mardi 22 novembre 2011

A jamais, la limite. Tenir le pas gagné.

Pour les non effrénés cela n'a pas d’intérêt. C'est vrai, voilà encore du plaisir sacrément tarabiscoté. 

La chose, l'affaire, le sujet, la désirée et l'adrénaline du temps qui s'étire s'étire s'étire, jusqu'au point limite. Parlons-en de celui là. Le point limite, que l'on ne connait qu'au regard du trop tard ou du juste à temps. Toujours après.
Jouer avec l'équilibre c'est se rendre compte de ce qui fait le sel des amours et l'amour du sel. Batifolage des extrêmes pour dévorer le vivant dans son audace et sa rareté. L’exotisme de l'incompréhensible, mais tout est là tout est là ! Dans cette extrémité, bord érotique, le seuil des lèvres ourlées de fugacités. Caresser le point limite. Et rester ainsi suspendu sans savoir de quel côté l'on pourrait bien culbuter.

Voilà ! Le point limite c'est un truc de passionnés de ce qui pourrait arriver, une spécificité de non initiés - et l'instant précieux avant d'embrasser ! Là où tout peut encore se jouer, on ne sait pas, on ne sait jamais. Ce vacillant brulant. L'ombre lumineuse et élégante d'une terrible vérité, la totalité enflammée - l’instantané d'émotion, et la poésie éclatante.
Alors ouioui, il faut rester des non initiés ! Aimer ne pas savoir ce qui va arriver et s'amuser à fricoter avec la frontière des bascules, des dangers délicieux. Et si l'on connait, aller plus loin.

Le plaisir, le savoir inconnu et ce saisissement qui peut débouler, d'un coup, juste à côté.



exemple pratique.
il est bas il est bas il est bas, c'est loin c'est long, c'est pas gagné c'est juste au bord... 
et, voilà la sensation limite, cet incroyable sentiment d'exister.
capito ?

Aucun commentaire: