lundi 17 octobre 2011

Réunion par çi, réunion par là, où va le reste du monde?


La sensation du pin's.



C'est un rapport au souvenir, une manière d'identité, et le jeu des envies, l'épingle à désir, le bel apparat des idées, les clefs d'une histoire (ou des champs ou de demain) et le cirque punk, comme à Picadelly !, comme à Picadelly !, c'est ce que l'on veut finalement, un totem, une médaille, un avis une profession de foi, et un avion pourquoi pas, doré ou passé (... vintage), un espoir, une déclaration d'amour, de pensée, de rien, un plaisir, une ambiance, une intégration chez x ou y, quoi ?, c'est old school, surannée, des 80's, vous trouvez ?, mais quand même aussi tellement actuel, de retour, et voilà l'épinglette décolorée, le badge personnifié et l'insigne particulière qui re-déboulent, comme un singulier ruban, un monde dans le monde, une fenêtre sur l'arrière salle des pensées, un clin d'œil, l'œillade qui roucoule au blason, l’état d'âme en bandoulière, et les pensées secrètes, cela ne prends pas de place, sans tape à l'œil, mais on le voit dar dar, bing, inévitable introduction pour le prochain chapitre, l'art du préliminaire, le plaisir d'avant le plaisir - de se dire la suite, le pin's comme un décalcomanie et le mambo qui sied aux belles méditations mécanqiues solaires et tiens cela faisait longtemps que l'on avait pas parlé de Richard, pourtant ouioui, il y a toujours dans les alentours d'un écusson de métal un sentiment, la maxime, l'adage en logo, le poteau de direction ou des confidences collectors, et un peu de ce temps de papillon que l'on essaie désespérément de retenir.
Les pin's, que l'on trouve dans les vides greniers, sont nés de hasards bienheureux, minuscules surprises qui éclairent le reste de la journée, et on peut l'offrir c'est encore mieux, comme un signe, une griffure, un baiser, on peut le refiler aussi ou le perdre, en espérant alors qu'un autre bonheur en surgira.

Ce petit bout, ce rien, ce coin de ciel bleu, cette broche de métal, de plastok et parfois d'ambre sonne comme un beau soleil accroché aux vestes des têtes en l'air.


Simple comme un courant d'air.




Tout est simple. On arrive sur le plateau de Malzéville, tiens il fait beau, salut - salut, et vous voilà dans un K13 pour des tours de piste avec un coucher de soleil somptueux. Le vol à voile, c'est simple. 
L'envie et le plaisir... pour les derniers derniers beaux jours de ce bel engouement.

(billet pour lesplaneursdelest).






dimanche 16 octobre 2011

Occupons ! Occupons ! Partout ! Partout !


ça se clique...

L'ennui et l'impatience, maintenant.


BRISE MARINE

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend,
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots…
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !

Stéphane Mallarmé 



Take a Tek' Danse.


Nouvelle technologie, nouvelle danse ? Pas sur, pas forcément, pas dit, mais, ça avance. Pour qui suit du coin de l'œil et de l'oreille les développements artistiques actuels, les mutations techniques et les derniers horizons déployés sont autant de propositions à prendre en compte. Avec gourmandise.

Question de questions, question de confrontation, d'idée et de regard. Et cette soif de suivre une société artistique qui grandit - qui se métamorphose et qui invente aujourd'hui des manières d'être au monde.

Mais les outils. Ne sont que des outils, car même si l'infrastructure influence la superstructure, si la mécanique les possibilités, l'ustensile les perspectives, l'objet l'idée et vice-versa, il n'en reste pas moins que les ruptures sont d'abord d'ordre conceptuelles. Duchamp ! Duchamp ! Duchamp ! (mais aussi les trouvailles de la perspectives).
Étonnant par exemple de voir que finalement la danse est moderne quand la technologie qui rend possible un tel mapping* et une telle interaction en temps réel est ultra moderne, que la musique est somme toute "musique" quand les instruments sont à ce point synthétiques et que l'immersion semble virtuelle quand les corps sont encore bien réels. 

Comme pour les effets spéciaux de cinéma il faudra un peu de temps et d'histoire pour dépasser le seul attrait (joyeux) du jouet - naïf.

La musique n'opère ici pas tant de fracture que cela. Les mondes de l'improvisation et de la musique contemporaine ont renversés, déjà, bien des Bastilles. 
Grâce aux ordinateurs (traitement en temps réel, spatialisation, interaction, aléatoire) mais aussi et surtout grâce à une libération intellectuelle et conceptuelle - face à la technique justement et face à l'idée. L’appréhension du son dans le volume, sa manipulation comme entité ontologique donne à penser autrement avant même le moyen et la technique. 

De la métaphysique ! De la métaphysique ! De la métaphysique !

Mais ça avance. Les possibles agrandissent, les puissances de calculs se mettent au service, et petit à petit les idées de demain se poseront devant les yeux comme une évidence - populaire.



samedi 15 octobre 2011

"Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie."


Les horizons électriques de l’ère (de l'air ! de l'air !) MMXI n'ont pas la saveur ontologique d'un être de chair et de son. Poupée numérique.

Entre Max/Msp, Cubase 6, Live, Mac Book Pro, cette carte son 44.1, 48, 88.2, 96, le dongle - angoissante sentinelle, ce jack/xlr male/femelle ou l'inverse ou le vice dans le reste, le Kaos Pad 3 et le Zoom STtruc et des Mackie et des Hard Disk ou floppy ou Flash ou Smart ou en loucedé on se fourgue une SD, et ce Monotron à 40e de chez Thomann de chez Dupont ou on ne sait d'où, ce statique dynamique à 48v à rien ou à fantôme/ghost ou par bus interposé, ou à l'arrêt voilà une sacrée Morley, optique, IR, sans Boss avec Roland et Robert (Moog) en oubliant la Crackle Box mais pas le diapason 440, 441, hz, et tutti, et ainsi, et urbi et orbi et cetera... et cetera ? 

Et cetera desunt ! Et les autres choses manquent !

Hear my prayer*, okay, okay, mais juste pour dire, sans en faire un foin du diable, quand même, sans médire, mais quand même, que la musique, même habillée en Technicolor©, en paillette, en ultra-fluo, en bits et en beats ou encore déballée par la fée électricité, la musique, la musique, la musique nom de nom, celle qui réside qui résiste dans le son, celle qui surgit d'une émotion, celle qui s’élève en métaphysique, en indéfinissable, en permanence, en suspension, cette belle inadvertance, cette inconscience et ce son ce son drôle d'inouï, vivant, belle existence, l'invraisemblable, ce cœur de sentiment, cet aliment de survivance, Bombard sans bombarde, vade mecum de naufragé terrestre, cette si belle chose donc, ne se mettra jamais ainsi en boite de conserve.


"Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?"




 

Zing.




Samedi 15 octobre. 07 heure 42 minutes et 54 secondes. Bon Jour !






Crépuscule, oh oui.




La belle lumière du crépuscule, qui pénètre les espaces, qui s'introduit et se faufile. Il y en à partout ! Il y en à partout ! De l'oranger, du violet et de ce drôle de bleu qui disparait juste après un dernier reflet, c'est mâtiné, c'est gratiné, c'est presque du Daudet... tout ce beau paysage ne vit que par la lumière*. Ouioui.

Le moment est suspendu, comme une fenêtre illuminée d'une rue, juste avant la lune, juste avant la nocturne - et qui change de douceur pour devenir le Whalhalla, ohlala, au fil de la nuit qui séduit, endormie.

On se dirait encore quelques minutes dans un tableau impressionniste, mais cela change si vite - eh ! Les couleurs s'évaporent !
Il faudrait presque réussir à capturer l'instant, le changement*. Qui sait ? Ni entièrement là mais tellement partout, ni disparu mais plus que quelques secondes. C'est un spectacle, c'est un mouvement, une belle disparition, la beauté d'un événement sans éternité.

