mardi 21 juin 2011
lundi 20 juin 2011
dimanche 19 juin 2011
Neiges éternelles au pays d'Oisans.
Elles reposent comme une mémoire, empilement de temps couché accumulé, blanc ombré, ribambelle de reflets embrasés par les contemplations et le plaisir, et le soleil qui les roussie, ambrées de douceur* - comme d'autres, à côté.
Au Freney d'Oisans* parfois on les voit, pourquoi pas, juste avant les 2 Alpes et peu après Bourg d'Oisans, tout près de La Grave* qui culmine et face à La Meije* qui illumine, même la nuit, comme une étendue pleine de féérie.
On les dirait toutes droites sorties des cartes postales* craquelées, anciennes photographies aux bords crantés qui se vendent parfois encore dans les boutiques du Lac du Chambon*, à côté du barrage. Et ce sont déjà les mêmes neiges.
On peut les approcher en tentant Les 7 Laux* perlé de ses huit lacs que l'on grimpe au "pas du montagnard", lentement, mais surement, pesamment, ou simplement en se promenant des heures durant sur le plateau d'Emparis* en écoutant le vent qui file sur les champs ras d'altitudes qui accueillent les troupeaux d'été de brebis attachées à leurs clochettes, et quelques fleurs rares, et quelques courants d'eau de ce coin des Alpes qui résiste au dessus du temps et des nuages d'en bas, grandiose.
photo : Bernard Arlot
Elles ne sont pas si loin, inaccessibles de mythe peut être et pourtant de nos jours presque fréquentables par le téléphérique d'altitude qui donne à tous le frisson sans oxygène du 3200*.
Une manière de les apprivoiser, et presque de les toucher bien que, on le sait, on le sent, elles sont d'un monde à part, rempli de crevasses aux fonds inconnus et aux secrets multi-millénaires, d'aventures et d'ascensions extraordinaires, de légendes de silence de vent frais et de transparences bleutées. Une géologie de glaçon à admirer.
Et le temps n'est pas comme ailleurs dans les atours de ces fils blancs qui caressent le bleu cinglant du ciel prompt à changer. Les airs figés, saisis sur les visages burinés et les maisonnettes aux tuiles d'ardoises parsèment le paysage qui les soutien.
Tiens ! On à bien le temps quand même pour une truite décorée d'amandes Chez Rannou* ou pour penser pêcher le long de la Romanche. Sinon quoi. Souhaiter que cet hiver il n'y aura pas trop de neige au Col du Lautaret* ou au Galibier (car sinon*) et que cet été on pourra tenter le refuge de l'Aigle*, peut être.
photo : Bernard Arlot
Entre cimetière belvédère de ceux qui aime ce coin et la Mairie-école où l'on sent encore l'encre et quelques sergent-majors d'antan, c'est la rudesse des beautés d'initiés, ceux qui au fond ne projettent leurs yeux et leurs pensées qu'au delà de ces splendides immuabilitées, près des hautes atmosphères sans fins.
Alors, on en parle, on s'en rappel, on se le dit au coin d'une raclette fondue à l'ancienne et de ce pain des montagnes, salade verte et vin blanc qui fouette.
Au chaud, à la lumière d'ampoules faiblardes, phares jaunis de passé, formica et vieux poêle à tout faire, les neiges éternelles rappellent aux gens d'ici ou de la bas que les montagnes étaient là bien avant eux. Et les étoiles, aussi, plein les yeux…
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le temps qui passe
samedi 18 juin 2011
Oh Oh ....
qui mais qui est cet inconnu de potron minet ?
Hier. Vendredi 17 juin à 7:32. Que s'est-il passé ?
L'inconnu(e) du matin et son message qui aurait put changer le point du jour peut être, celui que l'on attendait pas que l'on attendait plus que l'on aurait du attendre et qui BoUM bAdaBoUm révolutionne la journée dès l'aube. Peut être.
7 heures et 32 minutes. C'est tôt "ça", un SMS de levée de matinée, un réveil de soleil, une intimité à transcodage interne, un loupé de transport de pensée, et l'humour des opérateurs mystérieux qui font apparaitre ce qu'ils disent ne pas pouvoir faire apparaitre. Ce n'est pas mieux que rien ce sursaut, c'est une grande énigme qui d'un coup d'un seul s'accroche aux yeux et met tout le reste en émoi.
