jeudi 10 février 2011

TAc TiC.



Bleu nuit, temps pris. La tactique télépathique des aiguilles qui filent le temps ou défilent d'autant. Bonne nouvelle*. Hey ! Comme une carte postale ! C'est vrai, bleu d'épris dans ce temps de nuit de la parfaite inconnue, équation sublimée, qui s'étire au milieu de l'écran nocturne pour inviter les idées à se laisser berner - et séduire x cette saxifrage qui habite de l'autre côté. La poursuite au diapason lunaire. 
Hypothétique réussite et coup de poker, l'endroit enfumé et l'envers qui se déshabille, le tripot chic et choc des arrières pensées, ou le solo de Charlie Parker dans Parker's Mood* - à pleurer, à se laisser aspirer, s'emballer de restes d'émotions encore debout. Ah la la.

Et les mots, les mots en plein milieu des sens chamboulés, emberlificotés et manipulés, faut les voir pour les entendre, bleus de nuit au temps détruit, qui tentent de s'élever pour effleurer ce qui flotte dans l'air, ombre et vamp d'ambre, le frisson du bout des flow, le frisson des souffles imaginés, lèvres et deux yeux plissés - ou un discret gout salé. Raffiné...

Bleu nuit, temps repris.

Faut pas rigoler. Fixé, toujours pas gagné mais l'esprit à la corde c'est déjà beaucoup mieux.

mercredi 9 février 2011

Le dernier pas avant le premier.

pour le reste ca se clique, bien sur...

L'art des premiers pas ressemble à l'art des équilibristes. Une pichenette d'inconscience et l'audace comme carburant au comburant des envies, voilà la bascule tant pis c'est parti qui s'opère. L'inconscience, ultime raison d'avancer, il faut bien se lancer, tenter le pas gagné mais comment ne pas savoir ne pas prévoir pour oser pour plonger. 

Les cœurs vacillent, les corps hésitent, la pensée fuie de tout part, c'est la débandade des grands aplombs, le monde chahute, la terre pourtant si plate culbute, passés et futurs emberlificotés empêtrés dans d'hypothétiques réflexions, les estimations superfétatoires, telles désuettes farfelues, on dirait que les boulons de la prévision commencent à valser, c'est quoi ce cirque, plus rien à comprendre rien à saisir car Ornicar voilà les lois de la physique/chimie toutes chamboulées, le ciel est vert non ? Et l'arbre des enfants si bien rouge, mais c'est quoi ce bazar, on ne s'y retrouve plus dans ce binz, les sens dessous et sans dessus, l'intelligence à poil devant l'énorme événement, stupéfaite devant la survenue, on dirait même que le temps change, une sidération, un abasourdissement  balancé par ces moments sur le fil sans recette sans culture sans savoir, et l'art de choir comme unique manière d'inventer.            Marcher c'est tomber.

Et pourtant la chiquenaude. Désir piqué par le vif, qu'importe l'énergie de la poussée, c'est elle qui va donner le minuscule mouvement du dernier pas avant le premier. L'instant ou tout se fige, il n'est plus loin, il n'est pas certain. Parfois le monde change, il faut juste un peu de temps avant l'éclair.

mardi 8 février 2011

Spectre à son. Spectre à l'air. Et le spectaculaire au 7ème.


 
bien sur, bien sur, ces deux là se cliquent....

Fric-frac des certitudes.



Vol des idées. Ça se bouscule au portillon des pensées libérées. Une fois ouvertes les portes à grandes sensations le vent défie les intelligences de l'ameublement. Le corps à la manœuvre et l'esprit sac à dos, bascule bidule, et rien pour l'entraver et rien pour se retourner. C'est une intuition fébrile, un serpent de mer, une lame de fond fertile d'envies d'inventions de prescience, d'une présence, finalement le banal des merveilles au fil des yeux devenus grands ouverts.

Iceberg ! Iceberg ! devait crier le veilleur inutile barrière aux suites déjà décidés. Et qu'importe le naufrage.


Au loin file un oiseau bariolé en vrac, vol des idées, fric-frac des certitudes dans l'air épais ambrée.
Il ne suffit pas de vouloir pour s'envoler, blam! propagation de la troisième dimension et le tout se joue sur un virage sur une plongée. Le reste est à voir.
ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff ssssssssssssssssssssssssssssssssssss



Fac similés.

