Le temps de revenir, le temps de se dire, le temps de se retourner. Et voilà que le temps file, que le temps se tire, qu'il est déjà l'heure passé. Mais il reste quelques traces. Ici aussi.
vendredi 13 août 2010
mardi 10 août 2010
Et toujours....
Le crépuscule revisité chez "Pince de crabe".... plein de photos ici, bien sur ! Une résidence en cours. Hop ! Fun ! Why not !
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pince de crabe,
pour Les Fruits du Hasard,
résidence
lundi 9 août 2010
Lundi c'est ce qui est dit.
Et ca continue, encore et encore. Deuxième semaine de bricolage spectaculaire. "Pince de Crabe" bien sur ! Scène 6. Il en reste donc 7 ! Une par une, tous égrènent les trouvailles d'images, de son et de jeu. "Yeah !" ou "Argh !", tout dépend si ca tombe correcte. Tout n'est pas contrôlable n'est ce pas....un pilotage à vue.
Pour l'instant l'esprit général suit le plan A. Okay, okay, okay. Mais quid des dérapages, des inconnus ? En voilà une constante ! L'inconnu. Pas malin. Pas facile à manipuler l'inconnu... un peu de frayeur, un peu de frisson lors des palpations d'idées. Personne n'est vraiment sur (Il fut même un temps ou le monde s'arrêtait en cascade au bord du monde. Ah ! Tiens ! Et que fais t-on avec ca ? ).
Mais bah, mais bon, ca continue encore et encore. Viva.
(et comme d'habitude, encore et encore plein de photos ici)
Pour l'instant l'esprit général suit le plan A. Okay, okay, okay. Mais quid des dérapages, des inconnus ? En voilà une constante ! L'inconnu. Pas malin. Pas facile à manipuler l'inconnu... un peu de frayeur, un peu de frisson lors des palpations d'idées. Personne n'est vraiment sur (Il fut même un temps ou le monde s'arrêtait en cascade au bord du monde. Ah ! Tiens ! Et que fais t-on avec ca ? ).
Mais bah, mais bon, ca continue encore et encore. Viva.
(et comme d'habitude, encore et encore plein de photos ici)
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dimanche 8 août 2010
Légende du voyage.
Nous voici aussi gens en voyage. Kilomètre après kilomètre le temps se déroule vers le lointain. Ou va t-on sinon vers demain ? Comme tous nous voici dans le sens de la vie. Droit devant, en pirate, en tsigane ou en musicien. Ou en quoique ce soit d'autre. Pas seulement mais aussi.
Ce n est pas une fuite, c'est une échappée belle. Et pas contre mais pour ! Plutôt heureux de cette suspension, finalement. Une courbe élégante dans la ligne droite des quotidiens rangés. On se fait plaisir et on fait plaisir. Chacun le Monde à faire parcourir.
Hier encore, pour ceux ci, c'était le voyage des Branks*, mais demain, pour d'autres, ce sera la route des Pinces de Crabe*. Et après demain ? Qui sait ? Qu'importe. Et pour tous ?
Le voyage des uns pourrait bien être le conte des autres.

Ou que ce soit, marcher plutôt que rester. On peut aussi l'imaginer ! Les forces de l'esprit dirait F.Mitterrand. Et le temps au temps.
L'arrêt n'est pas encore signé. Ce n'est pas une fuite mais une exploration. Enlever le voile pour mieux les lever.
La curiosité de possibles lendemains.
L'arrêt n'est pas encore signé. Ce n'est pas une fuite mais une exploration. Enlever le voile pour mieux les lever.
La curiosité de possibles lendemains.

Les gens à voyages comme qui dirait, ont la belle vie ? Pas sur, pas uniquement. Mais c est bien la leur. Pourquoi le nier ?
Les gens des voyages ont plus à dire qu'ils ne le peuvent.
Mais malheureusement pour quelques voyages il n'est plus de questions. D'un coup d'un seul, les voici gens de voyage moins compris. Les voici "gens du voyage". On divise les genres. On fixe les gens.
Pourtant ce serait dommage de ne plus lire les Lettres Persanes, l'Amérique de Tocqueville, 80 étonnements de Jules Verne ou les horizons de Marco Polo, ce serait bien triste de ne plus s'endormir au son des contes, quelle nuit si les violons Roumains ne pouvaient encore bercer nos songes...
Et puis voir. Voir et entendre. Voir des yeux des autres. Entendre le simple clapotis des jours d' autrui.
Pourtant ce serait dommage de ne plus lire les Lettres Persanes, l'Amérique de Tocqueville, 80 étonnements de Jules Verne ou les horizons de Marco Polo, ce serait bien triste de ne plus s'endormir au son des contes, quelle nuit si les violons Roumains ne pouvaient encore bercer nos songes...
Et puis voir. Voir et entendre. Voir des yeux des autres. Entendre le simple clapotis des jours d' autrui.