Et déjà, de ces cheveux nuageux il ne reste que quelques ombres accrochées. Un souvenir, un fabuleux, comme un endroit traversé qui s'est un peu donné. Le pays des merveilles, peut être, celui des couleurs sans manières, du désir en l'air, et des yeux au fond des rêves.


Info Info Info !






Et voilà le cours des choses pour Entrailles, de la Cie azimuts*

Nature Naturel ?



vendredi 14 octobre 2011

Occupons, occupons nous de Wall Street !




l'annonce que le lieu est tenu... ça vaut bien son pesant d'or !
YEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Les La pensées pensée fleurie fleuries.


boum



Elle(s) surgi(ssen)t un peu comme ça, et sans y prendre garde, l(a)es voici l(a)es voilà au coin de l'esprit. Quel feu d'artifice, on dirait bien qu'elle(s) se réserve(nt) pour les moments où l'on s'y attend le moins - un trait de lumière, à fleuret moucheté.

On l(es) apprécie(nt) alors à la volée, comme un souffle, et comme elle(s) jailli(ssen)t - traversé par ce bel instant, juste assez pour en garder la senteur et la saveur, un (des) court(s) moment(s).

Elle(s) sont remplie(s) de souvenirs et elle(s) sont aussi pleine(s) d'avenir(s), volage(s), tremblante(s) - et déjà fuyante(s). Bien joyeuses(x).


... délicieusement, délicatement, prudemment... il faut se laisser aller à perdre heureux tout son temps ... embrasser ce qui subsiste... et garder préserver serrer sauver envelopper effleurer...  cette émotion qui est resté... comme un si beau conte de fée - fredonné.


Ethiojazz et le regard qui se trémousse.







Le groove héliotrope des Héliocentrics électriques. Mulatu, Mulatu*, qu'as-tu fait ? Sur le dance floor traine des corps en sueur, transits de transe et de cette Ethiopie traversée de jazz et de balancements ultra-charnels.  

Ethiojazz* et électronique, cordes lascives et rugueuses c'est possible, avec ces fleurs brisées* qui se laissent enrober par ces sons venus de terre. On pense à Getatchew Mekurya bien sur - avec les supers punk The Ex** - mais aussi à Mahmoud Ahmed* et Tlahoun Gèssèssè* et à cette histoire incroyable de ce pays (de Lucy) et de cette musique (in the sky).

Et pendant ce temps, les esprits fleuris, les anatomies coquines et les regards remplis se trémoussent aux caresses savantes et anciennes de l'ethio-jazz à Nancy...


et le tube*, pour le plaisir...


mercredi 12 octobre 2011

Les poètes.




Tout simple
et
tout chaud.





armand le poète**

Melting colors.




La journée des têtes à l'envers.

photo d'un anonyme en planeur, toujours en vie


C'est mercredi, eh dis ! C'est donc la journée des récrées et des têtes à l'envers. L'esprit à l'air et les pensées aux drôles d'airs. 
Le milieu de la semaine c'est sempiternel, c'est presque éternel, et pour tous, on s'en rappel comme la sacrée journée sans s'en faire. 
Le midi des frites ou l'extra ciné juste après, faudrait voir à ne pas trop rien louper. Et looping pour bien se passionner.

Et les soleils couchants qui se mettent à se lever ! Mais où a t-on mis le reste, la raison et le terrestre? Bah bah bah, mercredi, c'est journée sans s'en faire.

¡ ǝʇʇǝnoɥɔ

Billet "prO-féE-Ss-i-o-nN-eLLeu" !

Cie Azimuts*


Ce n'est qu'une info (sans doute un clin d'œil de bonne humeur aussi), mais l'équipe "musique!" (Gabriel Fabing&aa) se remet à la bande son d'Entrailles* - deuxième session.

Le projet sortira en juin 2012. 

