicile. Autogrill et aire de retrouvailles pour les uns, station service et gaufres/café pour d'autre, une déambulation de boulot à boulot mais surtout un coin d'histoire bien à part. Et cette faune se reconnait. Entre routiers et musiciens, VRP et serveur(euse)s de bar A32 ou de resto N4, une complicité de circonstance. Personne ne se colle mais la même traversée à partager. Un grand domicile. Et on s'y love finalement comme on s'y croise, une sympathie de contexte puisque c'est la nuit et cette pause et cette intuition d'un même pays. 7/7.
Il y a ainsi tout un coin de planète fait de kilomètres, de panneaux indicateurs, de Formule 1, Étape Hotel ou B&B, de bande de roulement, d'hommes en habits fluos, de signaux rouges ou de signaux clignotants, de chantiers et de rétrécissements, de 4 voies, de vitesse et d'œuvres d'art bizarroïdes, qui propose une nationalité non répertoriée et pourtant très partagée. Celle de ce mouvement hors temps hors lieu. +∞/-∞
De A à B le chemin le plus court prend l'allure d'une belle contrée de pensées. Car on y cultive aussi et surtout les lendemains imaginés, dans ce pays. Lendemains espérés, projets futurs, oui, oui... mais, et, la question des existences, le pourquoi des existants et une forme de tristesse des désirs à demain demain reportés. 365/365.
La route est une muse pour qui sait en profiter. Se laisser happer par ses atours hypnotiques et ses ivresses chaloupées. Une muse qui embrasse comme si de rien n'était, par le simple ronron de bercer ; la muse d'asphalte, cette muse électrique qui joue de ses aires de ne pas y toucher, de ses stations et de ses lumières directrices. La muse à l'armure de métal et aux décorations d'Apache, la muse couchée, offerte à la caresse du passage ("La très-chère était nue...."*), la muse du temps qui défile, des paysages entrevus et des imaginations laissées pour compte, la muse de jour et la muse de nuit, différentes, l'une d'airain et l'autre de miel, la muse qui semble vous emmener au fond des fonds, au loin des loins, sans fins sans fin. 0/1
Une muse... quelle drôle d'idée pour la route. Mais quelle belle idée qui déroute. Ce n'est pas pour déplaire. Libre comme l'air mais dans ces bras de pénétrante enlacé. 1/1.
Il y a ainsi tout un coin de planète fait de kilomètres, de panneaux indicateurs, de Formule 1, Étape Hotel ou B&B, de bande de roulement, d'hommes en habits fluos, de signaux rouges ou de signaux clignotants, de chantiers et de rétrécissements, de 4 voies, de vitesse et d'œuvres d'art bizarroïdes, qui propose une nationalité non répertoriée et pourtant très partagée. Celle de ce mouvement hors temps hors lieu. +∞/-∞
De A à B le chemin le plus court prend l'allure d'une belle contrée de pensées. Car on y cultive aussi et surtout les lendemains imaginés, dans ce pays. Lendemains espérés, projets futurs, oui, oui... mais, et, la question des existences, le pourquoi des existants et une forme de tristesse des désirs à demain demain reportés. 365/365.
La route est une muse pour qui sait en profiter. Se laisser happer par ses atours hypnotiques et ses ivresses chaloupées. Une muse qui embrasse comme si de rien n'était, par le simple ronron de bercer ; la muse d'asphalte, cette muse électrique qui joue de ses aires de ne pas y toucher, de ses stations et de ses lumières directrices. La muse à l'armure de métal et aux décorations d'Apache, la muse couchée, offerte à la caresse du passage ("La très-chère était nue...."*), la muse du temps qui défile, des paysages entrevus et des imaginations laissées pour compte, la muse de jour et la muse de nuit, différentes, l'une d'airain et l'autre de miel, la muse qui semble vous emmener au fond des fonds, au loin des loins, sans fins sans fin. 0/1
Une muse... quelle drôle d'idée pour la route. Mais quelle belle idée qui déroute. Ce n'est pas pour déplaire. Libre comme l'air mais dans ces bras de pénétrante enlacé. 1/1.
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le temps qui passe
Tataaaa.
Et voici le temps du choix. L'affiche de "Pince de Crabe"* arrive et c'est tout une négociation autour des 4 propositions de Lilibellule (le studio graphique*). Forcément personne ne voit les mêmes séductions. Résultat mardi 19 dans la nuit. C'est la deadline.
Une affiche c'est ce qui rassemble mais parfois c'est aussi une des clefs pour s'enrouler dans un spectacle. On n'ose parler d'une bouée pour Pince de Crabe qui visite et les fonds marins et les mers. L'affiche comme clef, l'affiche comme mémoire. Celle qu'on emporte puisque c'est en soi une histoire et puisque c'est le souvenir d'une émotion.
Évidemment, ces phrases ressemblent a un lobbying pro domo pour la numéro 2 ou 1. Mais comment sont-elles la 3 et la 4 ? Et bien... il faudra attendre l'épisode suivant.
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pince de crabe
Bleublog.
Bleu de nuit & bleu de chauffe, blog qui s'inscrit de secondes en secondes, récupéré en film, remis en selle, et réinjecté sur la toile. Vertige des ubiquités.
"The Ex"* en fond de texte, ca circule ca circule.... fabuleux* groupe*, et Tom Cora et le post punk ému qui traverse ce coin, et le chant de Katherina et les guitares chaudes et les guitares saturées et Andy Moor et Terrie et Arnold voix de rue et la danse des musiques improvisées, du rock, de l'énergie, de l'intégrité et des ouvertures d'esprit, et ce bleu de blog, ce bleu sans ennui mais qui fuit dans la musique, ce bleu qui s'étale aussi, sur l'écran, sur le bout de la pensée, sur ce qui reste, sur ce qui traine.