Alors ? Ben alors ! Une chance finalement ces voyages de gens normaux simplement rempli comme d'autres de leur propre et extraordinaire existence.
Il est toujours l'heure de continuer à partager. Il est bien d'écouter. C'est le moment de ne pas se tromper de chemin. Les gens qui bougent ont tellement à nous apprendre.
Rester ouvert à ce qui pourrait bien nous changer.
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le temps qui passe
vendredi 6 août 2010
1/4. Le gateau grandit.
Un quart ? Pas tout à fait. Mais un quart du mois d'aout, ah ca oui. Pince de Crabe se dégrossie. Une maquette dont il faudra ensuite limer les barbilles. Un mécano complexe où trois dimensions (son, visuel et théâtre) se télescopent en cherchant une synergie qui les sublimeront.
Pour le moment il s'agit plus d'un Pacman de jeune public que d'une élégante et aérienne ballerine - malgré les atours de notre sirène ; cependant encore bien patchée de transducteurs.

Tout le spectacle se construit "comme si". Images pixelisées, sons abruptes et parfois plus proches de l'artefact, comédie sans vrais "top", rythme global hypothétique.
Mais c'est le principe. La règle du jeu d'un montage alliant haute technologie (tout tourne sur 2 projecteurs HD et 4 ordinateurs, une dizaine d'appareils électroacoustiques, des capteurs de mouvement de ci de là) et sensibilité singulière (un jeu des comédiens lié au cinéma, des actions qui trouvent leur reflets dans l'image, sans parler des interactions au millimètre et des voix sonorisées).
C'est une étape de repérage et de prise de décision. On éssaie, si ca marche on garde, si on garde on finalisera plus tard. Viendra ensuite le temps des articulations, des crossfades, ruptures et autres "top" de repère. Et enfin seulement le jeu, le sens, le rythme, l'allure, la finesse, l'art de faire prendre les vessies pour des lanternes. Et le plaisir de faire vivre une odyssée imaginaire de quelques minutes.

Certains ont la chance de venir participer un temps à ces coulisses de création. Ce sont des instants particuliers. Entre impatience, ennui, fébrilité, concentration, complicité, soulagement... tant de sentiments mêlées dans une petite boite noire du mois d'aout 2010. De ce sombre entrepot d'idées sortira - peut être ; certainement ! - un spectacle qui emballera les pensées et qui tout simplement nous donnera envie de donner.
(et encore encore encore ! plein de photos ici)

Pour le moment il s'agit plus d'un Pacman de jeune public que d'une élégante et aérienne ballerine - malgré les atours de notre sirène ; cependant encore bien patchée de transducteurs.
Tout le spectacle se construit "comme si". Images pixelisées, sons abruptes et parfois plus proches de l'artefact, comédie sans vrais "top", rythme global hypothétique.
Mais c'est le principe. La règle du jeu d'un montage alliant haute technologie (tout tourne sur 2 projecteurs HD et 4 ordinateurs, une dizaine d'appareils électroacoustiques, des capteurs de mouvement de ci de là) et sensibilité singulière (un jeu des comédiens lié au cinéma, des actions qui trouvent leur reflets dans l'image, sans parler des interactions au millimètre et des voix sonorisées).
C'est une étape de repérage et de prise de décision. On éssaie, si ca marche on garde, si on garde on finalisera plus tard. Viendra ensuite le temps des articulations, des crossfades, ruptures et autres "top" de repère. Et enfin seulement le jeu, le sens, le rythme, l'allure, la finesse, l'art de faire prendre les vessies pour des lanternes. Et le plaisir de faire vivre une odyssée imaginaire de quelques minutes.
Certains ont la chance de venir participer un temps à ces coulisses de création. Ce sont des instants particuliers. Entre impatience, ennui, fébrilité, concentration, complicité, soulagement... tant de sentiments mêlées dans une petite boite noire du mois d'aout 2010. De ce sombre entrepot d'idées sortira - peut être ; certainement ! - un spectacle qui emballera les pensées et qui tout simplement nous donnera envie de donner.
(et encore encore encore ! plein de photos ici)
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pour Les Fruits du Hasard,
résidence
jeudi 5 août 2010
Ah...et bien.

Les Branks étaient en mai au Fourneau à Brest (le fameux Centre National des Arts de la Rue) et les voilà sur TF1 (à 29:00) ! Ah... et bien. Faire le guignol sur un quai en usurpant le succès de Jeanne.... voilà une bonne occasion de se jouer des conventions.
Au fait, les Branks seront à Annecy le 8 août. La fête du Lac. Une entorse à la résidence "Pince de Crabe". Juste un samedi et sa cohorte d'heures de voiture. A notre époque c'est courant de courir plusieurs lièvres à la fois. Une gymnastique de l'esprit, mais pas seulement. Une oxygénation au service des idées. Confronter les états de jeu pour mieux irriguer l'imagination. Aiguiser le regard et la prise de hauteur.
Mais en contrepartie il est de plus en plus difficile de ne se consacrer férocement, uniquement, totalement qu'à un labeur. Le temps des groupes d'une vie, des immersions intégrales dans une aventure est bien révolue. Question économique, question idéologique, question artistique. L'intermittence n'y est pour rien (malgré ses exigences en terme de cachet annuels), il s'agit plutôt d'un morcellement de pistes où inventer. Art de la Rue, Musique Improvisée, Danse contemporaine, Marionnettes... tellement de circuits où pouvoir rouler à toute berzingue ! Tout bouge partout. Tout s'infiltre dans tout.
Alors voilà. C'est l'époque. 100% l'époque.
Au fait, les Branks seront à Annecy le 8 août. La fête du Lac. Une entorse à la résidence "Pince de Crabe". Juste un samedi et sa cohorte d'heures de voiture. A notre époque c'est courant de courir plusieurs lièvres à la fois. Une gymnastique de l'esprit, mais pas seulement. Une oxygénation au service des idées. Confronter les états de jeu pour mieux irriguer l'imagination. Aiguiser le regard et la prise de hauteur.
Mais en contrepartie il est de plus en plus difficile de ne se consacrer férocement, uniquement, totalement qu'à un labeur. Le temps des groupes d'une vie, des immersions intégrales dans une aventure est bien révolue. Question économique, question idéologique, question artistique. L'intermittence n'y est pour rien (malgré ses exigences en terme de cachet annuels), il s'agit plutôt d'un morcellement de pistes où inventer. Art de la Rue, Musique Improvisée, Danse contemporaine, Marionnettes... tellement de circuits où pouvoir rouler à toute berzingue ! Tout bouge partout. Tout s'infiltre dans tout.
Alors voilà. C'est l'époque. 100% l'époque.
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pour Azimuts
"Vous avez le diable au corps !" "Vous n'avez encore rien vu !"
Marquise des Anges ! Bien sur.... La belle Michelle Mercier*, libre d'esprit et bien équipée en réparties.
Bien équipée ? Ah ca ! Mais comme Coco Bernardis et Véronique Mangenot entièrement deshabillées habillées par Daniel Trento le roi du costume de belles de théâtre.
Tout un art aussi de transformer le réel en épopée visuelle. Poupées de son, poupées de vision, poupées d'une histoire... Pince de Crabe suit son bonhomme de chemin. Jour 4. Les scènes s'enchainent, se cherchent, s'enflamment. Un tour d'horizon avant le deuxième passage au CCAM les deux dernières semaines d'aout.
C'est un survol des 13 scènes. Un dégrossissement avec le temps nécessaire au calcul fastidieux des images animés et à la recherche sur le tas des sons adéquates. La création avance donc à ce rythme, entre discussions par rapport au script, explorations de pistes, contraintes techniques découvertes et mise en place des solutions pour voir si "ca fonctionne".
Mais... les "mers" trouvées sont splendides d'artifices poétiques, les sons sont plus "plastiques" que jamais, pariant sur une humanisation progressive, les habits encore plus étourdissants, la mise en scène plus enthousiasmante. Décidément, PDC, suit son bonhomme de chemin.
(et toujours, bien plus de photos chez les FDH)
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mercredi 4 août 2010
Et bien...
Hum. Depuis Duchamp* (interview de Duchamp), Cage et tant d'autres.... une révolution intellectuelle digne de la perspective. Un renversement de pensée, un bouleversement d'idées. Les Satrapes au royaume de la pataphysique. Mais, et si c'était le regard qui donnait à tout la qualité d'œuvre ?
Tout est, à celui qui décide que.
Tout est musique soufflait J.Cage* ; mais si un bruit te fait peur, écoute le*. En chacun de nous réside un pouvoir. Celui de transformer le plomb en or, l'objet en art. Une mystérieuse vibration de la vue et de l'esprit, une douce caresse de l'idée. C'est facile ? C'est une révolution.
Depuis ce jour, depuis cette pensée, l'avenir n'est plus le même. Une mutinerie. Un soulèvement de la liberté d'imaginer et de transformer. Un coup d'Art ! A tous l'immense don de changer de monde.