Composer pour la pleine nature est un curieux aller-retour entre le studio et la multidiffusion pour grands espaces. 
Passer du Technicolor© de salon aux prairies à colorier de jaune, de rouge, de violet (ou de je-ne-sais-quoi qui pourrait emmener, trimballer, emporter, faire pleurer ou chanter aussi pourquoi pas), est un pari de haute volée. Pas gagné. A traficoter. Belle épopée !

Il y à toujours un équilibre à trouver entre les projections, les envies, les idées et la réalité d'un terrain qui réagit différemment et qui produit son propre univers sonore. L'art du son est un art de la situation, un élément à embrasser dans le lieu d'où il surgit et où il s'épanouit. 
C'est une greffe. Entre le son d'artifice et le son du coin. Entre le son fabriqué (cette intention) et ce qui fait déjà vivre le silence qui n'existe toujours pas. Décidément.

Pour Entrailles il s'agit peut être de s'infiltrer en douceur, introduire la matière sonore en évitant de coller une nappe "cinématographique". 
Prendre de la hauteur sans trop prendre de distance. Partir de l'herbe qui frise pour créer des extensions, des illusions, des troubles et finalement faire décoller par l'oreille une imagination que l'on ne peut guider ni prévoir. 
Lorsque la règle du jeu est bien comprise, il est sans aucun doute possible de mâtiner les sensations  auditives d'éléments électroniques, avec finesse, avec légèreté, avec cette transparence et ce trouble surnaturel que l'on aimait tant dans Mantra* de Stockhausen par exemple.

Aspirer  à.
Provoquer une possibilité. Ouvrir un espace, un endroit, où le temps n'apparaîtrait que pour cela, pour laisser s'envoler un peu de ce qui est derrière et de ce qui est devant, pour se laisser aller au présent, simplement. Comme un jardin suspendu.

Reste la réalisation elle même. 
Et finalement, la composition d'une bande-son "réussie" tient autant des idées de départ que de toutes les articulations, trouvailles et autres bidouillages permettant de les coller au réel. Au milieu des champs et sous les arbres, tout ceci prend des proportions infernales. Une diffusion en pleine nature ne réagit jamais de manière identique selon les conditions ou selon l'affluence et la répartition du public. 
C'est un casse tête pour qui veut donner une unité aux sources sonores tout en les rendant acousmatiques, étranges, non directionnelles, fines, et pour créer une émotion qui ne fait que soulever l'esprit du lieu.

Alors voilà le pari et la roborative occupation des nuits. Rendez-vous en 2012, tout aura changé, vraiment.


mardi 11 octobre 2011

OUIOUI.

Oui, oui, on la connait bien, oui, oui on sait bien, oui, c'est un chant parmi d'autres et que oui, oui, bien sur, pour sur, et bien tiens, c'est déjà vu déjà entendu déjà fouillé retourné refourgué, oui, oui, mais quand même, mais ah mais voilà, encore une fois, c'est comme ça, on se passe la vidéo (ah, les 6 vues de Citylights*), la capture, la chanson, de main à main, de bouche en oreille, de souffle au cœur, en se murmurant tiens écoute çà, et oui et oui, oh oui, c'est venu, là, de quelqu'un qui aimait bien, aussi, une autre voix qui refile cette voix pour ici, sans le savoir, oui, oui, en y mettant un peu de soi, alors oui, c'est brut et enregistré dehors, banal, l'air de rien, sur un trottoir des quotidiens*, à Paris, on dirait*, oui, oui ça devait être cela, et qu'importe si ce n'est pas ça, oui, oui, moi j't'offrirais des perles de pluie, oui, oui, c'est empreint d'amour et de simple sentiment et oui ben oui, on en reparle quand ça passe quand ça vient quand ça part, et que ça revient, oui, bien sur, oui mais oui, ça fait du bien, parfois, très souvent, de se laisser embarquer par ce je-ne-sais-quoi qui traine au fond des chansons*...