jeudi 31 mai 2012

M'enfin !







Mais mais mais enfin, monsieur, vous faites pas parti du groupe ! Descendez descendez ! Corps et son mêlés c'est ça qui est chouette ! Punk ou Contemporain, plus l'auditeur est acteur du moment et mieux le son emballe les échauffés. Ça pogote ça slam ou ça body surf* ça chahute ça danse ça crie ça hurle ça vide les verres et l'adolescence pendant tout le concert (full*) !
Ça mon petit bonhomme c'est la roue libre et le tout mélangé dans la sueur et le db débridé. No limit ! Et l’excès joyeux qui va avec. L'art peut aussi se retrouver express dans une expression exprès expressive. Transe des pertes de contrôle décidées et le laisser aller des corps et des esprits. Mais au delà c'est enfin la joie qui s'en mêle, troublant le jeu des assis et bourré à la révolte ("Nous voulions jouer une musique qui heurtaient les riches qui ont oublié l'émotion") et aux libérations cathartiques. Nimp' et tellement bien.
Le Punk (ici avec du Reggae - 6:50, étonnant) donne à sautiller et à retrouver les sons physiques et engagés. C'est jeune c'est jeune, frais et enlevé ! Ce qu'il va en rester ? Aucune idée. Peut-être la tabula rasa contenue dans la mise à bas de tout ce qui à été, convenances et manières de faire d'hier. Il faut une rupture pour avancer. En 1945, la musique concrète* était une révolution esthétique et intellectuelle, une conception radicalement honnête du "son" et de son aspect autonome, sans contraintes sauf l'architecture abstraite et émotionnelle que l'on voulait bien lui donner ou lui faire révéler. Ici, au milieu des guitares saturés (extrêmement virtuoses et précises) et des voix déjantés au grain unique, le trop le plus l'enfer sur terre devient un paradis. Celui d'inventer et de vivre une expérience hors du commun. L’inouï, et qu'importe comment.

Plus tard, en 2012, ils sont encore là les Bad Brains*, avec du métal, encore du reggae, du noise, de dub... et aussi cette si belle chanson "i luv i jah" : .





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