mardi 24 août 2010

Que de flotte, que de flotte.



Au bout d'un certain temps n'importe quelle image change de sens. A force de détails détaillés, chaque pixel se mue en une tout autre valeur visuelle. Une abstractisation, si ce mot existe.

C'est tout le jeu des images contemporaines que l'on retrouve dans moult installations artistiques. L'expérience peut être poussé au point de ne rechercher qu'à transformer le plus banal.
Comment passer ainsi à coté des expériences de Nam June Paik*, Wharol* (extrait des 26 minutes) ou Man Ray* du coup ?


Mais au cinéma non-expérimental également. On se rappel les plans de "Battala en el cielo"* (non, non pas le pompier* - pas que) où des images "inopportunes" établissent une toute autre lecture, une lecture picturale ; pour exemple (car on pense aussi à Sokourov* - "Mère et fils "*- bien sur).

etc, etc.

En matière sonore, ce jeu peut aussi s'épanouir. On se retrouve soit avec la banalité quotidienne du hasard, soit avec la volonté d'une musique provoqué par l'aléatoire ... le tout mis en scène et transformé en or de poésie par la force du regard, par l'envie "de voir" du spectateur (... vouloir "voir", vouloir percer le secret du désir, décrypter cette sensation de nécessité élective, de faire vibrer, la pierre philosophales des voutes humaines).

oui, oui, c'est cliquable, bien sur, bien sur....


Le mystère de cette transmutation réside sans aucun doute dans la conviction de l'action, dans le temps donné aux choses et dans la ferme certitude qu'en chaque objet quel qu'il soit sommeil un pouvoir infinie d'émotion.



La mer de "Pince de Crabe", en fonctionnant 6h/jour, nous emmène dans un pays merveilleux fait de mouvements, de superpositions hypnotiques, de va et vient, d'ondulations, d'étranges correspondances, d'une certaine forme d'organisation émotionnelle soumettant au hasard une idée de beauté indéchiffrable.



Avec le temps que l'on donne aux choses apparaît une vérité. Qu'importe le médium (objet du quotidien, sons libres ou, pourquoi pas, représentation crue et pornographique des jours qui défilent), qu'importe pour qui, pour quoi, pour quand, si... on laisse du temps à l'infiniment invisible de nous montrer son monde.

lundi 23 août 2010

Quel fanfarnaum.


Bien sur que c'est important. L'air de rien, il s'agit ni plus ni moins que de revivre les premiers émois ensembles. Les harmonies municipales, les harmonies de villes et villages, les fanfares du coin, c'est encore là que ça se passe. Pour celui qui à commencé sa vie artistiques avec elles c'est un moment émouvant que de les retrouver. Rejouer en harmonie, se soucier de musique ensemble, se remplir de la joie d'un coin d'aventure... et replonger avec bonheur dans des accordages à trois tons ! Un souffle d'enthousiasme qui rend heureux.
Plusieurs programmes nationaux avaient eu pour objectif de dynamiser ces fanfares, fleurs aux balcons des villages. Mais souvent ce qui marche le plus ce sont les rencontres locales, inimaginables et non programmables.
Celle des Branks organisé par Mickael Monnin par exemple (projet "Fanfarnaum" ouvrant la porte à la musique improvisé, à la direction spontanée, au corps musical, au dévergondage des conventions).
Inimaginable car pariant sur le télescopage de deux pratiques musicales apparemment inconciliables (en apparence seulement car au final la fanfare d'harmonie se révèle sans le savoir un creuset du free 2010 ! Encore cette histoire d'accordage à trois tons ?). Non programmable car ce n'est que la volonté de quelques uns, bénévoles assoiffés et convaincus, qui assure la renaissance de ces objets artistiques non identifiés et uniques.
Et puis, contre toute attente, ces OANI (et uniques), trouve le terreau fertile dans le village. Un lieu sans trop de grilles de lectures esthétiques qui finalement se met à jouer le jeu de la curiosité, de l'incongruité et de l'inventivité.

Un renouveau tout simple donc. Mais sacrément inouï et irremplaçable.




impromptu vidéo clandestinement réalisé par Zongadude
de la fanfare de Montiers

dimanche 22 août 2010

La nouvelle direction des affaires marionnettiques.



