lundi 1 octobre 2012

Et.

un K21 des planeurs de l'Est*


Pendant ce temps, les esprits en l'air se trempent de souples atmosphères. Pour ceux qui restent à terre, c'est un courant d'air qui s'infiltre d'émotion et d'envie, le temps d'un coup d'œil.
Comme se baigner de mots aux élégantes sensations, regarder les volants voler procure un sentiment d'ailleurs. Une parenthèse dans les trépidations de la machine Davidson des jours qui filent.

Pour toujours la sensation - cet état extra au bord des réflexions - sera une mémoire à effet durable. Une permanence physique de corps entièrement transportés - l'amour des abandons sans retenus pour ce qui fait s'élever.

Car finalement, apprendre c'est aussi se bouleverser. Tomber dans le panneau des émois étrangers, ceux qui déboulent et embarquent ce que l'on croyait impossible. Une manière de révolution sans s'en rendre compte, un moyen à l'aventure inattendue.

Le savoir des sens, pétard, est un savoir qui fermente. Inscrit d'un coup de théâtre, baguette de fée ou philtre à effets, il continue à circuler, envahissant les idées et les mémoires pour mieux contaminer de joie les pensées. Un sentiment intérieur pour les ultérieurs. Un alcool de senteurs et de frissons aux griseries colorées.

Reste après l'étourdissement des premières, le lent et doux et complet et secret mouvement des jardins enfouis aux effluves de perpétuité. La veine des plaisirs.


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