Tout est, à celui qui décide que.
Tout est musique soufflait J.Cage* ; mais si un bruit te fait peur, écoute le*. En chacun de nous réside un pouvoir. Celui de transformer le plomb en or, l'objet en art. Une mystérieuse vibration de la vue et de l'esprit, une douce caresse de l'idée. C'est facile ? C'est une révolution.
Depuis ce jour, depuis cette pensée, l'avenir n'est plus le même. Une mutinerie. Un soulèvement de la liberté d'imaginer et de transformer. Un coup d'Art ! A tous l'immense don de changer de monde.


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Vraoum 3. Pince de Crabe toujours en piste.

Et le reste continue. Un road movie technicolor. Un trip pop corn. Riders in the storm pour jeunes en manque d'émotion grand angle..... Jour 3. Entrée dans le vif du sujet.
Et le miracle bienfaiteur arriva. Des ps15 prétées par la Scène Nationale (merci DR et Alex) pour remplacer le matériel très défectueux de La Fabrique. Les ps15*...aaah... on ne se rend pas compte.... les Dark Vador du son, le rock 'n roll à vos porte, le party time pour vos nuits. Le travail acoustique va enfin pouvoir démarrer. Yeah. Tout se fabrique in situ. Adrénaline des virages à la corde, il faut trouver le thème ! De suite. Pour les vidéastes, les comédiens et les espaces acoustiques les propositions foisonnent jusqu'à trouver un écho commun. La "recherche" ici, c'est aussi cela. Des moyens technologiques, des acquis d'expériences, des marottes personnelles qui viennent se combiner pour former un spectacle d'un même souffle. Suite demain, demain, après demain, le sur-lendemain, etc, etc.....
(comme hier, plein plein de photos ici)



Et le miracle bienfaiteur arriva. Des ps15 prétées par la Scène Nationale (merci DR et Alex) pour remplacer le matériel très défectueux de La Fabrique. Les ps15*...aaah... on ne se rend pas compte.... les Dark Vador du son, le rock 'n roll à vos porte, le party time pour vos nuits. Le travail acoustique va enfin pouvoir démarrer. Yeah. Tout se fabrique in situ. Adrénaline des virages à la corde, il faut trouver le thème ! De suite. Pour les vidéastes, les comédiens et les espaces acoustiques les propositions foisonnent jusqu'à trouver un écho commun. La "recherche" ici, c'est aussi cela. Des moyens technologiques, des acquis d'expériences, des marottes personnelles qui viennent se combiner pour former un spectacle d'un même souffle. Suite demain, demain, après demain, le sur-lendemain, etc, etc.....
(comme hier, plein plein de photos ici)
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mardi 3 août 2010
Jour 2 PDC.
Deuxième jour pour cette création jeune public tout en image vidéo, sons composites, comédie et marionnette. C'est le moment d'installer les premières impressions. A l'emporte pièce certes mais déjà bien gorgées de pistes.
Tout le problème du premier passage est là (15 jours pour les 13 scènes, puis rendez-vous au CCAM pour de nouveau 15 jours). En aveugle, les sons se posent, s'infiltrent et redessinent l'environnement cinématographique. Cette lutte avec l'image doit devenir un baiser.
Garder de la hauteur. Répondre à la demande d'une scène particulière tout en gardant la main sur l'esprit de tout le spectacle. C'est le plus difficile. C'est l'enjeu majeur.

Et pourtant, dans l'élaboration de ces plans mobiles de sensations et de compréhensions réside les perspectives d'un spectacle au dessus du spectacle. Ultra petita pour reprendre un terme de juriste.
On le sait bien... l'essentiel est invisible pour les yeux. Il faut donc préserver les imaginaires de chaque spectateur en laissant suffisamment d'interstices et de non-dits. L'art de l'ellipse au service de l'esprit. Provoquer le hors-champs, l'incongruité Tatiesque, redonner du désir face à la consommation d'image. Installer une chasse au Trésor.