Tout se passait bien. Jusqu'ici. La nouvelle directrice de la section "marionnettes, musique et nouvelles techniques théâtrales" venait de prendre fonction de la manière la plus souple possible. Il y avait certes eu une petite inquiétude lors de sa première apparition. Pas grand chose bien sur, mais tout de même, se tromper d'étage et atterrir incongrument à la section "marionnettes et animations grandes surfaces" n'avait vraiment pas fait rigoler tout le monde. C'est peu dire. Non pas qu'il y eu une guerre ouverte entre les sections "MMNTT" et "MAGS", mais voilà, chacun devait rester à sa place et la place "MMNTT" n'était pas une place "MAGS". Une tradition. Une frontière sociale qui permettait de ne pas s'emmêler les pinceaux au sein de cette belle entreprise qu'est "MARIO, MARIO Jr & Son".
"MM&S". Une radieuse entreprise, vraiment. 234 ans d'age et 34,56% du marché mondial de la marionnette de spectacle. Une entreprise familiale qui avait su en 2010 prendre le tournant de la révolution numérique en investissant le spectacle jeune public.
Les début de cette audace industrielle avaient été sacrément mouvementé. "MM&S" avait tenté la pénétration du créneau en subventionnant un jeune public ("Pince de Crabe", mais ce nom n'a pas beaucoup d'importance en soi) mélant marionnettes et images numériques. Cependant, cet investissement s'était avéré dés le début hasardeux sur le plan technologique. Sans doute, cela était il du au fait que la marionnette avec une animation numérique demandait un doigté particulier. Une manipulation entièrement novatrice et technique. A ce moment délicat, Georges Mario père pris donc une grande décision. Celle de créer une section à part entière. La fameuse "marionnette, musique et nouvelles techniques théâtrales". Et pour s'assurer une pleine et entière réussite de l'opération, il fut décidé dans le même élan de débaucher la sous-directrice de la section "marionnette et spectacle vivant" de chez BABO, BABO Jr & CHABAS". Un coup de tonnerre dans le monde plutôt calme de la marionnette. Une quasi déclaration de guerre.

La nouvelle directrice venait d'arriver. Ce matin, tout prédisposait à une belle journée. Un lundi créatif. Un lundi d'inventions. Un lundi 23 aout 2010.

... suite.

Le doux imperturbable.





Et avant de basculer....

... dans les entrelacs des tensions nerveuses, affectives, créatives, sexuelles, fantasmatiques, culinaires, acoustiques, visuelles, psychédéliques, subliminales, organisationnelles et extra-ordinaires de la résidence Pince de Crabe, et bien, why not, un peu de légèreté extrêmement pointue. L'oxymore ravissante. Sacré Spike Jones* !


comme d'habitude... l'image, cliquable, forcément cliquable. mais ici aussi.

Que de minuscules événements....


La Terre et la Lune, deux petits points lumineux photographiés le 6 mai 2010 par la sonde Messenger à 183 millions de kilomètres. Crédit Nasa/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington

samedi 21 août 2010

«Quand le monde est trop bruyant, le poète doit parler à voix basse.»



L'événement était cherché (cf billet précédent). Le voici ! Une interview de Mahmoud Darwich, ici. Outre le bonheur, cela donnera l'occasion de s'abonner à Mediapart. Mais un extrait, quand même. Belle journée...



"Lorsque je déclame un poème en public à l'étranger, en arabe, je me demande toujours si le poème est suffisamment musical et rythmé pour que l'auditoire vibre avec le poème même sans en comprendre le sens. »

«La poésie est partout. Pour moi, la poésie commence par le rythme – un thème ne fait pas un poème. Ce thème se transforme en image, en métaphore. Le rythme est la voix de cette image. Quand je trouve ce rythme, je sens que j'ai le droit de commencer à écrire. Parfois, il m'arrive de lire un texte et de me dire "ça, c'est de la poésie", parce qu'il m'a changé, même pour un instant. Mais comment et pourquoi, je suis incapable de le dire.»

Quid sex.


Le titre, ce n'est que pour attirer le chaland. Car au fond il n'est pas question de bagatelle. Ben non. Mais de quoi ? Mais de rien.
La tenu d'un blog c'est la tenu d'un quotidien. C'est se lever le matin, entre "Uncle Meat"* de Zappa qui tourne en fond, "Pince de Crabe" qui déambule dans les pensées et l'attente de l'événement qui fera chavirer. Ça peut arriver. Un événement qui vous chavire. Au coin de la journée.

