dimanche 11 septembre 2011

Si simple, pourtant.

site* et livre*



"Entre le son et le geste, c'est une question d'oscillation. Parce qu'on s'éloigne toujours plus de la musique pour s'approcher du sonore, parce qu'on s'éloigne toujours plus de la danse pour s'approcher du moteur enfoui des mouvements."

"Considérer mon écoute comme en réseau avec d'autres écoutes et d'autres présences sonores. Considérer mon écoute comme faisant partie des sons eux-même qui sont autant de centres potentiels d'écoute. Les sons n'arrivent pas vers moi, ils me traversent comme les neutrinos traversent la matière."

"Tout idée en improvisation est une mauvaise idée. C'est une pièce rapportée, une incongruité. C'est une fuite devant la responsabilité d'être à la fois présent et en présence. L'idée, comme une singularité, veut tout attirer à elle. Elle déséquilibre par son poids le cours des circonstances. Mais que faire si l'idée survient ? Tourner autour, explorer ses alentours, s'en approcher pour s'en écahpper et prendre de la vitesse."

"Je joue ce que j'entends, non ce que je souhaite entendre".
"C'est peut-être une définition de l'amour que d'accorder ne serait-ce qu'un moment des temps différents. Dans l'improvisation, la multiplicité des temps de chacun est bien une métaphore du quotidien quand il est débarrassé du pouvoir."



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