Des fois ça rame et le bleu de chauffe à huiler les parties immobiles ; les fins de résidences peut être, comme un air de retour et la suspension qui se pose, ou l'air du temps, l'ailleurs qui va finir et la transition sans doute.
Tiens ! De la trompette dans The Ex, ils sont fous joyeux ces Hollandais. Punk des jouissances all over, punk des euphories et ça danse ; we need poets, and writers and dansers, and painters, and lovers ! Mais oui, les poets, les writers, les dansers, les painters et les lovers, déballez tout. Yeah yeah yeah !
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le temps qui passe
vendredi 15 octobre 2010
Test one two, Test.
Résidence de recherche, résidence des évolutions. "Entrailles"* comme expédition en terre nouvelle. Le coup des matériaux (la chips marche très bien) dans les membranes de haut-parleur n'est vraiment pas nouveau, mais ce ne sont que des médiums. Des transmetteurs d'idées sonores.
Pour les scaphandriers de résidence ce n'est qu'un splendide terrain de jeu. Où il faut ré-apprendre (ici la composition acoustique d'un espace à deux musiciens), où il faut apprendre (le maniement de la multidiffusion), où il faut partager les manières de faire et les méthodes. C'est ce point zéro qui fait des résidences de recherche des résidences où tout peut changer. Pour parfois en ressortir rempli d'envies et d'horizons. La tectonique des intellects et des sensibilités ressemble à une vulcanologie des créations.
Le travail des techniques au service des émotions et des désirs passe par la remise à plat des prés carrés et l'effronterie des prises d'assaut empiriques et intuitives. Qu'importe la règle puisque les chemins de la réinvention des objets (électronique ou autre) compose la singularité des propositions.
Pour les scaphandriers de résidence ce n'est qu'un splendide terrain de jeu. Où il faut ré-apprendre (ici la composition acoustique d'un espace à deux musiciens), où il faut apprendre (le maniement de la multidiffusion), où il faut partager les manières de faire et les méthodes. C'est ce point zéro qui fait des résidences de recherche des résidences où tout peut changer. Pour parfois en ressortir rempli d'envies et d'horizons. La tectonique des intellects et des sensibilités ressemble à une vulcanologie des créations.
Le travail des techniques au service des émotions et des désirs passe par la remise à plat des prés carrés et l'effronterie des prises d'assaut empiriques et intuitives. Qu'importe la règle puisque les chemins de la réinvention des objets (électronique ou autre) compose la singularité des propositions.
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jeudi 14 octobre 2010
Façon puzzle.
Le monde comme un puzzle. Carte du tendre de l'assemblage final. Encore une carte ! Décidément. Des bout de là des bouts de ca, au bout du compte peut être la mappemonde. Celle des rencontres, celle des surprises et des retournements. On ne connait que le coin que l'on veut bien (faire ?) découvrir. Chacun son style. A l'aventure ou à petits pas. Ce qui les rassemblent ? La course des vallons et des vallées, par dessus par dessous et juste le puzzle à constituer, au gré des télescopages, des révolutions ou des regards écarquillés. Le ciel à ses étoiles, mais certaines se donnent l'allure de légendes, pour rappeler, pour se faire admirer, pour dessiner, aux yeux des têtes en l'air, un drôle de ballet des transports émotionnels. Et bien d'accord, alors. Visiter et accoupler pièce après pièce les éléments qui composent le vrai monde pour en faire un peu son monde. Question de point de vue. Pièce de puzzle après pièce de puzzle, carte des visites, le monde prendra le temps qu'il faut mais brillera bientôt de tout feux.
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Pince de Crabe...
PDC* c'est un jeune public. Mais l'histoire, au fond des fonds raconte un peu de ces envoutements des curiosités. Elle ne commence que là. Une balade dans les tourments chaud/froid attirance/peurs danger/envie désir/tranquilletranquilletranquille. Alors Pince de Crabe, jeune public, cache bien son jeu. Sous son allure de ne pas y toucher, la métaphore gigote. Les petites frayeurs de nuit d'étoiles étranges ne sont pas pour déplaire. Le jeu des jeunes et échapper aux déjà vus pour s'enfoncer délicieusement dans des brises inconnues. La bise à l'aventureuse. L'art y pourvoi. Aussi Un peu. Pas que. Alors frissonner aux frontière des possibles, se trimballer tout prés des inouïs et autres chants des sens, ça a son charme. Pourquoi ces lignes ? Aller voir. Rendez-vous le 15 décembre au TGP de Frouard. Première ! Faut oser.
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Tataaam night.
Grandiose, boursouflée de richesses sonores, orgiaque étalage de bienfaits somptueusement acoustiques, la Turangalîla-Symphonie, orchestre callipyge, avance d'un pas impressionnant. Et là les ondes Martenot*, et ici les timbales, et encore ici les cymbales turques, les tam-tam et tant de diversité de timbres que l'on s'y noie. Il y à un fond de cinéma Américain dans cette musique alliant le drame et l'amour d'un noir et blanc d'Hitchcock (cet Anglais). Suspens, tensions fébriles, légères mélodies nocturnes et ramdam, badaboum et sifflets de trains fantôme. Une musique qui ne cesse de raconter, tournant rapidement les pages et insufflant de ci de là, subrepticement, des éléments de modernité, d'inventions musicales et d'incongruités.
Et revoici le pupitre démesuré des trompettes qui tonne, la grosse caisse emportant l'oreille et d'un coup d'un seul, mais qu'est ce, pourquoi, mais où va t-on, mais remais où donc erre t-on tonton ? Une telle liberté alliée à l'intelligence en mouvement ne peut que se dealer en contrebande.
22 v'là les keufs !
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