C'est rare quand même.



Le rien avoir à dire ne veut pas dire ne rien dire. Il se passe toujours quelque chose. Il reste toujours dans le fond de l'esprit une vieille marotte ou un vieux soucis existentiel ou un petit désir. Le reste, finalement, c'est du jardinage d'imagination et un jeu de mots.

N'empêche. Que se passe t-il ici ? Alors cet événement !?



Un détail. Minuscule. Un sax free sur "Uncle Meat" qui apparait. 1969.
Un sax free. Et c'est la surprise 2010.
Bien sur le free* existait déjà en 1969, mais, en 2010 on s'interloque. Un sax type James Chance*, funk rock jazz détérioré, haché, déglingué. Un détail, epsilon, mais une lutte féroce et simple contre la dystopie.




00:00. C'est un jeu. Et un clin d'œil - c'est aussi agréable de laisser trainer des empreintes lascives dans ses élucubrations.

00:00 donc. Le temps de prendre son temps. Au fil de l'eau. Rien ne presse pendant une poignée d'heures. C'est insolite. Une poignée d'heures. Aucune idée de combien d'heures il s'agit. Un lustre*,encore, on le sait bien, mais une poignée d'heure...

Les jolies expressions françaises ("A boire ! Où je tue le chien !" n'est cependant pas mal non plus). Et voici encore une belle découverte au coin du rien. Les expressions française. On vous offre des fleurs en vous les servant.
Ca va de "se faire ramoner" à "à la tienne Etienne !" en passant par "avoir quelqu'un à ses trousses" "remballer les clarinettes" "c'est pas jojo" "avoir un coup de pompe" "avoir une trichine dans le jambonneau" ou encore "dévisser son billard" et "faire un soixante neuf " "ouvrir les ballasts" "pompeuse de missile" "pousser un avantage de vingt et quelques centimètres" (on se rapproche du titre de ce billet, non ?) "éponger l'intime" et, et, enfin, enfin... "poinçonner son ticket d'arc en ciel". Bien.

Il y a expression et expression*. La vie courante, le tout venant et bien sur Bérurier de San Antonio...


Ce qui nous met la tête à l'envers. On part bien de A mais on arrive on ne sait où. Les lois physiques d'un blog ne correspondent qu'aux libertés que l'on veut bien se donner. Ne répondre à rien et s'en donner à cœur joie. Un bric-à-brac. Comme un paradoxe de musée -- -- -- -- >




Un type de rencontre (absolument passionnante dés 10:00) aussi, et accepter l'imprévu. Mais ici, une manière singulière de se relier sans se gêner. Ce qui se donne se donne sans échos et ce qui se prend ne se manifeste pas autrement que par le temps que l'on y consacre.

Un blog qui s'écoule.

vendredi 20 août 2010

Les légumes contre attaquent !





Point de vue panoramique. Grand spectacle.






10:24
L'heure de l'heure. Mais la nuit le matin (AM). Fin de la scène 2 et enchainé de la scène 3. Problème au CCAM. Le lancer de légume. Et oui. Ah voilà. Le Grand Spectacle démarre de banalités fastidieuses. Et incongrues. Un légume jeté qui doit de retrouver synchro dans l'image. Et oui. Et oui, mais c'est cela, et rien que cela.
Le spectacle vivant se fabrique avec grande minutie. Forcément. Une attention à la justesse qui passe par la fluidité des gestes. Entre autre, hein ? Mais bref. Là, problème de légumes.

La... carotte ? Pas maitrisable. C'est vrai quoi. Bon. Le poireau ? Oh alors lui...
Le soucis de Pince de Crabe en cours de création chez les "Fruits du hasard" est soudain un soucis de maraicher ! Bon. Bon.

10:34
Légume ou pas, l'autruche, elle, doit courir en musique. Musique ? Ah, musique. Et hop ! Saxophones, samples, bricoles, bizarreries et... problèmes d'enchainement entre les saxophones, les samples, les bricoles, les bizarreries.... Okay, okay, okay. Pas de panique.

Un jeune public, une source inépuisable de questions. Mais pas encore métaphysiques. Juste physiques.

Et... comment... vous...
Bon. Les 4 ordinateurs contrôlant les vidéo-projecteurs viennent de tomber en rade...

