jeudi 26 avril 2012

Sens de marbre.

Gian Lorenzo Bernini. (1621-1622) 
"le rapt de Proserpine", malheureusement*



Et si même le figé provoquait ce trouble des chairs touchées ? L'art des pierres transpercées par l'idée, l'envie et l’inouïe d'une évocation remplie d'un geste de grande sensualité. Du coup on se demande. 

Ouioui, ce qui à été est et reste toujours un été. 

Gravé dans le marbre d'un moment à part et vibrant toujours de ce feu des présents occupés. 

Les doigts qui s'enfoncent et pelotent comme un mirage d'outre-réalité mais chargés des êtres de pensée. Voilà donc la possibilité d'une conservation des sensations, la mise en boite de l'universel, la sculpture d'un passé dessiné d'avenir flambant - neuf. 

L'age de pierre traverse les époques et garde pour soi la belle aventure, cette histoire unique et sans limite, l'étonnant vent frais. Et la courbure cambrée des éternités excitées.



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