lundi 8 octobre 2012

Bye bye John.

Après Lol c'est John... quel crépuscule. Mais il reste tellement de musique de ci, de là, de ceux-ci, que l'on peut encore voler bien haut.
Beaucoup de jazz, de cette histoire qui leur appartient et qu'ils ont essaimés à ce point. La liberté aussi. Celle de jouer comme l'on entend, free free free, sans se soucier des déprimés et des obligés. Comme ce solo d'ailleurs.
Du temps à soi pour tous, du moment ensemble, embarqués à hue à dia pour une virée. Oh ! Là on dirait une citation du beau et magnifique Albert (Ayler) ! Mais oui ! Et puis ici ! On dirait... Ah ! Un lupanar de souvenirs tendres et encore chauds. 
Un vieux musicien c'est un jeune inventeur rempli de quincaillerie, joyeux bordel au gout de chine. Les amoureux, les chercheurs les explorateurs de brocantes en savent quelque chose, de ces plaisirs à dénicher la babiole ou l’extraordinaire.

Et ce son. Le son des individus qui ne correspondent à rien si ce n'est à leur amour du monde et à leur manière de le redessiner.
Un son sans attaches, ivre et libre, qui virevoltait avec John (Coltrane) et Archie (Shepp) aussi, autres vivants sur Terre.
C'est l'histoire qui s'installe, c'est vrai, grâce aux présents passés, mais c'est aussi l'avenir qui continue, car après tout, cette musique qui souffle et siffle et existe est le signe des élévations hors temps.



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