See you tomorrow.

jeudi 19 août 2010

....


c'est cliquable naturellement ... histoire de ...

Travail de nuit...


35 jours sans voir la terre. Cargo des pensées, traversée des idées. Parfois, souvent, les créations avancent la nuit. Ambiance.
Pas pareil. Autre style. Et chacun le sien.




C'est une deuxième vie, un autre temps d'existence. Ce n'est pas que l'invention foisonne (ne soyons pas romantique !), mais l'esprit allégé gagne en audace. Il se pare de paradoxes grandioses et de doux possibles. La nuit. Ce n'est ni un songe d'été ni un rêve éveillé mais le contrôle des imaginations semble bien décalé.

On écrit, on projette, on innove. Et plus de sensualité dans l'art des mots et des trouvailles.... Hum ?

Un autre monde, la caresse d'un autre monde.



Mais pas seulement. La nuit des autres aussi... étrange, mais voilà. Sa propre nuit teinté de nuisettes - d'autres petites nuits. C'est un style enfin partagé. Le web n'a finalement rien inventé. La communion des esprits qui vivent un même instant. Histoire simple. Un lien. Une couleur. Un ici, un ailleurs.




Qui n'a pas été surpris par les dires de nuit ? Qui n'a pas connu la légèreté sans conséquences d'envies des circonstances ? Et qui n'a pas espéré ne pas sentir l'aube menaçante étouffer les libertés gagnées ?




Et cette nuit.

Pourquoi ne pas tout changer?

C'est souvent à ce moment que l'ampoule s'allume et que l'idée disparaît.

mercredi 18 août 2010

La Voce della Luna.


Et toujours, ce doux rêve promis lors de la résidence Pince de Crabe. Tranquillement à l'abandon devant la fabrication, doucement brinqueballé devant les images. Charmé de peu et légèrement enivré de tout. Un délicat gamahuchage de l'esprit....

mardi 17 août 2010

----------- >


SMS, mails, MMS, "j'aime" Facebook, vidéoclip, sexting, commentaires Myspace ; sonnettes des ennuis. A force de on se demande si tous ces billets, clin d'œils et autres secousses numériques ne sont pas un ennui pour celui qui les reçoit. Faits pour ne pas gêner, ou tendrement, ou simplement, les voici résonnants un peu trop fortement sur les portes de l'esprit. Les tremblements de l'encombrement. Un environnement, un bruit de fond tournant au bruit de voisinage ? Peut être, peut être. Bien possible.
Ils furent pourtant une infra discussion, un souterrain de la pensée partagée, une tranquille persuasion subliminale. Juste pour garder le contact. Première cordée avant les grands espaces de la rencontre physique. Mais voilà. Mais quand même. Petit à petit il y à bascule. Un renversement de logique. Un sentiment de déjà vu, de trop vu qui s'impose l'allure d'un embêtement. Une démangeaison de l'esprit.

Pourvu que non. Faudrait pas. Un dommage cela serait. Car au fond de l'affaire vit aussi une volonté. Celle de maintenir en lévitation une envie, un "autre" en soi, un désir de.

Bloups 2. Contre-attaque.


Le temps d'un tournage. Du vert pour le reste du monde et deux aqua-comédiennes qui se baignent on ne sait où. "Patagonie, une nature sauvage" ? "Space Invaders" ? "Sauvage Sex in the Blue Seas" ? "Pince de Crabe" ?

Pince de Crabe !

Mais pour celui qui ne sait, c'est une surprise de constater à quel point le cinéma à fabriquer est chronophage ! Des heures de détails, de réglages lumière, de prises, re-prises, re-re-prises. Pour quelques secondes d'illusion en 2D.


Pour l'occasion, la scène du fond de mer évoque un "2001. L'odysée de l'espace" burlesque. Oui. Scaphandrieres glamours de Rackham Le Rouge, jolies apnées de donzelles submersibles. Le cinéma donne des possibilités sans autre limite que le fond vert. C'est dire le fond de mer que l'on va se faire.


ACTION
Ça se passe entre le troisième rocher du coin de mer Nord. Fait pas chaud. Frisquet même. Mais on y va. Brasser l'eau locale et visiter les fonds... les fonds... on verra bien ce que le verre nous apporte.
Pas de trésor ? Pas de... tiens un petit poisson qui passe. Et bien ? M'enfin ! C'est qui, c'est quoi ? Mer partout, tranquillité nulle part. Bah. C'est pas Las Vegas quand même ?! Si. Pleins de photos sur le blog FDH.