Pensées camouflées.



Il est des rideaux comme certains nuages, jouant avec le soleil, pudiquement - et très temporairement tirés. Jours tristes et jours qui passent alors, une balade sans chansons comme une suspension ou un moment entre deux minuscules parenthèses, barrages à sens. Que se cache t-il derrière ses plis et ces mouvements que l'on devine dorénavant plus que l'on ne dévisage. On dirait un dimanche de rues sans vies.

On le sait, c'est comme cela, on le voit, il y à comme un souffle d'air, une respiration, une nouvelle et brusque énigme, qui bouge qui vit de l'autre coté de ce faux miroir. On dirait qu'une ombre fugitive est passée.

Ce n'est pas si clair puisque l'on ne peut plus vraiment distinguer, mais l'œil s'agrippe, pugnace, aux vitres, pour voir, pour tenter de percevoir ou lire un bout de ces pensées camouflées. La curiosité peut être, mais bien plus sans aucun doute, anime encore une raison de sourire, un mystère à aller chercher pour continuer à découvrir les pots aux roses et tout les tralala. On dirait que cela va s'ouvrir.

Les cachotteries sont comme des chroniques, feuilletons de hasards et d'aléas, autant de découvertes à venir et le reste ne peut que se dévêtir.  
Fumetti pleines de surprises, vignettes souriantes des esprits à ciel ouvert, les minutes certes trépassent, mais, derrière le rideau, derrière ce rideau, c'est certain, quelque chose a bougé et une obsession s'est installée.

"Quelques-unes des plus belles photos ont été prises par des anonymes."



Il est des photographes aux doubles vies discrètes. Conquérants de l'inutile, pour la certitude des beautés qui trainent ici et là et au nom d'une curiosité sans cesse excitée, les voilà tranquillement en train de redessiner le monde. 
Saul Leiter*, pourtant plongé un paquet d'années dans le monde de la mode, a laissé le sténopé de son regard fixer l'air d'un présent qui se transforme pour rester. L'extraordinaire extrait d'ordinaire.

C'est un si joli et si tendre esprit qui l'a trouvé, comme une surprise de coin de rue, en amoureux d'une ville*, en délicat chercheur de trésors tout simplement à développer. 
Les voici pris sur le vifs ces instants instantanés détachés de la réalité par la douceur d'une image, subtils, légers et presque cachés, amusés parfois, souvent émerveillés (diaporama*). Une poésie du flou naturel*, comme un posé de regard embué sur des situations aux allures étonnamment fantomatiques. Et colorés*
Des cadrages coup d'œil qui se mettent à vivre leur vie, l'art dans la manière et les histoires camouflés des objets et des passants, des murs-griots ou des devantures silencieuses* qui jaillissent du réel comme autant de tableaux d'Edward Hopper.

Saul Leiter est passé par cette rue et y à laissé un moment fait pour durer.



lundi 7 février 2011

La beauté discrète.

Saul Leiter*


Comme un rai de lumière au coin d'un salon endormi, une beauté discrète s'installe s'en va et transporte son charme aux allures inépuisables. 
La si belle présence reste là, épinglé au creux du cœur, indélébile de naturel et scintillante de prodigalité. Oui. C'est une empreinte, un tatouage décidé à rester arrimé, une vérité qui ne pourra se décoller.

Quel est ce trouble qui flotte encore dans l'air flouté d'un passé qui passe comme un fantôme, comme une absence aussi ardente. La vie a déjà changé, c'est dans l'air, c'est dans ce regard porté sur le banal, si élégant si surprenant. 
On aimerait revivre les instants qui s'inscrivent doucement dans l'émulsion cristallisée, on aimerait tellement ressentir encore ce temps, différent, plongé dans l'ambre d'un sourire à l'élégance d'une manière, d'un être à part. Tout un monde.