Les tuyaux à dépêches rapides mal aiguillées auront notre peau, ah les saligauds, alors on aime à imaginer ce qui aurait pu se passer, ce qui aurait du réussir à passer pour éviter d'en faire tout une histoire sur cette matinée qui a complétement déraillé.
Qui sait ? Le winner is d'un tour du monde (un comble puisque ce SMS fantôme l'a déjà fait) en jet privé, une déclaration d'amitié, une invitation sexy et colorée (si tôt, quelle perversité), un rappel d'imposition, un démarchage pour aspirateur, une tendresse en loucedé, · · · — — — · · ·, un clin d'œil bien avisé - mais mal visé, un rappel de départ de tournée, une pôv blague de copain (ex, après coup), un mystère rempli de meringue, une félicité ou une insulte, rageuse et définitive, une biffe d'amour pour quelqu'un d'autre (c'est si charmant, et mieux qu'une baffe), une pensée douce (on peut l'espérer), un message d'Orange pour 50% de réduction sur les 0.05e de la dernière facture de 335e, un simple inconnu, une simple inconnue (ben voyons), le SMS qui rend fou, qui rend heureux, qui ensoleille, qui fait rêver, qui tourne la tête, l'ivresse d'une vidéo secrète, une photo hot (un sexto c'est rare quand même !) ou simplement banale (et c'est si beau), une photo de fleur (un coquelicot ? une marguerite ? une edelweiss, cette étoile d'argent ? une erythronium dens-canis ? des lilium pomponium ou des eryngium alpinum ?), une photo pola de bureau (de x à... 7h32, quid dans l'équation), du petit jardin d'à côté, d'ailleurs, un défi pour Sherlock Holmes et/ou Scotland Yard, un délicat coup de vent, le passage surpris d'oiseaux blancs et silencieux, planant, ^^, ;-), ::-), 8-), °-), mdr, lol, ahah, biz, kiss, ok, @+, :P, A12C4, love, xxx "à l'américaine !" ou une citation pour passer le temps, l'agenda d'un groupe ou se faire virer (ça arrive, ça arrive), un 06, un mail, un tuyau, coucou, un hey! un hello, une poésie inspiré comme un joli par cœur, ou pas, ou rien, ou.
Bon sang ! Mais que s'est-il passé à 7:32 hier matin !? Le monde aurait pu changer.
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Tout juste le temps.
Que faire, que dire, que tenter quand tout n'est plus que dans les 3% ? Déverrouiller ce qui reste du bout des doigts en espérant ouvrir le monde entier. Qui sait, qui connait, qui peut dire ce qui va se trouver de l'autre côté ?
Le faire glisser, ce temps, s'évader.
Ou laisser faire et c'est très bien* (3:30... et voilà).
Et 3% ce n'est qu'une image, une capture d'écran, mais la vérité, elle, est ailleurs, elle file entre les lignes et secoue le cocotier des esprits du vague à l'âme. Ce n'est rien, ce n'est pas grand chose, ni la bouée, ni le doudou des traines-savates de ce qui se dérobe, un aller simple sans idée de retour, une fusée des détresses peut être, et l'illumination des possibles.
The tree of life* donne à penser qu'il réside ici ou là une beauté gracieuse et inespéré, surprenante, infime et bouleversante, mais que c'est bien le hasard qui dessine les avenirs. Le hasard et le regard, de cette si belle grâce attrapée au vol, un simple moment qui donne à ce qui passe une raison de rester gravé. Et qu'importe.
Du bout des doigts et du bout d'une pensée. Frôler.
Alors ces minuscules échappées, évaporation des réalités, lévitation des pesanteurs et des tristesses, comme un rayon de soleil qui caresse et laisse filer son visage dans les airs.
Le temps pris/le temps laissé, comme un paradoxe annihilé, soudain, pour laisser faire et sentir le vol du grand émerveillement, puis la poésie, aussi. Là sans doute subsiste une raison, d'une incroyable force et d'une inestimable valeur, la fragilité indestructible de la beauté d'un papillon, ou d'un rayon de soleil, d'une fleur ou du simple mouvement d'une ombre. Ce n'est rien, oui, ce n'est que ceci ou que cela, mais, vibrant, vivant, cet instant du présent invente l'avenir et l'envie, le lendemain.
Au creux de l'oreille ce son, comme une mer, ou ... l'autre. S'émouvoir.
Cela fait long de temps, zeste et sous venir qui survolent l'absence, une manière de toucher l'invisible et l'autre côté. Se troubler.
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vendredi 17 juin 2011
Gardons la beauté.
au choix, on garde la belle idée ou la vérité... la belle idée !
(pour la vérité... on clique, mais bah)
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photo de çi et photos de là
L'élégance du bruit.
Rose, bleu, blanc, azur, violet ou rouge, ça pétille à tous les étages. Depuis L'art des bruits* de Luigi, on n'avait pas encore tout compris. Ça va mieux, les idées, les spectraux* (ah ! cette intro...) et le reste nous ayant remués toute la nuit* (yeah ! aussi).
Le bruit, donc. Son immense variété scientifique (exemples en audio, le "gris" est un sacré bon cru) - il y en à même du Brownien - mais transfiguré en musique par la simple écoute. Car finalement, oui, tout est musique pour celui qui se laisse étonner et emporter dans les chants sans fins des alentours.
Comment se limiter à 12 notes, 12 sons, do-ré-mi franchement, quand le moindre frottement d'une peau peut vous faire décoller. La liberté est dans la curiosité, oreilles aux sons et l'esprit scotché.
L'aventure sonore est à tous les coins de rue ou de champs, entre le camion citerne λ et la marguerite α, au centre de ce regard sur le monde qui donne toute la dimension à l'imagination - acousmatique* et sans vision.
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jeudi 16 juin 2011
Ohahehbenahlaladispfuiiahouiquandmêmelalaokrhooahcaohla.
Takashi Murakami*
il faut oser, cliquer, et écouter 55 minutes de poésie, de sexe, de galéjade, de science, et de belle langue de cette drôle d'émission colorée
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oh une vidéo
Blow !
Blow me up, come on ! Give me a sensation, something new, a big happening and a morning joy ! I'm not thinking of a blowjob, are you kidding (or why not), in fact, no, something from the universe, a space surprise, a dance of the spirits, flowing in the days who goes along. It's a strange feeling, to watch the electric doubts moving in all dreams, red eyes searching in the dark side something to eat, something to live. Blow up ! Take a ride, make the corners a sign, take over the hopes, and fly.
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mercredi 15 juin 2011
Vive les filles !
La première nana au saxophone classique, c'était Élisa Hall. Le saxophone ? Quelle idée ! Mais pour retrouver l’ouïe après une typhoïde, son médecin de mari lui conseillant du vent, l'aérophone bizarroïde d'Adolphe Sax, ah quelle bonne idée ! Et voilà cette riche Américano-Française, future directrice d'un orchestre symphonique à Boston, qui se commande du Debussy*, du Schmitt* ou de l'Indy* avant de laisser l'instrument envahir les bals, puis le Jazz des années 20.
Un souffle féminin et passionné dans les tuyaux, voici une bien bonne nouvelle. Et ce beau cuivre (un bois en fait) qui va envahir tout ce qui se fait de hot. Instrument Luna Park(er) dirait certains drôlement inspirés, comme un grand huit à émotion et cabrioles, rempli de fluides free et d'airs pulsés. Car après, car après, le saxophone... à bien soufflé*, traversant les époques, les styles, les envies, provoquant les tamponnages extra et pas communs, souffleur soufflé par le ravissement des idées et des rencontres inattendues.
Traverser les esprits en bousculant les molécules d'air, curieuse manière, mais tellement proche du corps, d'une caresse d'expiration et de la chaleur des pensées, que l'on ne peut que s'y coller. Tout est là, tout est là, dans le vent, la réponse* comme la question, les filles le savent, Elisa Hall le savait, d'autres, tous ceux qui connaissent la valeur des intérieurs aimés, passion d'humanité et bribes de vérité, doucement préservés.
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mardi 14 juin 2011
Rien à dire.
Le problème quand on à rien à dire, c'est que l'on à rien écrire, non plus. Alors, on parle de la pluie et du beau temps, et, des Branks (Cie azimuts*) en République Tchèque à Ostrava* du 19 au 23 juin. Ben oui, ben voilà.
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