BoUM.



Hum. Cela faisait aussi un temps qu'un blog/site n'avait perforé nos yeux. Et bien, en voici un aujourd'hui...

Bonjour chez vous !



Hello Jello.


Cela faisait longtemps que la musique n'avait été aperçue ici. Et. Voici Jello. & The Guantanamo School of Medecine. On le connaissait bien par les Dead Kennedy's et son label Alternative Tentacles. Une nouveauté alors. Ça bouge sous nos pieds !

Salut vieux !


On dit vieux comme on dit jeune. Sans y penser. Une banalité du quotidien, sur un coin de table du PMU d'à coté ; en bref, vite fait, un semblant d'amnésie des fins. Mais quoi. Mais enfin. C'est pas le moment de chavirer - des fois on croit rêver ! Une distraction de l'intelligence. Quoique.
Un genre exclusivement masculin. Au fait. Pense t-on au salut d'la vieille ? C'est rare, tout de même. "Salut vieux !", c'est mieux. C'est quand même mieux. C'est beaucoup mieux. Ça passe. C'est copain-copain, mais de longue date, un peu pour l'amitié sans tracas. Un coin de vie. Pas de supplice. Un rapprochement de toute pudeur. Ola ! Sans forcer. Faut pas exagérer. Encore que.
Le jeune comprendrait pas. Lui. Du coup. Faudrait traduire*. Mince. Mais alors, on dit bien salut au vieux. Même si. On eu cru. Mais. Alors...
Allons. On dit vieux et on pense pas si vieux. Mais pas jeune. Pas si. Mais pas grave. Mais pas loin. Ceci dit, en toute honnêteté, par soucis d'exactitude, ca peut encore changer. Le problème est bien là. D'ailleurs. Ca change. Rudement vite si. Ah ! donc. On dit vieux, on pense vieux.

Mais.

On vit jeune.



Ouf.

dimanche 15 août 2010

Les nouveaux jouets sont arrivés.


Ils ont l'air sombres. Ils ont l'allure menaçante. Froids et rigides. Ça doit pas rigoler tous les jours dans les circuits. Et des noms à dormir dehors : KAOSS PAD 3, ST-404SX, SH-101, ZOOM ST-224, BOSS RC-20, RC50.... aie, docteur !
Mais et pourtant ! Ce sont les aides de camps des temps actuels. Les ponts numériques, les extensions de pensées, les assistants d'imagination, les booster de possibles. Sans eux tout est possible. Avec eux, d'autres choses sont possibles. Ça ne remplace rien, ca ne simplifie rien, mais ce sont les socles de musiques encore différentes. Derrière il restera toujours le musicien, la main, la culture, l'épaisseur d'une vie. Ce ne seront jamais que des instruments. D'autres instruments.

Toujours est-il que pour l'occasion de "Pince de Crabe", ils sont là. En formation discipliné et prêts aux destinées spectaculaires. Avec eux, le son sera en vie. Avec eux, le sample (la gamme des temps modernes) se donnera des libertés ébouriffantes. A coté d'eux se tiendront toujours les saxophones et leurs tuyaux sans fonds.

Tous au service d'une émotion pour (grands) enfants.



Devoirs à la maison....




Pour Pince de Crabe ! Car tout reprend dés lundi au CCAM.
Le CCAM ? Lieu magique où tout est pensable. Une Scène Nationale hors du commun, un espace où la création actuelle, novatrice, inspirée, audacieuse à sa place. L'endroit où sa vie intellectuelle - et le reste pourquoi pas - peut changer ! C'est là que l'on y trouve le formidable et unique "Musique Action"* et c'est là que se soutient les résidences pas banales.
Pour un ouvrier de l'art en Lorraine c'est une exception, une chance. Inestimable. Incalculable. Gouteuse !
Entendre, croiser, tenter avec tous les musiciens de la scène mondiale improvisée (rien que ça !) est une occasion sans comparaisons.