Le temps est si calme. La nudité d'une pensée non encore habillée de souvenirs emmêlés se donne l'éclatant et cru moment d'immortalité. 
A contrecœur les mots glissent, et voilà l'esprit transparent comme une vitre, c'est vrai, il y pleure des images de vieux film super 8, une beauté secrète chantonne des airs aux couleurs de mémoire, sauvetage de sentiments qui ne se sont pas encore envolés, la mélodie des anciens vinyles et le grattement des minutes qui tournent. Envolés ? Bien sur que non. La vie des uns la vie des autres, ce partage cet amour, ne peut se terminer. Une immense pensée, télépathique et splendide, circule dans les furtives altitudes.

dimanche 6 février 2011

Le document "Cosmic Love".



Il y à des documents qui se donnent des airs de secret de Polichinelle*. Après la Zone 51*  et le triangle des Bermudes* (et sa fameuse Patrouille 19), quid de ces pages brulantes aux allures d'Habits neufs de l'Empereur* que l'on appel pudiquement Publication 14-307-1792 / STS-75-experiment n°8.
Ne pas lâcher le morceau de suite est l'enjeu à suspens de ce billet, car que se cache t-il derrière ces lettres étranges et le Cosmic Love sinon un trésor, peut être. On dirait quand même des idées d'amour en l'air comme un appel au sens stellaires et le 7ème au milieu des éthers - ce qui met le rideau à grimper assez haut, ou juste un canular pour parler de ce que tout le monde parle sans en parler ? Polichinelle.

Les yeux guettent un avertissement, un indice ou la carte aux merveilles, histoire de se délecter des richesses d'une inconnue ou des provocations à l'expédition hors normes. Certes, c'est compréhensible. Tout vient du Space Biomedical Research Institute ce qui pourrait bien donner outre les gages de sérieux nécessaires, des pistes ou tout du moins une intuition de ce grand secret.

Hum. La symphonie  de Krzystof Penderecki Magnificat* irait bien pour annoncer ce qui va suivre (Stanley Kubrick ne s'y est pas trompé*).  Si on l'annonce. Car rien n'est certain en ce domaine même si les secrets les mieux gardés sont ceux auxquels on doit penser en permanence. Ennuyeux.

Cosmic Love. Rien que d'y songer cela fait rêver. Voici les malices excitantes de Luna Park** (oui, le premier, celui avec les Tunnels of love*) qui déboulent dans le champs des imaginations scientifiques. Ça bouge dans tous les coins, Dark-rides* et Roller-Coasters (type Intimidator 305*, Infusion* ou autres*), grand huit à hautes sensations et frissons des nuits. Le Cosmic Love à l'affaire c'est tout une histoire à dormir debout. Les yeux grands ouverts.

Bah. Ce n'était qu'une question* et un document*. Pas de quoi en faire un plat. Quoique...


Boum. L'acoustique révolution !

fet 2 et 3 et 4 et 5

Les stalagTites sonores à - 300 mètres sous le niveau de la mer et Hermeto Pascoal barbu qui patauge, un aérophone gargantuesque, l'orgue à cristal aux fines lamelles,  et des appareils diverses et des choses vibrantes et  des farfelus, le plaisir de "faire un son avec une noix" ou des clefs, l'industrie sonore, Le Junter qui pagaye en plein désert, y à comme un mystère, le train "boite à rythme" ou les tôles lyriques, les sculptures qui donnent le silence et les Baschets bien sur, mais aussi le résonateur Alton et un paquet de tuyaux de becs d'embouchures de bidouilles de collages de soudures de n'imp et de récup' reliées, mal embouchées, des ventilateurs expressifs ou des verres qui chantent, et, l'orgue à chalumeau. Non vraiment, tous les plaisirs sont dans la nature, du son. Ah la la. Aussi.

samedi 5 février 2011

Black is black.

ose. clique.

Ok. So. Now ?