"Pince de Crabe", l'objet artistique, demande beaucoup de concentration. Car pendant que les images se calculent, s'affinent, se positionnent et disposent, la musique elle propose une autre grille de lecture, un point de vue, un échappatoire, une ligne de fuite ou une dimension singulière.
Entre en jeu l'acteur qui amène alors à son tour son histoire, son temps, sa prise de position. Feedbacks et larsens de regards se donnent le la.
C'est un échafaudage de temporalités propres à chaque expression. Une tour de Babel sur plateaux 10m/10m.
Sans parler des innombrables contraintes techniques survenant alors. Un geste bloquant un autre, un son comme "top" impossible à réaliser, une image qui ne trouve pas son support, un projecteur à régler, des buzz à tire larigot ; que d'encombrements, que d'encombrements....

C'est ainsi. Une marche en crabe, finalement. Un peu là, un peu ici. Une danse entre les éléments. Un ménage à trois.
La cohérence de l'ensemble passe par la hauteur de chacun, mais aussi par le lien lisible entre image, son et théâtre. Une histoire de strates d'actions et d' interactions. Un enchevêtrement d'idées.

Mais derrière tout ceci réside une idée, et un désir. Faire aujourd'hui l'enfant en adulte, pour préparer chez l'enfant les adultes rêveurs de demain.
(bien bien plus de photos chez les FDH).
Tout le problème du premier passage est là (15 jours pour les 13 scènes, puis rendez-vous au CCAM pour de nouveau 15 jours). En aveugle, les sons se posent, s'infiltrent et redessinent l'environnement cinématographique. Cette lutte avec l'image doit devenir un baiser.
Garder de la hauteur. Répondre à la demande d'une scène particulière tout en gardant la main sur l'esprit de tout le spectacle. C'est le plus difficile. C'est l'enjeu majeur.
Et pourtant, dans l'élaboration de ces plans mobiles de sensations et de compréhensions réside les perspectives d'un spectacle au dessus du spectacle. Ultra petita pour reprendre un terme de juriste.
On le sait bien... l'essentiel est invisible pour les yeux. Il faut donc préserver les imaginaires de chaque spectateur en laissant suffisamment d'interstices et de non-dits. L'art de l'ellipse au service de l'esprit. Provoquer le hors-champs, l'incongruité Tatiesque, redonner du désir face à la consommation d'image. Installer une chasse au Trésor.

"Pince de Crabe", l'objet artistique, demande beaucoup de concentration. Car pendant que les images se calculent, s'affinent, se positionnent et disposent, la musique elle propose une autre grille de lecture, un point de vue, un échappatoire, une ligne de fuite ou une dimension singulière.
Entre en jeu l'acteur qui amène alors à son tour son histoire, son temps, sa prise de position. Feedbacks et larsens de regards se donnent le la.
C'est un échafaudage de temporalités propres à chaque expression. Une tour de Babel sur plateaux 10m/10m.
Sans parler des innombrables contraintes techniques survenant alors. Un geste bloquant un autre, un son comme "top" impossible à réaliser, une image qui ne trouve pas son support, un projecteur à régler, des buzz à tire larigot ; que d'encombrements, que d'encombrements....
C'est ainsi. Une marche en crabe, finalement. Un peu là, un peu ici. Une danse entre les éléments. Un ménage à trois.
La cohérence de l'ensemble passe par la hauteur de chacun, mais aussi par le lien lisible entre image, son et théâtre. Une histoire de strates d'actions et d' interactions. Un enchevêtrement d'idées.
(bien bien plus de photos chez les FDH).
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lundi 2 août 2010
One two three four !
C'est parti pour 30 jours aoûtien de "Pince de Crabe".
Jour 1, mise en place du décor, des vidéoprojecteurs, des ordinateurs et du bazar musical. Ou sont les problèmes ? Partout. Rien de plus normal.... puisque maintenant il reste 29 jours pour les solutions - et les photos (et un peu plus par ici).
Jour 2, demain mardi 3 août donc, test des micros-cravate, installation de PS 15 (tout ce qui n'est pas "PS15"* doit disparaitre de notre vue car elles seuls donnent le la correct, le la rock'n roll, le souffle du son déboite) ; et hop, mise en place de la première scène. Déjà ? Et oui....ben oui. Forcément. 15 jours à La Fabrique de Nancy pour un survol des 13 scènes et 15 jours à la Scène Nationale de Vandoeuvre pour un affinage. Tout va finalement très vite. L'esprit s'encombre, la vue s'aiguise, l'ouïe s'amorce et le temps file à V puissance n !
Ce blog va vite déborder de détails internes à PDC (pince de crabe).
Jour 1, mise en place du décor, des vidéoprojecteurs, des ordinateurs et du bazar musical. Ou sont les problèmes ? Partout. Rien de plus normal.... puisque maintenant il reste 29 jours pour les solutions - et les photos (et un peu plus par ici).
Jour 2, demain mardi 3 août donc, test des micros-cravate, installation de PS 15 (tout ce qui n'est pas "PS15"* doit disparaitre de notre vue car elles seuls donnent le la correct, le la rock'n roll, le souffle du son déboite) ; et hop, mise en place de la première scène. Déjà ? Et oui....ben oui. Forcément. 15 jours à La Fabrique de Nancy pour un survol des 13 scènes et 15 jours à la Scène Nationale de Vandoeuvre pour un affinage. Tout va finalement très vite. L'esprit s'encombre, la vue s'aiguise, l'ouïe s'amorce et le temps file à V puissance n !
Ce blog va vite déborder de détails internes à PDC (pince de crabe).

