jeudi 28 novembre 2013

Tristesse du matin, encore...

 Saul Lieter


Blême et sans suite si ce n'est ce qui reste au delà des existences, des photographies rêvées et des souvenirs qui y sont accrochés, terriblement. La couleur la couleur la couleur et ce cadrage si poétique, naturel irréel qui s'offre généreux et curieux. 
Saul Lieter* est mort oui, parti on ne sait où en laissant derrière lui ce qui l'a fait courir. Les jours les jours les jours de surprises et d'extravagances les inouïs et les beautés en flagrant délit bourrées de flagrances.

Il y a tant et tant dans ces fixettes de déambulations, ce que l'on y voit oui mais aussi les sous-entendus aimantés, passionnés, admiratifs, rempli d'un humour amoureux ce regard extra-lucide qui passe au dessus des banalités et qui donne un air enchanté aux quotidiens révélés. Car ce ne sont que des choses de la vie de tous les jours finalement, sans autre transformation qu'une manière d'aimer et de regarder, haute en couleur.

Il aimait bien les parapluies d'ailleurs, les gens qui passent aussi, les élégantes ou les élégants, la vie quotidienne, dans la rue, dans les bars, de jour, le temps qui passe encore et ses merveilles permanentes, les bizarreries inventives, la buée qui traine et ces flous de voyeur finaud, et, les flocons de neige. 
Il aimait se balader surement pour naviguer en rêveries pour butiner pour s'emballer, pour tomber volage à chaque instant d'un instant.

Ces photos laissent un gout joyeux sur le bord des yeux, et puis bien sur la chaleur des pensées qui y sont associées.

























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