On aurait pu parler de Sexe et de BD** (on aurait pu, on aurait du !) ou continuer sur Filiamotsa* et son nouveau projet cuivré (au CCAM* le dimanche 5 juin 2010 pour Musique Action), de PDC* en tournée Grand Est et bientôt à Vandœuvre (les 22 et 23 février), ou de l'on ne sait quoi et au hasard le spectaculaire d'une fille au miroir*, la suite des histoires électroacoustiques* - mais left channel, d'Ilka Schönbein** marionnettiste inventive et dense, ou des Musiques Industrielles* pour l'histoire pourquoi pas, comme de Christophe* encore, ou de Valère Novarina*, et tant et tant, on aurait pu simplement trouver sacrément bien fait le trailer de Jeff Gondek pour Macao et Cosmage* (Cie la Soupe*) et se poser quelques questions sur le geste et la pensée*, puis se payer la Sequenza V* ou la XII* de Berio une fois de plus sans même penser que cela empêcherait d'aller se rincer les yeux et les oreilles à la guitare de Polly Jean* (et le coup de la robe rouge et le coup de la robe rouge), ou de Zu* groupe aux ambages jetés à la poubelle.
Et la géniale "light music"* accompagné de cette question de Thierry de Mey : is this music or is this choregraphy ?* Les genres ne comptent vraiment plus. Boum.
Rien d'ailleurs ne pouvait prévoir le futur et c'est bien ce qui préserve la surprise des petites inventions** et les anciennes et cependant toujours neuve révolutions*.

Il y avait aussi les luttes d'aujourd'hui pour la culture**, l'école, la justice et tout se qui favorise la solidarité et le vivre ensemble. Ah, c'est sur, on pouvait parler de tout cela et de tout ceci, ou se laisser aller pour une fois à butiner les mutines pensées ailées, celles qui fascinent au jour le jour au gré de la rencontre.

A table ! A table ! Gouter les étonnantes trouvailles de ci de là et la vie comme elle va.
Il suffit simplement de lever le nez en l'air. Et voilà l'extraordinaire, la simple découverte qui se métamorphose en révolutionnaire. 

vendredi 4 février 2011

Pleine lune sur les lunes.



Oh. Ah. La fesse érotique à l'alibi artistique désapé, la fesse à l'art la fesse bol d'air. Et Arte, heureusement pour la garanti du sérieux des recherches. Que dire que faire laissez les faire les fesses, balancer, et le reste de l'arrière de l'avant. 
Ça chahute ca transperce, et les billes éberluées, ca bascule ca entraine étonné le cœur décroché, ca séduit direct, c'est un style, un Courbet pour certains, sacré coquin qui acoquine tout le toutim. 
Et le regard discret qui flatte flouté les faces cachées, les fesses révélées, comme autant de paysages que l'on ne pourrait manquer d'admirer, c'est une élégance d'esprit du corps. Mais, voilà l'arrière-train qui file. A peine dévoilé déjà envolé.

Lune pleine et jeu de la bougie, clair-obscur, c'est un fait, la fesse inspire la fesse donne à l'art ce que l'art saute chercher. Le désir des courbes singulières, un appel d'air, un truc pas piqué du derrière. L'enfer est ailleurs, ou bien alors, oui, le paradis est peut être ici sur terre.

C'était à Dublin.

oui, The Ex se cliques...