Un endroit en permanente ébullition, toujours prêt à ouvrir les chemins artistiques de demain. Sans autre enjeu que d'oser, sans forcément la réussite comme unique et définitif critère, avec sans fin le soucis du mordant, de la recherche, de l'exploration, du pari, de la dynamique, du processus, de l'expérience, de la frontière.
Un coin où l'art sonore* - entre autre - se libère, où les télescopages en tous genres (art plastiques, technologies, théâtre musical, informatique musicale, danse contemporaine, textes aux phonèmes inconnus, poésie sonore, musique improvisée, délires multiples, installations, performances, freerock, freejazz, freetoutcourt, open bar et bricolages) se retrouvent.

Il y en à si peu sur la planète (et oui) et c'est ici à Vandoeuvre-les-Nancy ! Ben mince.

Time is on our side !



Il était temps. Pourtant, souvent, ce n'est pas ce qui manque, le temps. Sauf à la fin. Et la fin peut surprendre. Au coin du bois, bien planquée. Message sibyllin pour billet discret sur le coin de table numérique.



De fin il n'en est question aujourd'hui, là, maintenant, que pour "Le chemin des hommes", spectacle de rue de la Cie Azimuts. Enfin peut-être. Officiellement ce n'est pas encore déclaré. Rien n'est jamais sur, même les morts annoncées. Arrêter un spectacle recense des raisons qui ne sont pas constantes. Il est temps, il est rare, c'est le moment de se dégager de la place pour le reste.


Le chemin des hommes s'arrête, c'est de circonstance - et pourquoi pas au fond. Le jouer tous les six mois ne donne comme nécessité et résultat que de jouer les fondations. Ce n'est pas grave, faut pas rigoler, juste le cours du fleuve qui se déroule comme chaque jour. Et puis, et puis.


Quand même.

La question des arrêts de spectacle est une question qui rappel haut et fort que c'est demain que tout se passe. Pas hier - avec hier peut-être.

L'équipée artistique demande l'invention permanente. La révolution permanente. Pas nécessairement une tabula rasa mais tout de même, un saut, un vol, une tentative, un renouvellement. Dans les esprits de ce monde, aujourd'hui c'est demain.



Fort heureusement, la période est à la défibrillation obligatoire. Réaction obligée au temps des déclarations politiques néfastes et à la perte d'envie pour les curiosités. Se défibrilliser l'esprit à coup de nouveautés, d'audace et de création.

Tout est devant donc ; tout est à celui qui prend le temps des devants.

Time is on our side. Yes it is !

Enfin.



c'est cliquable naturellement et en route vers les paradis verbaux !
"Dans son bahut je flottais bien au large."

samedi 14 août 2010

Diorama sonore n°5



C'était dans un hangar de 3000 m2. Un écho du tonnerre, changeant, mobile. Un "delay" de machine. La nature sonore réserve encore des surprises. C'est simple, mais écouter ses apparitions énigmatiques est décidément un ravissement.

Ou étonnant, forcément étonnant.

Simple mystère.

Ensemble des vides.



Et pourtant le vide n'existe pas. Tout comme le silence d' ailleurs...bien que ce ne soit pas du même ordre.
Mais les concepts d'infinis, de zéro absolus, de vides (taper "le vide" sur Wikipedia est instructif), de riens, au final pour avancer, cela devient nécessaire.
Le vide comme point de repère, il faut le faire !
Étrange paradoxe que de viser au delà du visible pour apercevoir ce qui entoure. Du silence comme erreur (cf Cage) né la perception réelle des sons. De tous les sons. Le rien imaginé, comme moteur à l'imagination !




Décidément l'esprit mal tourné transporte bien vers de nouveaux mondes.

Urgences.


Tout est urgence. Cela dépend bien où l'on se situe. Urgence de pensée, urgence de décryptage des quotidiens, urgence tout court. Pas de panique.

L'urgence de faire. Et combiner l'accélération des désirs avec l'altitude des clairvoyances. L'art du temps pris au temps pour se donner l'urgence sans peine. Une ivresse des vitesses. Un charme des courses. Le V asphalte de l'imagination.
Il est question de création encore. Ici.

Plonger dans l'état d'urgence puisque c'en est aussi le comburant. Une manière d'être affamé du pas gagné.
Il est question de proximité. Avec ce qui se trame, avec se qui se joue.
Il est bien question de tenter le diable et qu'importe le flacon pourvu que.
Enfin.

Vite. Au devant.



Puis d'un coup d'un seul, c'est les Urgences. Et tout se grippe, et tout se fige.

Paradoxe quand même.