jeudi 27 septembre 2012

Faut pas pousser mémé dans les orties, hein.





La tournée Filiamotsa Soufflant Rhodes débutant aujourd'hui, cet espace sera post-occupé un peu à la va comme je te pousse*. De guingois tout le bazar, pas le temps de fignoler les sous-entendus les dessous les entre-lignes et les coulisses allumeuses ou tristes des mots sages et visibles.
Cartes sur table, brut de brut et paf dans ta face, le tout cash sera le nouveau style des quelques jours à venir. Ben oui ben quoi. Tout à trac. Pornographie de la réalité. L'ordinaire bien à vue.

Et kilomètres suspendus pendant l'A-ven-tu-re, car on the road, comme les clochards chers a Jack - clochards des vies aux lendemains certains - tous les quotidiens seront laissés flottants au beau milieu des étendues.
Sur Terre pourtant, les soirs de débarquements, concerts célestes de cave ou de squatt ou de salle au delà de la fiction ne manqueront pas de déboiter les oreilles et les nuits du club des cinq en villégiature musicale. La vie est sur les routes, c'est pas net tout ça, on dirait l'inconnu.

Les tournées* sont des cartes d'explorateurs, chasses aux trésors et autres pistes à suivre. Qui sait ce qui va arriver à dormir debout, manger Suisse (ben quoi, les Belges ont des frites mais les Suisses...), transpirer à mourir pour deux personnes ou trois milles, se coucher sur scène, bouloter le local, causer discuter s'isoler lire écouter monter s'étonner jouer la star et se prendre un four, réparer les dégâts d'un sax au chewing-gum, se prendre les pieds dans le tapis de l’hébergeant, louper une douche, voir des yeux doux noyés de musique ou des tatouages de la mort de types qui font ça depuis des lustres, danser, imaginer le temps autrement, s'y croire et redescendre dare-dare sur la planète aux allures de camion loué, pousser aux corps en sueur histoire de s'abandonner pour de vrai, ne plus compter les minutes ni les heures et quel jour est-on, jouer là puis là là et là, puis se perdre dans le son, l'alcool des sens, l'adrénaline des envies, puis somnoler sur les chemins vicinaux qu'un Global Positioning System fou aura désigné comme l'unique voie à prendre, "faites demi-tour, faites demi-tour", quoi, comment, hein, que dit donc Catherine, la voix no-sex des satellites géolocaliseurs qui nous fait parfois prendre des vessies pour des lanternes, le fossé pour le chemin des fées. Damned. Un coup des filles (du froid numérique).

La tournée est une fabrique à souvenirs comme la rencontre une fabrique à émotions. La veine d'une mine à sensations, l'envers des décors et des show où tout l'essentiel en réalité s'y passe.
Il ne faut pas croire il ne faut pas croire les histoires, mais peut être s'y plonger comme si rien d'autre n'eut existé. Ne pas croire ne pas croire mais foncer dans les réalités subversives - ces rêves réels - aux courants alternatifs, vagues de plaisirs et d’inouïs. Ne pas faire semblant, mais prendre la tangente, l'île aux merveilles, le temps d'une flagrance et d'une orgie de présence.
Coke ou Mojitos on ne sait pas ce qui va entretenir l'Odyssée des fumistes. Mais ici, sur ce blog, si le wi-fi l'autorise on y mettra la vérité vraie, celle qui ne ment pas, le corps éclairé de néons (ouh la, hard stuff), les pensées telles quelles jaillissent (ça peut surprendre), un tir d'idées sans limites, cumshot de trouvailles observées, détails du périple.

Enfin, on peut toujours essayer...


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