"C'était à Dublin, en 2010 je crois, on venait d'arriver dans cette ville un peu grise un peu absente, ou était ce simplement parce que la nuit accostait ? Au coin du carrefour, sorte de Picadelly Circus complétement déserté, il y avait un café, un pub, un trocson que sais-je qui brillait. Pas de pleins feux, on sentait juste que l'intérieur vibrait, ca gonflait, ca respirait. Rien n'empêchait de s'arrêter et puis le gout des curiosités, une bière pourquoi pas.
A peine approché, le silence des alentours semblait comme éraillé déchiré par le "Button Factory" dont les lumières donnaient maintenant une couleur orangé aux trottoirs et à la nuit effondrée. La porte s'ouvrit sans grande difficulté, coulissant presque d'un appel à enlacer. Un vent chaleureux, zef de temps joyeux accumulés, balaya les visages et tout ce qui restait, dehors. On y était. Le bruit était d'un paradis infernal, le temps de s'habituer, à la buée des lunettes, au gens qui dansaient, à la lumière tamisé, à la scène à peine visible qui occupait le centre des pensées. Ça chahutait. Ça discutait. Ça buvait. C'était une fête comme jamais, un incroyable brouhaha mêlé de plaisirs instantanés et partagés.
A force d'avancer, un peu bloqué, un peu entrainé, aspiré, on arrivait sur le devant de ce cirque endiablé, les gens applaudissaient comme des damnés, bon sang ce que cela chauffait, ca remuait aussi, ca tanguait, ca balançait, on se serait dit ivre ou dans une révolution qui se fomentait. La fanfare*, c'était quoi, un groupe, un orchestre, une bande de punks cuivrés, hurlait des sons étourdissants. Ça jaillissait. Un mec à coté jappait entre les décibels qu'ils avaient déjà fait London* et même Bristol*, c'est sur ca ne devait pas être rien. Mais la musique faisait son effet. Elle était même terrible. Une joie de vivre qui ballotait fébrile entre des riffs punks et des vents à tout berzingue. Deuxième chanson*. Mais d'où venaient-ils ? Des Hollandais ?
A la sixième bière, ou la septième ou la huitième allez savoir, les idées se mêlaient aux acoustiques érotiques, la foule s'enthousiasmait les cœurs et les corps, la nuit pouvait bien passer car ce qui arrivait là ce qui déboulait ici était du présent éthylique épileptique. Véridique. Une jolie brune bien roulée bien carrossée gigotait pas loin, le pull moulant rouge et beige enlevé, son t-shirt blanc bombé trempé, odeur ambré, pas loin non plus un gros baraqué lançait des cris les bras en l'air, tatoués, des aficionados - ca se voyait dès le premier coup d'œil - n'en pouvaient plus de ce qui se passait, et les serveurs agités et agiles, rigolards pressés, se faufilaient, tentaient l'appontage pour ré-alimenter, on se serait cru dans une arène exalté, et gai.
A la batterie la nana se déchainait, chantant des airs de pays des airs qui rendaient immédiatement amoureux, et ces cloches sonnaient, et ces futs s'envolaient. Les guitares en doublon mobile, comme des électrons électriques, noyaient le devant de scène d'un déluge de séductions galvanisées. Et les cuivres bandés, la scène qui décollait. On ne reconnaissait maintenant plus rien de ce bouge où tout le monde s'aimait. Un immense champ de blé aux vents attentionnés. Il faisait soleil. Je m'en rappel. Il faisait soleil !

Le temps passait je ne sais plus, je ne sais pas, c'était pas évident de se rendre compte du reste du monde, d'ici, de ce tripot enflammé, la vie avait déjà tellement changé."

L'air et l'ambre.



Léger comme un aérogel*, aérien et presque déjà évaporé, le flair déshabillé, tenté, provoqué dés la première bouffée, la beauté l'étourdie, et le sent-bon qui s'enfuit, un mirage, rapide claquette des sens, stamp!, stomp!, chug!, brush!, spring!, toe et riff, scuffle!, paddles & rolls!, ah!, le truc qui fouette, voici le sceau d'une apparition que l'on eut cru insensée mais définitivement imprimée au cœur au corps aux sens et à l'esprit. Dorénavant un souvenir pour les restes à vivre.

Au coin d'une rue et à contre sens, sans prévision, il existe des bouquets qui fleurissent et qui embobinent, ou qui rendent ivre, sans le vouloir sans le savoir, des empreintes de passage, des signes de belle allure et d'une séduction juste esquissée. Exquis. Le parfum de cette pensée chevillé au nez, la vie en enfilade, l'histoire versatile qui se faufile entre les banalités grises, c'est comme, c'est comme... c'est commaque. Aristobatique.
Et à la boutonnière des trophées éphémères le voici finalement accroché, ce parfum, ce vestige d'une embrassade impalpable et imaginaire, le souffle de la fugace caresse et la douceur d'une envie évanouie. Presque un périple inventé. Tout le passé d'une terra incognita qui à filé, son histoire à peine dévoilée. Une mémoire en creux des creux aux creux et la subsistance des courbes d'un corps, il y à peu encore, emballé des arômes et de ses flagrances ambrées. 