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dimanche 1 août 2010
Du nouveau en nouvelle.
"La méthode Maxwell". Ça fait penser aux Maxell(s), mais non, pas du tout. Le nouveau petit (!) projet des FDH sera une nouvelle de Benoit Fourchard plongée rouge vive dans le son avec le regard extérieur "++" de Coco Bernardis.
Une histoire. 40 à 45 minutes de sons et de paroles. Très sobre dans la mise en scène et le décorum puisque l'idée est de n'asseoir ce feuilleton que sur l'environnement acoustique. Un pays sonore et, par infiltration, la nouvelle de B.F.
Mais quoi de neuf docteur ? Et bien, une proposition "spectaculaire" qui permettra de se plonger dans la musique comme plan de narration autonome. Inspirer des sensations abstraites et libre de paroles pour mieux imprégner la mémoire.
Laisser son temps à la dimension sonore, laisser se déployer le carburant aux imaginations de chacun. En effet, le temps musical n'est pas le temps littéraire, ni le temps théâtral. Tous répondent à des nécessités différentes. Le souffle d'une danse, le silence d'un texte ou l'hypnotique musique ne manipulent pas le temps de la même manière. L'enjeu se dévoile dans une double narration simultané. A chacun ses outils d'émotion et l'architecture de ses perceptions.
C'est un pari qui demande une confiance en la force autonome de chaque élément. Aucun n'est esclave, aucun n'est maitre, et les deux doivent se mettre en résonance. Mais une résonance au sens large, permettant les digressions hors champs, les envolées propre à chaque expression, laissant le champ libre aux fausses pistes des sens, à ce que l'on veut bien comprendre.
Le tout au service d'une histoire, dite, certes, mais aussi d'un périple acoustique et sensoriel. Vaste projet. Résidences en mars et avril.
Donc vraiment rien à voir avec les mythiques Maxell ! A suivre....

Une histoire. 40 à 45 minutes de sons et de paroles. Très sobre dans la mise en scène et le décorum puisque l'idée est de n'asseoir ce feuilleton que sur l'environnement acoustique. Un pays sonore et, par infiltration, la nouvelle de B.F.
Mais quoi de neuf docteur ? Et bien, une proposition "spectaculaire" qui permettra de se plonger dans la musique comme plan de narration autonome. Inspirer des sensations abstraites et libre de paroles pour mieux imprégner la mémoire.
Laisser son temps à la dimension sonore, laisser se déployer le carburant aux imaginations de chacun. En effet, le temps musical n'est pas le temps littéraire, ni le temps théâtral. Tous répondent à des nécessités différentes. Le souffle d'une danse, le silence d'un texte ou l'hypnotique musique ne manipulent pas le temps de la même manière. L'enjeu se dévoile dans une double narration simultané. A chacun ses outils d'émotion et l'architecture de ses perceptions.
C'est un pari qui demande une confiance en la force autonome de chaque élément. Aucun n'est esclave, aucun n'est maitre, et les deux doivent se mettre en résonance. Mais une résonance au sens large, permettant les digressions hors champs, les envolées propre à chaque expression, laissant le champ libre aux fausses pistes des sens, à ce que l'on veut bien comprendre.
Le tout au service d'une histoire, dite, certes, mais aussi d'un périple acoustique et sensoriel. Vaste projet. Résidences en mars et avril.
Donc vraiment rien à voir avec les mythiques Maxell ! A suivre....
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