Dans la brume aromatique et immatérielle on peut encore y voir malgré l'invisible la vibration intime, un pétillant et délicat et entêtant croquis des secrets abrités. A peine. A peine. Puis, le nu se dissipe, puis, la rue les autres les indélicats les ordinaires font voler le parfum d'un frêle passé qui dés lors, s'efface.

jeudi 3 février 2011

Autres lieux autres mœurs.

 
  mais oui, ca ce cliques. c'est même tout l'intérêt


Entrailles de la Cie Azimuts* suit son bonhomme de chemin avec moult constructions type Jouef et autres bricolages d'arbres et de mousses type plastoc. L'art en pleine nature est à la colle UHU. 
Diorama des imaginaires et petite échelle des grands espoirs pour le moment sans limites, c'est tout le ludisme des grandes aventures qui s'illuminent. Loin des espaces numériques et des 3D du futur, voilà la maquette de pacotille, comme un artisanat fantasque et fantastique. 
Le monde de petite taille, la réduction des idées à porté de vue pour bien les saisir, et le pays des merveilles qui s'anime.  Doué de ses contraintes et de ses propres lois d'existence, la tenu de la colle et la finesse des pliages devient tout un art de l'artifice au service du réel. Le comble. Finalement, la maquette pose des problèmes pour mieux poser les problèmes.

Le monde lilliputien n'est pas seulement le monde rêvé, le voici également monde de demain qui se voudrait monde d'après-demain. L'art est en fabrication riquiqui mon coco pour changer le grand cours des choses et tenter la contamination fleuri et les fantaisies de l'esprit.
On dirait que le soleil se lève sur les lendemains, à moins que ce ne soit cette lampe de salon qui donne des airs de liberté à la belle désirée.

Parfois, le mirage des envies change aussi la vie.

"Filiamotsa, soufflants et rhodes".




FSR, le nouveau projet des Filiamotsa*. L'adjonction d'un baryton, d'un trombone et d'un clavier au duo batterie/violon d'origine*. Un groupe qui cherche de nouvelles pistes, piochant dans l'afro-beat punk, les ambiances du label Constellation Records*, les audaces de The Ex* & Brass Unbound (yeah !) ou des italiens Zu* et tous ceux qui explosent les codes pour mélanger le free, le rock les musiques improvisées le hardcore le punk et tout le reste. Surtout le reste.

Tout ce joyeux monde cuivré se retrouvera le dimanche 5 juin 2010 au Musique Action de la Scène Nationale de Vandœuvre*. Affaire à suivre.



...

mardi 1 février 2011

Parfois. Juste écouter. C'est bien. Aussi.


et oui, ca se clique, ou ca se lit.


Écorchée et légèrement cassée, une voix à la couleur qui en rappel d'ambre, et le miel des idées qui flottent au bout du choix des respirations et des coins chauds. On dirait un boudoir aux imaginations délaissées. Un transport abandonné à la flottaison minimum, la fumée des heures qui s'évaporent, abimées, dans cette douceur, éraillée. 
Quelle vie Art Pepper* ! Quelle vie, le poivre à l'art, sans savoir, il traine ici comme une histoire, sans doute la liqueur de ce son, le stupéfiant des stupéfiants, aussi, qui s'accumule d'émotions et de survie. La bise ambroisie d'un instrument à vent, à corps, à intérieur, à souffle, modelé organique d'une idée et d'une apparition, ici, sur Terre, là, dans ce petit espace de résistance et de pureté, peut être.
Et ce sont les non-finis, les ébauches et les loupés provoqués appréciés goutés qui donnent tout l'art à la manière. La beauté mourante dans l'expiration qui s'effiloche, une suspension sans posé, et la réalité qui prend la poudre d'escampette comme un paradoxe, et le présent, l'unique présent, qui surgit. 
On voudrait bien le garder, le préserver, s'y vautrer, de plaisir, de lascivité, de luxure, de bienfait et de chair, transpirer de lubriques acoustiques érotiques,  oser le libertinage d'oreille, le péché et l'impudeur d'une émotion nue et enthousiaste, on voudrait bien caresser la rareté, débusquée, mais elle est déjà un peu devant, mais elle à déjà filé, comme un bas à ultra-sensation. 
Le son, ce son, sur le fil du rasoir, entier sur scène, éclaté partout ailleurs. C'est souvent la même rengaine après tout. Mais, pourtant, tout est là, dans ces notes sans notes, sur cette scène, sur cette aventure de quelques minutes qui pourrait si souvent remplacer toute une vie.